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La FNSEA lance un "contrat de solutions" pour économiser l'usage des phytosanitaires

Agroécologie  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Le premier syndicat agricole FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), avec une trentaine d'organisations, s'engagent, ce mardi 14 novembre, à définir une "trajectoire" de solutions pour "continuer à produire dans des conditions optimales" tout en "économis[ant]" les produits phytosanitaires.

 
Le zéro phyto n'existe pas. Nous avons besoin de combiner diverses techniques.  
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA
 
Parmi les organisations figurent les Chambres d'agriculture et Coopératives agricoles de France, les Jeunes agriculteurs, l'institut de recherche public Acta, les interprofessions des productions végétales et animales ou encore les fabricants de produits phytosanitaires (UIPP) et de biocontrôle (IBMA). Elles entendent élaborer un "contrat de solutions" pour la protection des plantes, d'ici la fin du premier trimestre 2018, précisant leurs objectifs et leur calendrier."Notre idée fixe, c'est de trouver des solutions en étant pragmatiques et réalistes. La protection des plantes ne doit pas être, ne doit plus être un sujet de polémiques mais s'inscrire comme un sujet d'avenir partagé", a déclaré Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, devant la presse. "Le zéro phyto n'existe pas. Nous avons besoin de combiner diverses techniques".
Les organisations se disent prêtes à "[se] mobiliser, dans un échéancier défini", permettant de développer des variétés résistantes aux maladies et aux ravageurs, mettre sur le marché des solutions de biocontrôle et des solutions de substitution des produits "de traitement les plus impactants", développer les outils d'aide à la décision et l'agriculture de précision (robotique, outils numériques).

Les organisations signataires veulent aussi amplifier la formation initiale et continue et le conseil des exploitants (Certiphyto) sur les pratiques plus économes en intrants, dans le cadre du plan national de réduction de leurs recours (Ecophyto). "Nous sommes prêts à relever l'objectif du plan Ecophyto II avec une diminution de l'utilisation, des risques et des impacts des produits phytosanitaires de 25% en 2020 et de 50% à 2025 et si les solutions des acteurs le permettent, nous irons au-delà".

La FNSEA et ses partenaires appellent à accélérer les moyens de la recherche publique et privée pour déployer les alternatives "possibles", en plein débat sur le renouvellement de l'herbicide glyphosate au niveau européen. Et la position du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot de vouloir ré-homologuer la substance pour une durée de trois ans. La présidente de la FNSEA a déploré "le manque de réalisme" du ministre sur ce délais tant que "l'on ne dispose pas de solution équivalente de remplacement". Selon elle, une alternative qui pourrait prendre dix ans à mettre en œuvre, en se référant au PDG de l'Inra. Christiane Lambert a aussi rappelé "le pragmatisme" de M. Hulot, concernant la question du nucléaire et sa décision de reporter l'échéance prévue par la loi de transition énergétique. "Il s'agit de proposer une trajectoire de solutions et non d'interdictions au Gouvernement", réaffirment les organisations.

L'accord UE/Canada (Ceta), entré provisoirement en vigueur,"laisse la possibilité à 46 substances interdites en France d'entrer sur le territoire", a ajouté Eric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA. Concernant l'interdiction en France des pesticides néonicotinoïdes à compter de septembre 2018, "il n'y a aucune alternative sur certaines cultures. Il faudra des dérogations dans ces cas jusqu'à 2020", a aussi estimé Claude Cochonneau, président des Chambres d'agriculture (APCA).

Réactions11 réactions à cet article

 

Il y a plus de précision et de savoir faire dans les pratiques agro-écologiques que dans tout ce déballage techniciste.

FNSEA et consorts, productivistes, veulent se donner un look moderne, hyper connecté, ils semblent ne plus assumer de faire de l'agriculture, avec des plantes et de la terre.

Pourtant c'est vachement bien l'agriculture. Une courge est plus complexe que le dernier ordinateur.
La vraie complexité, hype, moderne, c'est de faire vivre les organismes entre eux, et qu'on y trouve à manger et à boire (et autres usages aussi).

C'est un changement de paradigme qu'il faut, pas un verdissement à la peinture des pratiques actuelles, héritées de l'après guerre.

Et puis... là où l'UIPP et assimilés rôdent, il ne faut pas s'attendre à grand chose.

krakatoe | 15 novembre 2017 à 09h37
 
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Encore un écran de fumée. Depuis le temps que la FNSEA propose des ''solutions'' aux pesticides, rebaptisés Phytosanitaires parce qu'il y a ''sanitaire'' dans le mot, un peu comme si dans ''National-socialiste'', on aurait voulu faire entendre avant tout ''social'', depuis tout ce temps l'utilisation de pesticides n'a cessé d'augmenter. Il n'y a rien d'autre à en dire.

petite bête | 15 novembre 2017 à 11h08
 
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petite bete
Votre comparaison est digne de ceux que vous représenter!
MINABLE.

