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Actu-Environnement

17 nouveaux programmes de recherche et de développement portant sur les OGM sont autorisés

Après un avis favorable de la Commission du génie biomoléculaire et une consultation publique sur Internet, 17 nouveaux programmes de recherche et de développement portant sur des maïs et du tabac génétiquement modifiés viennent d'être autorisés.

Agroécologie  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
17 nouveaux programmes de recherche et de développement portant sur les OGM sont autorisés
   
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau a autorisé vendredi 17 nouveaux programmes de recherche et de développement portant sur des maïs et du tabac génétiquement modifiés (OGM) menés par les entreprises Monsanto, Biogemma, Librophyt, Meristem, Pioneer et Syngenta*.

Ces autorisations ont été décidées après un avis favorable de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) sur chacune des demandes d'autorisation d'essais OGM, selon un communiqué conjoint des ministères de l'Agriculture, de l'Ecologie et de la Recherche. Rappelons que la CGB est chargée d'évaluer, au cas par cas et avant toute autorisation, les risques pour la santé publique et l'environnement liés à la dissémination d'organismes génétiquement modifiés.
Les agents compétents du ministère de l'Agriculture et de la Pêche ont par ailleurs réalisé une étude de terrain sur la faisabilité technique de chaque projet, précise le communiqué.

Ces autorisations ont également fait l'objet d'une consultation publique qui s'est déroulée du 14 avril au 5 mai 2006 sur le site Internet www.ogm.gouv.fr et d'une information préalable des maires des communes proposées comme sites d'implantation, ajoutent les ministères qui précisent encore que ces autorisations ont été permises pour observer le comportement en conditions réelles des nouveaux OGM étudiés.
Officiellement, sur les 17 programmes - regroupés en dix autorisations pour des raisons de contrôle et de simplification administrative - deux permettent de poursuivre des recherches sur des plantes productrices de molécules (pharmacie, chimie fine), deux portent sur le fonctionnement de la plante (économie d'eau, précocité de floraison), trois doivent permettre une utilisation d'herbicides moins nocifs pour l'environnement tandis que les dix derniers portent sur des plantes résistantes à des insectes et visent donc à limiter l'utilisation d'insecticide.

Toujours selon les trois ministères concernés, les expérimentations qui permettent à la recherche de progresser dans les domaines agronomiques, de l'écologie et aussi du traitement de certaines maladies humaines (mucoviscidose) sont conduites selon des prescriptions précises de distances d'isolement, et de mesures destinées à empêcher la dissémination de pollen. L'ensemble des sites d'expérimentation – non communiqués - fera l'objet de contrôles stricts et d'inspections régulières pour s'assurer du respect de toutes les prescriptions fixées dans les décisions d'autorisation, y compris après la récolte de ces essais, conclu le communiqué.

Mais avec des propos tantôt rassurants, tantôt clairement culpabilisants les opposants aux OGM, on ne peut une fois encore que s'étonner de la grossière maladresse des ministères sur ce type de décisions. D'autant que la rédaction ne peut s'empêcher de remarquer le manque de « publicité » faite autour de ladite consultation du public lancée à partir du 14 avril en période de congé scolaire. Désormais annoncée comme close le 5 mai, l'échéance de la consultation avait pourtant été annoncée le 28 avril sur des communiqués envoyés seulement quelques jours avant : un délai de toute évidence trop court pour que les médias - tel Actu-Environnement - puissent informer leurs lecteurs en les invitant à donner leur avis, peut-être déjà trop bien connu ! Rappelons en effet qu'une large majorité des Français est opposée aux cultures OGM.

En 2005, onze demandes de cultures de maïs génétiquement modifié en pleins champs avaient été autorisées pour une surface maximale de 53 hectares, soit 7 fois plus qu'en 2004 par le ministre de l'Agriculture pour la recherche et pourtant la consultation du public avait clairement montré une opinion largement défavorable.
Ces dossiers avaient été mis en consultation du 4 au 18 avril 2005. En effet, la législation permettant d'encadrer les essais d'OGM en plein champ, à des fins de recherche et de développement, est fondée sur une autorisation préalable reposant sur une évaluation des risques pour la santé publique et l'environnement. La procédure d'autorisation se fonde aussi sur une consultation du public, sur les conclusions scientifiques de la Commission du Génie Biomoléculaire et sur l'étude de faisabilité technique des projets réalisée sur le terrain par les agents du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et de la Ruralité. Or la consultation du public pour les autorisations 2005 avait recueilli 2.451 courriers électroniques dont 1.652 défavorables aux OGM assortie de l'envoi d'un texte de pétition et 400 s'avéraient défavorables d'une manière générale. 101 se sont déclarés pour. De plus, les maires des communes sont informés, mais n'ont pas le droit de veto. Ainsi, dans le passé, plusieurs élus avaient essayé de bloquer des essais sur leur commune en adoptant des arrêtés anti-OGM qui furent annulés en début d'année par les tribunaux administratifs.

