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Actu-Environnement

Avion « propre », hydrogène, rail, réseaux intelligents : l'UE va investir dix milliards d'euros

Transport  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

L'Union européenne (UE) va mettre en place dix nouveaux partenariats européens et investir près de dix milliards d'euros « dans la transition écologique et numérique ». Ces partenariats visent « à améliorer la préparation et la réaction de l'UE face aux maladies infectieuses, à développer des avions efficaces à faible intensité de carbone pour une aviation propre, à soutenir l'utilisation de matières premières biologiques renouvelables dans la production d'énergie, à assurer la primauté de l'Europe en matière de technologies et d'infrastructures numériques [5G, 6G] et à rendre le transport ferroviaire plus compétitif », a annoncé le 23 février, la Commission européenne, dans un communiqué.

L'un des partenariats prévoit d'accélérer le développement et le déploiement d'une chaîne de valeur européenne pour les technologies de l'« hydrogène propre, contribuant ainsi à la mise en place de systèmes énergétiques durables, décarbonés et pleinement intégrés ». Un autre vise à développer la prochaine génération d'avions « ultra-efficaces et à faibles émissions de carbone, dotés de sources d'énergie, de moteurs et de systèmes innovants, ce qui améliorera la compétitivité et l'emploi dans le secteur de l'aviation et sera particulièrement important pour la reprise ». Un partenariat prévoit en outre d'étendre « l'approvisionnement durable et la conversion de la biomasse en bioproduits, ainsi qu'à soutenir le déploiement de la bio innovation au niveau régional ».

Réactions7 réactions à cet article

 

Greenwashing, quand tu nous tiens !

Philippe Charles | 25 février 2021 à 11h09
 
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L'avion propre, c'est celui qui ne décolle pas : la première chose à faire, c'est drastiquement réduire cette frénésie de déplacements intercontinentaux ! Aussi, s'assurer que l'Europe ne va pas continuer à comptabiliser l'huile de palme indonésienne comme carburant vert... Quant à l'hydrogène... le coût du kWh final réel est aujourd'hui absolument irréaliste si on a l'honnêteté de considérer l'ensemble de la chaine de production !

dmg | 25 février 2021 à 11h16
 
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@dmg
L'aviation étant par essence une activité internationale, la France a le choix entre 2 options: soit être, comme par le passé, un acteur de la nécessaire révolution de ce secteur vers des énergies nouvelles (électriques pour les petits aéronefs, hydrogène pour les plus gros), soit opter pour la politique malthusienne que vous préconisez.
Cette dernière n'aurait hélas aucun impact sur les émissions globales de l'aérien (à moins que vous croyiez vraiment que les asiatiques, les africains et les américains vont renoncer à voyager...) mais se traduirait par une catastrophe industrielle, économique et sociale en "euthanasiant" l'un des (rares) secteurs où la France fait encore partie des meilleurs.

adjtUAF | 25 février 2021 à 14h26
 
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@adjtUAF

2% C’est la contribution « officielle » du transport aérien aux
émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2). Cependant,
ce chiffre se base sur les émissions de 2006 ; avec
une croissance annuelle du trafic passager d’environ 5%, la contribution du
transport aérien est plus proche de 2,5% des émissions de CO2 aujourd’hui.
Modeste au premier abord, l’impact du transport aérien sur le climat est en
réalité disproportionné. Si le transport aérien était un pays, il serait classé 21e
en terme de PIB, mais avec près de 700 millions de tonnes de CO2 émises en
2012, il occuperait la place de 7e pollueur au monde. C’est l’équivalent d’un
pays comme l’Allemagne, ce qui est loin d’être négligeable.
Cette comparaison ne tient compte que des émissions de CO2 qui sont
directement liées à la consommation de kérosène – la combustion d’un kilogramme
de ce carburant générant 3,16kg de C02. Or le transport aérien
est à l’origine d’autres pollutions qui ont un impact puissant sur le climat.

