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Actu-Environnement

Algues vertes : l'agriculture finistérienne refuse de poursuivre la mise en œuvre du Plan d'actions

Le Conseil de l'agriculture finistérienne a annoncé le 3 novembre 2011 son retrait des négociations sur la mise en œuvre du Plan algues vertes y voyant une menace pour la filière agricole bretonne.

Agroécologie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Le 3 novembre 2011, le Conseil de l'agriculture finistérienne (CAF) a adressé une lettre ouverte à l'ensemble des exploitants du Finistère dans laquelle il annonce que "tant que l'Etat, la Région et les collectivités territoriales n'auront pas pris d'engagements forts sur [les six points avancés par le CAF, il refuse], de poursuivre la mise en œuvre du plan de lutte contre les algues vertes dans le Finistère". Il "[refuse de s']engager dans ces projets de territoires, tels qu'ils [lui] sont présentés actuellement".

Le CAF précise avoir "pris une position commune" le 25 octobre 2011 lors d'une réunion regroupant "l'ensemble des organisations professionnelles agricoles." Ce retrait des quelques 30 organisations représentées au CAF, parmi lesquelles se trouvent la Chambre d'agriculture, le Crédit agricole, le Crédit mutuel de Bretagne, la FDSEA, Groupama et les Jeunes agriculteurs, intervient alors que les acteurs économiques de cinq baies finistériennes doivent finaliser les programmes d'actions relatifs à leur territoire d'ici fin 2011.

Six demandes préalables à la reprise du dialogue

En conséquence, "la profession agricole finistérienne ne peut cautionner des projets qui conduiraient inexorablement l'activité agricole vers le déclin", indique le Conseil qui a adressé au Préfet de Région Bretagne "un certain nombre de demandes préalables, restées sans réponse à ce jour".

Ces demandes sont au nombre de six : proposer des mesures "cohérentes du point de vue agronomique", assurer que les outils de pilotage de la fertilisation "[conservent] leur rôle pédagogique et [ne soient pas] utilisés à des fins de contrôle", faire évoluer la réglementation "de façon à faciliter la substitution de l'azote minéral par de l'azote organique et garantir la mise à disposition des terres", débloquer des moyens financiers pour l'épandage afin de permettre la mise en place d'installations de traitement des effluents d'élevage, garder le Schéma directeur départemental des structures comme base des décisions sur le foncier agricole et enfin formaliser par écrit les garanties sur la confidentialité des données individuelles.

Enfin, c'est la philosophie même du Plan algues vertes établi par le gouvernement qui est remis en cause. "Il faut rappeler que nous ne disposons toujours pas d'une expertise scientifique indépendante à l'échelle européenne, voire internationale, faisant la lumière sur le lien entre agriculture et marées vertes", estime le CAF.

Politiquement correct, leurre et illusion

Les représentants agricoles "se sont battus pour que les objectifs de réduction des flux d'azote soient réalistes et que les mesures proposées soient compatibles avec l'économie des territoires", explique le document qui formule cinq reproches à l'issue des réflexions menées par les groupes de travail mis en place afin d'élaborer un programme d'actions.

En premier lieu, "les objectifs de réduction des flux n'intègrent pas l'impératif de maintien de l'activité agricole et sont inatteignables dans les délais impartis", estime le CAF.

Ensuite, "les projets de territoire cèdent trop souvent à la facilité en adoptant des mesures dogmatiques relevant, avant tout, du « politiquement correct »", indique la lettre citant "les mesures systématiquement inscrites comme la conversion à l'agriculture biologique, le développement des circuits-courts ou la rétrocession des terres à des agriculteurs engagés en agriculture biologique, [qui] n'auront absolument aucun effet sur les flux d'azote".

Troisième reproche, "la « démarche ascendante », s'appuyant sur les propositions du terrain pour l'élaboration des projets de territoire, est un leurre", en particulier parce que "les revendications agricoles ne sont pas reprises dans les écrits".

De même, "la « démarche volontaire d'adhésion » des agriculteurs est (…) une illusion et se transformera en « adhésion obligatoire »", juge le CAF estimant que "des outils (…) présentés comme des indicateurs de l'engagement des agriculteurs, seraient transformés en moyens de contrôle".

Enfin, pour les agriculteurs finistériens "l'enveloppe financière du plan algues vertes soutiendra avant tout l'économie de services (analyses, diagnostics, accompagnements individuels…) au détriment de l'activité de production".

Réactions53 réactions à cet article

 

La solution est simple : acheter uniquement du porc bio, les éleveurs existent, aidons les à prospérer, ça coûtera moins cher à la société que le nettoyage des algues vertes sur le littoral de la Bretagne.

Breizatao | 09 novembre 2011 à 08h45
 
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1° Le CAF a bien raison. L'attribution des proliférations algales aux nitrates est une vaste fumisterie montée en épingle par des écologistes haineux (de l'activité agricole).

2° Les cochons bio émettraient-ils moins d'azote dans leurs déjections que les porcs non bio ? Ce serait plus que surprenant ! Je pense que Breizatao nous fournira bientôt une référence sérieuse !

