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Budget rectificatif 2014 : l'Ecologie devra (encore) se serrer la ceinture

Le gouvernement présente un projet de loi de finances rectificative qui vise 1,6 milliard d'euros d'économies supplémentaires au niveau de l'Etat. Le ministère de l'Ecologie n'échappera pas à l'effort budgétaire.

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°338 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°338
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Michel Sapin et Christian Eckert, respectivement ministre des Finances et secrétaire d'Etat en charge du budget, ont présenté ce mercredi 11 juin en Conseil des ministres, le projet de loi de finances rectificative pour 2014 (PLFR). Il sera examiné en commission parlementaire à partir du 18 juin. Ce jour-là, le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale (PLFRSS) sera également présenté en Conseil des ministres.

Ecologie et Energie : un budget réduit de 113 M€

Pour respecter son plan triennal d'économies de 50 milliards d'euros (18 Mds€ d'économies pour l'Etat, 11 Mds€ pour les collectivités territoriales, 10 Mds€ pour l'assurance maladie et 11 Mds€ pour la protection sociale), le gouvernement souhaite engager, pour sa part, 1,6 milliard d'euros d'économies supplémentaires, grâce à des annulations de crédits budgétaires.

Ainsi, le portefeuille de l'écologie, du développement durable et de l'énergie contribue à hauteur de 113 millions d'euros de crédits annulés, dont 59 M€ au-delà de la réserve et 54 M€ de crédits mis en réserve. Ce qui porte les économies totales pour 2014 à plus de 600 millions d'euros, puisque la loi de finances 2014 prévoyait déjà une baisse des crédits de paiement pour le portefeuille Ecologie, développement et aménagement durables (de 7,7 milliards d'euros en 2013 à 7,16 milliards d'euros en 2014).

Le portefeuille de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt voit 31 M€ de crédits annulés (21 M€ au-delà de la réserve, 13 M€ sur crédits mis en réserve). Il avait déjà dû consentir à un effort de 100 millions d'euros pour 2014.

Le ministère de la Défense est le plus durement touché avec 350 millions d'euros de dépenses annulées, devant l'Education (189 M€). "Les annulations sont imputées majoritairement sur des crédits qui n'étaient pas mis en réserve (1 milliard d'euros sur 1,6 milliard d'euros), ce qui signifie que les ministères dégageront des économies au-delà des marges de sécurité constituées en début d'année", précise le dossier de presse du ministère des Finances. Celui-ci ajoute que tous les ministères sont mis à contribution, mais que "la répartition des annulations a été décidée à l'issue d'une analyse approfondie afin de garantir le fonctionnement des services publics et l'atteinte des objectifs du Gouvernement". Seul le ministère de l'Intérieur devrait par exemple voir le niveau de son personnel réduit à nouveau.

Investissements d'avenir : des dépenses "décalées dans le temps"

Au moment de la présentation du projet de loi de finances 2014, le gouvernement précisait que le manque à gagner pour l'écologie serait compensé par 1,9 milliard d'euros d'investissements d'avenir (PIA). Mais là aussi, les dépenses devraient être freinées… Le PLFR 2014 prévoit en effet que "les prévisions de dépenses des investissements d'avenir sont revues à la baisse. Le rythme de décaissement des investissements d'avenir (IA) tel qu'il résulte des prévisions du Commissariat général à l'investissement sera finalement moins rapide qu'anticipé, réduisant de 400 millions d'euros la dépense par rapport à la prévision initiale tout en laissant le niveau global des investissements inchangé, ceux-ci étant simplement décalés dans le temps".

Réactions4 réactions à cet article

 

poudre aux yeux ...tromperie , d'une c'est quoi l'écologie aujourd'hui ?...green business , éoliennes qui massacrent notre environnement pour un rendement faible , aléatoire et pervers !!! gaspillage .... ? et de deux il y a longtemps qu'on sait faire sans budget !!!! il suffit de faire des tarifs artificiels et de mettre des taxes !!! de cette écologie là ...non merci .

carl | 11 juin 2014 à 16h49
 
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Les ménages et les entreprises ont l'obligation d'avoir des comptes au moins à l'équilibre voire en léger excédent pour les imprévus et pour les actionnaires. Les salaires stagnent, les retraites baissent, mais le gouvernement n'arrive même pas à équilibrer le budget. C'est vrai que le principe de ceux qui nous gouvernent à tous les niveaux (etat, régions , départements) est d'engager des dépenses et de trouver les taxes qui vont remplir le tonneau percé (en omettant d'annoncer qu'il s'agit de taxes). Pour taxer ils sont très prolifiques, les écolos-politiques en particulier. Par exemple les appels d'offres pour les éoliennes en mer, le ministre engage l'état à faire payer aux consommateurs la rondelette somme de 50 milliards d'euros sur 20 ans soit 2,5 milliards par an qui sera remboursée par la contribution au service public de l'électricité la CSPE visible sur nos factures d'électricité. Des indiscrétions permettent de penser que cette CSPE étant devenue trop visible, ces 50 milliards seront compensés sur une assiette beaucoup plus large, par exemple sur toutes les factures énergétiques pour être plus diluée. Cet engagement de 2,5 milliards annuels ne figure pas sur le budget du ministère. Une économie (non dépense) possible au profit du pouvoir d'achat des ménages et à la compétitivité des entreprises.Il leur suffit de décider.
Les subventions à l'éolien terrestre peuvent aussi être supprimées et alléger le porte monnaie de nos ménages.

ITC78 | 11 juin 2014 à 22h48
 
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Tout çà pour atteindre ce foutu 3 % du PIB qui est un indice insensé

La croissance : un remède à tous les maux ! Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu'il s'agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique.

Et si la croissance n'était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès.

Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ? Certes non, affirme Jean Gadrey et quelques rares autres « écolonomistes réalistes » , qui prônent une société privilégiant le " mieux-être " et non le " plus-avoir ". Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu'un haut niveau de protection sociale pour tous. C'est le chemin d'une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente, et donc réellement durable.

Il faut lire et faire lire, à votre député entre autres, les 190 pages de « Adieu à La Croissance Bien Vivre Dans Un Monde Solidaire »

Jean-Marie | 12 juin 2014 à 07h25
 
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Que finance le minitère de l'écologie du développement durable et de l'énergie ?
- 280 M€ paysages, qualité de l'eau
- 400 M€ prévention des risques
- 940 électrification rurale, véhicules propres
- 200 M€ météorologie
- 550 M€ ADEME, dont l'argent sert à financer par exemple des opérations de rénovation de bâtiments, des chaufferies bois, un service public de conseil en rénovation de l'habitat
- 8000 M€ Transport et mer
- 1300 M€ Recherche
- dépenses de personnel...
Voila c'est ça. Que les obnubilés anti-éolien ne concentrent pas leur fiel sur un petit bout du problème, l'écologie c'est loin d'être que l'éolien.
Au passage on pourra souligner que le tarif d'achat éolien coûte à l'heure actuelle 4 €/an/foyer (570 m€/an). Si vous voulez gagner en pouvoir d'achat en supprimant arrêtant le développement de l'éolien, c'est pas gagné.
Pourquoi ne parle t on pas plutôt par exemple du tarif de l'électricité pour les 300 000 agents edf/gdf qui est 24 fois inférieur au tarif public générant gaspilllage et des coûts pour tout le monde ? Coût pour le contribuable 2,3 milliards d'euros par an.
Cher l'éolien ?

Yann | 13 juin 2014 à 11h36
 
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