Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Bruxelles veut doper le gaz vert et l'hydrogène et s'attaque aux fuites de méthane

La Commission européenne propose une série de mesures législatives pour verdir le gaz, déployer un marché et un réseau européens de l'hydrogène et réduire les émissions de méthane européennes.

Gouvernance  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
Bruxelles veut doper le gaz vert et l'hydrogène et s'attaque aux fuites de méthane

Mercredi 15 décembre, la Commission européenne a présenté un projet de directive et de règlement relatifs au marché intérieur des gaz renouvelables et naturels et de l'hydrogène. Objectifs : décarboner le marché gazier et assurer le développement d'un réseau européen réservé à l'hydrogène.

Bruxelles présente aussi un autre projet de règlement relatif à la réduction des émissions de méthane dans le secteur de l'énergie. Ce texte est introduit dans le prolongement de la stratégie européenne sur le méthane et des engagements internationaux pris par l'Union européenne.

Ces trois propositions législatives s'inscrivent dans le cadre de la stratégie globale visant à assurer l'atteinte de l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'au moins 55 % d'ici à 2030.

Favoriser l'injection de gaz renouvelable

Afin de remplacer du gaz fossile par des gaz renouvelables et à faible teneur en carbone, la Commission propose de compléter le dispositif législatif existant avec trois grandes mesures. La première est une suppression des tarifs des interconnexions transfrontalières pour favoriser les transferts de gaz vert entre États membres. Le principe est d'inciter la production de gaz bas carbone dans les zones les plus propices et de permettre son transfert vers les zones de grande consommation.

Autre mesure : un abaissement de 75 % des tarifs applicables au gaz renouvelable aux points d'injection. Aujourd'hui, les tarifs d'injection constituent « une barrière significative », estime Bruxelles.

Enfin, la Commission veut fixer des règles européennes de certification des gaz bas carbone. Il s'agit de compléter les premières mesures prévues par la directive Renouvelables pour assurer une évaluation de l'empreinte carbone des différents gaz commune à tous les États membres.

Parallèlement, la Commission veut aussi « éviter d'enfermer l'Europe dans le gaz fossile ». Pour cela, elle propose de ne pas prolonger au-delà de 2049 les contrats d'achat de gaz naturel.

Créer un marché et un réseau européens de l'hydrogène

S'agissant de l'hydrogène, Bruxelles ambitionne de doter l'UE d'un marché et d'infrastructures spéciaux. La Commission escompte ainsi ouvrir la voie et fixer les règles internationales applicables à ce vecteur énergétique émergent.

Afin de favoriser le développement d'un réseau réservé à l'hydrogène, elle propose de créer un Réseau européen des opérateurs du réseau pour l'hydrogène (ENNOH, pour European Network of Network Operators for Hydrogen). Cette structure de gouvernance sera chargée de promouvoir la création d'une infrastructure spéciale à l'hydrogène, de favoriser la coordination transfrontalière, d'inciter à la construction d'interconnexions entre les réseaux et d'élaborer les règles techniques appropriées.

L'exécutif européen propose aussi de mieux coordonner le développement des trois réseaux électrique, gazier et d'hydrogène. Des plans nationaux de développement des réseaux devront assurer cette coordination, tout en garantissant la prise en compte des objectifs climatiques européens. En outre, les opérateurs de réseaux de gaz devront indiquer les infrastructures pouvant être déclassées ou réaffectées. Bien sûr, la Commission tient à ce que la création de ce réseau européen réservé à l'hydrogène « [soit] basée sur une projection réaliste de la demande ».

La Commission propose aussi des règles de marché spécifiques à l'hydrogène. Ces règles, qui couvriront notamment l'accès aux infrastructures, la séparation des activités de production et de transport d'hydrogène et la fixation des tarifs, seront applicables en deux étapes, avant et après 2030.

Mesurer et réduire les émissions de méthane

 
La Commission révisera le règlement sur le méthane d'ici à 2025 en vue d'introduire des mesures plus strictes sur les combustibles fossiles importés  
Commission européenne
 
S'agissant des fuites de méthane, l'exécutif européen ambitionne de réduire de 80 % d'ici à 2030 les émissions liées à l'utilisation du gaz, du pétrole et du charbon, conformément à ses engagements internationaux.