Laurent Berthod | 09 novembre 2011 à 10h01
 
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Ce n'est pas l'agriculture que ces gens-là défendent, mais les structures du lobby.
Selon l'étude du ministère de l'écologie :
Faute d’approche préventive, le traitement annuel des excédents agricoles (cultures et élevage) dissous dans l’eau serait en effet supérieur à 54 milliards d’euros par an et le coût complet de dépollution du stock des eaux souterraines serait dépasserait 522 milliards d’euros.
Qu'on paye les agriculteurs intensifs à ne plus rien faire, cela coûtera moins cher à la collectivité.

Petite bête | 09 novembre 2011 à 10h07
 
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Ouh là là, elles pèsent lourd ces compensations subventions et autre provendes à gagner ou ne pas perdre. Ne lâchez pas camarades paysans, éleveurs, il y' a encore du fric à trouver. Il faudrait vous victimiser encore un peu plus, trouver quelque chose comme : les maladies endocriniennes causées par les engrais, un style scandale de l'amiante : ça ajouterait un sympathique pathos. Ca vous rendrait humain : du style je suis malade donc je pollue. Une piste à étudier ?

mimipinson | 09 novembre 2011 à 10h36
 
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Les exemples passés de mortalité ne suffisent pas pour que les pollueurs accepter de revoir et d'améliorer leurs façons de travailler ?
Faudra t'il attendre que " Mme l' EUROPE " nous inflige des amendes ?
Messieurs les Agriculteurs Bretons (( et autres )) nous avons besoin de vous pour "nous" nourrir mais pas pour polluer et nous tuer à petits feu.
Quand je dis "Nous" celà comprend tout ce qui est vivant sur notre terre.
C'est l'avenir de nos enfants qui est entre vos mains.

michel 07 | 09 novembre 2011 à 11h02
 
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Pour plus de précision il faut comprendre COCHONS SUR PAILLE et si tu ne sais pas pourquoi il faut que tu demandes à un intellectuel bien de chez nou nommé André POCHON tu verras c' est un petit jeune bien connu des ministères de l' agriculture, car c' est un vrai paysan fils de paysan plein de BON SENS.... Tu verras qu' un jour on dira "Pochon avait raison".

Breizatao | 09 novembre 2011 à 11h27
 
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1° Il n'y a pas besoin de faire du bio pour élever des cochons sur paille.

2° On peut faire de l'élevage sur lisier avec station d'épuration : zéro azote rejeté dans l'environnement terrestre et aquatique.

3° Au lieu de se limiter à Pochon, Breizatao devrait élargir sa culture agronomique.

Laurent Berthod | 09 novembre 2011 à 11h46
 
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(1) la relation de cause à effet entre nitrate et marée verte n'est ni une fumisterie, ni le fait d'écologistes haineux, ni l'invention de scientifiques qui ne seraient ni des "experts internationaux" ni indépendants : c'est un fait scientifique avéré, validé par la communauté scientifique internationale au travers de nombreuses articles scientifiques. A l'inverse, AUCUN contestataire de cette thèse n'est un scientifique reconnu, et AUCUN n'est indépendant, car TOUS sont liés de près ou de loin à l'agroindustrie.
(2) Il y a évidemment d'autres solutions au "tout bio" ou "tout circuit court" et une lecture attentive des plans territoriaux présentés jusque là (Baie de Lannion, de St Brieuc et de La Forêt)vous montrera que ces autres solutions sont d'ailleurs nettement plus mis en avant que la conversion au bio, qui est le plus souvent marginale, voire anecdotique dans ces plans. je ne suis pas sûr que c'est en pratique la politique de la chaise vide et la négation persistante des évidences scientifiques que les organisations professionnelles agricoles permettront la mise en oeuvre de l'ensemble des solutions possibles et surtout qu'elles rendent service aux exploitants qu'elles sont sensées représenter, car en cas d'affrontement c'est toujours le recours au reglémentaire et le contrôle arbitraire qui est privilégié.

joseph | 09 novembre 2011 à 15h19
 
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En tenant compte des courants marins, la carte des baies à ulves correspond exactement aux exutoires des bassins versants de l'agriculture intensive.
Ce qui est à craindre pour les agriculteurs, c'est qu'à force d'écouter les sirènes de leurs représentants et à nier l'évidence, ils ne puissent que subir au lieu d'agir.

Petite bête | 09 novembre 2011 à 17h19
 
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Bravo aux agriculteurs bretons qui ont pris une position courageuse et honorable.
réduire les flux d'azote dans les proportions modélisées implique de supprimer toute activité humaine sur le territoire breton.
L'élevage sur paille ne règle rien, il génère une fertilisation plus hasardeuse avec des vistesses de minéralisation de l'azote incontrôlables et des rejets phosphorés supérieurs.
Signalons aussi que c'est le phosphore d'origine humaine qui est à la base de l'eutrophisation des eaux marines. Agir sur P est le seul moyen de régler le problème. La Bretagne est le seul endroit au monde où il est proposé de réduire des flux d'azote pour enrayer la production d'ulves marines. C'est inoui.
Pour autant, c'est d'accord pour réduire les flux de nutriments aux exutoirs. Les courbes de réduction de nitrate montrent que nous sommes sur le bon chemin, mais arrêtons d'écouter l'INRA, le CEVA et l'IFREMER qui s'adresse au monde agricole sans qu'on sache si ce sont des chercheurs, des militants ou des élus qui s'expriment puisque certains cumulent les trois fonctions !!!

fabrice dupain | 09 novembre 2011 à 18h34
 
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Je remarque que toutes les organisations citées sont administrées, gérées, "filiées, drivées, impulsées,... par la FN-R-D-SEA.
C'est donc la, la position de celle ci, dont le président a brandi au SPACE la carte d'adhésion - factice mais révélatrice- d'un responsable politique.
De la à penser qu'il est pleinement d'accord...
Quant aux messages: pas de controles, plus d'aides...
Je pense vraiment que le citoyen est vraiment exédé de ces faux discours et peiné pour l'agriculture et pour une grande masse d'agriculteurs qui ne méritent pas ça.

