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Actu-Environnement

Coupler les capacités épuratoires des plantes au procédé de boues activées

Les plantes tropicales n'en finissent plus d'apporter leur soutien dans les procédés de traitement des eaux usées. Pour preuve, la station installée sur la ville du Lude (72), finalise le traitement de l'azote et du phosphore grâce aux racines qui plongent dans les bassins.

Reportage vidéo  |  Eau  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com

Les plantes tropicales sont connues à tort du grand public pour leurs efficacité d'assainissement de l'air intérieur. Ces aptitudes à filtrer les polluants atmosphériques sont en effet scientifiquement remises en cause. En revanche, ces végétaux sont utilisés pour le traitement des eaux usées avec succès. Si leur utilisation dans les jardins filtrants est désormais bien connue, leur couplage avec des techniques épuratoires classiques est plus récent.

Par exemple, sur la STEP couverte conçue et exploitée par MSE (Veolia Eau) sur la ville du Lude dans la Sarthe (72), les Ficus, Iris, Alocasia, Bambous, etc, sont autant d'espèces végétales qui complètent le procédé classique à boues activées. Le principe : les racines des plantes trempent dans les bassins de traitement de sorte que les bactéries qui s'y fixent finalisent le traitement des polluants de l'eau, notamment l'azote et le phosphore. Objectif : respecter les normes européennes sur les eaux résiduaires urbaines.

Au delà de leurs capacités épuratoires, les plantes sont esthétiques de sorte qu'il devient envisageable, moyennant traitement des odeurs, d'intégrer les stations en villes. Un argument intéressant pour réduire la facture, notamment en évitant la pose de kilomètres de canalisation.

Réactions7 réactions à cet article

 

S'il vous plait, ne dites pas que des plantes sont connues pour leur propriétés d'assainissement de l'air intérieur. C'est faux et scientifiquement prouve. cf Sciences et Avenir qui consacre un article a ce hoax a visées purement commerciales. Cela met en doute la véracité du reste de l'article. Merci de corriger.

Le Zag | 11 novembre 2010 à 09h33
 
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l'intégration de ces plantes tropicales au traitement des eaux usées, c'est la bonne moyenne pour assuré un développement durable pour l'environnement.

naturelle | 11 novembre 2010 à 13h15
 
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félicitations pour cette station aux procédés ultra environnement, un point positif pour VEOLIA qui jouit d'une triste réputation dans les DOM

azharcoon | 11 novembre 2010 à 15h13
 
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Je crois avoir compris que l'un des soucis majeur actuel est la propagation envahissante de plantes invasives étrangères à nos écosystèmes.
Est-ce que de ce point de vue ces pratiques ne sont pas à risque ?.

DanielJAGLINE | 11 novembre 2010 à 17h06
 
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Oui, la capacité d'épuration complémentaire des plantes et cultures pou
finir l'assainissement des eaux usées de step ,voire des sols par les racines est vérifiée par les INRA et les essais pilotes des industriels pour
la biodégradation de leurs déchets souvent ultimes! Bien sûr, ces végétaux qui seront éliminés par incinération de préférence, seront renouvelés après analyses des métaux lourds et composés organiques et minéraux adsorbés . C'est une procédure d'avenir devant faire
l'objet de thèses pour les étudiants de nos I.N.R.A,Polytechniques et facultés de Sciences. Merci

arthur | 11 novembre 2010 à 20h44
 
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@ Le Zag

Bonjour,

Le texte ne dit pas le contraire... bien au contraire puisque si les plantes sont bel et bien connues du grand public pour cela, elles ne sont scientifiquement pas reconnues comme tel. C'est d'ailleurs ce qu'indique l'article en référence :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/PHYTAIR-programme-plantes-polluants-gazeux-10609.php4

Mais je vous accorde volontiers que la tournure employée entretien la confusion. Nous allons donc la modifier.

Merci de votre vigilance, Cordialement

David Ascher
Actu-Environnement

David Ascher | 15 novembre 2010 à 10h03
 
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Face à cette belle esthétique, ce que n'est pas précisé, malgré son importance et que ce procédé repose sur la technique du SBR : aération et décantation dans le même bassin, au lieu de le faire dans deux bassins distincts (comme sur toute station d'épuration communale de cette dimension en France).
De manière très nette, les aléas en exploitation sont bien plus importants avec un SBR qu'une boue activée classique.
La commune du Lude a fait ce choix, car il était en accord avec l'image que la collectivité veut donner ("verte") et il était le plus économique (MSE/Véolia a bradé ce marché pour réaliser une 1ère référence en France ; ce n'est pas le cas par exemple à Iffendic...).

Roger Boué | 12 janvier 2011 à 12h14
 
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