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Climat : le Sénat inscrit le nouvel objectif européen dans la loi

Gouvernance  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

« La France inscrit dans sa loi le respect des objectifs européens de baisse des émissions de gaz à effet de serre de -55 % en 2030 », se félicite le groupe écologiste du Sénat. Le Palais du Luxembourg a en effet adopté le 14 juin six amendements identiques qui engagent la France à respecter les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre contenus dans la révision prochaine du règlement sur le partage de l'effort entre les États membres de l'UE. Ces derniers ont validé un objectif de réduction de -55 % des émissions en 2030 par rapport à 1990.

« Pour la première fois le Sénat, dans sa diversité, dit son accord et son soutien politique à cet objectif. C'est un soutien pour les négociations internationales. Le Sénat vous fait un cadeau, madame la ministre. Quand vous arriverez à Glasgow, les Chinois ne pourront pas faire valoir que vous ne vous fixez pas d'objectifs..., a déclaré le sénateur écologiste Ronan Dantec. Une question cependant : comment combler les vingt points restants entre cet objectif et la réduction de 35 % auquel ce texte devrait aboutir ? Il faudra trouver une solution durant nos débats. Vous avez quinze jours... ».

« Vous avez raison de souligner que la révision de l'objectif européen oblige la France à relever le sien à un niveau qui dépendra de la répartition de l'effort négocié entre les pays européens dans les prochains jours. Pour l'heure, il convient de respecter la hiérarchie des normes : le règlement européen l'emporte sur la loi. Cet amendement me semble relever d'une disposition tautologique d'ordre symbolique », a répondu la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, qui s'en est toutefois remise à la sagesse du Sénat.

Le texte de loi fera l'objet d'un vote global par scrutin public le 29 juin avant d'être examiné par une commission mixte paritaire chargée de trouver un compromis entre les textes des deux assemblées.

Réactions9 réactions à cet article

 

Aucun sénateur n'a de formation scientifique sur le climat, quand ils vont comprendre que toute la régulation thermique des continents passe par l'eau ils vont tomber de très haut !
Sur les continents, la régulation thermique de l'atmosphère est automatique tant que les surfaces exposées au soleil sont couvertes d'eau ou de végétation, les fortes amplitudes thermiques sont classiques dans les déserts mais pas du tout en mer et en forêt !

laurent | 17 juin 2021 à 09h28
 
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Cette décision ne les engage en rien : pour eux, il suffit d'attendre 2029 sans rien faire, et on verra en 2030, loin après leur retraite de sénateur. Sauf que ça ne marche pas comme ça, et que c'est l'intégrale des émissions qui doit être prise en compte... On va espérer le succès des procès pour inaction climatique contre le gouvernement français, c'est hélas une des rares voies d'action qui reste devant tant de mauvaise foi !

dmg | 17 juin 2021 à 12h48
 
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Pour l'instant on semble être seuls au monde à vouloir réduire nos productions de co2.
Ca n'a pas l'air d'émouvoir les Russes, les Américains, les Australiens et autres sud africains.
Bien sur on a la Suède et la Norvège avec nous, ça fait pas grand-monde.
Et la France, sauveur du monde, ça fait très 19ème sciècle., on a seulement doublé de population, le monde c'est plus de 5 fois, on ne représente plus rien.
On a une certaine vision passéiste chez-nous, un simple exemple, il faut 3 kg de carbone pur (charbon ou lignite) pour obtenir 1 kg de fer, donc 9 kg de co2, une des pires productions de co2 sur la planète, mais avec Zola et autres héros du 19ème, pas question de fermer les hauts-fourneaux, or avec tout l'acier de recyclage dits platins, on n'a plus besoin de faire tourner ces trucs, les fours de refusion d'acier sont électriques.
On veut réduire le co2 pas un kg de charbon qui entre et on demande aux autres Européens d'en faire autant, ça sera toujours ça de gagné.

pemmore | 17 juin 2021 à 17h11
 
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@penmore. Vous avez totalement raison. Sauf que... récupérer les aciers pour refaire les bonnes nuances, de plus en plus pointues, requiert des fours à haute température, donc énormément d'électricité, pas trop chère, donc nucléaire (un four ne s'arrête jamais, l'intermittence n'est pas tolérable), ce dont les écolos ne veulent évidemment absolument pas... du coup, on va acheter de la ferraille chinoise, fabriquée avec du charbon... mais c'est pas grave, le CO2 n'est pas émis de chez nous...

