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Actu-Environnement

Le tribunal de Montpellier condamne un trafiquant de chardonnerets à 18 mois de prison

Biodiversité  |    |  Félix Gouty

Dix-huit mois de prison ferme, avec mandat de dépôt immédiat : c'est la condamnation prononcée le 30 novembre à un trafiquant d'oiseaux sauvages par le tribunal judiciaire de Montpellier. La condamnation comprend également le versement, pour dommages et intérêts, de 2 000 euros à l'association France nature environnement (FNE) et de 2 500 euros à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), constituées en partie civile.

L'individu condamné est responsable du trafic (et, pour certains oiseaux capturés, de la mort) de chardonnerets élégants (Carduelis carduelis). Il avait été interpellé une première fois, en février dernier, en possession de plusieurs oiseaux, par des agents de l'Office français de la biodiversité (OFB) et du groupe d'atteinte aux biens de la sûreté départementale de la police nationale de Montpellier. Il avait ensuite été arrêté une seconde fois, en juillet, en train de pratiquer la capture à la glu dans un parc de la ville.

« Cette sanction exemplaire vient rappeler que le trafic de chardonnerets dans le département de l'Hérault est pris très au sérieux par la justice, souligne l'OFB. Il constitue un avertissement pour tous les trafiquants tandis que les affaires de trafic de chardonnerets ont considérablement augmenté ces dernières années dans le sud de la France. » Pour rappel, le Code de l'environnement punit la capture, la détention et le commerce d'espèces sauvages protégées jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. Le chardonneret élégant, petit passereau bariolé, est classé en « préoccupation mineure » en France métropolitaine sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon l'OFB, du fait de son trafic illégal (l'oiseau est vendu parfois 1 000 euros), sa population a diminué de 40 % dans l'Hexagone.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est juste n'importe quoi, ces trafics de piafs sauvages ! Ce genre de petit business minable est profondément navrant.
Fort heureusement (si l'on peut dire), la nature peut encore et toujours compter sur la vigilance des associations de protection de la nature (les sincères, pas celles qui se montent entre notables locaux juste pour s'opposer à un projet de parc éolien afin de s'assurer que leur patrimoine immobilier ne perde pas de valeur...) et, de plus en plus, sur la diligence de la justice qui appréhende de mieux en mieux la portée du code de l'environnement.

Pégase | 05 décembre 2022 à 13h07
 
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