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Énergies renouvelables : le modèle de financement participatif gagne toujours plus de terrain

Energie  |    |  F. Gouty

Les énergies renouvelables continuent de bénéficier du financement participatif (ou crowd-funding). D'après le bilan annuel de Financement participatif France (FPF), association qui représente les plateformes de crowd-funding, avec le cabinet Mazars, le volume de dons collectés pour développer de telles installations s'est chiffré à 368 millions d'euros en 2023, en augmentation de 11,5 % par rapport à l'année précédente, et avec un nombre de projets financés en hausse de 15 %. L'équivalent de 5,5 gigawatts de puissance cumulée a été installé en 2023, en tout ou partie grâce au financement participatif.

Cet élan n'a pas été interrompu par le « premier ralentissement de l'histoire du crowd-funding en France », souligne Mathilde Iclanzan, vice-présidente de la FPF. L'an dernier, « seulement » 2 milliards d'euros ont été collectés par la soixantaine de plateformes françaises, une baisse de 11,3 % par rapport à l'année 2022. Or, si les énergies renouvelables continuent d'avoir le vent en poupe, c'est avant tout parce que ces projets ne présentent que très peu ou pas de risque pour les investisseurs. « Le risque d'avoir un retard sur investissement de la part des opérateurs immobiliers, par exemple, peut aller jusqu'à 20 à 25 % tandis qu'il est de 0 à 2 % pour les porteurs de projets en énergies renouvelables », estime Bertrand Desportes, associé chez Mazars. Un « dérisquage » rendus possibles grâce aux soutiens publics et aux revenus garantis par l'État sur quinze à vingt ans pour la plupart des projets.

Le solaire photovoltaïque (qu'il soit au sol, sur toiture ou en agrivoltaïsme) concerne 79 % des campagnes participatives en la matière, contre 10 % pour l'éolien (majoritairement terrestre). Pour les experts, cela vient surtout du fait que le premier reste « plus rapide et facile à faire aboutir » que le second : en trois à quatre ans, au lieu de six à sept ans pour le second, sans compter les oppositions éventuelles localement. Le bilan 2023 fait également état d'une « double diversification ». D'une part, avec un nombre grandissant de projets financés pour la production de biométhane et de chaleur renouvelable, mais pour des travaux de rénovation énergétique des bâtiments. Et d'autre part, avec l'émergence de campagnes participatives proposant des investissements directement au capital des développeurs d'énergies renouvelables.

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