Jean | 09 novembre 2011 à 19h03
 
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Et ça continue : TOUT montre que ce sont bien les nitrates, mais cela ne fait rien, le déni continue. Il est par ailleurs plus facile d'accuser les scientifiques d'être pluri-casquettes que de constater que ceux qui sont dans le déni de réalité ont tous un intérêt direct à tenir ces propos absurdes.

Petite bête | 09 novembre 2011 à 20h15
 
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"c'est un fait scientifique avéré, validé par la communauté scientifique internationale au travers de nombreuses articles scientifiques".

Ceci est une affirmation entièrement fausse. La relation entre flux d'azote et prolifération algale n'est que le prétendu résultat d'une camarilla de l'IFREMER qui a pondu des modèles et qui croit que ses modèles prouvent quelque chose. La littérature scientifique internationale est souvent en désaccord avec cette vision. Tapez sur votre moteur de recherche préféré le nom de Guy Baroin, chercheur de l'INRA à la retraite, ou encore le titre de son article "Guy Barroin, Gestion des risques. Santé et environnement : le cas des nitrates. Phosphore, azote et prolifération des végétaux aquatiques." Vous trouverez les références à la littérature internationale.

Je sais bien que mon commentaire est presque aussi inutile que pisser dans un violon, car il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Merci à Fabrice Dupain pour sa lucidité, extrêmement rare dans notre monde postmoderne et ultra-médiatique.

Laurent Berthod | 09 novembre 2011 à 21h28
 
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Une vidéo pédagogique pour notre ingénieur lobbyiste " Laurent Berthod " bien connue du net !!!

le-bon-sens-paysan sur Dailymotion

C'est pour quand votre rencontre pour un débat avec les personnes que vous décriez à longueur de journée (André Pochon, Marie-Monique Robin, Claude et Lydia Bourguignon, Marc Dufumier……) !!!

Sinon toujours pas de film, livre…. en vue ! Cela permettrait pourtant de comparer votre propagande bibliographique avec celle des méchants intégristes écologiques désintéressés !!!

C’est vrai que ça demande un minimum de courage !!!

Eau Pure | 09 novembre 2011 à 21h48
 
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Les agriculteurs irresponsables n'ont pas plus de courage que les politiques eux aussi irresponsable!!!!quand va ton arrêter de souiller a ce point la Bretagne et le monde en général!!! il faut arrêter l'intensif diversifié les cultures, mettre beaucoup moins de pression au m² sur les sols....ils détruisent le paysage et la santé du présent et surtout suicide l'avenir de nos enfants.....Sortez de cette agriculture destructrice et en plus un gouffre à poignon perdu.....la moitié du budget de l'europe pour faire fonctionner à perte l'agriculture UE, qui, plus est consomme plus d'énergie qu'elle n'en produit......l'agriculture européenne fonctionne à perte et est dangereuse....arrêtons le massacre!!!!mais hélas je craint que sans quelques morts, rien ne changera...

vincent79 | 10 novembre 2011 à 08h40
 
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1° Où est-ce que j'ai dit du mal d'André Pochon ? Non seulement il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre mais en outre il n'y a pire mauvaise foi que celle de qui croit lire ce qui lui ferait plaisir de lire.

2° Pureté, pureté, vous avez dit pureté ? Pureté raciale, ça vous rappelle quelque chose ? Le revers de la médaille de la pureté c'est la haine de l'impur.

3° Si le message de vincent79 ce n'est pas de la haine, c'est quoi ?

4° Trouver la vérité dans les videos sur Internet ! Ah ! Ah ! Ah ! laissez-moi rire !

5° Traiter ses contradicteurs de lobbyistes révèle la même absence d'arguments que les traiter de fascistes ou de nazi, cela mérite autant de points Godwin.

Laurent Berthod | 10 novembre 2011 à 10h21
 
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ils ne devaient pas aller faire une pétanque sur la plage polluée nos amis agirculteurs? c'est tombé à l'eau ou ont ils eut peur du résultat ? Ils auraient du emmener la doublette Berthod Dupain puisque manifestement les émanations des algues vertes ne les dérangent pas ! Tu tires ou tu pointes ?

lio | 10 novembre 2011 à 11h19
 
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C'est inadmissible de ce comporter comme cela. Les agriculteurs ne voient que leurs intérêts et prétendre aujourd'hui que la qualité des eaux de surface s'améliore!!! Je passe toute mes vacances en famille dans la baie de Douardenez et c'est de pire en pire. Breton, je refuse que des pollueurs continuent le sacage de nos cotes, polueurs payeurs! Et en plus ils viennent d'obtenir l'accord d'épendage sur les 20% de terre sur lesquelles cela était encore interdit! Boycotter le cochon breton, et faisont leur manger leurs algues vertes à ces pollueurs. Y'en a marre de cette profession qui en plus de polluer nos sols et nos côtes, vit au crochet de la communauté avec toutes les subventions qu'ils recoivent.

