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Actu-Environnement

La régulation naturelle des insectes nuisibles perturbée par l'urbanisation

Biodiversité  |    |  Emmanuel Miculita  |  Actu-Environnement.com

Selon une étude mondiale, parue ce mardi 7 juin 2022 dans la revue Science of the Total Environnement, et à laquelle participait l'Inrae, des équipes de scientifiques se sont intéressées à l'impact de l'urbanisation sur le contrôle naturel des insectes nuisibles. Certaines espèces constituent des menaces importantes pour la santé des plantes, cultivées ou non.

Grâce à 52 études croisées réalisées dans plusieurs villes dans le monde, les chercheurs ont établi deux principaux constats. Le premier pose que, par rapport aux territoires ruraux, les zones urbaines voient augmenter d'environ 44 % l'abondance des insectes piqueurs-suceurs (pucerons et cochenilles), contrairement à leurs ennemis naturels (guêpes parasitoïdes, coccinelles et araignées). De plus, les scientifiques affirment que, « plus le niveau d'urbanisation augmente, plus le niveau de contrôle biologique fourni par les ennemis naturels diminue ». Les insectes nuisibles sont moins bien régulés, et peuvent causer des attaques sur la végétation urbaine.

L'Inrae suggère de développer les mesures de préservation de ces ennemis naturels contribuant ainsi, de « manière significative, à la restauration des communautés d'insectes et de leurs fonctions écologiques ». Cela passe par la réduction de l'artificialisation des sols et par la création d'aménagements urbains spéciaux, comme des zones de végétation diversifiée. Cette solution associant herbes hautes, arbustes et arbres consiste à laisser intégralement sur le sol toute la biomasse végétale coupée lors des tontes.

Réactions2 réactions à cet article

 

Cette étude apporte une nouvelle pierre à l'édifice de la nécessaire reconquête de la biodiversité. Bien évidement qu'il faut tout faire pour reconstituer urgemment les communautés d'insectes : si certaines espèces nous sont désagréables ou nous posent divers problèmes, une quantité insoupçonnée d'autres existent pour les réguler sans même qu'on s'en aperçoive. Et plus la diversité sera à nouveau importante, mieux la régulation fonctionnera sans que l'Homme vienne y mettre sa chimie de synthèse.
Cela vaut aussi pour le milieu rural : en retrouvant sur les exploitations agricoles un assolement diversifié et des éléments fixes du paysage (réseau de haies composées d'essence locales spontanées, arbres isolés, bosquets, mares, etc.), il est possible de réduire fortement l'usage de la chimie de synthèse voir de s'en passer complètement. Au grand bénéfice de la santé des riverains des zones cultivées.

Pégase | 10 juin 2022 à 14h42
 
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Pégasse, merci pour ce pertinent commentaire

Quid | 10 juin 2022 à 15h16
 
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