En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Nitrates : la France finalise sa réforme sous la pression de la justice européenne

Deux arrêtés viennent finaliser la réforme des programmes d'action de lutte contre la pollution aux nitrates agricoles. Des textes qui, compte tenu du retard et des dérogations, pourraient ne pas suffire pour répondre au contentieux européen.

Agroécologie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
Nitrates : la France finalise sa réforme sous la pression de la justice européenne

Ce jeudi 31 octobre, le Journal officiel publie deux arrêtés complétant le cinquième programme de lutte contre la pollution aux nitrates agricoles. Le premier texte finalise le programme d'actions national pour les zones vulnérables aux nitrates. Le second encadre les programmes d'actions régionaux applicables aux zones les plus vulnérables. Ces textes sont pris en application de la directive nitrates de 1991 qui fait l'objet de deux contentieux devant la Cour de justice de l'Union européenne à (CJUE).

Ils s'appliquent aux zones vulnérables délimitées fin 2012. "L'objectif clef de l'action gouvernementale est de concilier la performance économique des activités agricoles et le respect des exigences environnementales", indiquaient les services des ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie en fin de semaine dernière, lors de l'annonce de la signature des textes.

En juin, la CJUE a déjà condamné la France sur ce dossier. La Cour a jugé que l'Etat membre avait omis de désigner en tant que zones vulnérables plusieurs masses d'eau de surface et souterraines contenant, ou risquant de contenir, des teneurs en nitrates excessives.

La Commission aux aguets

La publication des deux textes intervient alors que mardi prochain se tiendront les plaidoiries devant la CJUE relatives au second contentieux européen qui oppose la Commission européenne à la France concernant l'efficacité des programmes d'actions nitrates.

"Les ministres en charge de l'agriculture et de l'écologie défendront auprès de la Commission européenne la pertinence et l'efficacité de cette nouvelle réglementation", indiquaient vendredi dernier les deux ministères.

Reste que la publication de ces textes, qui viennent donc réformer des programmes jugés insuffisants par la Commission, ne va pas nécessairement atténuer le courroux de l'exécutif européen. Initialement, le programme d'action national aurait dû entrer en vigueur au 1er septembre 2012. Par ailleurs, certaines mesures prévues dans le plan national constituent un assouplissement des mesures précédentes. Enfin, l'Autorité environnementale a estimé, dans son avis rendu en juillet, que le programme d'actions national peut certes répondre aux enjeux soulevés par cette pollution, mais que "l'absence de dispositif de contrôle serait de nature à mettre en cause l'efficacité de tout le programme".

Quant aux programmes régionaux ils auraient dû être finalisés pour le 1er juillet 2013. Or, ils ne le seront pas avant le printemps 2014, puisqu'ils doivent être déclinés par des arrêtés à prendre par les préfets de région.

Les textes ménagent les éleveurs

L'arrêté relatif au programme d'actions national fixe les conditions relatives à l'épandage de lisiers riches en azote sur des sols pentus et détrempés, à la couverture végétale des sols en période pluvieuse et à la mise en place de bandes végétalisées le long des cours d'eau. Autant de mesures qui doivent éviter que l'azote épandu dans les champs ne contamine les masses d'eau par ruissèlement.

De même, le texte fixe des capacités de stockage minimales des effluents par type d'élevage et actualise certaines normes de production d'azote. S'agissant des capacités de stockage, le texte comporte des aménagements afin de limiter la charge financière imposée aux éleveurs. Ainsi, le texte stipule que "les élevages engagés dans un projet d'accroissement de leurs capacités de stockage visant à acquérir les capacités requises [conformément aux annexes de l'arrêté] bénéficient d'un délai de mise en œuvre de ces dispositions", délai qui court jusqu'au 1er octobre 2016, soit sur quasiment toute la durée du plan quinquennal... De même, certains types d'effluents d'élevage, tels que les fumiers compacts pailleux et les effluents faisant l'objet d'un traitement ou d'un transfert, sont exclus de l'obligation de stockage.

L'arrêté relatif aux plans régionaux fixe pour sa part le cadre du renforcement local de certaines des mesures prévues par le plan national. Il prévoit la mise en place d'un groupe de concertation afin d'établir les plans régionaux. Ce groupe rassemblera, autours des préfets de région et de départements, des représentants des chambres d'agriculture, des organisations professionnelles agricoles, des collectivités territoriales, des industries de l'agro-alimentaire, des agences de l'eau ou encore des associations de protection de la nature et des consommateurs.

Les mesures qui peuvent être renforcées sont notamment la durée des périodes minimales d'interdiction d'épandage des fertilisants azotés, la limitation de l'épandage des fertilisants et les règles de couverture végétale.

Objectif poursuivi par ce renforcement local des règles nationales ? "[Garantir] un niveau de protection de l'environnement comparable à celui obtenu par le programme d'actions précédent", indique l'arrêté. Il n'est pas certain que la Commission se satisfasse du maintien de l'efficacité d'un programme qu'elle considère comme insuffisant.

Réactions45 réactions à cet article

 

Les nitrates ne sont pas des polluants. La pollution par les nitrates n'existe pas. La pollution par les nitrates, une erreur à l'origine, est devenue un mensonge.

Laurent Berthod | 04 novembre 2013 à 09h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Pour moins de pollution aux nitrates, il suffit de manger moins de porc. La malbouffe nous tuera tous grâce à l'Europe qui autorise tous ces produits chimiques, ces nanotechnologies, ogm et j'en passe ...Laissez tous ces industriels de l'alimentation, faîtes vos courses dans les AMAP, les circuits courts et surtout prenez le temps de cuisiner. Il y en a assez de l'industrie de l'agroalimentaire, sortez du supermarché !
L'Europe délaisse le bio car les industriels de la chimie ne gagent plus RIEN, les lobbys veillent au grain sur leur part du gâteau.

remifasol57 | 05 novembre 2013 à 00h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Afin que ça ne devienne pas un mensonge M. l'éminent scientifique escrolo Laurent Berthod ! N’oubliez pas d’envoyer vos coordonnées pour réceptionner la facture et la prise en charge de l'astreinte ! Pour ne fois dans l’histoire de France, les lobbys (FNSEA,….) seront bien les pollueurs – payeurs à 100% à la place des citoyens contribuables Français empoisonnés !!!

