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Mia Electric : chronique d'un échec annoncé

Difficile de se faire une place au soleil dans le marché du véhicule électrique qui peine encore à décoller en France, en dépit de l'affichage politique et des aides publiques. La Mia, chère à Ségolène Royal, sera mise aux enchères les 24 et 25 septembre.

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Mia Electric : chronique d'un échec annoncé
Environnement & Technique N°340 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°340
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Fer de lance dans la course "au tout électrique" pour la région Poitou-Charentes et son ex-présidente Ségolène Royal, la société Mia Electric sera démantelée et vendue aux enchères fin septembre, a tranché le 31 juillet dernier le tribunal de commerce de Niort.

Pour rappel : Mia est née en juillet 2010 de la reprise des activités de voitures électriques (La Friendly) de l'équipementier Heuliez de Cerizay (Deux-Sèvres) par l'investisseur allemand Edwin Kohl. Heuliez, au plus mal, avait déjà connu un premier dépôt de bilan en 2007. En 2009 et 2010, un long bras de fer avait opposé le Fonds stratégique d'investissement (FSI) aux élus de Poitou-Charentes sur l'opportunité de soutenir Heuliez SAS racheté par le groupe BGI (Baelen Gaillard Industrie). Issu de la déconfiture du carrossier, il assurait la construction des châssis des voitures électriques de Mia Electric.

Un constructeur en quête d'investisseurs

Selon Le Monde, la région y aurait perdu au moins 2,4 millions d'euros d'aides que Heuliez SAS, placée le 30 septembre 2013 en liquidation judiciaire, ne remboursera jamais. Faute d'avoir trouvé un repreneur. Face au refus du FSI, la région était alors entrée en 2010 au capital de Mia à hauteur de 12% (soit 5 millions d'euros injectés). Une première pour une région. La société est pourtant restée tout aussi fragile et en quête d'investisseurs.

Si Mia Electric a lancé la production industrielle de son automobile en septembre 2011, la marque n'a pas su s'imposer sur un marché français qui peine encore à décoller (8.779 véhicules vendus en 2013). Avec seulement 337 véhicules vendus en 2012 puis 200 en 2013 dans l'Hexagone, Mia a été très loin des 12.000 véhicules par an visés par les investisseurs allemands qui ont fini par céder leurs parts de la société. En rachetant en juin 2013 Mia à 88%, le groupement d'investisseurs internationaux Focus Asia (basé en Allemagne) avait promis d'injecter 36 millions d'euros. Sa PDG coréenne Michèle Boos espérait relancer les ventes, grâce à une baisse de 32 à 45% du prix des modèles. Pour ce faire, elle réclamait à ses fournisseurs de réduire leurs prix de plus de 30%. Mme Boos ambitionnait d'atteindre 900 ventes en 2013 et comptait sur les commandes de la centrale d'achat public UGAP, qui avait annoncé l'achat sur trois ans de 500 Mia quatre places. Elle tablait également sur 700 commandes de Mia en Asie en octobre 2013.

Echec industriel…

La nouvelle dirigeante et ses associés auraient finalement mis moins de 2 millions d'euros dans l'entreprise. Après Heuliez SAS (370 salariés), Mia, employant 200 personnes, a à son tour été placée en liquidation judiciaire, en mars 2014 par le tribunal de commerce de Niort. L'entreprise était à l'arrêt depuis plusieurs semaines faute d'être livrée en pièces détachées par ses fournisseurs en raison de problème de trésorerie. Mme Boos a reconnu devoir 500.000 euros aux fournisseurs, ce qui a paralysé la production.

"Depuis juin 2013, Mme Boos a pris un risque économique. C'est un échec", a souligné la procureure de la République de Niort. Echec cuisant également pour la région Poitou-Charentes et son ex-présidente Ségolène Royal qui a soutenu à bout de bras cette activité après Heuliez.

Fin juillet 2014, le tribunal de commerce de Niort donnait le coup de grâce à Mia en rejetant les offres de trois candidats à sa reprise. Michèle Boos au sein du consortium Mia Génération offrait 1,2 million d'euros et le maintien de 76 salariés. La PDG se proposait de "relancer la construction du véhicule" acquis à 10.000 euros. Le fabricant de batteries E4V dont la Mia est équipée et la société NSD2 (Network Strategy Distribution Development) étaient également en lice. Mais le tribunal a estimé que "les offres de reprise totale s'inscrivent dans le cadre d'une poursuite d'activité" et qu'elles "s'apparentent donc à une cession d'entreprise ou de fonds de commerce avec une partie des effectifs licenciés par la liquidation judiciaire". Le tribunal a par conséquent décidé de "faire vendre aux enchères les actifs de l'entreprise" prévues les 24 et 25 septembre.

