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De nouvelles aides au véhicule électrique pour tenter de lancer réellement le marché

Prime pour le remplacement d'un vieux diesel, crédit d'impôt pour l'installation de points de recharge, obligation d'achat pour les flottes publiques… devraient prochainement entrer en vigueur.

Transport  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°340 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°340
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Malgré les incitations déjà existantes, les conditions du marché ne suffisent pas à faire décoller les ventes de véhicules électriques, occasionnant des défaillances d'entreprises comme celle de l'emblématique Mia Electric. C'est pourquoi de nouvelles mesures d'accompagnement sont prévues tant dans le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte que dans le projet de loi de finances pour 2015. Elles pourraient toutefois évoluer au cours de l'examen de ces deux textes par le Parlement cet automne.

Une prime pour le remplacement d'un véhicule diesel polluant

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, avait réaffirmé début septembre que le projet de loi sur la transition énergétique prévoyait la création d'une prime pour encourager l'achat d'un véhicule électrique en remplacement d'un véhicule diesel polluant. Cette disposition devrait finalement figurer dans le projet de loi de finances. Cette aide serait accordée sous conditions de ressources et de façon prioritaire dans les zones concernées par une mauvaise qualité de l'air. Elle permettrait de compléter le bonus écologique de 6.300 euros pour porter l'aide totale à 10.000 euros.

Les véhicules électriques bénéficient en effet du montant maximal du bonus écologique, qui est passé de 7.000 à 6.300 euros le 1er novembre 2013. Le montant du bonus ne doit toutefois pas dépasser 27% du coût d'acquisition du véhicule.

Les véhicules hybrides, combinant l'énergie électrique et une motorisation à essence ou au gazole, sont quant à eux éligibles à un bonus de 3.300 euros dès lors qu'ils émettent moins de 110 grammes de CO2/km. Cette aide ne peut excéder 8,25% du coût d'acquisition mais elle ne peut non plus être inférieure à 1.650 euros.

Depuis le 1er juillet 2014, ces conditions sont étendues aux véhicules pris en location longue durée ou en location avec option d'achat. Ce qui pourrait permettre de relancer les ventes, en particulier grâce aux flottes d'entreprises plus tournées vers ces formules que les particuliers.

Certaines régions apportent également une aide à l'acquisition de véhicules électriques, avec des montants et des périmètres variables. C'est notamment le cas du Poitou-Charentes, de la Lorraine ou encore de la Haute-Normandie.

Un crédit d'impôt pour l'installation de points de recharge

Plusieurs dispositions du projet de loi sur la transition énergétique visent à accompagner le déploiement des infrastructures énergétiques dédiées aux véhicules électriques et hybrides rechargeables. Il s'agit de généraliser l'obligation de pré-équipement en bornes de recharge à d'autres catégories de bâtiments que ceux actuellement concernés. Mais aussi de simplifier les procédures de mise en place des bornes de recharge dans les copropriétés par un vote à la majorité simple.

Le projet de loi de finances pour 2015, qui doit être présenté en Conseil des ministres le 1er octobre, prévoit également d'instaurer un crédit d'impôt pour l'installation de points de recharge individuels. Son montant atteindrait 30% des dépenses engagées, et celles-ci seraient éligibles au dispositif  dès le 1er septembre 2014, a indiqué le ministère de l'Ecologie.

Une obligation d'achat renforcée pour les flottes publiques

Le projet de loi sur la transition énergétique prévoit également une obligation d'achat de véhicules propres lors du renouvellement des flottes publiques, dans la proportion de 50% pour l'Etat et ses établissements publics, et de 20% pour les collectivités territoriales. Cette obligation portera sur les véhicules électriques ou hybrides rechargeables, mais aussi les véhicules à très faible niveau d'émission de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, catégorie qui sera précisée ultérieurement par décret.

