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Total abandonne ses opérations de forage en Guyane

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°390 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°390
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Ce jeudi 28 février, le directeur général de Total Exploration et Production Guyane Française (TEPGF) a confirmé à l'AFP la fin des forages exploratoires en mer, lancés mi-décembre 2018, au large de la Guyane. "Nous n'avons pas trouvé d'hydrocarbures en effectuant ce forage et nous avons arrêté les opérations en début de semaine. Nous sommes très déçus par ce résultat", a expliqué, à l'agence de presse, Olivier Wattez, directeur général de TEPGF.

En octobre 2018, le groupe pétrolier avait reçu le feu vert de la préfecture pour commencer à forer en mer à 150 kilomètres des côtes guyanaises. L'arrêté préfectoral permettait à Total de réaliser cinq forages offshore avant le mois de juin 2019. Mais le premier forage n'a pas été "concluant" et ne permet pas au groupe de procéder à d'autres explorations. Les résultats obtenus "ne permettent pas de confirmer le potentiel pétrolier de la zone", indique Total.

Poursuivre les recherches (après l'autorisation jusqu'au 1er juin) aurait imposé à Total de demander une extension de ce permis ou un autre permis d'exploration. Or, "ce n'est plus possible depuis la loi Hulot de décembre 2017 [interdisant la production d'hydrocarbures d'ici 2040]. Pour pouvoir prétendre à une concession, il aurait fallu faire une découverte", a ajouté Olivier Wattez. "Je pense même qu'il s'agissait du dernier puits d'exploration en France", estime-t-il. Total aurait investi 100 millions d'euros dans ce projet.

Les juges des référés du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise ont rejeté, le 1er février 2019, plusieurs demandes de suspension du permis de recherche de Total. Ces recours avaient été formés par sept associations écologistes et la commune guyanaise de Sinnamary. Les associations se félicitent aujourd'hui de l'abandon de ces forages.

Réactions1 réaction à cet article

 

L"annonce" de TEPGF me surprend ; plusieurs questions se posent :

1. La véridicité de la "découverte" de Zaedyus par le puits GM ES-1 "indices" en 2011 par Hardman opérateur et Tullow titulaire principal, après son annonce en 2010 à partir de sismiques. En effet les puits de développement forés par Shell & Cie ; GM-ES 2 à 5 en 2012, étaient déjà "secs".

2. Pourquoi donc TEPGF a-elle accepté le projet d'AP forages du 22 octobre 2018 avec la limitation de la découverte sur UN seul puits d'exploration ; Nasua, qualifié à partir des sismiques Shell/Total 2012-2016, alors qu'elle avait le temps de deux voire trois forages avant le 1er juin 2019 et que Total fait ce qu'il veut ?

3. Quel crédit peut-on donner à l'annonce de l'échec du forage ? Et si Nasua n'avait pas atteint la profondeur projetée : donc n'a pas traversé le réservoir identifié ? Et si a contrario, le prospect était positif mais une manœuvre politique aurait conduit TEPGF à le taire afin d'acquérir la paix sociale en Guyane en ailleurs ?

Les données n'étant plus directement publiques via les défunts BMI, nous n'en saurons éventuellement plus que dans dix ans par la base de données de minergies.fr... si cette info n'est pas classée confidentielle !

AlainR | 01 mars 2019 à 12h03
 
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