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Actu-Environnement

“ Pour le photovoltaïque, l'autoconsommation sous-dimensionne les installations et tue le gisement ”

Alors qu'une concertation est en cours, Marc Jedliczka n'est pas convaincu que l'autoconsommation soit la solution la mieux adaptée au marché photovoltaïque français. Il présente à Actu-environnement le point de vue d'Hespul.

Interview  |  Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°333 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°333
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“ Pour le photovoltaïque, l'autoconsommation sous-dimensionne les installations et tue le gisement ”
Marc Jedliczka
Directeur de l'association Hespul
   

Actu-environnement : en publiant une note de position intitulée "autoconsommation : opportunité ou vraie fausse piste ?", vous jetez un pavé dans la mare. Pourquoi une telle polémique parmi les professionnels du photovoltaïque ?

Marc Jedliczka : Notre document part de faits concrets, parfois assez techniques, pour redonner au débat des bases rationnelles. Le terme "autoconsommation" peut vouloir dire des choses très différentes selon les acteurs. Il y a donc un premier travail de clarification technique à réaliser.

Surtout que sur le plan physique, les électrons cherchant toujours le chemin le plus court, un bâtiment qui supporte une installation photovoltaïque réalise toujours, de fait, une forme d'autoconsommation puisqu'il consomme en priorité les électrons produits au plus proche, c'est-à-dire ceux qu'il produit.

Aujourd'hui, la filière photovoltaïque est en très mauvaise situation. On a le sentiment que l'autoconsommation est un os à ronger lancé par les pouvoirs publics et auquel s'accrochent à tout prix certains professionnels. On le comprend, compte tenu de la crise de la filière, mais cela reste une fausse piste. Comme l'intégration au bâti, elle augmentera les coûts et n'aidera pas le photovoltaïque.

AE : Vous n'êtes pourtant pas opposé à l'autoconsommation ?

MJ : On ne peut pas être pour ou contre un principe physique ! Nous estimons en revanche qu'en France et à l'heure actuelle, il est absurde de vouloir la pousser, surtout dans le résidentiel, où les habitants ne sont pas là lorsque l'installation produit le plus.

L'autoconsommation, surtout sans contrat d'achat des excédents, pousse à ajuster consommation et production, ce qui est pernicieux : soit on augmente artificiellement la consommation pour absorber toute la production, soit on réduit la taille de l'installation photovoltaïque pour se limiter à ce qui peut-être consommé immédiatement. Deux mauvais choix.

Quant à l'ajout de batteries sur site, elle double quasiment le coût de l'installation et entraîne des pollutions pour la fabrication et le recyclage. Surtout que le réseau peut dans un premier temps remplacer le stockage physique, il y a toujours une demande, chez le voisin ou chez le voisin du voisin… Et si cela ne suffit pas à l'avenir, ce sera au réseau de s'organiser pour stocker et valoriser les surplus, ce sera bien plus efficace et bien moins coûteux.

AE : Sur quoi faudrait-il miser pour développer le solaire ?

MJ : Nous avons deux biens communs qu'il faut valoriser au mieux : le réseau et les toitures biens exposées. Le réseau est là et on ne peut pas faire sans. Il faut donc le faire évoluer et trouver des solutions notamment en milieu rural, pour éviter d'avoir à le renforcer, ce qui coûte cher. En ville au contraire, où le réseau est très dense et très robuste, c'est la disponibilité des surfaces ensoleillées qui est le facteur limitant : pousser l'autoconsommation conduit à réduire la taille de certaines installations, il faut au contraire maximiser l'usage des surfaces les mieux exposées en toiture ou façade des bâtiments, mais aussi dans l'espace public : couverture des parkings, des marchés forains, des cheminements piétonniers… Si, au-delà des seuls bâtiments, on veut tendre vers des quartiers ou des villes à énergie positive, il faut considérer toutes ces surfaces comme un "gisement" à valoriser. Or, sous-dimensionner une installation tue le gisement.

AE : Quel est le principal frein aujourd'hui ?

