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La version ''consolidée'' du SNIT soumise à consultation publique

Le gouvernement a présenté une seconde version du schéma national d'infrastructures de transport ''prenant en compte les remarques et observations'' sur le projet présenté en juillet par Dominique Bussereau. Il devrait être adopté après l'été.

Transport  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
   
La version ''consolidée'' du SNIT soumise à consultation publique
   

Le ministère du développement durable a présenté le 26 janvier une version ''consolidée'' du projet de schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Dispositif inscrit dans la loi Grenelle 1, ce schéma fixe les orientations de l'Etat en matière d'entretien, de modernisation et de développement des réseaux de transports pour les prochaines décennies. Il était attendu pour fin 2009. Il ne devrait finalement pas être adopté avant la mi 2011.

Une première version du SNIT avait été présentée en juillet 2010. Après des échanges avec le Comité national du développement durable et du Grenelle de l'environnement, la publication de l'avis de l'autorité environnementale en septembre dernier et des contributions spontanées ''d'élus, d'acteurs du monde économique ou associatif ou encore de particuliers'', Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, et Thierry Mariani, secrétaire d'Etat en charge des transports, ont présenté une nouvelle version de ce document, plus précise que la première mais qui ne diffère que très peu de la version présentée en juillet. Une consultation publique a été ouverte jusqu'au 27 février. Le texte sera soumis ''avant l'été 2011'' au Conseil économique, social et environnemental pour avis et fera l'objet d'un débat au Parlement avant d'être adopté.

Alors que la première version prévoyait une enveloppe de 170 milliards d'euros d'investissements, cette nouvelle version part sur un budget de 166 milliards, dont 62,2 % pour le mode ferroviaire, 7,8 % pour le mode routier, 18,1 % pour les transports collectifs urbains (hors Grand Paris), 9,7 % pour le mode fluvial et 1,8 % pour le mode portuaire.

La stratégie globale réaffirmée, les projets précisés

''Il n'est pas apparu utile de revenir sur la stratégie proposée initialement qui est conforme aux engagements du Grenelle de l'environnement. Elle est donc réaffirmée et avec elle les 4 axes autour desquels elle s'articule : optimiser le système de transport existant pour limiter la création de nouvelles infrastructures, améliorer les performances du système de transport dans la desserte des territoires, améliorer les performances énergétiques du système de transport et réduire l'empreinte environnementale des infrastructures et équipements de transport'', note le nouveau document.

L'autorité environnementale demandait néanmoins que soient précisés de nombreux points et notamment ''le scénario de référence, la liste des opérations retenues, la cohérence des options du SNIT avec les objectifs de la politique climatique et le dispositif de suivi du SNIT et de concertation des acteurs concernés''.

Le mode ferroviaire représente 62,2 % des investissements prévus. Le SNIT reprend les objectifs du Grenelle de l'environnement. S'y ajoutent de nouveaux projets ferroviaires à horizon plus lointain, comme la ligne à grande vitesse Paris - Orléans - Clermont-Ferrand – Lyon.

Pour le mode routier, malgré les critiques des associations, la nouvelle version confirme la plupart des engagements inscrits dans le premier SNIT. ''La version consolidée si elle ne prévoit pas d'augmentation de la capacité globale du réseau routier n'ignore pas les besoins liés à la route. (…) Comme dans la version initiale et en cohérence avec les dispositions de la loi du 3 août 2009, les projets routiers retenus répondent uniquement à des exigences de sécurité, à des préoccupations de désenclavement et d'équité territoriale et à la volonté d'effacement de quelques situations très préoccupantes en matière de congestion''. Au total, 732 kilomètres de routes sont prévus dans le SNIT, auxquels s'ajoutent les 287 kilomètres déclarés d'utilité publique (contournement Sud de Montpellier, projet de liaison Machilly-Thonon et A585). Ce qui représente une augmentation du réseau autoroutier de près de 10 %. Seul le contournement de Tours a disparu.

81 projets de transport en commun en site propre devraient bénéficier de l'aide de l'Etat. Deux appels à projets ont été lancés en 2008 et 2010 afin de sélectionner les projets. Ils devraient être annoncés en détail le 2 février, selon l'AFP.

Réactions1 réaction à cet article

 

"En tant que membre délégué auprès du comité Profile d’une association du quartier Sud de Saint Germain en laye (l’association Mieux Vivre à St Germain Sud : MVSGS), je vous confirme le soutien que nous apportons au projet de réalisation de l’autoroute A104 entre Cergy Pontoise et Orgeval. Ce prolongement est devenu indispensable afin de stopper les excès de trafic de transit sur des itinéraires locaux particulièrement surchargés. Par ailleurs, il facilitera les trajets individuels, offrira une circulation facilitée aux transports en communs, sera pour les activités industrielles, (présentes ou futures), dépendantes de moyens d'approvisionnement flexibles, un avantage significatif qui diminuera les circulations excessives de "poids lourds" en zone d'habitation.

G P | 23 février 2011 à 17h41
 
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