Rapport Mars 2012 :

-Bilan des connaissances scientifiques sur les causes de prolifération de macroalgues vertes.
Application à la situation de la Bretagne et propositions.

" La mise en œuvre du plan d’action gouvernemental « algues vertes » en Bretagne est perturbée par une campagne de remise en cause des fondements scientifiques expliquant la prolifération de ces ulves, sur lesquels est fondée l’action de l’Etat. Cette contestation traduit l’inquiétude de la profession agricole directement mobilisée par les
mesures correctrices du plan (réduction drastique des nitrates dans les eaux).

La mission confiée au CGEDD et au CGAAER, associée à trois experts reconnus internationalement, a consisté à établir un état des connaissances disponibles sur ces proliférations d’algues et à apporter une analyse critique des arguments de la contestation du rôle des nitrates agricoles. La revue bibliographique a porté sur les observations, les expérimentations et les modélisations conduites en Bretagne, sur les lagunes italiennes, en mer du Nord, sur la côte Est des USA, en Chine et au Japon. "

Eau Pure | 05 novembre 2013 à 01h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Contrairement à ce qu'en dit M Berthod, lobyiste bien rémunéré, il n'y a pas de doute les nitrates polluent. Nier sa maladie n'est en rien vecteur de guérison !
Des efforts sont à faire et bien des secteurs mériteraient un classement en "zone vulnérable", notamment les secteurs de piémont riches de petits cours d'eau très sensibles aux différentes pollutions.
Ces textes amènent des avancées, encore bien insuffisantes. Reste à voir comment ils se traduiront sur le terrain dans un contexte où les réglementations pré-existantes sont déjà bien mal appliquées. Plus loin que ces textes et réglementations, un peu de bon sens et d'efforts de la part des exploitants amélioreraient bien les choses...

Bandit | 05 novembre 2013 à 09h09
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il faut vraiment sortir de ce modèle du tout chimique. Il en faut bien sur, mais à petite dose.
Cependant, même si la CJUE condamne la France, il y a fort à parier que la prochaine mouture du plan nitrate ne sera pas plus contraignante, au vu des récents évènement en Bretagne.
Le problème n'est pas de manger du porc, le problème c'est de manger quelque chose d'élevé. Au sens propre comme au figuré. Un produit de qualité, venant d'un animal ayant gambadé.
Mais il faut expliquer aux français que tout ça coûte plus cher. Encore que.
Des modèles de production avec moins d'intrant sont possibles, alors pourquoi ne pas les privilégier ? Je me souviens d'un article d'actu-environnement sur le semis direct sous couvert. Une technique qui, il me semble, devrait être plus encouragée. S'il y a des sous à mettre c'est dans ces alternatives. Les résultats positifs sur l'environnement viendront d'eux même.

Quant à M. Berthod, j'ai tout à fait envie de croire que les nitrates ne sont pas les seules responsables. Il est évident que le cocktail de produits chimiques utilisé l'est tout autant. De là à dire que le Nitrate n'est pas responsable. ...
C'est un peu dire que le soleil n'est pas responsable des coups de soleil.

Terra | 05 novembre 2013 à 10h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 

C'est marrant de voir M. Berthod, avoir un avis différent du GIEC sur le climat, différent des avis des experts sur les nitrates (et comme par hasard identique avec la FNSEA). Donc même si les arguments ne servent à rien contre la mauvaise foi on peut rappeler que durant les cours d'agronomie on apprend simplement que la prolifération des algues vertes est liés à un déséquilibre de N et de P. Donc moins de nitrates = moins d'algues vertes. Enfin il est intéressant de faire le faire le parallèle entre les algues vertes, l'agriculture intensive, l'agro industrie, les subventions européennes et la crise actuelle en Bretagne. Si l'argent des subventions à l'agriculture intensive, l'argent dépensé à la dépollution des algues vertes étaient engagés dans les circuits courts il y aurait peut être moins de soucis aujourd'hui ! et est ce que l'écotaxe serait un problème si les produits bretons n'étaient pas exportés à des distances très conséquentes ?

sym78 | 05 novembre 2013 à 11h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Si vous saviez toutes les sottises qu'on m'a enseignées quand j'étais élève-ingénieur en agronomie !

Laurent Berthod | 05 novembre 2013 à 12h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

bonjour
Quelles sont les solutions ? Manger moins de viande (de porc et aussi de toute production industrielle) soutenir le bio en achetant bio en circuit court, agir dans les associations honnêtes et, plus difficile, faire de la pédagogie auprès des agriculteurs, interpeller nos politiques locaux. Et lire Jocelyne Porcher : il suffit de taper son nom sur DuckDuckGo, pas Gogol..

degolarson | 05 novembre 2013 à 13h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Virus de l’hépatite A : 127 personnes malades aux Etats-Unis à cause de graines de grenade bio de Turquie, article publié par Bill Marler sur le Marler Blog du 28 juin 2013.

Le CDC a rapporté le 27 juin 2013 que 127 cas confirmés sont devenus malades de l’hépatite A après avoir consommé un ‘mélange anti-oxydant bio de chez Townsend Farms’ dans huit Etats : Arizona (17), Californie (64), Colorado (25), Hawaii (7), Nouveau-Mexique (5), Nevada (5), Utah (2) et Wisconsin (2). [Note: Les cas rapportés de Wisconsin résultent d’une exposition au produit en Californie.]

À la mi-2011, graines germées bio de fenugrec en Allemagne, 53 morts, plusieurs centaines de dialysés à vie, plusieurs milliers de malades !

La vache folle à côté de ça c’est de la roupie de sansonnet !

Vive le bio !

Laurent Berthod | 05 novembre 2013 à 15h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le sujet n'est pas le BIO... Ceci-dit, j'ai vu peu d’exploitants bio s'intoxiquer avec des pesticides !

Bandit | 05 novembre 2013 à 16h17
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Vous voulez rire LB ?