Pour cela, la Commission entend imposer la mesure, la déclaration et la vérification des émissions de méthane des secteurs du pétrole, du gaz et du charbon. Ces fuites devront être recherchées et réparées, et l'éventage et le torchage du méthane être réduits. En complément, la Commission veut que les États membres établissent des plans de réduction des émissions de méthane, en tenant compte des fuites provenant des mines abandonnées et des puits inactifs.

Quant aux émissions de méthane liées aux importations énergétiques, la Commission propose de procéder en deux étapes. Premièrement, les importateurs de combustibles fossiles devront soumettre des informations sur la façon dont leurs fournisseurs effectuent la mesure, la déclaration et la vérification de leurs émissions et sur la manière dont ils les atténuent. Les performances des acteurs internationaux seront rendues publiques et surveillées (par satellites, notamment). Dans un second temps, « la Commission engagera un dialogue diplomatique avec (ses) partenaires internationaux et révisera le règlement sur le méthane d'ici à 2025 en vue d'introduire des mesures plus strictes sur les combustibles fossiles importés ».

Réactions2 réactions à cet article

 

Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.Aller à la chasse des fuites de méthane CH4, c'est bien. Sauf qu' on change un compteur gaz seulement s'il fuit, pas de limite d'âge ! C'est un gaz à très fort effet de serre, plus que le CO2. Or la stratégie U.E. : "Pour cela, la Commission entend imposer la mesure, la déclaration et la vérification des émissions de méthane des secteurs du pétrole, du gaz et du charbon. Ces fuites devront être recherchées et réparées, et l'éventage et le torchage du méthane être réduits". Les fuites ciblées de méthane sont issues de la pétrochimie. Secteur pourtant qui a mis fin aux torchères, et qui détecte très bien les infimes quantités de méthane dans les installations industrielles avec chaudières gaz, études doublées des inspections ATEX. S'il est intéressant de produire du biogaz à partir de déchets, boues de stations d'épuration, STEP, dans les fermes ..Il faut signaler qu'il y a multiplication de fuites possibles, au niveau des bâches.. et des stations d'épuration de biogaz en biométhane, et stations d'injection. Une STEP qui produit du biogaz qui se met à adjoindre une station d'épuration biogaz en biométhane puis injection, à ma connaissance, elle ne subit pas de contrôles supplémentaires de la DREAL, Principe d'antériorité. C'est Déclaratif, même si l'installation se trouve à 3 km de la piste d'atterrissage, sous le passage des avions. Le % de chances d'un accident par crash, zones ATEX est augmenté.C'est en plein boum !

J Cl M 44 | 17 décembre 2021 à 09h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Si on regarde maintenant les idées d'avant garde, que les groupes industriels veulent vendre, et que l'U. E. s'empresse d'approuver : les installations power to gas, ( éolienne, électrolyse de l'eau -> H2 ( +O2 ) , avec CO2 -> synthèse de Méthane ) qui seront installées en pleine mer seront moins à risque " humain " . Cependant les risques de fuites, et de non détection seront augmentés. Qui contrôlerait ces installations ? La DREAL aurait t elle des moyens plus conséquents, qu'actuellement ? Où seraient les énergies durables, propres, et 100% renouvelables ? Pour installer des éoliennes, il faut env. 20 000 tonnes de fioule. Les pales sont confectionnées à partir de produits issus du pétrole, et ne sont pas recyclables. Dans le 37, il y a déjà dérogations pour laisser ad vitam eternam les fondations béton des éoliennes à Charnizay. Quel est le rendement de ces éoliennes ?
Un art. actu 2 dec. "S'agissant du mix 50/50, l'écart entre les 135 GW de renouvelables et les 51 GW de nucléaire s'explique par des facteurs de charge différents. " Donc 135 GW éoliens installés -> 51 GW réels ou dispos nuit et jour, venteux ou pas.
Donc, 51/135 à multiplier par le rend_t de l'électrolyseur, et le rendement de la synthèse du biométhane ... Rend_t global= R1x R2xR3 ! Bon, vous aurez compris, quand les "spécialistes" parlent du bon rendement du power to gas, ils parlent du rendement financier ! Le photovoltaïque ? à partir de SiO2 sable,il faut Silicium pur. Ah!

J Cl M 44 | 17 décembre 2021 à 10h42
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

Multitec® 540 : analyseur multigaz mobile CH4, CO2, O, H2S, CO SEWERIN