MJ : Derrière la question de l'autoconsommation se cache le fait qu'ErDF, la filiale d'EDF qui gère 95% des réseaux de distribution, est culturellement réticente à accueillir le photovoltaïque. Certes le réseau a été construit historiquement de manière "descendante", mais il lui faut maintenant apprendre un nouveau métier : collecter les productions décentralisées. Or les règles actuelles de dimensionnement et de conduite des réseaux pénalisent le solaire, il faut les faire évoluer. Mais l'autoconsommation n'améliorera pas cette situation.

AE : Que devrait-on réformer pour multiplier les installations sans voir les coûts de réseau exploser ?

MJ : Les textes règlementaires imposent de dimensionner le réseau en fonction de la puissance théorique maximale des panneaux exprimée en watts crêtes. Or cette puissance n'est pratiquement jamais atteinte. En analysant des données réelles sur les sites que nous suivons depuis de nombreuses années, nous nous sommes aperçus que si on limite la puissance maximale d'injection à 70% de la "puissance-crête", on perd 0,1% de la production annuelle. Si on descend à 50%, on en perd moins de 10%, mais on peut doubler la puissance raccordée et augmenter ainsi de 80% la production avec le même coût de raccordement et le même dimensionnement du réseau, juste en éliminant les rares pointes de production.

En acceptant de perdre un peu d'électricité, sur quelques dizaines d'heures en été, on se donne la possibilité d'augmenter le nombre et la puissance des installations photovoltaïques raccordées en un point donné, ce qui contribue en outre à faire baisser les coûts. En effet, avec la baisse rapide du prix des panneaux, les travaux d'installation pèsent de plus en plus lourd dans le coût total : quitte à travailler sur une toiture, autant poser le plus possible de panneaux pour réduire les coûts fixes et optimiser l'usage de la surface disponible.

Ceci n'est qu'un exemple : il y a beaucoup d'options comme celles-ci qui permettent de concilier les intérêts de tout le monde, en limitant les investissements sur les réseaux tout en augmentant les puissances photovoltaïques et en valorisant au mieux les surfaces exposées.

Réactions19 réactions à cet article

 

Parole de Bon sens !
Espérons que cet expert compétent et lucide de Hespul soit écouté par les décideurs politiques et les professionnels du secteur !
Une démarche de bon sens devrait en découler et un max d'installations PV, optimisant la TOTALITE des surfaces bien exposées, avec vente du surplus des kWhs, mises en place.
YA+KA !
A+ Salutations
Guydegif(91&68)

Guydegif(91) | 16 janvier 2014 à 09h19
 
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Merci pour cette article !
Le déploiement des ENR au profit de tous demande avant toute chose de l'intelligence et du retour d'expérience(s) tel que ce que nous lisons là, pas des aboiements idéologiques ou des postures motivées par l'appât du gain et poussant à la précipitation aveugle.

Drogo | 16 janvier 2014 à 10h05
 
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Où en est le projet VGV de stockage des énergies intermittentes ? Y'a-t-il un commencement de début d'expérimentation ?

hlnlink | 16 janvier 2014 à 10h10
 
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Pour les villes (et meme les campagnes) ne peut on pas créer des sociétés privées qui loueraient les toitures des particuliers ? Ainsi 1 seul opérateur, et une production maximale puisque l'ensemble de la toiture serait couverte.

Pour le particulier c'est simplement un contrat de location.
A charge à l'entreprise de gérer son buisness comme n'importe quelle entreprise.
Et pour ERDF c'est un seul "sous-opérateur" en interlocuteur.
Reste le soucis de raccordement au réseau, mais sur des quartiers dense, avec ce genre de système on peut imaginer plusieurs toitures raccordées en un seul point ce qui augmente la taille de l'installation.

Et pour ce qui est de l'auto-consommation, comme le M Jedliczka le précise l'énergie produite sur un quartier alimentera le réseau et donc le quartier.

Ce n'est qu'une idée mais si on simplifie la démarche pour le particulier et pour EDF s'enlève une grosse épine du pied.