Peut-on parler des cas (nombreux) de mort (d'enfants) suite à des contamination de viandes ? E coli a certainement un meilleur tableau de chasse.
Je ne parle pas des salmonelles ? (industrie fromagère et du frais)
On peut parler des légionelles aussi ?
On peut parler des dioxines dans le lait ?
On n'abordera même pas les pesticides de stockage dans les céréales, ce qui constituera pour moi le prochain scandale sanitaire.

Sans défendre le bio, vous confondez 2 problèmes. Le mode d'agriculture (bio ou conventionnel ou même raisonnée) et la transformation/préparation.

Ici, on a un problème de démarche HACCP, de qualité, de traçabilité lors de la transformation.
Ici, les deux cas que vous présentez sont des maladies dont la présence témoigne de contamination Oro-fécale. Soit un manquement clair aux règles d'hygiène de la part des salariés. Quant on sait qu'il existe des foyers et risques importants d'hépatite A en Turquie, tout est dit. Pour le cas Allemand il me semble qu'il s'agissait d'un problème de contamination de l'eau de lavage.

Ce n'est pas une question de bio ou de pas bio. Allons. Il y a certainement d'autres arguments contre le Bio, mais pas ceux là.

Terra | 05 novembre 2013 à 16h35
 
Signaler un contenu inapproprié
 

De la même manière que l'affaire de l’époisses contaminé à la listeria en 99 n'avait rien à voir avec le lait cru mais un problème industriel, les exemples que M. Berthod s'échine à répéter n'ont rien à voire ni avec la production et les méthodes bio en tant que tel, ni avec le sujet de cet article.

Citer ces quelques exemples pour contrebalancer les dégâts (avérés et tellement plus vastes et divers) de l'élevage intensifs, des pesticides, etc. est au a mieux ridicule et de toute façon intellectuellement malhonnête.

Je ne sais pas si la solution aux problèmes actuels de l'agriculture est le bio, mais ce qui est sûr c'est que soutenir et renflouer (en Bretagne) ce modèle industrielle excessif est une erreur et une impasse.

Alors oui, consommons moins de viande mais de la locale, labellisée pour soutenir les éleveurs français qui font de la qualité et abandonnons les industriels qui font de la merde, tant en terme de production, de pollution que de bien être animal.

Et surtout ne prenons pas au sérieux les déclarations de LB qui n'ont pour but que de faire sa propre réclame et d'énerver les écolos qu'il déteste...

jujuniep | 05 novembre 2013 à 16h35
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Eh bien, vous avez mal regardé !

Laurent Berthod | 05 novembre 2013 à 16h37
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Extraits du livre du professeur Dominique Belpomme "Ces maladies créés par l'homme"
page 80- les engrais nitratés : Les engrais nitratés font partie des intrants agricoles hautement cancérigènes.....Or les plantes traitées par les engrais ne fixent que 10% des fertilisants, 90% des nitrates se dispersent dans l'environnement, c'est à dire dans les sols et l'eau et en particulier dans les nappes phréatiques....cette eau polluée par les nitrates est utilisée pour arroser les cultures ce qui ajoute encore aux nitrates des engrais.....et c'est surtout l'eau de boisson qui lorsqu'elle est contaminée, est la grande pourvoyeuse de nitrate dans notre organisme. Les nitrates ne sont en fait pas directement cancérigènes. Ce sont leur produits de transformation dans l'organisme humain qui le sont : les nitrites, nitosamines et nitosamides. En effet, cette transformation est effectuée par les bactéries saprophytes qui résident naturellement dans notre gros intestin. Les cancers qui en résultent concernent principalement cet organe.
Les effets néfastes des nitrates ne s'arrêtent pas là. Transformés en acide nitrique, ils sont à l'origine des pluies acides qui détruisent les forêts. En se transformant en oxyde d'azote, un gaz à effet de serre, ils contribuent au réchauffement de la planète."
Cancérologue chargé de mission pour la mise en oeuvre du Plan Cancer fondateur de l'ARTAC contre lobbyiste primaire aux ordres !

ERISPOE | 05 novembre 2013 à 17h12
 
Signaler un contenu inapproprié
 

La viande à toujours été un produit à risque. Avec les végétaux en principe on ne s'empoisonne pas.

Oui cela a à voir avec les méthodes de productions bio, infiniment plus dangereuses pour le consommateur que les produits conventionnels.

Il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Le sujet n'est pas le bio, mais c'est un des commentateurs qui a écrit que le bio était la solution.

Laurent Berthod | 05 novembre 2013 à 17h43
 
Signaler un contenu inapproprié
 

""On n'abordera même pas les pesticides de stockage dans les céréales, ce qui constituera pour moi le prochain scandale sanitaire""

Vous parlez de chose que vous ne connaissez pas !!!

Voilà 30 ans,on stockait du blé en cellule avec l'ajout" manuel" d'insecticide en poudre, que l'on respirait " à plein poumon" en pelletant le haut de la cellule.( en plus sous le toit de la grange avec 30 degré au soleil,soit au moins 40 à l'intérieur)
J'en ai respiré pendant 20 moissons ,mon oncle pendant au moins 40 moissons et c'était pour tout le monde pareil !!!
Eh bien,15 ans plus tard tout le monde est encore vivant ,alors votre scandale sanitaire restera dans votre tête ...

Par contre je connais un agri qui a fait un stage de plusieurs jours à l'hôpital pendant la moisson pour des troubles neurologiques après avoir respiré de la poussière de blé, au cul de la moissbatt, complètement fusarié!!!

Aujourd'hui, les insecticides sont interdits pour le stockage,la ventilation suffit le plus souvent pour détruire les sylvains et autres charançons.

Les nitrates sont peut être polluant pour l'environnement lorsqu'ils sont en excès mais ils ne sont pas dangereux pour l'homme.
Si vous avez peur des nitrates ne manger surtout plus de salade, ni aucuns légumes .

Marco | 05 novembre 2013 à 20h42
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"""Je ne sais pas si la solution aux problèmes actuels de l'agriculture est le bio, mais ce qui est sûr c'est que soutenir et renflouer (en Bretagne) ce modèle industrielle excessif est une erreur et une impasse.