trutia37 | 10 novembre 2011 à 12h15
 
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Les maux sont là ... les mots aussi ! il y a l'agriculture et il y a l'agriculture chimiquement intensive , cette dernière n'ayant que quelques décennies d'existence dans les millons d'années qui nous ont précédé ! délai suffisant pour avoir détruit l'écosystème et le monde rural traditionnel. Les sorciers chimistes et les profiteurs du système ont décidés d'en finir avec la raison naturelle de la biodiversité ... oubliant que la nature reprends toujours ses droits !
les BIO relèvent le défi - c'est l'avenir - face à la multiplication des molécules que l'on retrouve partout et qui font la richesse des chimistes au détriment des paysans et des consommateurs à moyen et long terme...

kergeoabc | 10 novembre 2011 à 13h57
 
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Laurent Berthod : ... qui me conseille d' augmenter mes connaissances agronomiques, pour cela je suis assez fier de l' informer que j' ai un de mes fils "berger-éleveur" d' ovins... et en plus "herbacier" dans le Sud de la France et cela bien que pur Breton... Si les éleveurs de Bretagne employaient des méthodes aussi naturelles que les siennes le littoral ne serait pas sous la moquette verte qui nous est si aimablement offerte au nom du progrès...

Breizatao | 10 novembre 2011 à 14h37
 
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à Trutia37
1°) les éleveurs de porcs ne perçoivent pas de subvention PAC contraitement aux céréaliers ou aux éleveurs bovins
2°) si c'est "inadmissible" de constater que la Bretagne est la région de France où le taux de nitrate dans les cours d'eau a le plus diminué... alors qu'on m'explique
3°) C'est de pire en pire ? 2011 est l'année record depuis 10 ans de plus faible ramassage des algues vertes en Bretagne
4°) insulter les agriculteurs est pitoyable. Les agriculteurs sont des entrepreneurs courageux, dynamiques et indispensables à la prospérité et la souveraineté d'un pays. Ils ont du mérite d'endurcir les critiques acerbes de la population qu'ils nourrissent chaque jour.

fabrice dupain | 10 novembre 2011 à 16h25
 
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Quand mes enfants ont une angine je leur donne une tranche de jambon, ç'est aussi bien que d'acheter des antibiotiques.
Par contre pour la moquette verte, j'hésite à piquer celle des plages, car je ne sais pas avec quoi elle est fabriquée.

mimipinson | 10 novembre 2011 à 17h20
 
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1° Les bio ne relèvent aucun défi. Avec les rendements lamentables de l'agriculture bio il est impossible de nourrir sept millards d'humains. Les produits bio c'est pour de riches bobos qui se font avoir par une propagande éhontée et mensongère qui leur fait croire que c'est plus sain et plus écologique

2° En quoi une partie de pétanque, opération de com., annulée ou non, peut-elle apporter quelque éclairage sérieux que ce soit sur l'origine des proliférations algales ?

3° Si les éleveurs de Bretagne employaient des méthodes aussi naturelles que celle du fils de Breizatao, berger, éleveur de moutons, ils ne fourniraient pas la moitié de la consommation de porc française et nous serions importateurs net de cochon. Vous trouvez que ça arrangerait la balance commerciale déficitaire de la France ? Le prochain gros problème de l'économie Française, après la dette, ce sera sa balance commerciale ! On va avoir besoin du FMI, je vous le dis !

4° Le fils de Breizatao n'a dû lui parler ni des relargages d'azote liés à la fumure azotée organique (conséquence du cochon conduit sur paille) ni des stations d'épuration qui se multiplient chez les éleveurs de porcs su caillebotis, avec relargage nul d'azote. C'est normal, il est pasteur, il n'élève ni des cochons ni ne fume beaucoup ses terres. Avec ça la France importe la moitié de sa consommation d'agneau. Vive l'extensif !

Laurent Berthod | 10 novembre 2011 à 17h23
 
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Pour répondre à Laurent Berthod (« 2° Pureté, pureté, vous avez dit pureté ? Pureté raciale, ça vous rappelle quelque chose ? Le revers de la médaille de la pureté c'est la haine de l'impur. ») :
Sur la pureté de l’eau mise en parallèle avec la « pureté de la race » prônée par les nazis (et ceux d’en face avec leur concept semblable de ‘’cosmopolite’’). En effet il n’est pas besoin d’avoir lu Darwin pour comprendre que la ‘’pureté ‘’ des races animales ne peut pas être transposée au genre humain, dont l’évolution a justement été de s’affranchir de ce modèle, ce qui a fait sa force. Mais l’eau pure, oui, cela existe. Comparer des choses non comparables est un procédé totalitaire, justement.
Vous accablez les scientifiques de noms d’oiseaux (« camarilla de l'IFREMER ») et renvoyez à un chercheur (à la retraite). Et quand bien même son analyse serait partiellement ou totalement exacte en ce qui concerne les végétaux aquatiques, elle ne peut l’être pour ces organismes simples que sont les ulves, dont le développement est directement corrélé au taux d’azote.
Juste une question : pouvez-vous affirmer que vous n’avez aucun lien de dépendance ou d’intérêt avec le modèle agricole intensif ?

