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La prise en compte des risques climatiques progresse chez les investisseurs institutionnels français

Gouvernance  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Le centre de recherche de Novethic, filiale de la Caisse des Dépôts, a analysé la prise en compte des risques climatiques et des critères environnementaux, sociaux, de gouvernance (ESG) des 100 principaux investisseurs institutionnels français.

L'article 173 de la loi sur la transition énergétique de 2015 exige que toutes les grandes institutions (sociétés cotées mais aussi banques et investisseurs institutionnels) évaluent, signalent et traitent leur exposition au risque financier à long terme lié au climat. Novethic a présenté sa deuxième étude sur l'application de cet article 173, le 25 octobre. Il a analysé les reportings publiés en 2017 par le panel. Seuls 73 investisseurs institutionnels se sont acquittés de cette obligation. Mais ces derniers "totalisent l'essentiel des encours détenus par les grands institutionnels français, soit 2.370 milliards d'euros".

L'analyse des rapports 2017 montre "un développement progressif de la compréhension des risques financiers liés au changement climatique. Cependant, elle ne se traduit pas encore par une réorientation de leurs investissements", observe Novethic. Les volumes investis dans des actifs verts "restent encore marginaux". Ils sont passés de 1,05 à 1,07 % des encours globaux entre 2016 et 2017. De même, 24 investisseurs seulement réalisent des scénarios d'analyse de risques climat.

En revanche, la mesure de l'empreinte carbone des portefeuilles se généralise : "60 investisseurs le font sur 1.380 Mds euros". L'approche la plus visible de prévention des risques climatiques reste l'exclusion du charbon, puisque qu'elle est pratiquée par 26 investisseurs sur 1.873 Mds d'euros d'actifs. Trois d'entre eux élargissent même l'exclusion à d'autres énergies fossiles comme le pétrole non conventionnel.

Treize investisseurs évaluent en outre l'alignement de leurs portefeuilles, en fonction de l'objectif de 2°C de l'Accord climatique de Paris. Les lignes directrices de la TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures) deviennent également le cadre de référence avec 15 investisseurs qui mentionnent leurs recommandations et une dizaine qui les ont utilisées pour leur reporting.

Le taux de couverture de l'analyse ESG des portefeuilles progresse aussi (68 % en moyenne) principalement à partir des évaluations faites par les sociétés de gestion et des agences de notation spécialisées. Une douzaine d'investisseurs ont par ailleurs initié une réflexion sur leur contribution aux Objectifs onusiens de développement durable (ODD).

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