A suivre

Philippe Charles | 26 février 2021 à 09h09
 
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Suite

La vapeur d’eau, causée par les avions, contribue à la formation de trainées blanches de condensation qui favorisent l’apparition de nuages cirrus qui réchauffent la surface de la Terre.
• Les oxydes d’azote (NOx) rejetés en altitude par les réacteurs augmentent la concentration de l’ozone (O3) et du méthane (CH4) qui sont d’autres gaz à effet de serre.
En prenant en compte l’ensemble de ces gaz, le transport aérien est alors à l’origine de 4,9 % du réchauffement climatique mondial. C’est donc un contributeur d’émissions de gaz à effet de serre de premier plan.

Ce n'est là que l'ipact sur les dérèglements climatiques, il faut aussi mentionner LES IMPACTS DU TRANSPORT AÉRIEN SUR LA SANTÉ car l’aviation génère des polluants qui dégradent la qualité de l’air et la santé humaine comme le monoxyde de carbone (CO) ou les oxydes d’azote (NOx) qui causent notamment des
maladies respiratoires. Les avions rejettent également des particules fines (PM10 et PM2.5) mais ils ne sont pas équipés de filtre à l’instar des véhicules routiers. Enfin, de nombreuses personnes sont également exposées à des nuisances sonores bien supérieures aux recommandations des organismes de santé par
le survol quotidien d’avions, en particulier la nuit.

Philippe Charles | 26 février 2021 à 09h14
 
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@Philippe Charles
Vous me ressortez tous les arguments antiaériens au regard de la lutte contre le changement climatique (pas faux en général sauf pour le bruit - les gens gênés par le bruit ferroviaire ou routier sont 10 fois plus nombreux mais sont visiblement satisfaits de leur sort puisqu'on ne les entend jamais...) comme si je les niais.
Ce n'est évidemment pas le cas. Je dis simplement que ce ne sont pas des mesures malthusiennes françaises* qui parviendront à ce que les émissions du transport aérien baissent au plan mondial et que notre pays serait plus inspiré d'être le moteur de la nécessaire transition du secteur au lieu de se tirer une balle dans le pied économique et social...
* mesures malthusiennes qu'on cherchera en vain concernant le transport routier ou maritime (cf travaux de la Convention Citoyenne, projet de loi Pompili...etc).

adjtUAF | 26 février 2021 à 09h56
 
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Il n'y a pas d'énergie propre. Quand on cherche la provenance de l' électricité, ou du dihydrogène, on retrouve nécessairement des énergies fossiles. Le 100 % énergie renouvelable est une utopie. Beaucoup de projets Hydrogène vert, Purification de biogaz en biométhane pour injecter dans le Gaz naturel, ( visite du Premier ministre à 44400 Rezé, S.T.E.P. Californie ce jour ) ne tiennent que pas des subventions. RE 2020, appliqué 1/1/2021 on exclut le gaz des apparts et maisons neuves. Alors pourquoi subventionne t on à grand frais le biométhane ? L'Etat veut il plus de gaz ou moins de gaz ? Pourquoi subventionne t on les voitures électriques lourdes produites en France ? A la fabrication, elles consomment beaucoup de métaux rares, Cuivre, Ni, .. de plusieurs pays, à l'usage, elles vont consommer beaucoup d'électricité , il faudra beaucoup de stations de recharges le long des routes, des Km de cuivre .. IL faudrait s'en tenir aux petites voitures électriques, en ville uniquement. Et c'était quoi déjà le but de cette transformation énergétique et écologique ? Il faut arrêter de consommer autant, relocaliser les productions, circuits courts, transports ferroviaires, et d'importer autant, et arrêter de faire n'importe quoi comme la 5G pour le grand public. En 1980, le budget téléphone c'était combien ? Presque rien comparé à 2020. il y avait des cabines presque partout.

J Cl M 44 | 26 février 2021 à 23h02
 
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