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Actu-Environnement

Insecticides et variétés tolérantes aux herbicides : les précisions de Stéphane Le Foll

Dans ses réponses écrites à deux députés, le ministre de l'Agriculture précise sa position sur les variétés tolérantes aux herbicides et indique que l'arrêté encadrant l'utilisation des insecticides, notamment sur le colza, va être bientôt révisé.

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

L'arrêté du 28 novembre 2003, qui fixe les conditions d'utilisation des insecticides et acaricides à usage agricole en vue de protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, sera prochainement modifié, a indiqué Stéphane Le Foll dans une réponse écrite, publiée le 31 juillet au Journal officiel. Le ministre de l'Agriculture avait été interpellé sur les risques que représentent les néonicotinoïdes pour les abeilles, par le député François-Noël Buffet (UMP, Rhône). Le nouvel arrêté devrait prendre en compte l'avis publié par l'Anses en mars 2014.

Celle-ci, saisie par le ministère de l'Agriculture, indiquait que le principal paramètre à prendre en compte pour protéger les abeilles domestiques, notamment à proximité des cultures attractives (phacélies, colza), était la luminosité. Ainsi, "afin de garantir un délai suffisant entre l'application et le début de l'activité de butinage des abeilles domestiques, les traitements phytopharmaceutiques bénéficiant d'une dérogation à l'interdiction de traitement, ne peuvent être appliqués ni en fin de nuit ni tôt le matin". Elle préconisait donc que, "quelque soit la culture concernée", ces traitements "ne puissent être appliqués qu'aprèsl'heure de coucher du soleil telle que définie par l'éphéméride et dans les trois heuressuivantes, dans des conditions permettant d'assurer la sécurité et la santé des opérateurs". En revanche, l'Anses alertait sur le fait que ces mesures de précaution étaient susceptibles de ne pas être efficaces pour les autres pollinisateurs (bourdons et abeilles sauvages).

Réévaluation des risques de plusieurs néonicotinoïdes

Le ministre rappelle par ailleurs que trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxam) ont été suspendus à l'échelle européenne et qu'une réévaluation du risque des produits contenant de l'acétamipride ou du thiaclopride sera "conduite dans le cadre du réexamen général de l'approbation de ces substances au niveau européen". Les lignes directrices de l'évaluation du risque des produits phytopharmaceutiques, publiées en juin 2013 par l'Efsa, ont été renforcées. Elles prennent désormais en compte, "de manière plus large, le risque pour les abeilles domestiques et certains pollinisateurs sauvages, au-delà du seul risque oral aïgu pour les abeilles domestiques". Pour cela, "un programme européen de financement dédié au développement et à l'évaluation de méthodes de tests nécessaires à son application pourrait être mis en place", indique le ministre.

Les VTH, pas responsables du déclin des abeilles ?

Le député UMP Louis Nègre (Alpes Maritimes) voulait quant à lui connaître la position du ministre sur le colza "tolérant aux herbicides de post-levée" qui, selon lui, permettrait de maintenir la production de colza en France. Par ailleurs, l'élu estime que cette plante joue "un rôle majeur dans l'économie apicole".

Les variétés tolérantes aux herbicides (VTH) sont obtenues "soit en exploitant la diversité génétique existante, soit en provoquant des modifications génétiques par mutagénèse qui conduisent à introduire le caractère dans la variété", rappelle en premier lieu Stéphane Le Foll. Selon lui, si peu d'études ont été menées pour évaluer les effets directs ou indirects de ces variétés sur les abeilles, "les données disponibles à ce jour indiquent notamment que la famille herbicide des imidazolinones, appliqués sur les colza et tournesol appartenant à des VTH, ne présentent pas de toxicité directe pour les abeilles". Le ministre précise que "ces données ont été obtenues dans le cadre de la délivrance des autorisations de mise sur le marché des herbicides associés à ces VTH". En fait, le rôle néfaste de ces variétés serait indirect : en limitant les herbes et plantes non désirées sur la parcelle (les adventices), elles réduisent de fait "la ressource pour les pollinisateurs". Le ministre conclut de manière laconique : "Des leviers d'actions concrets pouvant conduire à une augmentation de la ressource en plantes mellifères sont indispensables. Leur mise en œuvre est prévue dans le plan de développement durable de l'apiculture".