Réactions5 réactions à cet article

 
Le Toujours CONTRE

on ne peut ètre tjrs contre le progrès, surtout si nous perdons à terme tous nos plus brillants chercheurs. Cela ne veut pas dire qu'il faut laisser faire tout et n'importe quoi. Mais si notre comportement à l'égard de la recherche avait tjrs été aussi négatif, bien de nos grands chercheurs auraient déposé leurs travaux à l'étranger, voir à changer de nationalité.

ercat | 25 mai 2006 à 13h06
 
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Re:Le Toujours CONTRE

Il ne s'agit pas, mon ami, d'être toujours contre.

Tout comme il ne s'agit pas d'être toujours pour.

La recherche sur les OGM ne présente aucun intérêt autre que commercial pour les firmes qui tentent de nous l'imposer.
Tant que ce constat n'aura pas été démenti sérieusement, il faut encore être contre.

Pourquoi faire courrir des risques à l'environnement alors que cela ne présente aucun intérêt pour la collectivité ?

Et il faut arrêtre les phrases incantatoires sur la nécessité de "progresser", ou sur celle de ne pas se laisser "distancer" par nos concurrents.

Les efforts de recherche doivent être orientés vers d'autres sujets que ceux qui se destinent à grossir les finances des multiunationales de l'agroalimentaire.

Syrius | 25 mai 2006 à 16h48
 
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Re:Le Toujours CONTRE

Je trouve votre raisonnement , non , ou pas suffisament argumenté.
Sur le plan des OGM à résistance herbicide je suis plutôt contre, d'autant que là, c'est une concurrence de firmes qui détiennent à la fois le savoir semencier et la "phytopharmacie" (je ne trouve aucun intéret sur cette recherche) .
Sur le plan des OGM avec résistance aux maladies ou insectes dans un cadre de recherche , je suis pour. Sur le plan des firmes, il est vrai que celle qui trouvera, détronnera pendant un temps les autres, mais si l'on peut mesurer l'innocuité de cette plante, sur les plans économique et environnemental, ce serait une avancé car :
_il y aurait moins de fongicides utilisés (surtout si leur efficaité est insuffisante et qu'il faut en épendre plusieurs pour espérer une efficacité), il est vrai que ce ne sont pas les fongicides les plus dangereux pour l'environnement, mais qui y gagnerait le plus?
_Pour les insecticides, cela permettrai de cibler les espèces sensibles et éviterai comme actuellement de toucher des insectes qui ne sont pas nuisibles.
Néanmoins tout ceci évolue par le biais de la recherche "classique". Et dans quinze ans des semences( provenant des mêmes firmes) avec des résistances naturelles issues de croisement et recroisement permettrons d'arriver au même résultat, mais que de "phytopharmacies" utilisées en attendant.
Pour les autres utilisations, purement médical, je me mets à la place des familles concernées et qui fondent tous leurs espoirs sur cette recherche qui pourrait sauver un de leur proche.
Voilà mes arguments, ils sont peut être , terre à terre, mais nullement politiques ou orientés.

ercat | 27 mai 2006 à 12h22
 
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le cas particulier des OGM

Il ne faut pas refuser le progret. Mais il ne faut pas non plus exposer la population à des risques importants qu'on ne maitrise pas.
Le problemes des OGM, c'est que ca ne modifie pas que les plantes cultivées mais tout leur environnement ... par les etres vivants qui s'en nourrissent et la dissemination du pollen. On ne peut donc pas maitriser toutes les modifications lentes que ca va impliquer à tout l'ecosystème. C'est pour cette raison que je suis pour les essais sur OGM en laboratoire mais pas en plein champs. On a toutes les technologies necessaires pour recrérer un environnement complexe avec maladies, insectes et tout le bazard dans un espace clos et controlé .... mais c'est beaucoup plus couteux....

frisouille | 30 mai 2006 à 11h53
 
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le cas particulier des OGM

Il ne faut pas refuser le progret. Mais il ne faut pas non plus exposer la population à des risques importants qu'on ne maitrise pas.
Le problemes des OGM, c'est que ca ne modifie pas que les plantes cultivées mais tout leur environnement ... par les etres vivants qui s'en nourrissent et la dissemination du pollen. On ne peut donc pas maitriser toutes les modifications lentes que ca va impliquer à tout l'ecosystème. C'est pour cette raison que je suis pour les essais sur OGM en laboratoire mais pas en plein champs. On a toutes les technologies necessaires pour recrérer un environnement complexe avec maladies, insectes et tout le bazard dans un espace clos et controlé .... mais c'est beaucoup plus couteux....

frisouille | 30 mai 2006 à 11h53
 
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