Alors oui, consommons moins de viande mais de la locale, labellisée pour soutenir les éleveurs français qui font de la qualité et abandonnons les industriels qui font de la merde, tant en terme de production, de pollution que de bien être animal. ""

Facile à dire lorsque consomme plus de viande de porc importée d'Allemagne que de viande de porc de Bretagne pour cause d' un prix moins élevé au kg !!!
Vous avez raison, les bretons sont des pollueurs qui n'en plus d' avenir et les allemands des producteurs très respectueux de leur personnel de l'Est et qui sont le modèle à suivre !!!

Marco | 05 novembre 2013 à 20h53
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Cher Marco,

Vos 2 derniers messages montrent que vous ne lisez pas vraiment les commentaire sur lesquels vous réagissez... et que vous présentez votre exemple comme une règle générale !

Concernant le mien, vous n'avez visiblement pas compris mon propos puisque je parle clairement de consommation de viande locale et non de viande lowcost venant d’abattoir allemands qui exploitent des polonais. Je ne consomme que de la viande, au minimum française (mention VPF, VBF) et labellisée et le plus souvent locale (disons en 0 et 50 km de mon domicile selon les cas).

Lorsque je dis qu'à mon avis, ce mode de consommation est une solution possible, j'estime que je n'incite pas aux importations venues d'Allemagne, au contraire que je favorise les élevages français extensifs. Et pour compenser le prix plus élevés, j'en mange moins, c'est tout.

Quand à la Bretagne, aucune généralisation dans mes propos, simplement le fait que l'actualité montre que l'agroalimentaire Breton, basé sur un modèle industriel extrême (volaille et porcs notamment), est à bout de souffle et que l'on peut soit le ranimer temporairement à coup d'argent public, soit l'adapter aux nouvelles contraintes environnementales et aux attentes des consommateurs en termes de qualité, de bien être animal...

Je ne peux que vous inviter à mieux lire les commentaires et à vous interroger sur votre propre consommation de viande et son influence sur la filière, avant de juger de celle des autres.

jujuniep | 06 novembre 2013 à 09h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

a ERISPOE

Il y avait longtemps et le professeur belpomme nous manquait.
Bonjour la référence. Ce charmant clown ne sait même pas que chez les scientifique du monde entier le langage utiliser est spécifique pour ce comprendre.Il voit dans une étude américaine (qui semble sérieuse) que 70% des cancers sont de causes environnementales et donc en bon franchouillard qui ne parle pas l’anglais suffisamment il traduit « 70% des cancers sont du au pollution et surtout au pesticide ».le PB c’est qu’en langage scientifique ,les causes environnementale sont tous ce qui n’est pas génétique (donc aussi tabac ,alcools,médicament,alimentation mal bouffe,soleil…….)
Il en a même fait un livre le c.. .
Il est m^me pas foutu de connaitre le langage de bases de ses sois disant paires.
Haha le professeur belpome à associé à MMR(elle au moins ne s'affiche pas comme scientifique) pour le même paniers de nul .Super référence pour les bobos croyants décérébrés .
Réference logique pour eux en fait hahahaha

Il faut de tout pour faire un monde disait ma grand mère ,mais pour certain il en faut pas de trop ajoutait mon grand père.......
Avec des zozo comme cela on avance HAHAHAHAHAH

yannquirigole | 06 novembre 2013 à 09h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les histoires à dormir debout de Belpomme sont toutes absolument fausses, du taux de nitrate qui n'est pas fixé par les plantes à la dangerosité pour la santé humaine. Les dernières connaissances scientifiques montrent que les nitrates sont bénéfiques pour la santé. L'histoire des pluies acides est un mythe, devenu un mensonge depuis que l'on sait que c'est cette histoire est une erreur. Belpomme est un histrion. Un histrion dangereux.

Laurent Berthod | 06 novembre 2013 à 10h10
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Yannquirigol,
Reprochez à quelqu'un ses carences en langage scientifique est, de votre part, très peu judicieux vu les raccourcis délirants dont vous êtes coutumiers (je peux vous rappeler votre célèbre "la nature nous dit qu'elle préfère le chimique au bio" lors d'un autre article) et surtout vu la lisibilité plus que limite de votre dernier message...

Et vous voir dire de ce cancérologue, ancien chef de clinique, qui a écrit plus d'articles que vous n'en avez lu (France agricole compris) qu'il est un zozo... ça doit en faire rigoler plus d'un !

jujuniep | 06 novembre 2013 à 10h24
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Jujuniep

Vous étés pénible avec vos interprétation débile.

1er : même si ce que vous sous entendiez sur moi était vraie en quoi cela changerai les fais de sur la bêtise afficher par belpome (et le fait de le défendre confirme mon opinion sur vous)

2eme :Utiliser la phrase « je peux vous rappeler votre célèbre "la nature nous dit qu'elle préfère le chimique au bio" lors d'un autre article » sortie du contexte où je répondais avec ironie a à madame lio est bien la technique d’un escrologiste mais pour vous le pb est que vous etes un escrologiste non pas par volonté de « triché » mais par croyance et là cela deviens triste pour vous.

a suivre

yannquirigole | 06 novembre 2013 à 11h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 

jujuniep

J’oubliai
"Surtout vu la lisibilité plus que limite de votre dernier message..." vous étés tellement "contre moi" que vous n'avez même pas vue que pour le message dont vous parler il manquait une première partie (bug ou censure???) pourtant il commençait par le mot "suite" ce qui sous entent monsieur jujuniep qui arrête de réfléchir quand cela l'arrange qu'il y avait quelque chose avant qui peut être aurait éclairé un peu plus votre cortex.

"Vu les raccourcis délirants dont vous êtes coutumiers" ben tien.
Là pas de Pb tous le monde peu lire et constater votre objectivité

yannquirigole | 06 novembre 2013 à 11h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

suite pour jujuniep

Pour terminer sur ma phrase ironique (surtout que je travail pour diminuer les phyto en production végétale) cela vous pose un problème vis-à-vis de vos croyances qui sont mis en défaut et donc il vous reste le dénigrement (et le fait que je doive être sûrement payer par monsanto en plus hahaha) pour que vous ne soyer pas trop perturber dans vos croyance.
Pas facile la vie mon pauvre monsieur
Mais oui il faut avouer que le Pb des vignes bio (puisque c’était le sujet de mon échange avec lio ) est une surprise mais le résultat est là :Moins de biodiversité sont mesuré en vigne bio par rapport aux conventionnel (qui utilise des produit phyto).le repaire utiliser pour ce constat sont la présence des ver de terre endogé qui sont trois fois plus nombreux en vigne conventionnel.Deplus les explications sont connues :trop de cuivre dans les sol et trop de tassement des sols du au passage trop nombreux d’engin lourd.
Jujuniep vous allez finir au niveau de belpome !

