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L'environnement revient au cœur de la politique industrielle française

Le Président de la République a présenté ce jeudi "la nouvelle France industrielle". Les énergies renouvelables, les transports du futur et les nouveaux matériaux font partie des 34 plans industriels dévoilés.

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

La transition écologique et énergétique a été l'une des priorités qui ont guidé l'élaboration du "projet de reconquête industrielle", présenté le 12 septembre par le Président de la République, accompagné par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Sur les 34 plans industriels présentés, figurent les énergies renouvelables (hydrolienne, éolienne, photovoltaïque à haut rendement) et l'efficacité énergétique (réseaux intelligents, rénovation des bâtiments), les transports de demain (voitures consommant 2 l/100 km, bornes électriques de recharge, batteries de longue durée, TGV du futur, navires écologiques, avions électriques…), les nouveaux matériaux (bois, recyclage, matériaux verts, textile intelligent), la chimie verte et les agrocarburants.

Un horizon à dix ans

La France compte dans ces secteurs des "acteurs majeurs et des atouts considérables", a souligné François Hollande. Le Président de la République a insisté : "Notre défi est de placer notre pays au premier rang de la compétition mondiale". Alors que le pays a perdu 750.000 emplois industriels en dix ans, le cabinet McKinsey, qui a travaillé aux côtés du gouvernement pour élaborer ce plan, a estimé qu'il pouvait préserver, renforcer ou créer 479.000 emplois sur dix ans. Selon Arnaud Montebourg, ce plan représente 45,5 Mds€ de valeur ajoutée, dont 17 Mds à l'export.

"L'Etat n'a pas à se substituer à l'initiative privée (…) mais il [lui] revient de définir un cadre, d'accompagner, de stimuler", a indiqué François Hollande. Proposés par les filières industrielles, ces plans ont été retenus selon trois critères. Il fallait qu'ils se fondent sur des technologies déjà maîtrisées en France, présentes sur un marché en croissance ou porteuses de croissance à l'avenir, et portées par des entreprises leaders, ou un "écosystème académique, technologique, économique et industriel permettant d'occuper une place forte" sur le marché mondial. Ils seront soutenus par des financements publics (banque publique d'investissement, plan d'investissement d'avenir, CICE…) et privés. Leur mise en œuvre, sur un horizon de dix ans, est confiée à des chefs d'entreprises, qui constitueront des équipes avec des représentants de l'Etat et des partenaires industriels, fixeront des objectifs et préciseront les financements à solliciter.

L'état d'avancement de ces plans sera étudié tous les six mois par le Premier ministre et le ministre du Redressement productif.

Réactions1 réaction à cet article

 

L'Arlésienne ?

lulu | 13 septembre 2013 à 09h07
 
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