Petite bête | 10 novembre 2011 à 17h38
 
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Pour répondre à Trutia 37
Sur le 1°) Les éleveurs de porc sont –hélas pour eux– le « lumpen prolétariat » du système. Procurez-vous les rapports de la Cour des comptes sur l’opacité de la répartition des subventions de la PAC.
Sur le 2°) « … constater que la Bretagne est la région de France où le taux de nitrate dans les cours d'eau a le plus diminué... alors qu'on m'explique » On vous explique : passez de taux de plus de 200 mg/l à 150 ou 100, c’est un énorme progrès, mais c’est 10 ou 20 mg/l qu’il faut atteindre…et on en est loin.
Sur le 3°) Simplement inexact : il y a seulement eu un décalage dans le temps
Sur le 4°) Il ne s’agit pas d’insulter les agriculteurs, seulement de les inciter à changer de modèle en prenant conscience du fait que « on » (leurs représentants et tout le système qui les tient en esclavage) essaye de les maintenir dans l’illusion et le déni du réel. Là est l’imposture.

Petite bête | 10 novembre 2011 à 17h39
 
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Concernant la vieille scie : « nourrir la planète ». A l’heure actuelle nous produisons suffisamment de protéines pour nourrir 10 milliards d’habitants. Mais ces protéines (essentiellement végétales) ne sont pas consommées par de humains mais par des animaux, avec un gâchis énergétique et de rendement (environ 5 kg de protéine végétale pour faire 1 kg de viande sur pied). Sans parler, bien sûr, de la pollution induite (chiffrée 54 milliards d’euros/an selon la récente étude du MEDDTL). Alors qui est « bobo » ? Celui qui veut réduire ce système absurde et consommer moins de viande, ou celui qui prône ce gâchis ?

Petite bête | 10 novembre 2011 à 17h55
 
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Laurent Berthod : tu dois être bien jeune pour ne pas connaitre l' histoire de France. Renseigne toi sur la Coupe de l' América en Nouvelle Zélande, tu verras que ce pays a organisé cette coupe de l' América a reçu quelques années au paravant les services secrets Français qui ont réussi l' exploit de couler le Rainbow Warior le bateau de Greenpeace dans le port d' Aukland en faisant 1 mort, un jeune journaliste Portugais. Tout ça pour que cessent les manifestations de Greenpeace contre les essais nucléaires en Polynésie. Et bien nos agents secrets ont été démasqué devant le monde entier et pour que la Nouvelle Zélande passe l' éponge devine ce qu' elle a exigé de la France en ce qui concerne l' exportation de moutons ?... Mais chut c' est un contrat secret...Bye bye !!!

Breizatao | 10 novembre 2011 à 18h31
 
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Guy Baroin, cité par Laurent Berthod, est en effet un chercheur en retraite de l'INRA. Ceux qui lisent attentivement ses publications voient qu'il a travaillé sur l'eutrophisation dans les retenues d'eau douce. Et il trouve effectivement que c'est dans ce cas le phosphore le facteur limitant la prolifération de phytoplancton d'eau douce. Mais ce chercheur n'a jamais travaillé sur le milieu marin et en particulier sur la prolifération des ulves. Ceux qui cherchent alors dans la littérature mondiale les publications de chercheurs qui ont travaillé sur les proliférations d'algues vertes marines, trouveront que tous concluent que c'est l'azote le facteur limitant. Il faut éviter de tout mélanger!

Jop | 10 novembre 2011 à 19h10
 
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Trutia37 nous dit : « C'est de pire en pire ? 2011 est l'année record depuis 10 ans de plus faible ramassage des algues vertes en Bretagne, … »
Mais :

65.931 m3 d'algues vertes ont été ramassées sur les plages bretonnes au 25 octobre depuis les premiers échouages de 2011, contre près de 58.000 à la même période en 2010, a indiqué (…) la préfecture de région Bretagne. Les quantités d'algues ramassées dans les Côtes d'Armor (32.204 m3) sont inférieures au bilan 2010 (36.555 m3). En revanche, elles sont supérieures dans le Finistère avec 33.727 m3 d'algues vertes ramassées en 2011 contre 21.305 l'année précédente.

Petite bête | 10 novembre 2011 à 19h32
 
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Je pense que la question des liens d'intérêt de quelqu'un qui défend des idées est tout simplement stalinienne, car elle revient à demander "d'où parle-t-il ?" pour le condamner d'avance, plutôt que la seule bonne question : "ce qu'il dit est-il fondé ?"

Je vais néanmoins, exceptionnellement, répondre à la question qui m'est posée par Petite Bête.

Je n'ai aucun revenu en dehors de ma retraite depuis juillet dernier. Auparavant, trois ans durant, je n'ai eu aucun revenu autre que mes indemnités de chômage.

J'ai travaillé pendant presque la moitié de ma vie professionnelle pour des organisations agricoles à vocation technique. Tenu à une certaine réserve professionnelle, je ne pouvais alors rendre publique ce que je reprochais aux organisations professionnelles agricoles : elles défendent bien mal et bien trop mollement leurs mandants sur les questions environnementales. Mais, en même temps, elles sont excusables. Elles sont dirigées par des paysans qui ont une certaine culture technique mais une culture scientifique insuffisante pour détecter les erreurs de scientifiques qui s'érigent en camarillas. Je les excuse d'autant plus que, moi-même, avec ma culture d'ingénieur, je suis trop souvent tombé dans les pièges tendus par les environnementalistes.