Réactions25 réactions à cet article

 

...Le ministre conclut de manière laconique....
Notre ministre est à coup sur toujours laconique !
Il est même peu courageux .

Quand on sait que c'est la ministre S.Royal qui a annoncé la nouvelle carte des zones vulnérables des communes concernées par les nitrates on voit à quel point Mr lefoll a décidément bien peur de faire de la peine
la FNSEA, syndicat qui dicte au ministre ce qu'il doit faire.

jms | 06 août 2014 à 13h40
 
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Et quid des coquillages, huitres, moules...?
C'est très bien de se mettre ENFIN à plancher sur les problèmes liés à la disparition des abeilles, mais tant qu'à faire, pourquoi de pas s'attaquer en même temps aux pollutions aqueuses et marines, sachant que la situation des coquillages en est au même stade que celle des abeilles (mais sous marine, donc moins visible, j'imagine...)?
J'aime toutes ces répétitions à propos d'une agriculture raisonnée, c'est très bien, mais agissons vite ou quand elle sera mise en place elle ne servira plus à rien :(.

cm | 07 août 2014 à 10h49
 
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« Le ministre conclut de manière laconique » ?

Il lui arrive d'avoir des moments de lucidité !

Mais, pour la clarté de la réponse et l'orthographe, on repassera.

En fait, le sénateur (et pas député) Louis Nègre a demande au ministre Stéphane Le Foll « de quelle manière il compte soutenir les agriculteurs producteurs de colza, en leur apportant des réponses concrètes et efficaces face aux difficultés techniques qu'ils rencontrent, notamment en matière de lutte contre l'ensemble de ces adventices difficiles. Il lui demande quelles mesures seront mises en œuvre pour soutenir cette filière et les innovations variétales permettant de préserver le service de la pollinisation, de contribuer à la ressource alimentaire des abeilles indispensable à leur santé et à la production de miel. »

M. Le Foll n'a répondu qu'à une partie de la question... celle qui correspond à son dada.

Soutenir les agriculteurs producteurs de colza – de méchants « productivistes » – vous n'y pensez pas...

Celle qui correspond à son dada ? À moins que sa réponse ne soit que le reflet d'une immense fainéantise – en l'occurrence de ses services et d'un manque de respect pour la fonction élective sénatoriale – car elle est en grande partie un copier-coller d'une réponse précédente, au député Michel Pajon.

Wackes Seppi | 07 août 2014 à 11h42
 
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WS, ce n'est pas le productivisme qui est en question, c'est l'incompétence, la votre, votre flemme intellectuelle doublé d'un incurable conservatisme qui vous rend obsolète. Tout ce qui ne vous permet pas d'intégrer des techniques qui réduisent le risque parasitaire, permettent l'impasse sur les insecticides, la réduction ou la suppression d'herbicides, vous êtes inapte! Tout cela requiert des compétence que vous n'avez pas.

JFK | 07 août 2014 à 13h52
 
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Le film préféré de Wackes Seppi est le printemps silencieux.
Ce technicien de la mort dans les champs aimerait tant que ce film devienne réalité.
On a eu il y a 70-75 ans, des gens qui ont par idéologie pure, mis en pratique leurs rêves d'exterminations.
C'était sur des hommes.
W.S c'est sur les plantes, les animaux !

jms | 07 août 2014 à 14h27
 
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Voilà deux contributions d'une extraordinaire pertinence. Je suis très honoré et très flatté d'être insulté ainsi...

Wackes Seppi | 07 août 2014 à 15h27
 
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Certains commentaires ci-dessus me gênent, d'autant qu'ils s'en prennent à une personne et non à ses seules contributions.