Terra | 16 janvier 2014 à 10h31
 
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Bravo M Jedliczka ! Je suis 100% d'accord sur le fait que l'autoconso n'apportera rien de plus à la filière et même la mort rapide des derniers petits installateurs sérieux ! Car si on parle d'autoconso c'est forcément avec du stockage et effectivement ça fait tellement grimper la facture que plus aucun particulier ne fera le pas car on arrive à plus de 20 ans pour amortir la facture pour 3KWc + batteries !!
Et je me tue à le répéter autour de moi à ces pros qui voit le st Graal dans l'autoconso alors que c'est encore un os à ronger effectivement lancé par le gouvernement...! Et bravo pour avoir ENFIN clairement dit que la vente actuelle à EDF-OA est DEJA de l'autoconso !! eh oui ! Certains devraient reprendre des cours de physique !

Roro | 16 janvier 2014 à 11h26
 
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enfin des explications réaliste....
l'avenir du photovoltaique chez les particuliers est l'autoconsommation
accompagné de la gestion intéligente et automatisé des consommations
plus un petit stockage et "échange" du surplus avec le réseau


La "CSPE" (Construction Solaire Photovltaique Experimentale)
fait en autoconstruction pour de l'autoconsommation :
production: 2284 KW sur 340 jours
aproximativement 1/3 de la consommation!!!
production en ce moment 11H30 16/01/2014 :1560 Watts
mon UTOPIE devient une realiste
nb CSPE :regarder sur la facture de l'electricité ...........

domifa | 16 janvier 2014 à 11h43
 
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Quel rôle joue exactement EDF? Les choses devrait aller beaucoup plus vite, notamment dans la recherche sur le stockage comme le dit hlntink, l’hydrogène (par électrolyse de l'eau)me semble une piste très intéressante surtout dans le cadre d'une auto consommation partielle (ou totale).
Il existe des fournisseurs d'électricité 100% vertes (enercoop), Le monopole d'EDF n'est pas une bonne chose surtout pour le développement des ENR

lio | 16 janvier 2014 à 12h01
 
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Toujours à propos du projet de stockage intermittent des ENR dénommé VGV (volt-gaz-volt, c'est la méthanation), je recommande à tous et toutes de lire le débat des internautes qui fit suite, sur ce même site, à l'article du 15/5/13 "Le méthane, une solution de stockage pour la transition énergétique ?"

hlnlink | 16 janvier 2014 à 13h00
 
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pour une fois, on sent quelqu'un qui comprend quelque chose à la physique.
Globalement cet article est plein de bon sens. néanmoins, il n'aborde pas le point qui a fait péricliter le photovoltaïque: le fric. En effet, si on excepte les quelques personnes philanthropiques, les gens ont installés des panneaux solaires pour faire du fric et se foutent bien du réchauffement climatique. D'où l'autoconsommation pour atténuer l'injustice sociale (et l'absurdité en passant) d'acheter moins cher que ce qu'on vend en ayant pris au passage les aident (en justice on appelle ça la double peine).
Le photovoltaïque ne peut s'épanouir que si on change la société comme c'est indirectement dit dans le texte: les gens sont au travail quand cela produit. Tant qu'on aura pas fait quelque chose pour atténuer cet état de fait, on avancera pas. Faire travailler les gens chez eux, celui qui produit de l'électricité chez lui est directement payé par son employeur qui achète pour l'entreprise l'électricité dont elle a besoin,etc, qui a des idées?

zaravis | 16 janvier 2014 à 15h04
 
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Bravo pour ce papier.