dmg | 17 juin 2021 à 20h01
 
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Le paradoxe reste que cet acier français de récup est tellement mal indemnisé que le transport se fait à perte, donc il stagne des tonnages impensables en train de se faire bouffer pas la rouille, pollution stupide et perte de ressource.

pemmore | 18 juin 2021 à 10h07
 
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Les émissions anthropiques mondiales de CO2 ne sont que de 4% du total des émissions, donc 96% sont d’origine naturelle. La France n’émet que 0,9% de ces 4%, soit 0,036%, ce qui est parfaitement négligeable. Vouloir réduire nos émissions de CO2 n’a donc aucune justification, car, grâce au nucléaire et à l’hydraulique, la France fait partie des nations développées les moins carbonées. L’objectif de -55% en 2030 (c’est demain), tout comme celui de neutralité carbone pour l’UE, ne repose sur aucune analyse, et est complètement irréaliste. Nos politiciens et la Commission ne savent pas faire une analyse sérieuse sur la faisabilité et les coûts/bénéfices, donc ils nous sortent des objectifs dont toute personne sensée sait qu'ils ne pourront absolument pas être atteints. Le redoutable virus delirium carbonum aurait-il eu une action dramatique sur les neurones de nos politiques et ceux des bureaucrates de la Commission, ou bien sont-ils par nature incompétents, le cumul étant fort possible ?

Jean-Pierre Bardinet | 20 juin 2021 à 20h04
 
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On a hérité d'un président qui n'est qu'un financier, peut être bon, mais j'y connais rien, par contre ce n'est pas un philosophe, en ce peu de temps il s'est mis à dos une France de tous les jours appelés gilets jaunes, le traumatisme est toujours la, maintenant la jeunesse, heureusement pour lui ils ne votent pas, sinon le choc serait pire.
La seule réponse connue son armée de gendarmes.
Et malgré une jeunesse supposée, il a raté le passage à son époque entouré de barbons très 3 ème âge, à notre époque on se doit de voter par internet.
Ce que m'ont dit toute cette frange mal-aimée jeune et moderne: on aurait voté bien sur!
Ce suicide économique à but écolo est stupide.

pemmore | 21 juin 2021 à 09h20
 
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@ Jean-Pierre Bardinet : La France a participé à l'hystérisation du carbone parce qu'il fallait vendre l'EPR ... comme nos politiques n'ont pas ou très peu de connaissances scientifiques on peut leur vendre n'importe quoi, comme des avions renifleurs de pétrole par exemple !
Le climat océanique est caractérisé par la faible amplitude thermique entre le jour et la nuit liée à la présence d'eau, le climat continental est au contraire caractérisé par une forte amplitude thermique liée à l'absence d'eau et donc de végétation. Les déserts subissent de fortes chaleurs diurnes et des gelées nocturnes, les épisodes de gel que nous venons de connaitre en avril 2021 sont les caractéristiques exactes d'une désertification.
On aura sauvé le climat l'eau et la biodiversité quand la France sera un océan de verdure en plein été !
L'énergie du futur c'est la photosynthèse, elle existe depuis des millions d'années et elle entretient tous les cycles du vivant, une surface qui ne fait pas de photosynthèse agit comme un désert sur le climat et la biodiversité !
https://www.mediaterre.org/actu,20210526073739,1.html

laurent | 21 juin 2021 à 10h32
 
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@ dmg : votre obsession à mettre sur le dos des écologistes la mondialisation du marché de l'acier se heurte aux faits : les délocalisations que vous évoquez ont eu lieu depuis des décennies, soit bien avant que les préoccupations environnementales commencent à émerger (si tant est qu'elles aient jamais réellement émergé au sein de certains cercles de décideurs...), pour de basses raisons de recherche effrénée de coûts de production toujours moins chers. La causalité est donc purement pécuniaire, comme 99,99 % des choix des décideurs économiques.
Vous gagneriez donc en efficacité à plutôt interpeller les chefs d'entreprises, conseillers stratégiques & financiers et banquiers qui sont à l'origine de ces choix aux impacts dévastateurs sur l'emploi local et l'environnement.

Pégase | 22 juin 2021 à 13h40
 
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