Le Pb que vous avez avec moi et qui bloque votre capacité de résonnement est que je ne suis pas contre les PGM et contre toutes les bétises et mensonges balancé par les escrolo et autre environnementeurs et de ce fait vous n’avez plus d’objectivité sur mes remarques même sur d’autre sujet que les PGM.(betises que vous validez car elles confirment vos croyances)
Quel dommage mais bon c’est votre niveau de participation aux débats

yannquirigole | 06 novembre 2013 à 12h05
 
Signaler un contenu inapproprié
 

jujuniep
là encore mes deux derniers messages sont affichés dans le desordre par rapport à l'ordre d'écriture ce qui ne va pas vous aider pour votre compréhension.(déjà que...)
(et je n'en suis pas résponsable)

yannquirigole | 06 novembre 2013 à 12h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Deplus les explications sont connues :trop de cuivre dans les sol et trop de tassement des sols du au passage trop nombreux d’engin lourd.
Jujuniep vous allez finir au niveau de belpome !

Permettez moi de rectifier ,

Ce n'est pas tant le cuivre qui diminue le nombre de vers de terre en vigne bio mais le travail du sol rendu obligatoire pour maitriser les adventices .

Marco | 06 novembre 2013 à 13h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Marco

En effet dans le rapport que j'ai pu voir si le désherbage mécanique était cité en premier il était quand même cité les problèmes du aux excès de cuivre.

Pour résumer comme l’adore Monsieur jujuniep :
Les vers de terre préfère pour vivre recevoir des herbicides (bien gérés) au travail mécanique intensif obligatoire pour les vignes bio.

C’est bête hein jujuniep. lol.
Vous pouvez quand même m'attaquer sur le fait de ne pas avoir mis dans le bonne ordre d'importance les causes avancées du problème comme relevé par Marco qui contrairement à vous à la capacité d'avoir quelque information ne provenant pas que des bourguignons ou belpome
Au fait , une technique d'escrologiste mais qui marche:
Savez vous Monsieur jujuniep pourquoi le grand professeur belpome n'est plus responsable de rien du tout????
(Sauf de ses livres qui l'enrichisse maintenant en surfant sur la crédulité des bobos croyants ignorants qui sont les seul a lui donner une quelconque crédébilité complétement réfuté par les autres scientifique (qui eux sont surement tous payer par monsanto cela va sans dire of course).

yannquirigole | 06 novembre 2013 à 14h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Yannquirigol,
Sérieusement, quitte à dire n'importe quoi essayez de vous calmer lorsque vous tapez vos messages car je vous promets que c'est de plus en plus incompréhensible.

Le sujet est la pollution nitratée et vous délirez sur les escrolos, le Bio, les OGM... vous êtes incapable de commenter un sujet sans insulter tout et n'importe quoi avec votre vocable bien à vous. Et encore une fois, le débat tourne aux jugements de valeurs (ex : Belpomme est un zozo) très constructifs...

Question : avez-vous un avis sur les nitrates ou venez-vous sur Actu environnement juste pour répéter à ceux qui le savent déjà que vous détestez le bio ?

Et je ne sais pas si ce M. Belpome est irréprochable, mais vu le niveau de votre commentaire, j'ai plus confiance en un cancérologue qui parle de cancer, qu'en un Yannquirigol qui parle de tout le reste !

Quand à Marco, avez-vous quelque chose d'intelligent à dire à propos de la conso de viande (car il me semble que je vous avais répondu là dessus) ou souhaitez-vous vous mettre au niveau de Yannquirigol, ce qui est bien plus bas que celui de Belpome au passage ?

En espérant que cela recentre le débat sur le sujet : la pollution nitratée... Je discuterai avec plaisir de la manière dont les consommateurs peuvent agir sur la filière élevage !

jujuniep | 07 novembre 2013 à 09h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Y'a quoi d'incompréhensibles dans les propos de Yannquirigole?
Ils sont parfaitement cohérents même si ils débordent sur les sujets annexes.

Sinon il est bien beau ce texte du 31/10/2013 mais on ne connait pas les bases de calculs (formules calcées sur le DeXeL et circulaire du 21/12/01 ou nouvelles références?). Sans parler du fait de la futur nouvelle problématique des très fortes concentrations d'épandage au printemps qui vont résulter des nouvelles interdictions d'épandage à l'automne.
Nous somme en présence d'un texte qui ne découle même pas d'un bilan des programmes précédents (sans parler de la remis en cause de l'influence EXCLUSIVE des nitrates sur les algues vertes et sur la qualité de l'eau et de sa potabilité qui a été fixé au pifomètre). On passera aussi sur la non prise en compte de l'agronomie sur les périodes d'épandges...

Kathar | 07 novembre 2013 à 11h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

""Or les plantes traitées par les engrais ne fixent que 10% des fertilisants, 90% des nitrates se dispersent dans l'environnement.""

Ceci est parfaitement faux, avec les moyens dont en dispose aujourd'hui , on connait parfaitement ce qu'il reste dans le sol après une culture de blé ou autre .
C'est l'inverse , derrière un blé, fertilisé avec les méthodes de raisonnement dont disposeent les agriculteurs, il ne reste pas grand chose,il suffit d'observer le développement des cipans pour s'en rendre compte.
Je n'irais pas me faire soigner par une personne qui ose dire autant de bétises.



Historiquement ,les porcs n'étaient pas élevés en plein air mais dans des rangs à cochons!!!
L'élevage breton n'est pas différent des autres élevages français et européens. Un cochon ou un poulet consomment principalement des céréales .
D'ailleurs,je mets au défi toute personne capable de voir une différence de qualité gustative, entre un porc d'élevage industriel de 120 kg et un porc élevé dans une rang à cochons " à l'ancienne" ayant le même poids et tués et façonnés par le même charcutier !!!

