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2,8 millions de Français boivent une eau polluée

Eau  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Si 95,6% des consommateurs français peuvent boire l'eau du robinet en toute confiance, près de 2,8 millions de citoyens sont desservis par une eau polluée aux pesticides, aux nitrates ou au plomb, indique l'UFC-Que choisir qui publie, ce jeudi 26 janvier, sa nouvelle carte interactive sur la qualité de l'eau potable. "Ce constat globalement positif, s'agissant de l'eau distribuée, ne saurait masquer la triste réalité de ressources en eau massivement polluées nécessitant de coûteuses campagnes de dépollution" financées en majorité par les consommateurs, rappelle l'association de consommateurs. Elle demande une réforme de la politique de l'eau pour appliquer le principe du pollueur-payeur.

Pour réaliser sa carte, l'association s'appuie sur les résultats publiés par le ministère de la Santé sur les réseaux de distribution des 36.600 communes françaises. Ceux-ci permettent d'établir que 95,6% des Français sont alimentés avec une eau "qui respecte haut la main la totalité des limites réglementaires et ce tout au long de l'année". Quant aux résultats non conformes, ils sont d'abord liés aux pesticides. Les produits phytosanitaires constituent la "première cause de non-conformité" touchant 2.271 communes et deux millions d'habitants. Les nitrates polluent 370 communes, représentant 200.000 consommateurs. En zone de montagne, le principal problème est lié aux contaminations bactériennes "dues aux défauts de surveillance ou à la vétusté des installations". Près de 250 communes sont touchées, soit 200.000 habitants.

Une méconnaissance des pollutions aux composants toxiques

Les centres anciens (Avignon, Dijon, Nice, Toulon...) sont particulièrement touchés par des composants toxiques dans les canalisations. "Sur l'ensemble de la France, 3% des analyses réalisées dans les logements font apparaitre la présence de plomb, de cuivre, de nickel ou de chlorure de vinyle, relargués par des canalisations vétustes ou corrodées", note l'UFC-Que choisir, qui souligne que "ces pollutions restent les plus mal mesurées du fait d'un très faible nombre de prélèvements [... qui] ne permettent pas de connaître l'exposition réelle des consommateurs". L'association demande aux pouvoirs publics de réaliser un audit national des composants toxiques des canalisations et des aides pour remplacer les vieux tuyaux.

Réactions3 réactions à cet article

 

Bonjour,
La carte interactive est saturée depuis hier, mais j'ai eu le temps de voir l’état de l'eau à mon robinet , qui était bonne!!! Oui mais au prix d'une chloration très importante , parfois insupportable sur le plan olfactif . Quelle a été la source de renseignement de QUE CHOISIR ?
En revanche , dans la revue papier de février , il y a une carte de France qui met en évidence pour mon territoire de type KARSTIQUE ( Causses du LOT 46), une pollution aux pesticides (rouge et orange) qui elle est dénoncée comme celle des nitrates .

Pour ces raisons , nous sommes opposés à tout épandage sur 5500ha de ce sol fragile sans que l'on tienne compte des études hydrogéologiques récentes .En effet, au centre du PARC régional à GRAMAT,il devrait y avoir, la plus grosse unité de méthanisation d'Occitanie !

il serait donc intéressant que vous puissiez obtenir de QUE CHOISIR cette carte qui reflète la réalité de l’état de l'eau dans notre département et la publier . Est ce possible ?

Cordialement L REVEILLAC (G.A.D.E.L.)

LILI | 27 janvier 2017 à 10h05
 
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La surchloration de l'eau distribuée est une action de sécurité en particulier dans le cadre de Vigipirate. C'est dommage mais le prix à payer pour éviter des intoxications terroristes.
Dans beaucoup de pays étrangers les niveaux sont encore bien plus élevés qu'en France.

VD69 | 11 février 2017 à 11h31
 
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Certaines eaux non conformes ne sont pas pour autant "polluées".
C'est le cas de beaucoup d'eaux de sources en zone granitique qui sont "trop douce", "trop acides" ou "corrosives".
Un exemple celui du village de Monsols dans le haut Beaujolais, deux zones sont alimentées par des sources en forets et présentées en orange, une zone est alimentée par de l'eau de la Saône à peine traitée, très dure (>30 degrés) mais présentée en vert.
Attention, une des sources de cette étude est le lobby des distributeurs d'eau qui ont tout intérêt à supprimer ces petites sources naturelles.

VD69 | 11 février 2017 à 11h41
 
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