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Qualité de l'air : le confinement fait de 2020 une année record

Compte tenu des arrêts d'activités et de la réduction du trafic routier, l'année 2020 constitue une bonne année en termes de qualité de l'air. Cette éclaircie a permis d'éviter plusieurs milliers de décès à plus ou moins long terme.

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
Qualité de l'air : le confinement fait de 2020 une année record

Jeudi 14 octobre, le ministère de la Transition écologique a publié le bilan 2020 de la qualité de l'air extérieur en France rédigé par le Commissariat général au développement durable (CGDD). Les pouvoirs publics constatent que 2020 constitue la meilleure année jamais enregistrée en termes de qualité de l'air, les ralentissements de l'activité et du trafic routier lors du confinement printanier ayant permis d'enregistrer d'importantes baisses des émissions polluantes. En complément, Santé publique France confirme que le confinement a eu un impact positif sur la santé.

Une pollution historiquement basse

Le CGDD constate que l'année écoulée enregistre le « plus faible [nombre de dépassements] jamais mesuré » pour deux polluants : le dioxyde d'azote (NO2) et les particules PM10. En l'occurrence, seulement deux agglomérations, Paris et Lyon (Rhône), ne respectent pas le seuil applicable au NO2. En 2019, neuf agglomérations affichaient des dépassements : Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie), Grenoble (Isère), Lyon, Marseille-Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Paris, Reims (Marne), Rouen (Seine-Maritime), Strasbourg (Bas-Rhin) et Toulouse (Haute-Garonne). En outre, aucune agglomération n'affiche de dépassement pour les PM10, alors qu'elles étaient deux [Paris et Cayenne (Guyane)] l'année précédente.

Si 2020 marque une nette amélioration pour ces deux polluants, ce n'est pas le cas pour l'ozone (O3). « Les dépassements, calculés en moyenne sur la période 2018-2020, concernent un nombre significatif d'agglomérations », note le bilan, précisant que « l'année 2020 est marquée par un épisode de pollution à l'O3 d'ampleur nationale ». En l'occurrence, le dépassement du seuil applicable à ce gaz concerne 54 agglomérations, essentiellement dans la moitié est du territoire.

L'impact du confinement est visible

Comment expliquer ces résultats ? Les pouvoirs publics mettent en avant la mise en œuvre des plans d'action de lutte contre la pollution atmosphérique, et notamment l'instauration de zones à faibles émissions mobilités (ZFE-m) au sein desquelles la circulation des véhicules les plus polluants est interdite. Cinq zones sont concernées : Paris, Reims et les métropoles du Grand-Paris, de Lyon, de Grenoble et de Rouen. D'ici à 2025, comme le prévoit la loi Climat et résilience, le dispositif concernera les agglomérations de plus de 150 000 habitants.

 
En avril 2020, les émissions d'oxydes d'azote (NOx) et de PM2,5 dues au transport routier sont 62 et 63 % plus faibles qu'en avril 2019  
Ministère de la Transition écologique
 
Pour autant, l'amélioration enregistrée en 2020 est aussi liée aux limitations des déplacements et de l'activité économique mise en place de mars à mai, lors du confinement. « En avril 2020, les émissions d'oxydes d'azote (NOx) et de PM2,5 dues au transport routier sont 62 et 63 % plus faibles qu'en avril 2019 », constate les services du ministère, rappelant que le trafic routier, est « première source d'émissions de NOx ».

Quant à l'augmentation de la pollution à l'ozone enregistrée depuis 2018, elle s'explique par le fait que les dernières années ont été marquées par des épisodes importants de canicule. « Les concentrations maximales sont généralement observées en milieu rural », précise le CGDD, rappelant que l'O3 est un polluant secondaire qui se forme sous l'effet du rayonnement solaire et de réactions chimiques complexes entre différents polluants [nommant les NOx et les composés organiques volatils (COV)].

Des conséquences visibles en termes de santé

Parallèlement, une étude réalisée par Santé publique France mesure les bénéfices sanitaires liés à la réduction de l'activité et du trafic routier. Cette « situation environnementale jamais observée » a eu un bénéfice estimé à environ 60 décès évités en lien avec les PM10 à court terme et environ 2 300 décès évités en lien avec les PM2,5 à long terme. L'impact de la réduction de la pollution au NO2 est d'environ 300 décès évités à court terme et d'environ 900 à long terme.

L'agence nationale précise que les effets évités à long terme traduisent la diminution de la contribution de la pollution au développement de pathologies conduisant au décès. Alors que ceux à court terme sont liés à des dégradations brutales de l'état de santé de personnes affectées de pathologies préexistantes.

« Cette estimation confirme qu'une action volontariste sur la réduction des émissions de particules dans l'air se traduit par une diminution sensible de l'impact de la pollution atmosphérique sur la santé, et la mortalité en particulier », explique Santé publique France, qui appelle « à capitaliser » sur les enseignements tirés de cette période particulière.

À noter aussi que Santé publique France a mis à jour son évaluation de l'impact de la pollution atmosphérique sur la mortalité. La nouvelle estimation s'élève à 40 000 décès par an et près de huit mois d'espérance de vie perdus en lien avec l'exposition aux particules fines (PM2,5). Près de 7 000 décès sont attribuables à l'exposition au NO2. La précédente étude, réalisée en 2016, faisait état de 48 000 décès par an attribuables aux PM2,5 (l'impact sanitaire du NO2 n'était pas évalué).

Réactions2 réactions à cet article

 

Sur les forum, la défense du diésel reste encore très conséquente, peu de chance de voir ces gens passer à des modes de propulsion plus respectueux de la santé humaine.
Je vais même dire une chose étonnante, les seuls endroits ou je vois les moteurs broyer du noir c'est en ville et principalement en île de France et dans Paris intra-muros.
Les tracteurs agricoles du coin on ne les voit jamais fumer!
Connaissant le défaut d'origine des diésels, je serais maire de Paris je passerais tout les feux rouges clignotants, c'est au démarrage que ça fume, sans feu rouge on s'arrête 3 fois moins.

pemmore | 18 octobre 2021 à 21h43
 
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Vive le virus ?
Le Diesel est simplement victime de la malhonnêteté de certains constructeurs auto, cette technologie n'a rien de diabolique. Elle est même du genre efficace.
Comme si on diabolisait la voiture électrique à cause de la gégène employée par certains tortionnaires en Algérie...
Ou bien si on ajoutait à l'empreinte carbone des Tesla le train de vie du proprio de la marque et ses voyages touristiques dans l'espace... Déjà qu'on ne compte pas l'empreinte carbone de l'électricité consommée dans la "performance" des voitures électriques en annonçant, à tort, qu'elles sont "zéro émissions".

Albatros | 19 octobre 2021 à 17h21
 
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