L'élevage et l'agriculture en générale se sont adaptés aux habitudes des consommateurs qui fréquent pour la plupart les SuperMarchés !!!

Marco | 07 novembre 2013 à 13h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Pourtant entre un poulet en batterie et un poulet de Bresse (plein air ; 120 J) il n'y a pas photo.
L'un vous inonde le four d'eau et l'autre les papilles de bonnes sensations

Terra | 07 novembre 2013 à 15h07
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Marco,

Historiquement les cochons étaient élevés sur litière, avec accès à un fond de jardin boueux où ils étaient nourris avec les déchets des familles et le petit lait. Encore plus anciennement, ou dans les monastères, ils étaient plein air, dans des prés sous bois (qui ravageait les forets, au passage).

Le "c'était mieux avant" est souvent faux mais n'essayez pas de nous dire que les caillebotis, la contention des mères, les densités élevées, etc. sont le système "normale", surtout vu les comportement naturels des cochons. Cela ne convaincra personne !

Et sur la différence gustative, apparemment vous n'avez jamais gouté un saucisson de porc plein air ou du jambon bio sans nitrite car je peux vous affirmer que des amateurs de porc ne peuvent pas s'y tromper.

Et comme vous le faites (justement) remarquer, l'agriculture s'adapte aux consommateurs, d'où le fait que pour moi, la transition de l'élevage vers des modes plus respectueux de l'environnement et du bien être animal passera également par nos actes de consommation. Arrêtons d'acheter de la viande d’élevages intensifs, les éleveurs s'adapteront (les "alternatifs" ne connaissent pas la crise, au passage) et la Bretagne pourra redevenir en Europe une place forte du porc... sur paille.
L'acte d'achat n'est pas qu'une histoire de goût, c'est aussi un histoire de responsabilité. Aucun porcelet n'est castré à vif du fait de ma conso de viande... et la votre ?

jujuniep | 07 novembre 2013 à 15h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Pourtant entre un poulet en batterie et un poulet de Bresse (plein air ; 120 J) il n'y a pas photo.
L'un vous inonde le four d'eau et l'autre les papilles de bonnes sensations

Votre comparaison serait valable si en comparait un poulet élevé en plein air durant 120 jours et le poulet de Bresse .
C'est comme si on comparait un porc abattu à 120 kg avec un cochon abattu à 180 kg !!!
C'est la graisse qui donne le goût à la viande mais la grande majorité des consommateurs ne veulent pas de gras !!!

Marco | 07 novembre 2013 à 18h11
 
Signaler un contenu inapproprié
 

""Le "c'était mieux avant" est souvent faux mais n'essayez pas de nous dire que les caillebotis, la contention des mères, les densités élevées,... ""

"" Et sur la différence gustative, apparemment vous n'avez jamais gouté un saucisson de porc plein air ...""

Un gamin de 5 ans en dirait certainement autant mais le problème c'est les coûts de production !!! et en particulier la concurrence allemande ( qui fait terriblement baisser le prix actuellement) avec sa main d'œuvre à 6 € de l'heure!!!
Au passage, le bien être animal des truies, n'est pas rémunéré du tout !!! Amortir 500000€ sur 10 ans même pour un très gros élevage ,sans rentrer le moindre centime supplémentaire ""venant du consommateur qui l' a exigé "" est inadmissible !!!

Je pense que vous n'avez pas encore compris que c'est la façonnage qui fait la qualité gustative du porc. Si les porcs bio passaient par de gros abattoirs et charcutiers industriels, il serait moins bons qu'un simple porc industriel tué ,découpé, etc par les tueurs de cochons que nous avons tous connu dans notre jeunesse !!!!

J'ai un ami qui transforme du porc " industriel" sur deux sites différents ( avec 40 employés) et qui le vend dans les rayons " produits de qualité" dans les supermarchés et il ne ferait pas mieux ( selon lui) avec de la viande bio sauf faire plus de marge !!!!

Sans vous connaître ,vous faire parti des nouveaux " pigeons " de certains producteurs qui savent surfer sur la vague écolo du moment !!

Marco | 07 novembre 2013 à 18h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Marco, vous semblez être très proche de l'élevage industriel et ça se voit...

Par ailleurs, vous savez bien répéter les mensonges industriels comme le bien être des truies avec la dernières modif de la réglementation...

Cet aménagement minimum (sous la pression des lobby du porc) et insuffisant a été fait à la base pour supprimer un scandale en terme de bien être animal, la contention des truies, qui n'a pas à être rémunéré spécialement... les marges ne doivent pas tout justifier en terme de souffrance animale mais cela ne semble pas vous poser problème.
Les éleveurs de bovins ne sont pas rémunérés pour ne pas torturer leurs animaux... pourquoi les éleveurs de porc devraient l'être ?

Sur l'aspect gustatif, vous êtes dans l’erreur, ceux qui consomme de la viande de qualité le savent... Du jambon bio industriel sera meilleurs que du jambon classique industriel, c'est avéré (plusieurs tests à l'aveugle ont été réalisés par divers organisme), je ne parle même pas de ce qui est préparé de manière artisanal, ou de l'utilisation de race à croissance moins rapide qui donnent un goût incomparable !

Et lorsque j'achète ma viande plein air/bio à la ferme à coté de chez moi, moins cher que celle du supermarché, je ne suis le pigeon de personne !

Et vous, l'ami des gentils industriels qui n'ont rien à se reprocher, ça ne vous embête pas de payer votre viande industrielle plus chère que ma viande bio locale ?

jujuniep | 08 novembre 2013 à 09h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Suite pour Marco,

La concurrence allemande ne pose problème qu'aux industriels :
Ce matin, reportage de France info sur un éleveur de porc breton, ancien éleveur industriel passé dernièrement au "sur paille" et vente directe... Et bien ce monsieur ne connaît pas la crise car se rémunère mieux en vendant moins de cochons, s'estime véritablement "éleveur" et n'a plus honte des souffrances qu'il imposait auparavant à ces animaux. Autre chose, l'écotaxe ne lui pose aucun problème, à lui !

