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Le marché du bio victime de son succès

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Les ventes de produits biologiques ont été en hausse de 14 % en 2019. Cette croissance à deux chiffres devrait se poursuivre d'ici 2022, avec une moyenne de 12 % par an, estime Xerfi Precepta dans une nouvelle étude sur le marché du bio. Cette vitalité attise les convoitises avec une conséquence : « le marché du bio embrasse de plus en plus les travers du conventionnel ». Guerre des prix, industrialisation, importations… La polémique récente autour du chauffage des serres a illustré ce risque de pertes de valeurs de la filière bio. Un risque qui « prend de l'ampleur face aux offensives des marques conventionnelles et de la grande distribution », note Xerfi. Cette dernière représente plus de la moitié du marché, avec des stratégies de marques distinctes. En revanche, le développement d'enseignes d'hypermarché et de supermarché 100 % bio « s'est révélé peu probant », analyse Xerfi.

Le net devient le nouveau terrain de jeu. « Une nouvelle génération de start-ups au business model innovant s'y positionne, comme par exemple Aurore Market, Kazidomi et La Fourche, en proposant des produits bio jusqu'à 50 % moins chers à condition de souscrire un abonnement ». Le géant du e-commerce Amazon se positionne également sur ce secteur, avec le lancement d'un supermarché Amazon Fresh.

Pour résister, les enseignes spécialisées sont engagées « dans une course à la taille ». Concentrations, disparition des magasins indépendants, rapprochements entre réseaux suiveurs, cessions d'activité s'accélèrent, avec, à la clé, une standardisation de l'offre.

« Dans ce contexte, une pause de la croissance pourrait être salutaire. Le temps que la filière tricolore se structure », conclut Xerfi.

Réactions2 réactions à cet article

 

En tant que créateur avec mon épouse de la première Boutique écologique (pas mini-Fauchon diététique ) de France à Tourcoing à l'automne 1979 je ne peux que me réjouir de cette évolution.

Le très souhaitable maintenant , c'est que vite les prix baissent, entre autres parce que les maraichers bio - en permaculture ou non- en vendant une partie de leur production (accrue ?) au restaurant scolaire, voire d'entreprise, local . soient rassurés par ce chiffre d'affaires de base garanti, en sus de celui d'une AMAP de préférence.

Sagecol | 08 janvier 2020 à 09h48
 
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Bonjour. A-t-on une idée sur la proportion de "bio" mis sur le marché français et qui vient de ce même pays? (on fera abstraction du mode déontologique adopté pour parvenir au label bio). Merci par avance.

nimb | 14 janvier 2020 à 15h01
 
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