C'est pourquoi, honteux et confus, j'ai juré qu'on ne m'y prendrait plus.

Laurent Berthod | 10 novembre 2011 à 21h58
 
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Le mythe de la pureté, quel que soit le domaine auquel il s'applique, racial, religieux, scientifique, chimique, biologique, etc., a toujours conduit à des catastrophes, le plus souvent par l'intermédiaire de la haine. Ma comparaison avec la pureté raciale visait juste à essayer de faire comprendre ça. L'eau de votre robinet ne sera jamais pure, revendiquer une eau pure est utopique et, comme chacun sait, les utopies conduisent au crime.

Laurent Berthod | 10 novembre 2011 à 22h05
 
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Guy Barroin est aujourd'hui à la retraite. Mais il était en activité lors de la publication de l'article dont je recommande la lecture qui n'est pas si vieux que ça, en tout cas les thèses de l'Ifremer étaient déjà largement diffusées et, justement, Guy Barroin les contestait. Je recommande cet article notamment pour les références à la littérature internationale, qui montrent que l'affirmation que les scientifiques sont unanimes est un pur mensonge. Je dis bien : MENSONGE.

Laurent Berthod | 10 novembre 2011 à 22h13
 
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ils ne comprennent rien ou alors ne veulent pas comprendre ce qui revient au même,puisqu'on est dans les comparaisons débiles, l'élevage industriel chere a la doublette " berthod dupain" utilise les mêmes méthodes que celles employées dans les camps de concentrations de sinistre réputation.
Ce type d'élevage devrait etre tout simplement interdit a cause des pollutions qu'il engendre et de la cruauté animal qui en découle.

lio | 11 novembre 2011 à 12h27
 
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"Tout appel à la réflexion nous irrite et nous avons horreur des arguments non familiers qui ne cadrent pas avec ce que nous croyons ou avec ce que nosu voudrions croire."

Joseph Scumpeter

Laurent Berthod | 11 novembre 2011 à 21h55
 
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La biologie du milieu marin n'est pas la même que celle du milieu d'eau douce. Tous les chercheurs qui ont effectivement travaillé sur le milieu marin sont unanimes pour conclure que c'est l'azote le facteur responsable des proliférations d'algues vertes marines. Guy Barouin de l'INRA n'a jamais travaillé sur le milieu marin. Il n'est donc pas une référence en ce qui concerne les marées vertes côtières.

job | 14 novembre 2011 à 10h30
 
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Les travaux de BARROIN sont transposables aux écosystèmes côtiers. La littérature scientifique internationale commente abondamment l'idée selon laquelle agir sur N pour enrayer la prolifération de biomasse littorale est absolument sans effets. Voyez SFRISO, SOUTHWARD, NAI-HAO, XIAO-WEN ZHANG, SCHINDLER, GARCIA, HOWARTH, MONBET, CONLEY. Personne dans le monde ne propose de réduire des flux de nitrates pour réguler une marée verte ! il n'y a que le CEVA, INRA ou IFREMER pour coire en une absurdité pareille.

fabrice dupain | 14 novembre 2011 à 11h00
 
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Je ne vois pas le lien avec les "camps de concentrations" et je recommande vivement à LIO d'utiliser ses références pour d'autres circonstances. Je trouve profondément insultant pour nos amis juifs de brandir au moindre désaccord les plus sombres épisodes de notre Histoire.

Les méthodes les plus intégristes sont celles qui prennent pour vérité un dogme sectaire, celui par exemple des écolo-gauchistes qui proposent sans le dire aux citoyens de se déplacer à vélo (le véhicule électrique à base de nucléaire, c'est proscrit !), manger une feuille de salade bio, en se chauffant à la bougie, le tout en s'auto-flagellant, car tout cela génère une empreinte carbone. Pauvre France ! Peu de gens dans le monde qui nous entoure n'aspire à un tel dessein.
Je suis personnellement plutôt partisan du débat contradictoire à la recherche du meilleur compromis sociétal pour préserver l'environnement, créer des richesses et assurer la prospérité des société.

fabrice dupain | 14 novembre 2011 à 11h36
 
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petite bête se trompe de beaucoup : 29,6 mg NO3/l en 2008 dans les cours d’eau bretons. 90% des analyses sont inférieures à 38 mg/l (DIREN 2008)

fabrice dupain | 14 novembre 2011 à 11h40
 
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moi qui vit juste devant les algues vertes je trouve qu' il n' y en à pas assez, c' est vrai c' est tellement beau et puis maintenant on fait de l' énergie renouvelable avec, du papier et plein d' autres trucs... Les gentils éleveurs qui ont tellement de mal à vivre c' est bien connu il suffit d' aller chez eux, quel misère d' être obligé d' avoir une picine dans sont salon au lieu d' aller à la mer... et bien ils sont arrivés à vider le pipi et le caca de leurs 14 millions de cochons dans les champs mais les champs ne sont plus assez grands... alors nous les 3 millions d' imbéciles de Bretons nous devons nous taire et faire de la place... c est vital pour leurs exploitations.

