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Centraco : l'ASN pointe de nouvelles anomalies

Risques  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mené le 4 octobre une inspection ''inopinée" sur le site de Centraco (Gard) visant à ''approfondir les circonstances de la sous évaluation de l'activité des substances présentes dans le four de fusion'' de métaux de l'installation qui a explosé le 12 septembre  ayant entraîné la mort d'une personne. L'inspection avait également pour objet ''de vérifier les moyens de surveillance mis en œuvre par l'exploitant (la société Socodei, ndlr) pour le contrôle des rejets d'effluents gazeux issus du procédé et des enceintes de fusion''.

Les inspecteurs de l'ASN ont constaté que le dispositif de mesures instantanées en continu visant à mesurer la radioactivité présente dans les rejets d'effluents gazeux (gaz et aérosols) ''n'était pas conforme''. ''Le dispositif utilisé par l'exploitant fonctionne sur la base de prélèvements continus sur un filtre déroulant faisant l'objet d'une mesure continue in situ. Or, si les aérosols présents dans l'effluent se déposent sur le filtre, les gaz traversent le filtre sans y être piégés. Par conséquent, les mesures ne portent que sur la fraction « aérosols » de l'effluent et ne prennent pas en compte l'ensemble des gaz présents dans l'effluent'' exigés, explique l'ASN. Les inspecteurs ont toutefois noté ''que l'exploitant disposait de moyens de détection susceptibles de contribuer à répondre aux exigences en question''.

Ils ont également relevé ''un écart à une prescription technique'' : ''après vérification par l'ASN, il s'avère que le four de fusion contenait, au moment de l'accident, une charge d'environ 4 tonnes de métal pour une activité de l'ordre de 30 MBq et non de 63 kBq comme l'a initialement indiqué l'exploitant''. L'inspection indique que cette sous-estimation des substances par l'exploitant était ''due à une erreur humaine'' . La société Socodei a indiqué qu'''après l'accident, un calcul erroné avait été fait dans l'urgence au poste de conduite et que cette valeur erronée n'avait pas fait l'objet de vérifications avant d'être transmise''. L'ASN a demandé à l'exploitant de revoir ses ''procédures opérationnelles de gestion de crise afin de s'assurer que les données transmises, et en particulier les données chiffrées, fassent systématiquement l'objet de vérifications préalables.''

Cette inspection s'est déroulée ''indépendamment de l'enquête technique'', en cours, menée par l'ASN, visant à identifier les causes et circonstances qui ont conduit à l'accident du four de fusion, a précisé l'Autorité.

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