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Centres de tri : l'activité reprend, mais un quart du parc reste en mode dégradé

Déchets  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Le début du déconfinement se traduit par un retour progressif à la normale pour les centres de tri. Au 13 mai, Citeo, l'éco-organisme en charge de la responsabilité élargie du producteur (REP) pour les emballages ménagers et les papiers, ne rapporte la fermeture pour raison sanitaire que de six centres de tri, sur un parc qui en compte 175. Trois de ces centres devraient reprendre du service le 18 mai. À cela s'ajoutent quatre centres fermés pour travaux, indépendamment de la pandémie du Covid-19. « La capacité théorique disponible sur le territoire français atteint un niveau de 95 % », explique l'éco-organisme. Pour rappel, une cinquantaine de centres étaient à l'arrêt mi-avril.

38 centres en mode dégradé

Pour autant, il s'agit bien d'une capacité théorique, car les chiffres montrent aussi une importante réduction des capacités réelles. « À ce jour, 38 [centres de tri] ont toutefois une activité réduite par rapport à la situation habituelle », rapporte Citeo, précisant que ces centres totalisent 23 % des capacités de tri exprimées en tonnage. Ce fonctionnement en mode dégradé se traduit par une diminution du débit de tri et une baisse de la qualité des flux triés.

Cette dégradation des performances s'explique par l'adaptation des sites et la mise en œuvre de règles de protection des salariés. Les exploitants ont réduit le nombre de trieurs sur la chaîne, installé des plaques de plexiglass face à chacun d'eux, instauré le port de visière, et mis en place des horaires décalés pour éviter les croisements entre agents, détaille Citeo. De même, l'adaptation inclut «la mise à disposition d'équipements de protection individuels (EPI) et en particulier de masques lorsqu'ils sont disponibles ». Enfin, « quelques centres de tri ont décidé de fonctionner sur des plages horaires plus importantes qu'habituellement, afin d'absorber les tonnages stockés pendant la crise ou encore pour compenser la perte de débit des installations ».

Un autre élément dégrade la performance globale du dispositif de tri français : la réduction, voire parfois l'arrêt, de la collecte sélective sur certains territoires. Mais la proportion des collectes perturbées semble elle aussi diminuer, explique Citeo, qui se base sur un échantillon de 88 collectivités représentant près de 35 millions d'habitants. Actuellement, 93 % des collectes des collectivités interrogées fonctionnent normalement, 3 % fonctionnent partiellement, 2 % envoient les déchets collectés en incinérateur, et 1 % est à l'arrêt.

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