J'aurais tendance à être un peu plus concret, un exemple:
Je suis en autoconsommation totale car hors réseau. Ma puissance de panneaux de 1kWc (3200€) produit au mieux 2kWh/jour au solstice d'hiver et 6 au solstice d'été. La consommation est surtout le soir: 2kWh au solstice d'été, 4 en hiver ou les jours sont courts. Faute de pouvoir stocker sur le réseau, Il me faut donc des des batteries et le chargeur correspondant (environ 9 000), mais aussi un onduleur chargeur (2000) cout largement couvert par les économies: le matériel 230V coute beaucoup moins cher que le matériel 12 ou 24V). En plus un petit groupe électrogène (5000€) est indispensable pour couvrir les longues périodes sans soleil (presque un mois en novembre-décembre 2012). Et bien sûr, à tout hasard, un bon stock de bougies. Conclusions: Autoconsommation oui mais avec:
- une réserve locale de sécurité par accumulateurs et groupes électrogènes (calcul économique à faire et refaire car les prix du matériel baissent);
- équilibrage des productions /consommations par le réseau international: L'équilibrage par quartier ou canton n'est pas suffisant: s'il neige à Briançon il neige au Monetier: il faut chercher l'équilibre sur d'autres fuseaux horaires ou d'autres zones climatiques.
- D'ou nécessité de clarifier les couts de réccordement

Tarif préférentiel d'achat: pas soutenable, transforme un producteur d'électricité (EDF) en gestionnaire de subventions ce qui n'est pas son métier.

Seylione | 16 janvier 2014 à 18h08
 
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ça c'est certain que le photovoltaïque , en France , produit le plus quand on en a le moins besoin ...il en va de même pour l'éolien trés aléatoire été comme hivers ...l'autoconsommation sans revente à EDF est pourtant le plus écologique ...pas de perte au transport ...responsabilisante et dont les bénéfices ne s'envollent pas dans les poches des multi nationales !
L'isolation , le thermique solaire tout simple , la géothermie , échangeurs ...restent donc les moyens les plus effiaces dans notre pays ...tous les avantages fiscaux devraient donc êtres concentrés sur ces dernières

carl | 20 janvier 2014 à 14h40
 
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C'est article est partisan : le seul intérêt de son auteur est de "sauver" la filière photovoltaïque alors que tout le monde se rend compte que le photovoltaïque n'a aucune vertu pour diminuer l'emprunte CO2, ni même les autres pollutions classiques (cf rapport de la cours des compte sur la politique climat énergie).
L'autoconsommation optimisée, dans des conditions particulières qui le mérite vraiment, est le seul moyen d'arriver à un minimum de vertu écologiste. Et encore.
Prenez l'exemple de Seylione : il fonctionne en autoconsommation. Mais il doit faire fonctionner un groupe électrogène l'équivalent de 2 mois par an, soit de l'ordre de 15% de sa production. C'est moins performant que notre production nationale d'électricité qui ne fait appel aux sources carbonées que pour 10% de la production. Mais il a quand même fallut les produire ces panneaux, et cela a coûté nettement plus d'énergie (et pour peu que cette énergie était très carbonée, type en Chine, je vous laisse faire le bilan !!!).

LaurentKo | 21 janvier 2014 à 08h30
 
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Parce que bien sur vos centrales "décarbonnées" elles, ont été produites sans la moindre goute de carbone.

Faites donc le bilan de leur construction avant de critiquer le bilan des panneau solaire. Eux, au moins, ne font pas de déchets radioactifs.

Terra | 21 janvier 2014 à 09h31
 
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Personne ne prétend qu'il ne faut pas de carbone pour construire une centrale nucléaire, voire même pour le fonctionnement. Il faut du ciment (= carbone), il faut de l'uranium enrichi (mine mais bilan faible car extrêmement peu de combustible suffit à produire énormément, enrichissement extrêmement énergivore via l'ancien procédé par diffusion gazeuse, mais fonctionnant au nucléaire justement, donc ni CO2 (ou peu) ni pollution associée aux énergies carbonées, et fonctionnant maintenant par centrifugation, donc n'est plus énergivore).
Allez voir le rapport de la cours des comptes qui est plutôt bien fait. Au bilan, quand en plus on possède déjà les centrales, il n'y a pas photo. le photovoltaïque n'est vraiment pas adapté à notre situation.

LaurentKo | 21 janvier 2014 à 13h28
 
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Quel age déjà ces centrales si propres: zéro déchets......carbonés peut être, mais si le moindre gant devient déchet radioactif que penser des centrales à démenteler pour les génération future, qui ne pourrons que nous remercier pour nos choix juditieux.
En toute conscience on ne peut que plébisciter l'orientation "durable et raisonnée"et se séparer aussi vite que possible de toutes ces centrales à pollution active .