Breizatao | 14 novembre 2011 à 11h58
 
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Pour répondre à Fabrice Dupain, je prendrais juste un exemple dans la littérature scientifique internationale qu'i cite, qui confirme le rôle de l'azote dans les proliférations d'algues vertes.
L'Italien SFRISO a publié dans Marine Environmental Research n° 22 en 1987, page 297 à 312 sous le titre "Relationships between Macroalgal Biomass and Nutrient Concentrations in a hypertrophic area of the Venice Laggoon". Il écrit ceci dans le résumé "During the algal growth periods, the N:P atomic ratio in water decreased to 0,7, suggesting that nitrogen is a growth-limiting factor" en parlant des algues vertes marines Ulva rigida proliférant dans la lagune de Venise.
Et il y a plein d'autres exemples de ce genre dans les publications internationales qui montrent que les chercheurs qui ont vraiment travaillé sur le sujet en milieu marin sont d'accord pour dire que c'est l'azote la cause des marées vertes côtières.
Alors arrêtez de nous raconter des salades pour démotiver les agriculteurs qui veulent faire des efforts pour réduire les fuites de nitrate.

job | 14 novembre 2011 à 13h18
 
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Le 10 Novembre 2011 à 19h10 Jop à dit : "Guy Baroin, cité par Laurent Berthod, est en effet un chercheur en retraite de l'INRA. Ceux qui lisent attentivement ses publications voient qu'il a travaillé sur l'eutrophisation dans les retenues d'eau douce. Et il trouve effectivement que c'est dans ce cas le phosphore le facteur limitant la prolifération de phytoplancton d'eau douce. Mais ce chercheur n'a jamais travaillé sur le milieu marin".

Ceux qui lisent encore plus attentivement l'article de Guy Barroin que j'ai cité y trouveront des références de chercheurs qui défendent la thèse que, comme pour les eaux lacustres, ce sont les phosphates qui sont le facteur limitant dans les milieux maritimes côtiers.

Je confirme à cet égard les assertions de Fabrice Dupain sur les références scientifiques internationales.

Laurent Berthod | 14 novembre 2011 à 22h00
 
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Mon cher Fabrice,

Les Juifs descendants de victimes de la Shoah sont depuis longtemps habitués à ce que leurs ancêtres soient comparés à des cochons, les premiers à les qualifier ainsi ayant été leurs bourreaux.

Si Lio mettait les pieds dans les élevages de cochons modernes, productifs et intensifs elle verrait, comme je l'ai vu et comme tous ceux qui le font le voient, que les animaux n'y souffrent pas de grand chose. Mais elle n'y a jamais mis les pieds. Elle préfère se faire peur, le soir, dans son lit et dans le noir, en lisant la littérature gore totalement imaginaire et mensongère que pondent sur ce sujet les zécolos et les faux-amis des animaux.

Laurent Berthod | 14 novembre 2011 à 22h10
 
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Que les algues vertes puent et soient désagréables ne prouve rien quand aux causes de leur prolifération. Si Breizatao veut être ne serait-ce qu'un tout petit peu crédible, il faudrait qu'il revoie sa rhétorique.

Laurent Berthod | 14 novembre 2011 à 22h15
 
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Breizatao,

Je suis suffisamment âgé, et vous sans doute trop jeune, ou alors manquant absolument de culture économique et agricole, pour savoir que le déficit français en viande ovine remonte à bien avant le Rainbow Warrior (en 1985) et qu'il a été accentué par le règlement européen du marché de la viande ovine (OCM ovin), adopté dans les années 70, peu après l'adhésion du Royaume-Uni à la Communauté Européenne. Alors les idées toutes faites, fausses, absurdes, propagées par les zécolos, il faut les ranger au placard, mon cher Breizatao, si vous voulez comprendre quelque chose au vaste monde qui vous entoure. Mais comprendre ne semble pas vous intéresser, croire seulement, c'est plus gratifiant : on se sent bon, on se sent valeureux, on se sent moral, on se sent du bon côté !

Laurent Berthod | 14 novembre 2011 à 23h50
 
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Mon cher laurent,
Monsieur Guy Baroin, spécialiste de l'INRA ayant travaillé sur l'eau douce, fait autorité quand il donne des résultats d'eutrophisation en eau douce. Je le respecte sur ce point-là. Mais il n'a jamais travaillé sur le milieu marin et n'a aucune crédibilité quand il parle de l'eutrophisation marine par les algues vertes.
Il faut être objectif et savoir faire le tri entre tout ce qui est écrit.

job | 15 novembre 2011 à 10h29
 
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Pour répondre à M. Berthod, qui écrit :
« Je pense que la question des liens d'intérêt de quelqu'un qui défend des idées est tout simplement stalinienne, ..."
Personnellement , je suis membre du comité de bassin Loire-Bretagne depuis plus de dix ans (collège dit des « Usagers et personnes compétentes »), et j’ai suivi depuis bien plus longtemps encore , les données sur l’état des lieux en matière de pollutions agricoles. Lorsque nous discutons entre membre, chacun sait ce qu’il représente et ce que représente son interlocuteur. Il n’y a pas de honte pour un industriel à défendre son secteur d’activité, à un agriculteur le sien, à un élu ses administrés, à un associatif qui les consommateurs, qui les intérêts de l’environnement. Mais il est plus sain de savoir quel est « l’intérêt à agir » de chacun. D’autant qu’il faut préciser ce qu’on entend par « intérêt ». Il peut être économique (pourquoi pas ?), ou idéologique (sans connotation négative), par exemple lorsqu’on est un ancien de la filière agricole : Comment admettre que le modèle, demandé par tous à une époque, qu’on a mis en place pour produire plus, se révèle finalement avoir des effets pervers ? C’est en quelque sorte voir s’écrouler tout ce en quoi on a cru. Mais de là à nier la réalité, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir. Je vous engage toutefois à ne pas utiliser des anathèmes, des injures, ou des sarcasmes vis-à-vis des scientifiques ou de ceux que vous qualifiez de "zécolos".