Cela étant, dans la répons du Ministre, au sujet de la perte de diversité pour les butineurs et auxiliaires, la question est posée par toute technique de désherbage, même la bonne vieille bineuse dont nous nous servions dans les années cinquante dans les colzas... sarclées têtes d'assolement.

Par lui-même le colza est formidablement attractif mais c'est de courte durée.

Par ailleurs, notre consommation d'huile de colza est tout de même permise par cette culture. Plus de population, moins de terres agricoles disponibles, et des agriculteurs qui, de plus en plus, pratiquent le raisonnement, l'agronomie au secours de la protection des cultures, la réduction des intrants chimique...

Ce n'est pas si mal, non ?

Lord Caquee | 07 août 2014 à 17h04
 
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Avec mes excuses. Une fausse manœuvre m'a fait "envoyer" une réponse incomplète à cm.

Il y manquait les mesures dites "réglementaires" pour l'application... dont il faut reconnaître que, si elles sont relativement faciles (relativement est plus vrai que faciles) à respecter pour un agriculteur producteur exclusif de végétaux, elles poseront problème aux polyculteurs-éleveurs laitiers...

Lord caquee | 07 août 2014 à 17h22
 
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@ cm

Je reviens au début de ma réponse, envoyée dans les éthers numériques par fausse manœuvre.

Je vous disais qu'en matière d'évaluation biotoxicologique des dossiers, depuis longtemps (déjà même avant AFSSA - ANSES) l'étude des effets indésirables sur les eaux, les arthropodes aquatiques, les poissons, les amphibiens... étaient assez bien bordés. On le croyait pour les abeilles dont il faut bien dire que des mortalités de colonies concommittentes avec l'emploi de certains insecticides (néonicotinoïdes), même si le même phénomène était observé ailleurs, en l'absence de ces mêmes insecticides, ont posé problème et conduit à certaines expérimentations. Il en est résulté une révision des dispositifs et méthodes d'évaluation (ANSES, INRA, ITSAP).

Lord Caquee | 07 août 2014 à 17h33
 
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WS: C'est avec plaisir, j'ai lu votre éloquente contribution à propos de Marc Dufumier, vous n'avez honte de rien, surtout pas de votre bêtise. Vous seriez peut-être crédible si vous aviez quelques bases pour valider vos propos.

JFK | 07 août 2014 à 18h22
 
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LC, vous avez le droit de préférer l'hypocrisie de WS, qui s'en prend aux absents, fait preuve de manière dans le mensonge et d'une simplicité sans équivoque sur son mépris.

JFK | 07 août 2014 à 19h04
 
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"Il lui arrive d'avoir des moments de lucidité !"
WS à propos du Ministre de l'agriculture, mais qui se sent insulté quand on met en doute ses compétences! LOL

JFK | 08 août 2014 à 07h48
 
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JFK et JMS

Vous en etes là, les "amis"?
Fini l'argumentation pour défendre vos croyance et blocages phsyco..
Ben oui pas facile avec aussi peu de cartouche de contrer ceux qui ont un paquet de références sérieuses à vous opposer.
Reste une technique:l'insulte et le dénigrement des autres et de leurs compétences. Quand on a pas les moyens de faire autrement on se rattrape a ce que l'on peut!
Et vous vous ne pouvez semble t'il que cela!
Bravo.

yannquirigole | 08 août 2014 à 09h33
 
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Vous êtes ami avec des terroristes? Il y a des tares qui vont vous suivre longtemps.
Il semble qu'avec vous l'argument ne soit d'aucune utilité, l'environnement ne semble pas faire partie de vos préoccupations. Pas plus que l'agronomie ou l'avenir de l'agriculture.

JFK | 08 août 2014 à 10h09
 
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Je ne vois pas l'intérêt de poursuivre, et ne tiens pas à être tourné en ridicule.

Lord Caquee | 08 août 2014 à 11h22
 
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JFK

Ton niveau de compréhension est impressionnant. Il explique de fait le haut niveau d'interprétation dont tu fais preuve et la richesse d'intérêt des conclusions au quelles tu arrives.