Le commissaire-priseur a mis en ligne les offres d'actifs qui seront vendus sur le site de Cerizay : mobiliers (bureaux, sièges, luminaires…), matériels d'exploitation (chaîne de préparation/montage/finition - bancs de charge…), biens incorporels (marque, brevets), pièces détachées... Auxquelles s'ajoutent environ 100 véhicules utilitaires et 500 batteries de puissance de 8 et 12 kW équipant les Mia !

…malgré un prix se voulant attractif

En 2013, Mia était positionnée sur le créneau des petites voitures électriques parmi les moins chères via le bonus écologique déduit de 7.000 euros (soit 10.500 euros pour sa version 3 places, 12.805 euros pour Mia quatre places et 8.033 euros pour l'utilitaire). Mais la Mia (et son design cubique) n'a pas réussi à s'imposer dans ce secteur face à la rude concurrence de l'alliance Renault-Nissan avec les modèles Zoe de Renault (62% du marché en 2013 et coûtant plus de 15.000 euros bonus compris) et Leaf de Nissan (16%). Sans oublier la BlueCar de Bolloré (7,5%) soutenue par le marché du système d'autopartage de la Ville de Paris Autolib'. Mia bénéficiait notamment d'une autonomie pouvant aller de 80 à 130 km contre 150 à 210 km pour la Zoe.

En trois ans d'activité, moins de 1.000 immatriculations de véhicules Mia ont été recensées en France. Neuf ont été vendus en janvier 2014 avant l'arrêt de sa production.

La fin de l'entreprise suscite l'inquiétude des propriétaires du véhicule qui se demandent qui prendra désormais en charge sa maintenance. Mia proposait un service de réparation itinérant (prêt d'un véhicule). Même interrogation du côté de l'agglomération d'Angoulême qui s'est plaint en août dernier d'une dizaine de Mia proposées à la location par Mobili'volt, en panne. Parmi ces actifs mis aux enchères figurent les valises électroniques qui pourraient permettre de résoudre le problème, rapporte le journal La Charente-Libre. Certaines Mia prendraient également l'eau au niveau de leur pare-brise mettant en cause leur fiabilité...

Dernier espoir de reprise ?

Les enchères ont envolé les derniers espoirs de sauver le fabricant. Pas ceux des actionnaires Michèle Boos et Jean-François Macaire, le nouveau président PS de la région. "Cette décision ne veut pas dire qu'il n'y a pas de futur. Je travaille sur un plan B…  avec des salariés de Mia Electric", a déclaré Mme Boos à La Nouvelle République. L'ex-PDG plancherait sur un autre projet de voiture électrique dont la conception aurait lieu "pas très loin de Cerizay. Les salariés concernés ont déjà vu le site". Son consortium Mia Generation participera aux enchères "pour récupérer ce qui peut l'être mais je n'ai pas besoin des brevets. De toute façon, il aurait fallu 6 à 7 mois pour réhomologuer la Mia", a précisé Mme Boos au quotidien.

Jean-François Macaire a également réaffirmé le soutien de la région à la société. Il estime qu'une reprise d'activité est toujours possible si le commissaire-priseur aux enchères vise "un repreneur global" au lieu de céder la marque "par petits morceaux". "Nous avons toujours le souhait de pouvoir accompagner un projet de reprise et nous accompagnerons les repreneurs potentiels dans le cadre de ces enchères", a-t-il déclaré sur France 3 Poitou Charentes.

Une filière française sous perfusion des aides publiques

La création de Mia Electric à partir d'Heuliez en souffrance est un exemple d'une activité "irrémédiablement compromise" mise sous perfusion des aides publiques. L'ex-présidente de région Ségolène Royal a créé une société d'économie mixte pour sauver les derniers actifs de Mia. Elle y a injecté un million d'euros. Si on y ajoute son soutien accordé à Eco&Mobilité (un autre fabricant de véhicules électriques de la région), Ségolène Royal aurait, selon les élus UMP, débloquer quelque 20 millions d'euros pour développer la filière de la voiture électrique dans sa région. Jean-François Macaire estime de son côté à 7 millions d'euros "le concours de la région et l'apport à la société de capital-risque".

