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Ventes de pesticides : une baisse attendue pour 2019

Les premiers chiffres divulgués par le ministère de la Transition écologique font état d'une baisse des ventes de pesticides en 2019. Les ventes de substances actives ont baissé de 44 % entre 2018 et 2019 après une hausse de 18 % l'année précédente.

Risques  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Ventes de pesticides : une baisse attendue pour 2019

Les ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture ont rendu public des premières données sur la vente de pesticides pour l'année 2019. Si ces chiffres doivent encore être consolidés d'ici l'automne, ils rendent compte d'une baisse des ventes de 44 % des substances actives pour les usages agricoles. Le Gouvernement se déclare par conséquent très satisfait alors que les données de l'année précédente étaient beaucoup moins reluisantes. Les ventes pour usages agricoles avaient augmenté de 18 % par rapport à 2017.

Le ministère détaille par ailleurs que les ventes de produits les plus préoccupants (les cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques ou « CMR ») diminuent de plus de 50 % en 2019 par rapport à 2018. Les quantités de glyphosate vendues diminuent quant à elle de 35 % entre 2018 et 2019, après avoir augmenté de +11 % entre 2017 et 2018. Le ministère constate que la part relative des produits de biocontrôle continue à augmenter, « ce qui illustre une substitution progressive et continue des substances les plus dangereuses par ces produits », estime-t-il.

Mais qui dit vente ne dit pas forcément utilisation. Ces données ne reflètent donc pas totalement la réalité de terrain. Les effets de stock d'une année sur l'autre ne sont pas négligeables. Une hausse de la redevance perçue sur ces ventes était prévue et a eu lieu en mars 2020. Elle a donc peut-être aussi dissuadé certains achats. Plusieurs produits contenant du glyphosate ont également été interdits par l'Anses en 2018, ce qui a sans doute conduit les agriculteurs à se tourner vers d'autres herbicides ou alternatives.

Des données hors du cadre du plan écophyto

Pour l'association Générations Futures, l'indicateur qui fait foi et qui s'inscrit dans le cadre du plan écophyto reste le Nodu, basé sur le nombre de doses de produits appliqué, et pas le volume des pesticides. Même si l'association se réjouit de la tendance mise en évidence par ces données, elle s'étonne de la communication du ministère qui ne fait plus référence au plan écophyto ni n'en réfère aux acteurs de ce plan, ce qui marque « une rupture avec l'esprit de gouvernance à quatre ou cinq qui avait présidé lors du Grenelle de l'environnement qui a conduit, entre autres, à la naissance de ce plan, au profit d'une approche purement Com' du Gouvernement. » Pour toutes ces raisons, Générations Futures rappelle le Gouvernement à « revenir à un fonctionnement normal du suivi du plan écophyto, ce qui sous-entend un respect des parties prenantes et une vraie transparence dans les données utilisées », déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures.

Réactions1 réaction à cet article

 

Il y a tout de même un problème qu'on ne peut résoudre sans solution chimique pour l'instant c'est le taupin dit ver fil de fer, quand ça attaque un champ de maïs ça peut en tuer 5 à suivre, imagine des milliers.
chez-moi je ne cultive plus de salade à cause de ça, donc lutter pour éviter ces produits, c'est d'éradiquer cette bestiole d'une façon ou d'une autre.

pemmore | 02 juillet 2020 à 12h47
 
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