Jakow29 | 05 février 2014 à 22h01
 
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Bonjour à tous.
Ca chauffe dès qu'on parle d'énergie, normal!
Mais... beaucoup d'opinions, peu de chiffres.
Ne peux-t-on mener une étude complète qui fasse le bilan Carbone et $ (ou €) des différentes filières à court terme et à long terme avec 2 ou 3 scénarios? Cela permettrait de réfléchir sur des bases solides et limiter au mieux les "opinions" . Mais c'est un gros travail: Hespul + une ou deux universités? un an pour un premier rapport d'étape?

Je crains, mais ce n'est qu'une crainte, qu'à long terme l'énergie carbone soit limitée (épuisement des ressources / concurrence avec l'alimentaire). L'atome est élégant bien que dangereux. A-t-on étudié toutes ses possibilités? ou en est la filière "Charpak" ou la combustion quasi complète est déclenchée par un faisceau de neutrons provenant d'un accélérateur, donc entièrement modulable. Le solaire au sens large est une bonne solution, la récolte fait de gros progrès (PV, Eau chaude, maïs), mais le problème est le stockage. Aucune des solutions actuelles n'est satisfaisante.

Des idées?
Bonne journée (ou nuit blanche?)
Seylione

Seylione | 06 février 2014 à 09h43
 
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Afterthought...

1. Et en Afrique notamment sahélienne? il FAUT développer cette filière d'autoconsommation (éclairage, eau sanitaire, irrigation), car les densités de population sont faibles et les distances à parcourir énormes. Mais les réticences sont énormes de la part des "Ingénieurs" car il n'ont "pas appris celà à l'école"...

2. Comme je suis à Lyon, je suis disponible pour creuser un peu ces idées avec Jedliczka.

Bonne journée

Seylione | 06 février 2014 à 09h50
 
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@Jakow29
On s'éloigne très sensiblement du sujet initial qui était le photovoltaïque, mais je réponds sans hésitation : oui, le moindre gant devient un déchets radioactif (enfin légèrement). La bonne question est "quel volume pour quelle production ?". Etant donné le pouvoir de production du nucléaire, le ratio est sans commune mesure avec celui des déchets chimiques (et accessoirement certainement nettement plus toxique que la plupart des déchets nucléaires dont la toxicité est toute relative comme le plus souvent pour les gants que vous citiez) qui accompagne la fabrication de vos jolis panneaux photovoltaïque. Et ceci sans nier qu'il existe de vrai déchets radioactifs qui posent problème, mais dans des proportions qu'il faut relativiser, c'est tout !

LaurentKo | 06 février 2014 à 15h45
 
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@Seylione ;: En Afrique, le solaire auto-consommé se développe, mais les usages restent limité, car vous devez en avoir une idée, c'est au final le stockage d'énergie qui revient plus cher que la production.

Pour les usages très faiblement consommateur, type lampe LED ou bien si la batterie est intégrée par nature, type GSM, ça fonctionne mais il est très difficile d'aller au delà.

Sinon sur l'article, j'étais assez sceptique au départ, mais je reconnais qu'il y a une bonne réflexion. Oui, s'il s'agit de mettre en place des moyens de stocker l'énergie ce sera plus efficace en centralisé que localement. Mais en sens inverse, inciter l'auto-consommation, c'est aussi inciter les gens qui peuvent déplacer une partie de leurs usages électrique à le faire, pour moins cher.
Et dès que la production local dépasse la consommation locale, il faut dépenser de l'argent à créer des postes électriques qui peuvent retourner les flux, une grosse dépense au final.

La meilleur réponse est surement un compromis, ne payer l'électricité exportée que dans la limite de ce que le réseau peut traiter efficacement (d'autant que comme indiquée les surplus réels sont rares), et pousser à auto-consommer, dans la mesure où c'est raisonnablement possible, pas quand cela pousse à installer des équipements disproportionnés.

jmdesp | 17 février 2014 à 17h21
 
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