Pour le: C'est un changement de paradigme qu'il faut, pas un verdissement à la peinture des pratiques actuelles, héritées de l'après guerre.

yann | 15 novembre 2017 à 11h39
 
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"Digne de ceux que vous représentEZ (sic)". Vous ne savez pas ceux que je représente et même si je représente qui que ce soit. Mais chaque lobbyiste voit le monde à son image.Il est de fait que la FNSEA (que je n'aurais garde de confondre avec les agriculteurs) ne cesse de manipuler les faits et le langage. Elle veut bien que tout bouge à condition que rien ne change... ''Moins de pesticides.. solutions alternatives", qu'est-ce que cela veut dire, sinon qu'on veut continuer dans le même modèle d'agriculture, dans lequel l'agro-business est plus important que l'agriculteur.

petite bête | 15 novembre 2017 à 12h04
 
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selon résultats étude expérimentation zone atelier plaine dans les 2 Sèvres actu environnement du 28 septembre dernier,il a été possible de baisser les pesticides de 50%

cherchez l erreur

moustache | 15 novembre 2017 à 17h18
 
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Le diable est dans les détails.Il reste plusieurs interrogations :
- 50% par rapport à quoi?
-sur quelle surface expérimentale?,
- l'expérience deviendra-t-elle une sorte de norme pour le reste, ou bien en restera-t-on à l'expérience?
L'erreur c'est qu'il reste 50%. J'avais une grand-tante qui avait perdu deux enfants à la guerre de 14. En 1940 elle en a perdu un autre. De quoi avait-elle à se plaindre : c'est une baisse de 50%?!

petite bête | 15 novembre 2017 à 17h39
 
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"petite bête " Pesticide est un anglicisme : pest = nuisible !!! Lisez un peu mieux cette article . Il y est rapporté entre autre :"Nous sommes prêts à relever l'objectif du plan Ecophyto II avec une diminution de l'utilisation, des risques et des impacts des produits phytosanitaires de 25% en 2020 et de 50% à 2025 et si les solutions des acteurs le permettent, nous irons au-delà". Certes vous n ' appréciez pas les signataires de cet engagement mais il est fort louable et déjà en action dans toutes les fermes de France. La réduction des intrants est un poste ou il y a des économies à faire . Les OAD qui se développent sécurisent les choix de l ' agriculteur et le rendement de la culture .
Ps que vient faire la comparaison avec le ''National-socialiste''?
ce n ' est pas très sérieux .

Au lieu de rester sur vos préjugés regardez l ' évolution des pratiques agricoles !!!

balxha | 15 novembre 2017 à 20h26
 
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Je peux relire vingt fois cet (sic) article, mais on ne prête qu'aux riches : avec toutes les annonces de réduction des intrants (tiens, on ne parle plus de pesticides) faites depuis trente ou quarante ans, la seule chose réelle qu'on ait vue, c'est l'augmentation constante de leur utilisation dans la réalité, c'est-à-dire non en tonnage mais en NODU, en substance active. Que ce soit Ecophyto I, II, III ou X, c'est toujours de l'annonce, encore de l'annonce. "Fertimieux", c'était il y a déjà plus de vingt ans. Car le fond du problème est : change-t-on de modèle de production oui ou non? Car si on en utilise "moins'', si on ruse avec les données, c'est bien qu'on ne veut pas réellement changer. Bouger pour faire en réalité du surplace, oui, mais changer, non.
"L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu." (La Rochefoucault)

petite bête | 16 novembre 2017 à 10h53
 
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On a eu les plans FNSEA "Irrigmieux", "Fertimieux" et "Agriculture raisonnée" (ce qui en l'espèce ne veut pas dire "raisonnable") , tous plans qui peuvent se résumer en un seul :"Poudrauzieux".
pour paraphraser un autre philosophe :
"Le problème, ce n'est pas que vous nous ayez menti, mais c'est que désormais on ne peut plus vous croire"

petite bête | 16 novembre 2017 à 11h02
 
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P.B:même au bout de 40 fois vous ne serez pas plus avancer de toutes évidence.
Vous dites:"c'est l'augmentation constante de leur utilisation dans la réalité, c'est-à-dire non en tonnage mais en NODU, en substance active."
Vous montrer qu'il est impossible pour votre esprit (bloquer idéologiquement sur les agri s'en foutent..) d'assimiler que les agriculteurs ont fais d'énormes progrès ses dernière années .
Si on sait lire et COMPRENDRE les chiffres phyto en France le seul vrai constat est que l'on a considérablement baisser les risques phyto depuis 20 ans (matière actives beaucoup plus soft qu il y a trente ans ) et on a fortement baisser la quantité ha si l'on compare l'utilisation sur une même culture. Nous faisons même partie de ceux qui pour une culture données utilise le moins de phyto. Par contre ceux (dont vous) qui reste bloquer sur le chiffre total des phyto sans regarder sur quoi ils sont utilisés continue de dire n'importe quoi. Nous somme pénalise sur nos quantité globale par certaine culture très développer en France comme la vigne,les vergers (qui cumule vite des quantités phyto ) cela n’empêche pas pour autant que nous sommes en viticulture et verger très performant sur la réduction des phyto par rapport aux autres .
Arriverez vous a comprendre que l'on peu consommer une des quantité les plus importante en EUR. en faisant partie de ceux qui en mettent le moins a l'ha ?

yann | 16 novembre 2017 à 11h30
 
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"Le problème, ce n'est pas que vous nous ayez menti, mais c'est que désormais on ne peut plus vous croire""
NON le problème c'est que vous n'avez jamais rien compris bloquer par vos croyances et que vous continuez quand même a donner des leçon a ceux qui travail tous les jours dans ces domaines.
Comme beaucoup vous confondez avec internet accès aux connaissance et accès aux compétences.
Les produits phyto resteront obligatoire/indispansable pour nourrir tout le monde même en BIO (qui ne représente toujours pas plus de 3% de part de marché de l'ali.total en France, malgré tous les beaux discours démago et commercial)
Le seul réel intérêt du bio: le fric qu'il génère !

yann | 16 novembre 2017 à 11h45
 
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