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Véhicules à hydrogène : la filière française au point mort ?

Selon les industriels, les voitures à hydrogène sont prêtes. Mais à l'inverse des véhicules 100% électriques pour lesquels les infrastructures de recharge sont mises en place, le développement de la filière hydrogène achoppe sur l'absence de projet de réseau de distribution du carburant.

Reportage vidéo  |  Transport  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Si l'on s'en réfère aux constructeurs automobiles et à Air Liquide, principal producteur mondial d'hydrogène, la voiture à hydrogène est en ordre de marche. La pile à combustible embarquée à bord, génère de l'électricité à partir de l'hydrogène stocké dans un réservoir.

Zéro émission …

Au sein même d'une pile, l'électricité est produite chimiquement grâce à l'oxydation au niveau de l'anode du combustible réducteur (l'hydrogène en l'occurrence) associé à la réduction sur la cathode de l'oxygène de l'air (oxydant). La réaction chimique peut-être schématisée ainsi : 2H2 + O2 -› 2 H2O

L'avantage par rapport au carburant d'origine fossile est donc évident : lorsque l'automobile roule, elle ne rejette que de la vapeur d'eau. Il n'y a pas d'émission d'oxyde (CO2, NO2, SO2), ni de particules fines. Le développement de la filière pourrait donc contribuer à réduire localement les problèmes de pollutions atmosphériques.

Mais sans réseau de distribution d'hydrogène implanté sur le territoire en France, la filière est au point mort et pourrait bien le rester longtemps. À 1 milion d'euros la borne de recharge, les industriels ne se voient pas assumer seuls les coûts de déploiement et en appelle au soutien des pouvoirs publics, à l'instar de ce qui est actuellement mené pour les infrastructures de recharge de véhicules 100% électriques.

… en utilisation seulement

Si l'on peut considérer que ces véhicules sont « propres » lors de leur utilisation, on ne peut pas encore parler de véhicules « décarbonés ». En effet, la production d'hydrogène, actuellement basée sur le gaz naturel, engendre des émissions de CO2. Si des pistes sont envisagées pour produire plus écologiquement le carburant gazeux, notamment grâce aux énergies renouvelables, voire en séquestrant le dioxyde de carbone, le bilan carbone de la filière reste encore problématique.

Finalement, l'État français soutient principalement le développement des véhicules électriques. La raison ? Majoritairement produite avec le nucléaire, l'électricité française est souvent qualifiée de « décarbonée ». Pour le meilleur ?

Réactions6 réactions à cet article

 

Le futur ? une energie propre couteuse
Avant de faire des plans il faut analyser avec precision la solution hydrogène. L'hydrogène propre sera produit par electrolyse et pas par cracking
Dans ces conditions le rendement de la filière hudrogène pour vehicule de l'électricuté à la roue, avec stockage a 700 bar est 3 fois moins bon que le rendement de la filière tout electrique

L'histoire jugera

fleurent | 13 octobre 2011 à 09h40
 
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hydrogène à base de gaz naturel ou de biométhane issu de la méthanisation agricole,... il y a suffisament de déchets fermentescibles sur nos territoires pour avoir une production conséquente. Dans ce cas le méthane (gaz naturel) n'est plus issu de l'énergie fossile , mais bien du cycle de vie actuel . Alors à quand des tarifs de gaz que nous attendons sur ces projets depuis plus de 2ans! Nos gouvernements vont plus vite à sauver les banques que la planète!!! Cela n'aura pas le même résultat...

Cabilou | 13 octobre 2011 à 09h53
 
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personnellement je pense que l'avenir de l'hydrogéne est plus dans la production d'éléctricité des habitations(via stockage diurne), en complément des panneaux solaires par exemple,grace a une electrolyse de l'eau performante que pour les transports individuels. Par contre ne peut on pas envisager ce sytéme pour les bateaux et pour certains trains ?

lio | 13 octobre 2011 à 10h01
 
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Pour une fois, il semblerait que le marché ait raison. En effet les pétroliers essayeront toujours de refiler leurs hydrocarbures pour faire de l'hydrogène. Ainsi cette industrie ne sera jamais vertueuse. Par contre le tout électrique allié avec une vraie volonté de développement en masse du renouvelable a tout l'avenir devant lui.

arthur duchemin | 13 octobre 2011 à 10h28
 
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En électrolysant de l'eau on obtient de l'oxygène et de l'hydrogène (et de l'eau de Javel si l'eau est salée). Si l'électricité de base est verte, l'hydrogène le sera aussi. Un hydrogène à base de gaz dit naturel (i.e. de pétrole) est donc une aberration en soi en tant que remplacement des combustibles fossiles (autant utilisé directement le gaz) : d'où sans doute le peu d'enthousiasme du gouvernement pour cette filière boiteuse.

ratou | 13 octobre 2011 à 13h42
 
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Pour ma part, je me vois très mal dans une voiture avec un plein d’hydrogène (équivalent de 35 litres d’essence) alors qu’il existe des procédés qui font au besoin en partant de l’eau,de l’hydrogène pour le moteur.(beaucoup moins dangereux pour le risque d’explosion).
Bien sur ce n’est pas d’aujourd’hui qu’une voiture fonctionne comme cela (voir sur internet le cas de la R16 VERS 1975) le garagiste avait 2 voitures avec ce principe, il a disparue et les voitures aussi.
Bizarre,

martino | 19 octobre 2011 à 18h15
 
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