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Le futur président de l'Ademe insiste sur son indépendance et sur la nécessaire efficacité des dépenses

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Le futur président de l'Ademe insiste sur son indépendance et sur la nécessaire efficacité des dépenses

"Je ne ferai pas de l'Ademe l'agence de la Macronie. (…) J'ai toujours été un garçon indépendant". Interrogé sur son parcours "atypique" lors de son audition par la commission développement durable de l'Assemblée nationale ce mercredi 7 mars, Arnaud Leroy, nommé par le Président de la République pour succéder à Bruno Léchevin à la présidence de l'Ademe, a martelé que l'agence conserverait son expertise indépendante. "Il faut qu'on soit en capacité d'avoir une parole neutre et indépendante, même vis-à-vis des ministères de tutelle", a-t-il déclaré, faisant notamment référence aux scénarios énergétiques présentés par l'Ademe dans le cadre des débats sur la politique énergétique. Ancien député des Français de l'étranger, élu en 2012 avec l'étiquette socialiste, il a rejoint le mouvement En marche et a planché notamment sur le programme énergétique du candidat Macron, dont il est également devenu le porte-parole. Sa nomination à la tête de l'Ademe doit être validée par le Parlement.

Evaluer l'efficacité des politiques publiques

Interrogé sur le budget de l'agence, Arnaud Leroy s'est montré mesuré : "Je me battrai pour qu'on conserve a minima les dotations budgétaires [du fonds chaleur, du fonds économie circulaire et du fonds air mobilité]. Si on peut les augmenter, tant mieux. Mais nous devons également travailler pour regarder comment on peut mieux dépenser, mettre en place une nouvelle stratégie d'action, comme les avances remboursables…". Il rejoint donc la position du gouvernement qui mise sur une plus grande efficacité de la dépense de l'Ademe. Le futur "PDG" de l'agence a notamment évoqué l'importance d'évaluer les politiques publiques, pour affiner l'action. "On ne peut plus se permettre de financer à fonds perdu", a-t-il déclaré. Il a insisté notamment sur la qualité médiocre des rénovations énergétiques des bâtiments et rappelé la mise en place, en 2019, d'un observatoire national de la rénovation énergétique.

Sur le fonds chaleur, il a indiqué que l'agence avait jusque-là favorisé le financement des gros projets par souci d'économies d'échelles. "Il y a une demande des collectivités de travailler par grappes. Il faut les écouter" et financer de plus petites structures. La présence de l'Ademe sur les territoires est indispensable, analyse-t-il, pour éviter que l'action de l'agence ne soit perçue comme des "injonctions" parisiennes. Il a également insisté sur les futures collaborations de l'Ademe avec l'Agence française pour la biodiversité (AFB).

Réactions1 réaction à cet article

 

Une indépendance affichée ,et en réalité une connivence continue avec ,par exemple le lobby éolien.

sirius | 08 mars 2018 à 15h57
 
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