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Pôles de compétitivité : 21 groupements du secteur de l'environnement labellisés

MAJ le 20/02/2019

56 acteurs ont finalement été labellisés comme étant des pôles de compétitivité pour la période 2019-2022. Zoom sur les 21 pôles qui concernent l'environnement.

Gouvernance  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
Pôles de compétitivité : 21 groupements du secteur de l'environnement labellisés
Actu-Environnement Le Mensuel N°389 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°389
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L'attente aura été longue pour les candidats à l'appel à candidatures de la phase IV des pôles de compétitivité : le Premier ministre, Edouard Philippe, a finalement validé les recommandations du comité de sélection et rendu public son arbitrage début février.

Au total, 56 pôles ont été labellisés. Parmi ceux-ci, 21 abordent des problématiques environnementales. Les critères pour décrocher cette reconnaissance ? Avoir atteint les objectifs fixés par les contrats de performance de la phase III, d'être moteur dans un écosystème propice aux innovations, de disposer d'une certaine masse critique, de justifier d'un modèle économique et une gouvernance solide, d'être performant dans les projets collaboratifs de R&D. Mais surtout de pouvoir porter des projets à l'échelle européenne.

Les pôles de compétitivité labellisés en 2019 © DGE/CGET
 

48 groupements ont répondu à ces attentes et ont vu leur labellisation reconduite pour la période 2019-2022. Pour les huit restants, cette reconnaissance n'est valable que pour un an. "Plusieurs pôles ne répondaient pas à tous les critères, précise le Commissariat général à l'égalité des territoires. L'objectif au travers cette labellisation d'un an est de donner aux pôles la possibilité de travailler sur les éléments de leur dossier de candidature qui ne sont pas encore définitivement bouclés : notamment concernant les fusions et une montée en masse critique".

Une volonté d'écosystèmes plus forts et plus intégrés

C'est notamment le cas du pôle Team², dédié aux solutions de recyclage et du pôle Fibres-Energivie, axé sur les matériaux pour le bâtiment.

Le premier s'est donné comme objectif de développer l'économie circulaire par l'innovation dans le recyclage. Il cible en priorité les minéraux, les métaux stratégiques, les terres rares, l'ingénierie et les équipementiers mais également les composés organiques, les composites et les textiles. Pour prolonger sa labellisation jusqu'en 2022, il devra durant l'année 2019 stabiliser son modèle économique - et notamment diversifier l'équilibre budgétaire du pôle – mais surtout concrétiser son rapprochement avec un autre acteur du secteur.

"Le dossier de candidature présentait un rapprochement avec un cluster régional, Ecopal, ce dernier n'était toutefois pas suffisamment mature pour pouvoir permettre cette labellisation pour 4 ans", explique le Commissariat général à l'égalité des territoires.

Team2 continuera donc son engagement avec ce cluster spécialisé dans l'écologie industriel durant cette année. Le pôle devrait intégrer cette thématique dans ses axes stratégiques. Parmi les autres pistes de développement envisagés : la prise en compte des systèmes d'Information géographique et une implantation en Picardie. Il réfléchit également à une collaboration avec le pôle de compétitivité Fibres-Energivie. 

Fibres-Energivie fédère l'ensemble des acteurs des matériaux pour les bâtiments qu'ils soient issus de l'industrie de la chimie, des matériaux, de la conception, de l'industrie des systèmes constructifs, des équipements énergétiques, ou encore de la maintenance des bâtiments. Il est né en 2015, de la fusion des pôles Alsace-Energivie et Fibres. La prolongation de sa labellisation est conditionnée à sa structuration et l'atteinte d'une taille critique notamment par une fusion avec un pôle ou une autre structure.

Parmi les pistes envisagées pour y répondre : un partenariat opérationnel avec le pôle de compétitivité xylofutur, le pôle Team2 ou le pôle Avenia, un renforcement du partenariat avec l'alliance Smart energy french clusters ou encore un partenariat avec l'institut de recherche CEA tech.

Le pôle de compétitivité Xylofutur tourné vers les produits et matériaux des forêts cultivées a vu quant à lui sa labellisation renouvelée jusqu'en 2022.