La mise aux enchères de Mia par le tribunal est intervenue au moment où Mme Royal, ministre de l'Ecologie, présentait la veille en Conseil des ministres la loi sur la transition énergétique qui veut relancer le "tout électrique". Le texte prévoit un bonus de 10.000 euros (contre 6.300 euros aujourd'hui) à l'achat d'un véhicule électrique lorsqu'il s'accompagnera de la mise au rebut d'un véhicule diesel. Dans la continuité du plan national, présenté en octobre 2009 sous Nicolas Sarkozy, la loi de transition énergétique mise sur la contribution de l'Etat et de ses établissements publics pour renouveler leur flotte automobile avec 50% de véhicules électriques ou hybrides d'ici 2020. Soit une dépense pour l'Etat estimée à 110 millions d'euros. Le Plan de soutien à la filière automobile, présenté en juillet 2012, fixait un objectif de 25% de véhicules acquis par les services de l'Etat qui a été "dépassé en 2013", selon le Gouvernement. Sur les 1.271 véhicules achetés par l'Etat l'an dernier, seulement 308 étaient 100% électriques (soit 7% environ des achats).

L'échec du petit constructeur français Mia n'est pas un cas isolé. La liquidation judiciaire de Lumeneo (basé dans les Vosges), lancé en 2006, a été prononcée le 15 octobre 2013. Ses deux modèles électriques (Smera et Neoma) à deux et quatre places ainsi que son outil de production ont pu être rachetés en novembre 2013 par la société alsacienne 4H Holding, financée par des capitaux des Émirats Arabes Unis.

Réactions16 réactions à cet article

 

La Mia serait bien pour le Brésil. C'est un pays qui a un énorme potentiel Hydro electrique. Essayez de faire quelque chose au Brésil. Il y a Renault, Peugeot et Citroen au Brésil. L'un d'eux pourrait se charger de Mia.

Jules | 12 septembre 2014 à 02h51
 
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Ayant bien connu Heuliez du temps de sa splendeur (comprendre sous l'époque de Calvet à PSA), la destruction lente de ce formidable outil de travail est un immense gâchis technologique et économique. L'article mentionne 370 emplois, mais l'entreprise a culminé à plus de 1500 salariés.
Le démantèlement du site en micro sociétés comme Mia pour la partie des véhicules électriques n'aura été que des amputations d'un corps malade, retardant quelque peu sa mort inévitable.

Vu de l'extérieur, l'échec de Mia repose au moins sur les éléments suivants : un véhicule moche (pourquoi faut-il que les voitures électriques soient systématiquement laides ? C'est la punition écologique ou quoi ?), une absence de modularité (pourquoi sur la même plate forme, ne pas avoir multiplié les versions : une découvrable style véhicule de plage qui aurait fait un tabac sur la cote d'azur, une version fourgonnette pour les livraisons dans les zones pietonnes, une mini benne pour l'entretien des espaces verts, ect), et surtout une finition bâclée

Difficile de réécrire l'histoire.

Pascal | 12 septembre 2014 à 10h08
 
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Une fois de plus, on démontre ici que dès que le secteur public se mêle de projets industriels, c'est un fiasco. Arrêtons une bonne fois de mettre nos impôts par les fenêtres !

JM | 12 septembre 2014 à 11h15
 
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Pour compléter les propos de Pascal, cette voiture a aussi été un échec car :
-Impossible de savoir (facilement) où acheter cette voiture
-Pas de réseau existant pour l'entretien en cas de panne (voir les problèmes rencontrés par Angoulême)
-Une formation à la conduite a été faite pour le personnel de la Région Poitou-Charentes car la prise en main n'était pas aussi simple que la Zoé.

Ces contraintes ont fait fuirent les acheteurs, clairement.

Paul | 12 septembre 2014 à 15h00
 
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Laide la Mia? Peut être... Un peu comme un véhicule de base lunaire.
Et qui se conduit aussi simplement qu'une "voiture tamponneuse" sans "avoir à tourner le volant à fond pour la marche arrière". Un bouton pour marche avant ou marche arrière... Un gabarit petit mais de l'espace pour que de grands passagers puissent étendre les jambes... Deux portes latérales pour se faufiler dans les petites places de parking et s'extraire sans problème du véhicule. De la place dans le coffre et autour du conducteur... Un utilitaire de la vie de tous les jours pour 1 euros les 100 km.
En effet, manque de com et un gros problème de trésorerie empêchant au moment opportun les ventes de se faire.
L'entretien existait via des garagistes formés sur la Mia...
Bref, à moins de 10000 euros, j'étais prêt à en racheter une deuxième, direct!