Quand je vois cet exemple et la part du bio/plein air/sur paille qui ne cesse d'augmenter en France (en consommation et en production), et de l'autre coté que les industriels demandent de l'argent public pour continuer de produire de la merde, je me dis que finalement la situation va se régler d'elle même et que les pigeons ne sont pas ceux qu'on croit...

Au fait Marco, vous ne m'avez pas répondu : ça ne vous pose pas problème que votre mode de consommation fasse que les porcelets soient castrés à vif, leurs dents limées, leurs queues coupées, et que leur vie soit résumée à ronger des barreaux et fouiller un sol en béton ?

jujuniep | 08 novembre 2013 à 09h44
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Et si on revenait à nos moutons (bios ! )

Nitrates,algues vertes & C° ou le Père UBU à la manoeuvre....

2001 à 2004 - Arrêtés préfectoraux pour application des directives européennes nitrates dans le Finistère....
2004 - La FDSEA, le CDJA et le Ministère de l'Agriculture attaquent conjointement ces arrêtés au tribunal administratif de Rennes,2° et 3° programmes d'action. (bel exemple de collusion entre les services de l'état et des syndicats professionnels en plus des conflits d'intérêts)
2006 - Le tribunal administratif de Rennes leur donne raison et annule partiellement plusieurs arrêtés préfectoraux pris entre 2001 et 2004. 2006 - Le Ministère de l'Ecologie et du Dvt durable fait appel 2007 - La cour d'appel de Nantes demande l'annulation de la décision du TA de Rennes.
2007 - Le TA de Rennes condamne l'état pour pollution de l'eau potable par les nitrates : "carences de l'état dans l'instruction des dossiers et le contrôle des installations classées agricoles, d'autant que l'état n'as pas mis en oeuvre dans les délais impartis les programmes d'action prévus par les directives européennes de 1991 sur la protection des eaux" 2007 - Le TA de Rennes recondamne l'état dans l'affaire des marées vertes donc les préfets des Côtes d'Armor et du Finistère

erispoe | 09 novembre 2013 à 16h53
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Pour ceux qui lance encore une fois la sempiternelle fronde contre l'agriculteur pollueur payeur une question:

Qui voulait manger des produits alimentaires moins cher?
Qui pendant des années à considéré l'alimentation comme une variable d'ajustement?

Les scandales alimentaires à répétition qui permettent à chacun de regarder ne serait-ce qu'une semaine, un jour (eh oui ça va ça vient l'info minute) ne permettent malheureusement pas à retirer l'alimentation hors de l'engrenage dangereux de l'offre et de la demande (souvenez-vous des lasagnes au cheval).
Les exploitants agricoles ont été obligés de recourir au modèle intensif (mais après guerre c'était nécessaire) il y a eu de l'abus c'est sûr et surement que certains le font en toute conscience mais bon sang arrêtons de jouer aux hypocrites et arrêtons de toujours jeter la faute sur le premier maillon de notre chaîne alimentaire!
c'est des solutions qu'il faut débattre et au niveau européen, une vrai réforme qui devra également discuter de la part des produits agricoles sur les marchés mondiaux.

moguesa | 09 novembre 2013 à 22h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Jujuniep

Votre discours et vos arguments sont largement exagérés et vous êtes extrémistes dans vos propos .

Ce n'est par parce que des porcs sont élevés sur paille que l'éleveur ne leur lime pas les dents ( pour ne pas blesser les mamelles des truies) et ou ne les castre pas à vif ! ( il y a bien des pratiques religieuses aussi douloureuses de par le monde que personne ne condamne )
Le fait d'être élevé sur paille n'améliore pas le saveur de la viande, ni la santé du porc ( ce serait même le contraire)!

Il faudrait nous expliquer en quoi votre éleveur breton inflige moins de souffrance parce que ces porcs sont sur paille et depuis qui les vend en direct !!! puisque l'abattage se fait obligatoirement à l'abattoir ,c'est à dire en clair que le porc qu'il soit élevé sur paille ou pas sera tout de même tué à l'abattoir comme ces " anciens " copains .

Un porc qu'il soit nourri avec des céréales bio ou conventionnelles, a exactement la même saveur , la différence est uniquement dans votre tête.
Je connais un éleveur qui transforme et vend lui même sa viande de porc sur Paris dans des restaus parisiens, ces porcs sont élevés sur paille mais sa cochonaille n'est pas meilleur que celle de l'ami salaisonnié qui achète du porc élevé sur caillibotis, au cul des abattoirs industriels bretons.

Enfin, il y a quelques années la DSV a descendu chez un éleveur bio pour maltraitance de ces porcs !!!

Je crois que vous êtes très naïf .

Marco | 10 novembre 2013 à 11h45
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Marco,

Vous répondre m'est assez pénible car votre dernier message est vraiment consternant... mais je vais quand même essayer !

1. La castration à vif est remplacée par l'immuno-castration dans certains élevage alternatif, voire pas de castration du tout, les porcs abattus sont donc de jeunes verrats... Les pratiques de coupage de queues sont liées à l'intensif car les morsures interviennent à cause des fortes densités... Ce n'est pas pratiqué en alternatif. Idem pour les dent limées où la plupart des éleveurs naisseurs alternatifs s'en passent.

Donc pour résumer : lorsque vous choisissez un éleveur local et/ou labellisé, vous pouvez choisir les pratiques d'élevages associées.

2. La paille n'améliore pas le goût, elle améliore les conditions d'élevage... comme je vous le disais, dans un acte d'achat, il y a aussi des valeurs. Le bien être animal n'est pas une de vos valeurs, c'est comme ça.

3. pour le goût, à part la transfo, c'est surtout le nb de jours à l'abatage, la race, la diversité alimentaire, les facteurs de stress... qui jouent. Tout cela est amélioré en élevage alternatif. Ce n'est pas dans ma tête, c'est avéré : le porc issus d'élevage plein air ou sur paille est meilleur.

Si vous ne me croyez pas car je suis "naïf", renseignez-vous sur Thierry Schweitzer, ses élevages et ses produits. Un naïf qui a réussit !