Petite bête | 15 novembre 2011 à 11h01
 
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Hier, lors du forum de l’eau (commission Loire aval et côtiers vendéens) à Nantes, une carte intéressante a été présentée, montrant la diminution progressive et importante ces vingt dernières années du paramètre P dans les eaux rejetées à la mer. Cela tient surtout à son traitement par les stations d’épuration (directive ERU) En face, on a l’augmentation de l’azote sous toutes ses formes, et corrélativement l’explosion des marées vertes.

Petite bête | 15 novembre 2011 à 12h54
 
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T' as raison laurent Berthod, c'e sujet est trop intellectuello pour un pauvre zécolo inculte de mon style. Bye bye...

Breizatao | 15 novembre 2011 à 16h17
 
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à tous :
je ne suis pas sûr que l'invective et les allusions douteuses et hors de propos soient la meilleure façon de de témoigner du respect envers tous ceux qui en souffrent (côté agriculteurs et côté riverains) et envers tous ceux qui cherchent sincèrement des solutions.
à Laurent Berthod et F. Dupain :pardon, j'avais oublié Barroin dans la liste des contradicteurs à la "thèse dominante". Mais, comme l'a fort justement rappelé Jop, Barroin n'est pas un spécialiste des systèmes littoraux, et depuis 2003, les idées ont bien évoluées... Dans les autres auteurs cités en vrac, si vous regardez les publis les plus récentes, l'azote est le plus souvent mis en avant. d'autre part, les preuves scientifiqueS de la limitation azotée des algues vertes bretonnes ne se limitent pas aux modèles de l'IFREMER. Quant à dire que le phosphore domestique est un facteur de contrôle, il faudra expliquer pourquoi la mise en service de couteuses stations de dephosphatation, notamment en baie de St Brieuc n'a rien changé au problème, et comment les animaux d'élevage, qui produisent 4 fois plus de phosphore que les humains en Bretagne, n'auraient aucune responsabilité dans les flux sortant en mer (qui ne sont d'ailleurs pas si élevés que cela). il y a dans les sédiments littoraux de quoi entretenir des marées vertes pour au moins 100ans si l'on cessait d'un coup tous les apports... Enfin, l'agriculture intensive europeenne ne "nourrit pas la planète", car elle est importatrice nette de proteines!

joseph | 15 novembre 2011 à 22h08
 
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A l'attention de M. Laurent Berthod !

En tant que ingénieur (de quoi ?) mais certainement pas d'agronomie !, vous avez l'occasion de venir vous exprimez en face à face avec des personnes compétentes sur le sujet !

Ne soyer pas inquiet, il y'aura certainement vos amis, les lobbys majoritaires !

Sa sera l’occasion pour vous de les traiter de menteurs, incompétents….. !!!

« L'eau et les sols, 13ème colloque d'Eau et rivières de Bretagne »

L'association organise son XIIIème colloque régional, le mercredi 30 novembre, au lycée agricole du Gros Chêne de Pontivy.

Au programme de cette journée :
- évolution des sols de Bretagne, les enjeux de leur protection
- l'importance de la biodiversité du sol
- la réglementation européenne et nationale sur les sols
- réduire l'artificialisation des sols bretons, un enjeu pour les politiques d'aménagement
- redécouvrir l'agronomie pour préserver l'eau et les sols
- témoignages
- la restauration du bocage, un outil de protection des sols.

Eau Pure | 15 novembre 2011 à 22h11
 
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Non, non, mon cher Breizatao, il suffit de travailler, de chercher, de s'informer, sans préjugés. Vous en êtes capable, non ?

Laurent Berthod | 15 novembre 2011 à 22h54
 
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Les phosphates sont très peu solubles dans l'eau, ils sont fixés par les sédiments et relargués dans le milieu aquatique petit à petit. Leur effet sur l'eutrophisation n'est donc en rien proportionnel aux flux mais aux stocks. Les flux peuvent donc diminuer sans aucun effet sur les proliférations algales, sauf, évidemment, lorsque les stocks fixés dans les sédiments sont épuisés, ce qui en l’occurrence, n'est pas attendu avant longtemps.

Laurent Berthod | 15 novembre 2011 à 23h02
 
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la solution pour absorber l'azote est de planter du bambou qui absorbe,selon les variétés, jusqu'à 400kg d'azote par hectare, entre autres capacités, ce bambou, dont la prolifération pet être facilement contenue deviendra une matière première par sa fibre pour l'industrie demandeuse (plasturgie, composite) car si sa pousse est permanence, il n'en faut pas moins couper tos les ans les chaumes mûrs de 4 ans, ce qui peut faire l'objet d'un nouveau débouché pour l'agriculture Bretonne et ainsi créer du travail pour ceux qui en ont encore envie.

françois Puech | 21 novembre 2011 à 11h39
 
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