LuCien | 12 septembre 2014 à 22h31
 
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Pour compléter aussi les propos de Pascal et Paul, Renault et Peugeot ont refusé de vendre des Mia dans leur réseau, on peut le comprendre mais çà aurait pu donner un coup de pouce (Mia n'est pas Bolloré avec ses batteries et locations de véhicules !)

S'ils devaient recommencer les gens de Mia devraient directement s'intéresser aux véhicules électro-solaires, c'est bien plus efficient : déjà autorisées sur route voir eVe Sunswift (homologuée par la FIA pour plus de 500 km avec une seule charge donc de nuit à plus de 100 km/h (140 en pointe) et 830 km de jour, moins de 60 kg de batterie, modèle commercial proche Swinburne Solar X, Stella Solar (4 places, 730 km charge pleine et 430 la nuit), Suncruiser Solar, Solarword GT (+ d'1 million de km par tous temps), Calgary Solar, Daedalus Solar, Tafe Sa, Solar Mobil Malindra, Midnight Sun XI Solar, Navitas Solar Purdue, Stanford Luminos etc. Efficacité sup. d'un facteur 12 comparé à un véhicule actuel (faible poids, tb aérodynamisme, rendement 98% des moteurs dans roues 1,5 KW, récup. d’énergie de plus de 80% au freinage, minimum de batterie, gestion efficiente de l'énergie, excellents Cx/Cd 0,07 au mieux comparé à 0,24 pour Tesla, coef. de roulement, 6 à 15 m2 solaire avec vitrages évent. 30% rendement actuel et + etc) Avantages : impact négligeable sur réseau, très peu de batterie (60 kg maxi), très peu de bornes de recharge. Plus de 60 universités de pointe concernées dans le monde (Stanford, MIT, Eindhoven, Twente, Caltech etc)

Véhicules électro-solaires | 13 septembre 2014 à 02h51
 
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C'est un bel exemple de destruction du savoir faire francais. Je roule en MIA en Allemagne, tout le monde voudrait en acheter une pour un prix aux environ de 10000€ à 15000€.. Cela aurait bien du etre possible. Je pense que dans ce cas, il s'agit d'une histoire politique. Merci Madame Segole Royal d'avoir apporté votre soutient à ce projet francais magnifique qui aurait dut reussir. ...

Eric | 13 septembre 2014 à 18h35
 
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En Europe, 40% des transports concernent les marchandises.

Il est beaucoup plus simple et plus rapide de faire des économies sur le transport des marchandises que sur le transport des passagers.

Le transport ferroviaire ou fluvial consomme entre 3 et 12 fois moins d4énergie que le Transport par camions.

Le réseau ferroviaire et fluvial est déjà disponible.

Le réseau fluvial européen mesure environ 35 000 kilométres.

luc | 14 septembre 2014 à 11h09
 
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Bonne remarque Luc. Toutefois en France il y a près de 400 ouvrages anciens à revoir pour un véritable transport fluvial (= coût) sans parler du canal Seine Nord. Et au plan maritime les lignes Côte Atlantique - Espagne et vers l'Italie sont en déficit (l'une va sans doute fermer) malgré les avantages pour les chauffeurs qui peuvent dormir en cabine pendant le voyage. L'amélioration de la motorisation des péniches est simple, un peu plus compliqué/coûteux pour les navires mais çà n'est pas le véritable problème. C'est donc plus pour le fluvial les ouvrages à revoir et le prix du pétrole/gaz encore trop bas qui font concurrence de même que les tarifs des chauffeurs et sociétées étrangères ! Pour les véhicules légers, les véhicules électro-solaires sont en effet imbattables au plan efficacité. Espérons que les premiers modèles commerciaux comme la Swinburne Solar X ne vont pas être retardés par des lobbies auto/pétrole du fait que çà ne consomme quasiment rien, demande très peu d'entretien et a la longue durée de vie de l'électrique (environ 2 million de km contre environ 200.000 en thermique).