Elle vise à renforcer deux dispositions existantes, dont elle étend la portée aux véhicules de plus de 3,5 tonnes. L'une, issue de la loi sur l'air de 1996, impose en effet aux personnes publiques gérant une flotte de plus de 20 véhicules l'achat de véhicules électriques ou fonctionnant au gaz dans une proportion minimale de 20%. L'autre vise à renforcer le plan de soutien à la filière automobile de 2012, qui prévoit le respect d'un objectif de 25% de véhicules électriques et hybrides non rechargeables sur le total d'achats publics effectués chaque année.

Reste à savoir si l'ajout de ces nouvelles mesures aux mécanismes déjà existants sera suffisant pour donner une véritable impulsion au marché très morose du véhicule électrique. "Ces mesures d'encouragement sont très intéressantes, estime Marie Castelli, car le premier frein au développement du véhicule électrique est le coût". Mais tout va dépendre des critères de ressources fixés pour la prime, ajoute la secrétaire générale de l'Avere-France. "Si ceux-ci sont trop bas, ça ne va pas marcher car les ménages à faible revenus n'achètent pas de véhicules neufs", explique-t-elle.

Réactions10 réactions à cet article

 

Arrêtons tous les débiles qui promeuvent les voitures électriques. RTE vient d'annoncer qu'il n'y aura bientot plus assez d'électricité pour se chauffer l'hiver et les véhicules électriques sont des grosses bouses sans autonomie.

JCC | 13 septembre 2014 à 01h26
 
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Plus intéressants et sur le point d'arriver : les véhicules électro-solaires classe "Cruiser" 2/4 places, tb autonomie y compris de nuit, 10 fois moins de batterie que pour un VE classique, peu de bornes de recharges à prévoir, excellente efficacité énergétique : voir modèle commercial proche Swinburne Solar X ou déjà autorisées sur route eVe Sunswift 2 places : 500 km à plus de 100 km/h avec une seule charge et 830 km avec solaire (test officiellement homologué par la FIA), Stella Solar (4 places, 730 km charge pleine et 430 la nuit), Suncruiser Solar, Solarword GT (+ d'1 million de km par tous temps), Calgary Solar, Daedalus Solar, Tafe Sa, Solar Mobil Malindra, Midnight Sun XI Solar, Navitas Solar Purdue, Stanford Luminos etc. Efficacité sup. d'un facteur 12 comparé à un véhicule actuel (faible poids, tb aérodynamisme, rendement 98% des moteurs dans roues 1,5 KW, récup. d’énergie de plus de 80% au freinage, minimum de batterie, gestion efficiente de l'énergie, excellents Cx/Cd 0,07 au mieux comparé à 0,24 pour Tesla, coef. de roulement, 6 à 15 m2 solaire avec vitrages évent. 30% rendement actuel et + etc). Jonction en cours avec les véhicules électriques encore nettement moins efficients. Plus de 60 universités de pointe concernées dans le monde (Stanford, MIT, Eindhoven, Twente, Bochum, NSW Univ, Caltech, Calgary, Purdue, Malindra etc) + retombées technos.

Véhicules électro-solaires | 13 septembre 2014 à 02h26
 
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Quand un produit n'est pas bon même avec un chèque on en veut pas.Qui roule aujourd'hui avec un diesel de première génération: les collectionneurs et ceux qui doivent utiliser des véhicules de troisième main. Par ailleurs la location des batteries de 8O euros par mois a aussi un caractère répulsif. A la maison il faut augmenter son abonnement EDF pour pouvoir recharger rapidement...
Et d'où vient l'électricité, du nucléaire ou du gaz!!!
Avec ce genre de véhicule on pollue tout autant mais ailleurs.

ITC78 | 13 septembre 2014 à 10h49
 
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Bonjour,
Permettez-moi de rectifier un peu le tir car lorsque vous parlez de bonus écologique il faut préciser qu'il ne concerne que les voitures électriques ou hybrides et donc pas tous les véhicules. Les quadricycles (donc les Renault Twizy, certaines C-Zen), les motos et autres sont laissés de côté ce qui va à l'encontre de la simple logique et aussi de l'objectif affiché qui est de favoriser la mobilité électrique car les petits VE sont plus faciles à déployer, nécessitent une infrastructure de recharge moins lourde tout en répondant mieux aux contraintes de la circulation urbaine.