Alors quand on dit "avoir des point commun avec les terroristes», toi tu comprend forcement "être un terroriste".

La communication ne va pas être simple si un parle le français et l’autre une nouvelle langue dont il va falloir faire le dictionnaire.

Pour ta remarque: "l'environnement ne semble pas faire partie de vos préoccupations. Pas plus que l'agronomie ou l'avenir de l'agriculture."

Aux vues des relations que j'ai avec les agris conventionnels comme avec les agris bios qui me paye tous les mois, ta remarque me fait plaisir dans le sens où tu montres bien combien tes blocages psycho te limite au niveau intellectuel.(évidement je ne m’entend pas avec quelque rare agri bio extrémiste, mais cela ce gère et c’est eux qui ont besoin de temps en temps de met services).

Tu en es rendu au stade ou il n'est pas possible dans ta boite crânienne que quelqu'un ne soit pas contre les PGM et en même temps pour la défense du monde agricole et pour une préservation maximum de l'environnement.
C'est trop dure pour toi mon pauvre.

Pour le vouvoiement, c'est une marque de respect!
Biensur que maintenant on se tutoie

yann | 08 août 2014 à 11h22
 
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Allez plutôt tutoyer les paysans qui seront ravis d'être conseillé par un incapable, je n'ai pas de temps à perdre avec vous.

JFK | 08 août 2014 à 13h35
 
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JFK vous avez raison , laissez tomber ces technocrates de la mort qui à coup sur en connaissent un rayon dans les moyens d'assassiner la nature et les hommes et de faire du fric avec !

Ces gens là sont les commerciaux de l'UIPP syndicat des industriels des pesticides dirigé actuellement par une personne qui était auparavant à la FNSEA.
Le monde des tontons flingueurs est petit dans tous les sens de ce terme !

jms | 08 août 2014 à 18h53
 
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@jms

Si je suis dans votre description, je ne me reconnais pas du tout. En revanche agronome, naturaliste et écologue, oui.

L'objectivité n'est pas compromission.

Lord Caquee | 11 août 2014 à 11h16
 
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"un programme européen de financement dédié au développement et à l'évaluation de méthodes de tests nécessaires à son application pourrait être mis en place", indique le ministre.

Les abeilles seront sauvées grâce à ce genre de phrase.
Il y a encore besoin d'études pour comprendre que les insecticides tuent les insectes et les herbicides tuent les herbes ??? Le Foll sera jugé par l'histoire comme tous les responsables des politiques agricoles (chambres d'agriculture et FNSEA en tête).

bourdon54 | 13 août 2014 à 14h04
 
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Le mot insecticide est générique ; il englobe aussi bien des répulsifs, des attractifs que des substances qui ont une action ciblée sur telle ou telle phase de développement de telle ou telle espèce particulière d'arthropode.
Un exemple en "cide" : un attractif (comme une phéromone) empêche des mâles de l'espèce X d'aller fécoder des femelles de la même espèce. Il ne "tue" pas. Et pourtant, faute de reproduction, l'espèce X s'éteint localement. C'est du "bio", mais c'est tout de même "autocide"... ou "génocide"...

En ce sens, le ministre a raison : on se doit d'évaluer...

Lord Caquee | 13 août 2014 à 14h56
 
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« Les abeilles seront sauvées grâce à ce genre de phrase » ?

Vous devriez consulter l'étude Epilobee au lieu de vous limiter à régurgiter les lieux communs débités à longueur d'année par une presse avide de sensass' et peu regardante sur la qualité de l'« information » qu'elle diffuse.

Les abeilles se portent plutôt bien en Europe, le mauvais élève étant la France.

« Il y a encore besoin d'études pour comprendre que les insecticides tuent les insectes... » ?

Ben oui ! Figurez-vous que les insecticides ne tuent pas tous les insectes. Et qu'il faut des études pour voir ce qui se passe pour tel ou tel groupe d'espèces.

