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“Areva en Chine : on ne crée pas la demande simplement par la vente d'une usine”

La visite en Chine d'Emmanuel Macron a fait avancer les projets de contrats d'Areva dans le nucléaire. Pour Mycle Schneider, analyste indépendant de l'énergie et de la politique nucléaire, ces accords commerciaux franco-chinois n'enrayeront pas la déshérence de la filière du retraitement.

Interview  |  Energie  |    |  Agnès Sinaï  |  Actu-Environnement.com
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“Areva en Chine : on ne crée pas la demande simplement par la vente d'une usine”
Mycle Schneider
Analyste indépendant de l'énergie et de la politique nucléaire
   

Actu-Environnement : La visite présidentielle a marqué une étape dans les négociations franco-chinoises sur le nucléaire. Les négociations sont anciennes. Quels sont les acteurs et l'objet de ces accords commerciaux ?

Mycle Schneider : La coopération nucléaire franco-chinoise date du milieu des années 1980, quand EDF a vendu - à grande perte - deux réacteurs pour la centrale de Daya Bay, près de Hong Kong. Ce devait être le prélude d'une pluie de contrats. EDF a mis dix ans avant de remporter un autre contrat pour deux réacteurs à Ling Ao et encore une douzaine d'années avant de signer en 2007 pour deux EPR à Taishan, qui, une décennie plus tard, sont toujours en construction.

EDF et Framatome étaient d'abord associées à des industriels britanniques pour la centrale de Daya Bay avant de dominer le deuxième contrat pour Ling Ao. A Taishan, EDF est le maître d'œuvre, associé à China General Nuclear Power Corporation (CGN). Areva livre l'îlot nucléaire mais recourt aussi à des sous-traitants, notamment chinois et japonais, y compris pour des grands composants.

AE : A Pékin, les présidents franco-chinois ont signé un "mémorandum pour un accord commercial" pour la construction par Areva d'une usine de traitement des combustibles nucléaires usagés. Quel est l'impact commercial pour l'industriel en difficulté ?

MS : On notera le titre du dernier communiqué de presse...

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