Les trois pôles dédiés aux problématiques "eau" fusionnent

Encouragés par l'appel à projets, les trois groupements existants dans le secteur de l'eau ont joué le jeu et ont présenté une candidature commune à travers celle du "pôle eau". La stratégie a été gagnante et la labellisation accordée jusqu'en 2022. Aqua-Valley, Dream et Hydreos continueront toutefois à animer la filière eau sur leur territoire et conservent leurs spécialités. Ainsi Aqua-Valley couvre plus particulièrement l'identification et la mobilisation des ressources en eau, la gestion concertée des ressources et des usages mais également la réutilisation des eaux. Dream, quant à lui, s'intéresse à la métrologie environnementale, à l'ingénierie écologique et au traitement alternatif de l'eau et des sols. Enfin Hydreos porte des solutions pour des infrastructures durables pour l'eau, une gestion intelligente de l'eau et les écosystèmes humides.

Sept pôles sur l'énergie

Dans le domaine de l'énergie, le gouvernement a distingué sept pôles. Figure Capenergies qui vise notamment le développement des filières énergétiques décarbonées dans les régions PACA, Corse, Guadeloupe, Île de la Réunion ainsi qu'en principauté de Monaco. Mais également Tenerrdis qui accompagne les filières des nouvelles technologies de l'énergie. Ou encore, S2E2 (Smart Electricity Cluster), dont l'objectif d'optimiser la consommation de l'énergie de sa production jusqu'à son utilisation par le biais des technologies de l'électricité intelligente. Les autres pôles confirmés sont Derbi qui se concentre sur les énergies renouvelables appliquées au bâtiment et à l'industrie et Avenia axé sur les géosciences et des filières énergétiques du sous-sol.

A ceux-ci s'ajoutent trois pôles qui sont à la croisée de différents secteurs. C'est le cas du pôle Mer Bretagne Atlantique impliqué dans les énergies marines renouvelables ou la conception du navire du futur mais également son jumeau, le Pôle Mer Méditerranée. Ce dernier travaille notamment sur les questions de ressources énergétiques et aménagement du littoral.

Cette liste compte également le pôle Qualitropic spécialisé dans la bioéconomie tropicale. Celui-ci, situé dans les départements d'outre-mer, s'intéresse à la méthanisation mais également à la biorémédiation, la dépollution et la préservation des milieux écologiques.

Quatre pôles sur la mobilité durable

Pour ce qui concerne la mobilité, le gouvernement a sélectionné quatre pôles concentrés sur les enjeux de la mobilité. Ainsi Pôle Véhicule du Futur s'intéresse aux véhicules électriques et aux mobilités. Mov'eo a ciblé son action sur cinq thématiques dont les solutions de mobilités intelligentes, les véhicules intelligents, le stockage de l'énergie ou encore les chaînes de traction et la gestion de l'énergie.

i-Trans, quant à lui, vise les projets dans les domaines du ferroviaire, du fret, de la logistique ou de l'automobile. Parmi plusieurs enjeux, le pôle Cara souhaite porter le développement de groupes motopropulseurs propres et économes en énergie ou de nouvelles solutions pour organiser le système de transport.

Quatre pôles dédiés aux ressources agricoles

Quatre pôles explorent les problématiques du monde agricole. Figurent les pôles Agri Sud-Ouest Innovation, Industries & Agro - Ressources et Alimentation Bien-Etre Naturalité. Deux pôles existants ont fusionné pour cet appel à projets : Céréales vallée-nutravita et Vegepolys ont déposé une candidature commune. Le nouveau pôle résultant, labellisé Pôle Mondial du Végétal, compte dans ses axes d'innovation : les agromatériaux et la biotransformation du végétal, le végétal urbain, l'innovation variétale et la performance des semences et des plants, la santé du végétal ainsi que les nouvelles technologies et pratiques pour les systèmes de production.

Enfin, le pôle de compétitivité Chimie-Environnement Auvergne-Rhône-Alpes, Axelera, dispose d'une labellisation jusqu'en 2022. Ce dernier construit sa stratégie autour de cinq axes : les matières premières renouvelables, l'usine éco-efficiente, les matériaux et produits pour les filières industrielles, le recyclage et la recyclabilité mais également la préservation et restauration des espaces naturels et urbains.

Réactions2 réactions à cet article

 

Lamentable ces appellations anglaises pour des réalisations françaises.

Sur le fond quelle est la proportion accordée au aux recherches et concrétisations non-programmées obsolescentes ?

Sur le fond quelle est la proportion accordé aux recherches et concrétisations à la fois éthico-enviro-soutenables ?

Sagecol | 19 février 2019 à 09h37
 
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Faut bien exporter, non ?
Quels sont les critères définis pour être "éthico-enviro-soutenable" ?
Les mêmes que la production de shampooing ?

Albatros | 26 février 2019 à 13h51
 
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