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Impacts des produits phytosanitaires : l'Anses publie ses premières fiches de pharmacovigilance

Risques  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

L'agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié, le 2 février, neuf fiches de phytopharmacovigilance, dans le cadre du dispositif qu'elle pilote depuis 2015 sur la surveillance des produits phytosanitaires après leur autorisation de mise sur le marché. "L'objectif de la phytopharmacovigilance est de pouvoir agir sans délai sur les autorisations de mise sur le marché, si un effet nocif est constaté, pour prévenir sa survenue, par exemple en modifiant les conditions d'emploi d'un produit, en limitant ses usages, voire en retirant l'autorisation de mise sur le marché", rappelle l'agence. Ce dispositif, créé par la loi d'avenir agricole de 2014, est unique en Europe. Pour l'heure, les substances actives sont évaluées au moment de leur autorisation ou de leur ré-autorisation.

Les fiches condensent de nombreuses informations pour chaque substance active : statut et classification, usages autorisés, quantités vendues, présence dans les milieux (eau, air ambiant, alimentation, imprégnation humaine). Elles font le point aussi sur les données remontées par les différents réseaux de vigilance (mutualité sociale agricole, centres anti poison et de toxicovigilance…), les études épidémiologiques et les études publiées dans les journaux internationaux à comité de lecture. Ces informations seront complétées et mises à jour au fur et à mesure de la collecte de données, de l'amélioration des connaissances ou de l'extension du réseau à de nouveaux partenaires, indique l'Anses.

Redéfinir les mesures de gestion et enrichir les données en vue des autorisations

Cette veille sanitaire pourra "éclairer le gestionnaire pour la définition de mesures de gestion des risques appropriées, et l'Anses dans l'examen des demandes d'autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, en complément des informations qu'elle reçoit des demandeurs".

Elle permettra également "d'identifier des lacunes dans les connaissances devant être comblées par le renforcement des dispositifs partenaires ou par la mise en place d'études spécifiques".

Les premières substances renseignées sont la bentazone, le chlorméquat, le chlorothalonil, la famoxadone, la flumioxazine, le iodosulfuron, l'iprodione, le picolinafene et le thifensulfuron-méthyl.

Le chlorméquat a par exemple fait l'objet d'une fiche à la suite d'un signalement d'effet indésirable. La famoxadone, la flumioxazine, le iodosulfuron, le picolinafene picolinafene et le thifensulfuron-méthyl en raison de l'étude prochaine de leur ré-approbation à l'échelle européenne. Ce sera le cas systématiquement de toutes les substances en attente de ré-approbation. D'autres substances ont été renseignées du fait des enjeux agronomiques qu'elles posent.

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