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Législatives : la vague La République en marche emporte de nombreux spécialistes de l'environnement

L'Assemblée nationale va connaître un renouvellement des élus réputés pour leur maîtrise des sujets environnementaux. Les étiquettes La République en marche et Les Républicains permettent à certains de sauver leur siège.

Gouvernance  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Le second tour des législatives confirme les résultats du premier : de nombreux députés connus pour leur travaux sur les questions environnementales et énergétiques quittent l'Assemblée, même si l'étiquette la République en marche a permis à certains de sauver leur siège.

Les résultats officiels publiés par le ministère de l'Intérieur donnent 308 députés pour la République en marche (LRM) et 42 pour le Mouvement démocrate (Modem), 113 pour Les Républicains (LR), 18 pour l'Union des démocrates et indépendants (UDI) et six divers droite, 29 pour le Parti socialiste (PS), douze pour les divers gauche et trois pour le Parti radical de gauche (PRG), 17 pour la France insoumise et dix pour le Parti communiste. Les 19 sièges restants seront occupés par huit élus Front national (FN), cinq régionalistes, trois "divers", un écologiste, un élu de Debout la France et un d'extrême droite.

Passage chez La République en marche

Pour certains députés écologistes, l'étiquette LRM aura été salvatrice. C'est le cas des coprésidents du groupe Ecologiste lors de la précédente législature : Barbara Pompili est réélue dans la Somme, avec 62% des suffrages, et François de Rugy conserve son siège en Loire-Atlantique, avec 66% des voix. Ils avaient quitté le groupe Ecologiste, en août 2015, pour l'ancien candidat à la primaire du PS, et en décembre 2015, pour l'ancienne secrétaire d'Etat en charge de la biodiversité du gouvernement Valls. Ils seront accompagnés dans cette nouvelle Assemblée par François-Michel Lambert qui a été réélu avec 58% des suffrages dans sa circonscription de Gardannes (Bouches-du-Rhône). Il avait lui aussi claqué la porte du groupe Ecologiste en mai 2016 avec cinq autres élus, entraînant la dissolution du groupe parlementaire. Paul Molac avait été réélu avec l'étiquette LRM dès le premier tour dans le Morbihan. Cet autonomiste breton avait appartenu au groupe Ecologiste de juin 2012 à mai 2016.

D'autres députés connus pour leur expertise en matière d'environnement sont réélus sous l'étiquette LRM. C'est le cas de Jacques Krabal, anciennement PRG. Le membre du groupe de travail sur la réforme du code minier et de la mission de suivi de la loi de transition énergétique est réélu dans l'Aisne avec près de 72% des voix. Yves Blein (initialement PS), président de l'Association nationale des communes pour la maîtrise des risques technologiques majeurs (Amaris), est quant à lui réélu dans le Rhône (près de 66% des suffrages). Parmi les nouveaux députés LRM figure Matthieu Orphelin qui fait son entrée à l'Assemblée après avoir recueilli 64% des voix dans sa circonscription en Maine-et-Loire. L'ancien porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot (FNH) de 2013 à fin 2015 avait été élu en mars 2010 conseiller régional des Pays de la Loire avec l'étiquette EELV. En janvier 2016, il prenait la tête de l'économie circulaire de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Du côté des nouveaux entrants figure aussi Sandrine Le Feur, agricultrice bio de 26 ans, élue avec 52% des voix dans le Finistère.

Un cinquième député issu de l'ancien groupe Ecologiste sauve son siège : Eric Alauzet. Il est réélu dans le Doubs avec 62% des voix. Il se présentait sans investiture, LRM la lui ayant refusée, et EELV et le PS la lui ayant retirée du fait de sa trop grande proximité avec le parti d'Emmanuel Macron.

La droite conserve quelques spécialistes

Chez Les Républicains, Julien Aubert est réélu dans le Vaucluse avec près de 51% des voix. Spécialiste des questions énergétiques, il avait été le porte voix de son parti lors du débat parlementaire relatif à la loi de transition énergétique. De même, Bertrand Pancher (UDI), vice-président de la mission de suivi de la loi de transition énergétique, est réélu dans la Meuse avec 58% des voix. Martial Saddier (LR) sauve lui aussi son siège en Savoie avec 51% des suffrages. Il est notamment connu pour ses travaux sur la pollution de l'air.

A gauche, Delphine Batho est réélue dans les Deux-Sèvres. L'ancienne ministre de l'Ecologie de juin 2012 à juillet 2013 franchit le second tour avec près de 57% des voix. De même, le spécialiste des questions de responsabilité sociale des entreprises, Dominique Pottier (PS), conserve son siège en Meurthe-et-Moselle avec 63% des voix. Enfin, La France Insoumise fait son entrée dans l'hémicycle avec notamment la victoire de Jean-Luc Mélenchon à Marseille (Bouches-du-Rhône, près de 60%), d'Alexis Corbière (Seine-Saint-Denis, près de 58%) et de François Ruffin (Somme, 56%). A noter que François Ruffin avait aussi l'investiture d'EELV.

Réactions3 réactions à cet article

 

Il faut faire une différence, le passé le prouve, entre les éGologistes et les éCologistes.

Il y a même eu des écologistes qui sont devenus égologistes en se croyant irremplacables, et indispensables ... "pour pouvoir suivre jusqu'à bonne fin les dossiers que j'ai impulsés ou suivis". La bonne excuse.

Un jour lointain où aucun ne semblait pas avoir fumé leur cher cannabis - J'étais témoin - les élus du "parlement des verts" ont voté le "tourniquet" : à mi-mandat je passe le flambeau à mon suivant de liste.

Certains élus honnêtes ont respecté leur engagement. Pas beaucoup.

NB. Il est facile pour un ou une arriviste de s'habiller, en vert, a fortiori si on y ajoute en marche un peu de bleu Macron.

Sagecol | 20 juin 2017 à 07h47
 
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le tourniquet était une belle connerie. Si c'est pour ne rien foutre, on peut passer la mi-mandat. Le travail d'élu ou de ministre n'est pas une sinécure ou une faveur. Il y fut de la continuité dans l'action (c'est ainsi que Voynet, pussée par ses camarades , a démissionné sans avoir achevé sa loi sur l'eau, son successeur n'a pas eu le temps)
avec de tels gadgets médiatiques (le tourniquet) les verts ont perdu leur crédibilité

louis | 20 juin 2017 à 15h29
 
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"le tourniquet était une belle connerie".

Si vous avez raison, le parlement des Verts était alors composé de gens "peu intelligents" (euphémisme) votant des conneries ?

Nul n'est indispensable; et irremplaçable. Et on doit pouvoir s'arranger pour être salarié de son successeur.

Ça devrait d'ailleurs être légal et obligatoire si on interdisait pertinemment le renouvellement d'un mandat

Autrement pourquoi s'arrêter à deux ?

Sagecol | 21 juin 2017 à 18h39
 
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