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Plastiques recyclés : Federec défend trois mesures pour atténuer la crise

Déchets  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Les adhérents de la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) spécialisés dans le recyclage des plastiques estiment que leur activité est « en péril économique ». Ils demandent aux pouvoirs publics de prendre deux « mesures incitatives fortes et rapides pour favoriser ou imposer la consommation de matières plastiques issues du recyclage ». La fédération souhaite aussi revoir les conditions d'achat du plastique à recycler issu de la collecte sélective.

La première mesure concrète demandée est la mise en place de bonus-malus « à des niveaux réellement incitatifs ». Federec vise en particulier les éco-contributions de la responsabilité élargie du producteur (REP) portant sur les emballages ménagers, et des futures REP sur les déchets du bâtiment et sur les emballages industriels et commerciaux.

Federec demande aussi l'instauration rapide d'obligations d'incorporation de plastiques recyclés. Elle défend en particulier « l'instauration immédiate d'une obligation d'incorporation de 50 % de polyéthylène haute densité (PEHD) recyclé dans toutes les applications du secteur du bâtiment, telles que les tubes et canalisations » et « une obligation d'incorporation de polypropylène (PP) recyclé à hauteur de 15 % dans les emballages industriels non-alimentaires et pots horticoles ». Pour appuyer sa demande, Federec fait valoir que « le seul gisement relativement épargné [par la crise du coronavirus] est le polyéthylène téréphtalate (PET) issu des collectes sélectives », notamment grâce à l'obligation d'en incorporer 25 % dans les bouteilles à partir de 2025.

Adapter les conditions de reprise

La fédération évoque aussi une troisième piste, sans en préciser les conditions de mise en œuvre. Elle estime que « les conditions de reprise des matières aux collectivités territoriales devront être adaptées » aux nouvelles données économiques du marché des plastiques recyclés.

Avec la crise du Covid-19, les recycleurs de plastiques subissent une « double peine ». « D'un côté, l'arrêt de l'industrie en aval, consommatrice de plastique recyclé, a fait dévisser [leur] carnet de commande », explique la fédération, qui souligne que les marchés du bâtiment, de l'emballage non-alimentaire ou de l'automobile sont « en berne ». À cela s'ajoute la chute du prix du pétrole, qui entraîne à la baisse le prix des résines vierges. « Cette donne économique a d'ores et déjà entraîné la baisse des consommations en matières recyclées et pourrait inciter les industriels (…) à remettre en cause leur engagement volontaire d'incorporation de résines issues du recyclage. »

Cette situation pourrait durer « plusieurs années selon les analystes ». Le marché des plastiques recyclés pourrait alors « se stabiliser à un niveau et à un prix incompatible avec le maintien des activités ».

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