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Le Fonds avenir Bio va être doté de 5 M€ supplémentaires par an

Agroécologie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Le Fonds Avenir Bio disposera de 5 millions d'euros supplémentaires par an de 2021 à 2022. Cette mesure s'inscrit dans les dispositions prévues par le volet transition agricole du plan de relance, présenté en septembre dernier. L'objectif de ce fonds est d'accompagner financièrement des programmes de développement de la production biologique. Ce fonds géré par l'Agence bio avait déjà été doublé pour être porté à 8 M€ en 2019. Il disposera donc désormais de 13 millions d'euros par an jusqu'en 2022.

Sans attendre cette enveloppe, un nouvel appel à projets est d'ores et déjà ouvert pour une clôture le 12 janvier prochain. « Un prochain guichet de ce Fonds Avenir Bio, toujours soutenu par le plan de relance, sera ouvert début 2021 sur une période plus longue, pour permettre un dépôt des dossiers au fil de l'eau », précise le ministère de l'Agriculture.

Reste à savoir si ce renforcement permettra de contribuer à atteindre l'objectif de 15 % de la surface agricole utile (SAU) en bio en 2022. Un rapport de la commission des finances du Sénat publié fin janvier dernier par les sénateurs Yannick Boutrel (PS, Côtes-d'Armor) et Alain Houpert (LR, Côte-d'Or) doutait de l'efficacité de la politique française pour y arriver et pointait notamment une nécessaire réorganisation de l'Agence bio. « Au-delà des difficultés crées par les modalités de sa gouvernance, la coexistence de missions éventuellement contradictoires représente une autre sérieuse difficulté, difficulté encore accrue par le développement de sa fonction de financeur dans le cadre d'un « fonds avenir bio » auquel l'agence est censée apporter une expertise dont les moyens semblent lui manquer, et dont la gestion, malgré les précautions prises pour prévenir toute dérive, mériterait un audit », dénonçaient-ils alors.

Réactions6 réactions à cet article

 

Et combien déjà pour l'agriculture intensive qui siphonne le premier pilier de la PAC... ?!

Pégase | 20 octobre 2020 à 22h26
 
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La dernière phrase m'interpelle, mais j'ai beau la lire et la relire, j'ai un doute de compréhension. Quelles missions seraient contradictoires à l'Agence? De même, est-ce la gestion du fonds lui même, ou la gestion de l'agence elle même, qui mériterait un audit? Et quelles dérives seraient prévisibles (même si je me doute ...). Merci par avance de ces éclaircissements sur lesquels vous pourriez éventuellement répondre.

nimb | 21 octobre 2020 à 10h04
 
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Bonjour,

Le rapport des deux sénateurs (consultable sur le lien https://www.senat.fr/rap/r19-277/r19-27713.html#toc567) recommande un audit des interventions du « fonds avenir bio ».
Du point de vue de la gouvernance, ils regrettent que l’Agence Bio ne soit gérée que par une partie des entités impliquées par l'agriculture biologique. Autre constat : « Le budget de l'Agence Bio est alimenté par des ressources provenant essentiellement de l'État alors que l'organisme est largement marqué par l'influence des opérateurs, qu'ils soient directement ceux de l'agriculture biologique ou qu'ils puissent s'intéresser à cette dernière de façon moins spécifique ».
Ils pointent également le caractère hétéroclite des missions de l'agence Bio : service statistique, une agence de communication « destinée à défendre et illustrer le projet, et ses réalisations d'agriculture biologique », un teneur de données permettant de suivre l'identité biologique des opérateurs et un pilote d'infrastructures. Dans le même temps, il déplore l’importance prise par les actions de communications parmi les missions qu’elle assure.

Dorothée Laperche Dorothée Laperche
21 octobre 2020 à 10h47
 
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Aucun produit "transformé" ne devrait pouvoir être qualifié de "bio". Le seul vin véritablement "bio" est le vinaigre, résultant d'une évolution naturelle des jus de raisins fermentés.
Exemple du vin :
Vin issu de vignes cultivées en bio : OK
Vin bio : pas OK
Ne devrait prétendre au "bio" que ce qui est directement issu de l'exploitation agricole, sans transformation. Le reste n'est qu'arnaque. Lisez le règlement et toutes ses annexes.

Albatros | 21 octobre 2020 à 14h20
 
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Merci madame Laperche. Je vais prendre un peu de temps pour lire la publication, visiblement très fournie au niveau informations. Pour Albatros, pour vivre perso dans une région viticole, il existe ici au moins 3 types de vins (et de viticulteurs - pas tous forcément vinificateurs d'ailleurs) : les traditionnels, les bios et les naturels. Le bio est normalement sans pesticides de synthèse au moment de la culture, mais n'interdit pas les intrants au moment de la vinification. Le naturel n'introduit justement pas ces intrants. Quelquefois, il arrive qu'un même viticulteur ait des parcelles traditionnelles et d'autres bios (quand il cherche à basculer vers ce type de culture). Et il n'y a pas, à ma connaissance, de rivalité entre producteurs bio ou de naturels. Après, vous avez des traditionnels qui ont bien restreint leur utilisation de chimiques, voire essaient de s'en passer, sans revendiquer le label bio pour autant. Et d'autres qui en font des tonnes sur leur conversion en bio (sans parler qu'il existe à côté du naturel....). Tout çà, c'est aussi (surtout) énormément de communication (comme le relève d'ailleurs l'étude des 2 sénateurs). C'est pratique, la communication : en rabâchant les mêmes choses pendant 20 ans, on finit quand même par faire évoluer les choses dans le "bon" sens, je le vois bien ici au niveau du vignoble par exemple. Par contre, le "bon" côté, c'est aussi pour servir à vendre, avec des allégations (volontairement?) ambigües (comme le label AB par ex).

nimb | 22 octobre 2020 à 09h53
 
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J'avoue ne pas avoir eu le courage de lire tout le rapport que les deux parlementaires ont rédigé, c'est bien trop fouillé, et dans un langage très administratif formel, pas forcément aisé à suivre. J'y ai cependant appris quelques éléments intéressants, au niveau notamment de la répartition des quantités importées de produits AB, au niveau de la gestion de cette appellation, aussi. Bon, visiblement, l'INAO, qui gère l'appellation AB, est financée essentiellement par des subventions d'Etat, ce qui augure de temps en temps quelques rabotages. Je retiens aussi que les parlementaires réclament une gouvernance laissant entrer la distribution, jusque là absente (j'appelle çà laisser entrer le loup dans la bergerie), et aussi que les deux parlementaires donnent l'avertissement que la logique "bio donc les consommateurs acceptent de payer un peu plus cher" est une logique très fragile et non garantie sur la durée. Au final, je retiens que le fonds AB ressemble à un énième "machin" (pour se référer au langage degaullien), c'est un organisme "de plus".

nimb | 25 octobre 2020 à 20h49
 
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