Christian Dehais | 13 septembre 2014 à 15h48
 
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Et pendant que l'état donne des aides avec l'argent du contribuable, les constructeurs se remplissent les poches sans réelle intention de faire baisser les prix ! On l'a déjà vu avec les pompes à chaleurs, les capteurs solaires et nos chers technocrates n'arrivent pas à tirer les leçons des erreurs du passé ! Pourquoi ne pas subventionner l'électricité consommée, la location des batteries ou autre ?

lebionico | 15 septembre 2014 à 10h02
 
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Je roule maintenant en VE de première génération depuis deux ans, un pur bonheur puisqu'il roule avec l'énergie produite sur place et 100 % verte.
Ma recharge se fait "a la maison" sur une simple prise 16 A.
Et si je devais payer le jus, cela me reviendrait a environ 1,5 € le plein.

Ceux qui dénigrent généralement les VEs n'en ont jamais essayé.

L'autonomie ne posent aucun problème pour mon usage pendulaire.

Pour des trajets plus long, j'utilise un monospace fumant au gazouale
(pour moins de 500 km/ans)



ps: et si l'échappement sortais au milieu du volant ?

| 15 septembre 2014 à 10h26
 
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Le pb des véhicule élec c'est qu'ils roulent avec de l'électricité nucléaire en été, et en grand partie fioul ou charbon en hiver (la pointe n'est pas du nucléaire), pas trop au gaz (dommage ça pollue moins) les centrales sont fermées pour cause de charbon pas cher en Europe !!

bertrand_de_bécon | 15 septembre 2014 à 13h09
 
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Et oui en partie Bernard de b .... c'est comme tes plaques de cuisson, ton frigo, ton congélateur, ton fer a repasser, ton naïefone.Etc ....

Vas tu débrancher tout cela ?

Non le problème des VEs est surtout leur prix beaucoup trop cher pour l'acheteur qui compare le prix par rapport a un véhicule "fumant", mais a l'entretiens il ne coute pratiquement rien, c'est a prendre en compte.
Maintenant je ne suis pas d'accord non plus sur les grosses primes qui sont annoncées par Mme Royale, car un VE ne coute pas plus cher a fabriquer qu'un Vth.
Il ne faut pas se voiler la face, le pétrole sera de plus en plus rare et de plus en plus cher.

| 15 septembre 2014 à 21h42
 
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C'est quoi une utilisation pendulaire? Comment ne pas payer le jus? Gé est-il salarié d'EdF? C'est quoi le modèle miraculeux qu'il utilise, précisément?
100000 euros d'aide (c'est le prix d'achat de ma caisse, une familiale toute simple, qui consomme à peu près autant qu'une électrique), on comprend pourquoi Bolloré ne passe pas parmi nous pour une petit quête...
Merci de m'éclairer (au nucléaire).

Albatros | 16 septembre 2014 à 21h22
 
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Gé produit son électricité. Il y a aussi un autre moyen de ne pas rouler au nucléaire, c'est une coopérative de producteur d' ENR qui s'appelle Enercoop. Comme Gé, nous utilisons des VE et de l'énergie propre et l'autonomie n'est pas un problème pour 80% de nos déplacements. Ce n'est pas l'idéal, le vélo est bien mieux, mais c'est nécessaire pour que la recherche et les performances des VE progressent. Toutes les technologies ont des phases de développements laborieuses et couteuses, et je ne pense pas que c'est en fustigeant les "pionniers" qui supportent ces surcouts que les choses progresseront.
Je pense que la remarque de Christian Dehais est parfaitement justifiée car l'utilisation des VE est la plus pertinente en utilisation urbaine.
Essayez un VE sans idée préconçues, c'est une expérience intéressante mais la meilleure est de rouler en vélo derrière un VE. L'idée du pot d'échappement au milieu du volant est séduisante...

BDE | 17 septembre 2014 à 22h21
 
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