Energie+ | 16 septembre 2014 à 00h49
 
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Les véhicules électriques n'ont pas la cote en France, ici on parle de Mia mais je connais personnellement les dirigeants de la société Helem dans le Gers qui a été mise en liquidation judiciaire, alors qu'ils ont un véhicule très abouti pour le transport de marchandise ou de personnes.
Le véhicule électrique doit être développé dans les centres ville où il a tout son intérêt.
Mais pour cela, l'état et surtout les banques devront mettre la main à la poche...et aujourd'hui ce n'est pas le cas car ces gens là sont plutôt frileux.
Messieurs les banquiers ouvrez vos œillères!

freedavid | 16 septembre 2014 à 08h11
 
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Pourquoi ne pas relocaliser la fabrication des Bluecar de Bolloré, aujourd'hui faites en Italie, à Cerizey plutôt qu'à Dieppe, ce qui est prévu pour 2015?
Ce site ex-Mia et ses ex-employés en auraient peut-être plus besoin que Renault à Dieppe?
Y a-t-il la volonté?
Mérite une réflexion! Non?
NB.: Et au passage, en //, selon la remarque de Pascal, (repenser une Mia-NL (càd New Look), car en effet, voiture-élec. ne doit pas être synonyme de voiture-moche !
A+ Salutations
Guydegif(91, 68 et 30)

Guydegif(91) | 16 septembre 2014 à 10h01
 
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L'Europe importe pour 400 milliards d'euros de gaz et de pétrole par an.

400 milliards d'euros par an qui partent vers la Russie et le Moyen-Orient et financent les guerres qui ont lieu aux portes de l’Europe.

C'est pourquoi, il est préférable pour l'Europe de continuer de financer des programmes d'économies d'énergie comme le programme européen Marco Polo qui vise à développer le transport maritime à la place du transport routier.

luc | 16 septembre 2014 à 10h21
 
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JM a écrit le 12/9 "Une fois de plus, on démontre ici que dès que le secteur public se mêle de projets industriels, c'est un fiasco. Arrêtons une bonne fois de mettre nos impôts par les fenêtres!"
Commentaire : (1) je te montre quand tu veux vingt exemples européens récents d'échecs industriels 100% privés. (2) quand l'argent public s'investit, c'est toujours pour faire travailler des boîtes privées, puisqu'il n'y a plus d'entreprises industrielles publiques en France. Donc continuer à tirer à boulets rouges sur les investissements soit disant dispendieux de la puisance publique (Etat, régions, départements, communes, etc.) est idiot. Surtout de la part de tenants du libéralisme. (3) Mia était un beau projet et ces petites voitures à la gueule carrée pas du tout démodées. La marque a été délibérément sabotée par des médias aux ordres et des élus enchantés de scier la branche à Mme Royal. (4) Le rapport qualité-prix de la Mia utilitaire urbaine à 7 500€ est objectivement imbattable. (5) Helem aussi tenanit la route. Il y a une centaine de projets de petits véhicules économiques qui fleurissent en France et que personne ne soutient. C'est bousiller tout ce potentiel pour le compte de Bolloré et consorts, qui est innommable.

Chlamic | 16 septembre 2014 à 10h28
 
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Comment se fait-il que, en France, les régions ne sont pas des actionnaires avisés? Une partie de la réponse doit résider dans le mode de gouvernitude imposé par les petits nobliaux locaux à la Ségolène Royal, dont l'ambition et la vanité sont encouragées depuis la maternelle (fonctionnaires congénitaux adoubés par l'élitisme déplacé et suranné de notre système scolaire produisant des "élites" qu'aucun pays au monde ne nous envie). Cette petite noblesse produit des échecs à répétition et des générations de politiques de métier à la Thomas Thévenoud: il faut nous en défaire.
En Allemagne, les länder de Bavière et de Basse-Saxe détiennent des parts significatives de capital respectivement de BMW et de VW. Le mode de gestion de ces collectivités évite scrupuleusement notre culte du chef et du despotisme local qui a cours en Poitou-Charente.

Albatros | 16 septembre 2014 à 19h56
 
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Ouf, une voiture à énergie nucléaire en moins sur le marché. Subventionné par nos sous sans que le citoyen ait eu son mot à dire, c'est désormais la punition de ces projets sans queue ni tête... comme Notre Dame des Landes, CIGEO, ...

Rémifasol57 | 17 septembre 2014 à 12h59
 
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@Guydegif(91) reprendre les employes de Mia pourquoi pas mais quand vous avez "travaillé" pendant 3 ans dans une usine ou le volume de production necessitait 20 personnes alors que l'effectif en comptait 200 on peut se poser la question de la capacite de ce personnel a integrer des societes dont l'effectif est calcule au plus juste...

44444 | 19 septembre 2014 à 04h50
 
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