Vous semblez être quelqu'un qui ne connait pas grand chose mais qui connaît un type qui a un ami qui croit connaître des trucs.

jujuniep | 12 novembre 2013 à 12h08
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ Jujuniep

""Vous semblez être quelqu'un qui ne connait pas grand chose mais qui connaît un type qui a un ami qui croit connaître des trucs""

Vous ne savez plus quoi dire !!!

En fait je travaille dans la transformation de viande porcine depuis 20 ans donc forcément je connais plutôt bien les ficelles du métier et en plus je suis fils d'éleveur de porc , donc je sais très bien de quoi je parle.
Mon père ne fait que de l'engraissement, les porcs engraissés dans l'ancien bâtiment sont sur paille, ceux du bâtiment neuf sont sur callebotis.La ferme est très petite et nous sommes obligés d'acheter pratiquement toute la paille dont les prix ont flambés ses dernières années.( les prix ont beaucoup descendu en 2013)
Renseignez vous chez des éleveurs honnêtes ,il y a beaucoup plus de problèmes sanitaires dans les élevages en plein air que sur callebotis ou paille .

Vous me faites un peu rire avec votre élevage alternatif!!! c'est encore un miroir à alouettes pour bobo !!!

Je pense que l'on va en resté là , restez avec vos croyances ,moi je reste avec ce que je vois tous les jours !!! Adieu

Marco | 12 novembre 2013 à 18h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Marco, vous êtes vexé, mais pourtant vous ne répondez toujours pas aux questions qu'on vous pose ! Votre aveuglement en est au point d'accuser les "alternatifs" comme Schweitzer qui réussissent de malhonnêteté. Et votre message montre qu'on peut être (sois disant) de la partie et ne pas voir les nécessités de changement d'un système à bout.

Pour ma part, je suis aussi fils d'éleveur, engagé dans la protection animale, très impliqué dans le bien être des porcs et j'achète mon cochon (sur paille pour les roses et plein air pour les gascons) à un voisin, autosuffisant en céréales et paille, assurant lui même la transformation de ses produits, qui ne peux pas suivre la demande sans cesse en augmentation.

Alors quand on voit l'état de la filière intensive et les pollutions occasionnées et qu'on entend votre discours méprisant et archaïque à propos des alternatifs et des "bobo", cela aussi ça me fait carrément rire aussi !

Mais vous avez raison : restez convaincu que l'intensif est la solution, que le caillebotis doit être la norme, que le bien être animal n'a aucune valeur et que la pollution aux nitrates (sujet de l'article) vient d'ailleurs. Continuez de transformer votre porc intensif sans gout bourré d'antibiotique (ho oui, la fameuse question sanitaire...) et laissez les autres évoluer et s'adapter aux nouvelles problématiques.

Et à bientôt !

jujuniep | 13 novembre 2013 à 14h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Sans vouloir prendre partie (quoi que) je sais qu'en Italie, pour la fabrication de mozzarella (la vraie) les bufflonnes sont litérallement choyées.
Bains de boues, massage, alimentation de qualité.

L'éleveur affirme que ces bêtes, plus heureuses font du meilleur lait. Cependant elles en produisent bcp moins. Mais vraiment.

Je pense que la variable "bien être animal" n'est pas "déconnante" mais clairement, pour la fabrication de tous les produits dérivés on a besoin de l'intensif.
Discutant cet été avec un éleveur de poule il m'expliquait qu'il allait investir dans une batterie. Je lui demande s'il ne se trompe pas de cible et il me répond que la demande n'est pas tant dans le poulet fermier (il y en a) que dans le poulet industriel qui doit fournir toute les usines de transformation (nuggets et plats préparé + pets food)

De mon avis les deux systèmes peuvent coexister.

Car vos cochons, sont certainement plus cher que les cochons industriel tout comme le poulet.
Il en faut pour tout les goûts, et je ne suis pas sur que les Français en général soient pres à renoncer à leur viande tous les jours, même s'il s'agit d'une meilleur qualité.

Terra | 13 novembre 2013 à 15h18
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Terra, sur le prix, vous avez raison, l'intensif coute plus cher que l'extensif. Si on raisonne en rapport qualité/prix cela ne devient plus si évident... (et pour les œufs, vous pouvez aujourd'hui trouver du label rouge français moins cher des œufs cages, en jouant sur les marques).

Ensuite, si l'on considère que le prix des aliments doit rémunérer correctement le travail des éleveurs mais également tenir compte des pollutions induites, c'est le prix des produits issus de l'intensif qui est anormalement bas, pas l'inverse.

Et en consommant ce genre de produit de qualité, vous garantissez (selon les labels) une amélioration du bien être animal et cela, pour moi et pour d'autre, n'a pas de prix... Ou plutôt, ce sont les conditions d'élevages intensives des cochons, poules, poulets, dindes, lapins qui sont inadmissibles où la productivité justifie toutes les horreurs et devraient être simplement interdites comme dans certains pays.

Enfin diminuer sa consommation de viande et la rediriger vers des produits de qualité locaux a de multiplie avantage, y compris en terme de santé publique, d'emplois, d'environnement...

Si vous mélangez tout ça dans un contexte où l'alimentation redevient un poste de dépense prioritaire et non les tablettes tactiles et smartphones, la qualité redevient accessible à tous et l'intensif n'a plus de raison d'être. Le contexte actuel montre que le modèle intensif, en particulier pour les cochons, est à bout de souffle.

jujuniep | 14 novembre 2013 à 08h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Quelques corrections:

Le fumier en excés est aussi polluant que du lisier également en excès .
Si pour certain le "modéle breton est mort", ce sont surtout les abbatoirs qui sont morts car la production francaise a diminué au profit des allemands.
Il est impossible de mettre 25 millions de porcs sur paille sinon il faudra mettre les bovins,caprins et chevaux sur le béton .
Elever du porc sur paille n'est pas forcément plus extensif que sur caillebotis,ce qui compte c'est le nombre de porcs pour une surface donnée.
Il n'y a pas moins de mortalité sur paille que sur caillebotis.
Enfin,il ya encore beaucoup d'élevages industriels qui gagnent très bien leur vie mais cà il ne faut pas le dire

CLAUDE | 14 novembre 2013 à 17h56
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…