« Le Foll sera jugé par l'histoire comme tous les responsables des politiques agricoles (chambres d'agriculture et FNSEA en tête) » ?

Épargnez-nous ce genre de grandiloquence !

Wackes Seppi | 13 août 2014 à 17h52
 
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"Les abeilles se portent plutôt bien en Europe, le mauvais élève étant la France."

Etant souvent sur le terrain, je peux affirmer que les populations d'insectes ne se portent pas extraordinairement bien. Les raisons sont multiples mais l'augmentation des surfaces céréalières (donc soumises à divers traitements) en lieu et place des prairies en est une.

"Figurez-vous que les insecticides ne tuent pas tous les insectes. Et qu'il faut des études pour voir ce qui se passe pour tel ou tel groupe d'espèces."

Merci de votre complaisance. Mon ignorance me fait croire que l'agriculture actuelle est un désastre écologique et une course en avant. j'ai même l'audace de croire qu'une agriculture sans -icide est possible.

"Épargnez-nous ce genre de grandiloquence !"

D'accord pour la grandiloquence, mais il y a quand même des responsables à cette situation. Et je persiste, la situation au niveau santé publique, déclin de la biodiversité ou ressources futures nécessite des mesures urgentes et non des phrases vides de sens. Si des études doivent être menées sur certaines substances, il devrait logiquement avoir un moratoire sur les substances concernées. Les agriculteurs actuels (la plupart) préfèrent compromettre l'avenir et capter l'argent public via la PAC que de se remettre en question.

bourdon54 | 14 août 2014 à 09h49
 
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« ...je peux affirmer que les populations d'insectes... » ?

Vous changez de sujet ! Je ne suis pas opposé a priori à cette partie de votre diagnostic. Mais certainement sceptique sur la deuxième partie. Je ne vais pas vérifier, mais je ne pense pas que les surfaces céréalières augmentent. Retourner aujourd'hui une prairie est un exploit... Et de nombreuses régions sont en déprise. Comme quoi, ce n'est pas simple.

J'y suis allé fort sur les insecticides et je regrette.

Vous avez « même l'audace de croire qu'une agriculture sans -icide est possible » ?

Oui, c'est possible. Mais c'est -35 % de rendements en grandes cultures selon l'INRA et la quasi-fin du colza et de la pomme de terre (cité à la page 212 de l'excellent « Produits de protection des plantes » de Catherine Regnault-Roger.

« ...la situation au niveau santé publique, déclin de la biodiversité ou ressources futures nécessite des mesures urgentes et non des phrases vides de sens » ?

Entièrement d'accord. Mais nous différons peut-être sur ce que sont les phrases vides de sens. Je persiste à dire que les réponses au nom du ministre sont d'une indigence crasse.

Et vous avez une mauvaise opinion des agriculteurs très, très injustifiée.

Wackes Seppi | 14 août 2014 à 21h36
 
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Plus de 400 000 ha de surfaces toujours en herbe ont été retournés en France depuis 2000 et 1,6 Mha depuis 1990.
D’après la statistique agricole annuelle du ministère de l’Agriculture, les prin­cipaux changements d’affectation des sols opérés entre 1990 et 2010 ont porté sur la hausse des hectares boisés avec + 0,6 million d’hectares (Mha) mais aussi des surfaces artificialisées avec + 1,4 Mha de reconvertis. Ces évolutions se sont réalisées au détriment des terres agricoles avec une perte nette de 1,3 Mha en vingt ans et de 0,7 Mha de surfaces naturelles. Au sein des sols à vocation agricole, les prairies permanentes ont le plus reculé avec ­ 1,6 Mha, notamment
au profit des cultures.
Certains maitrisent mieux que quiconque l'art de la désinformation, les qualifier de menteurs seraient insultants. D'autres se plaignent de l'accès simplifié à cette information qui nuit à leur propagande.
Données issues d'un document alertant sur la perte de matière organique des sols et la conséquence sur l'environnement de l'Ademe.

JFK | 19 août 2014 à 13h13
 
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