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Actu-Environnement

Mesure de l'exposition aux pesticides en zone viticole : l'étude PestiRiv démarre

Risques  |    |  D. Laperche

Existe-t-il une différence entre l'exposition aux pesticides des personnes vivant près de vignes et celles vivant loin de toute culture ? C'est à cette question que va tenter de répondre l'étude PestiRiv, lancée par Santé publique France et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). « Peu de données sont disponibles en France sur l'exposition réelle des personnes vivant près de cultures, en particulier viticoles », reconnaissent les deux agences sanitaires. Cette étude a débuté par une phase de tests, en octobre 2019, auprès de 72 foyers de quatre communes des régions Grand Est et Nouvelle-Aquitaine. Son objectif était de vérifier l'adhésion des riverains ainsi que la méthodologie. « Cette première phase de l'étude PestiRiv a permis de mieux comprendre les attentes des participants et d'ajuster le protocole de l'étude afin d'améliorer son déroulement à l'échelle nationale », expliquent les agences.

Désormais, 3 350 participants de six régions (1) seront impliqués, à la fois vivant dans des zones viticoles ou dans des espaces éloignées de toutes cultures. L'étude croisera les résultats de prélèvements chez l'homme (2) et dans l'environnement (3) , mais également des éléments de contexte (4) agricole comme les conditions météorologiques, des données de la surveillance nationale de l'eau, etc. Les mesures dans les milieux concerneront une cinquantaine de substances.

« Ces études sont indispensables pour en savoir un peu plus sur ces expositions et prendre les mesures qui s'imposent, mais,dans l'attente des résultats, elles ne doivent pas être le prétexte à l'inaction ! a réagi l'association Générations futures. Pour rappel, notre association, avec un collectif d'ONG, a obtenu grâce à une décision récente du Conseil d'État, la mise en place de mesures supplémentaires de protection des riverains de zones. Le gouvernement a six mois pour proposer de nouveaux textes transposant cette décision et, pour le moment, il n'a pas l'air pressé de proposer ces améliorations, qui restent pourtant bien en deçà de nos attentes.

1. Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d'Azur.2. Recueils d'échantillons d'urines et de cheveux pour mesurer les pesticides présents dans l'organisme des participants.3. Recueils de poussières, d'air à l'intérieur du logement ou encore de fruits et légumes du jardin de certains participants. Mais également des mesures de pesticides dans l'air extérieur menées dans certaines zones viticoles et d'autres éloignées de toute culture.4. Ces mesures seront accompagnées de questionnaires adressés aux participants pour identifier les sources pouvant contribuer à leur exposition aux pesticides, d'une description des conditions météorologiques et topographiques pouvant influencer la dispersion des produits phytopharmaceutiques dans l'environnement, d'une analyse du contexte agricole des zones d'étude, par exemple la probabilité de traitements des vignes et d'une exploitation des données de surveillance nationale de l'eau pour connaître localement la contribution de cette source à l'exposition des consommateurs.

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