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Actu-Environnement

RE 2020 : la filière de la construction à l'unisson pour dénoncer les derniers arbitrages

MAJ le 22/12/2020
Bâtiment  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Présentés le 24 novembre par le ministère de la Transition écologique, les derniers arbitrages sur la prochaine réglementation environnementale (RE 2020) des bâtiments neufs font grincer des dents la filière de la construction. Dans un communiqué commun publié le 18 décembre, l'Union sociale pour l'habitat (USH), la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), la Fédération française du bâtiment (FFB), le Pôle Habitat de la FFB ainsi que la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) réclament « un changement de méthode ». L'Union nationale des syndicats français d'architectes (UNSFA), la Fédération de syndicats de l'ingénierie, du conseil et du numérique (Cinov) et l'Association française des industries des produits de construction (AIMCC) sont aussi signataires du communiqué.

L'entrée en vigueur de la RE 2020 est prévue à l'été 2021. Le Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique (CSCEE) s'est réuni, le 17 décembre, pour étudier les projets de textes encadrant la nouvelle réglementation et son étude d'impact associée. Pour les fédérations professionnelles, « si l'ambition d'accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre fait consensus, la méthode retenue unilatéralement suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes ». Elles critiquent la méthode de calcul du confort d'été « qui n'a jamais été testée » et « le fort renforcement des seuils de calcul conventionnel de besoin bioclimatique et de consommation énergétique ».

Les fédérations ajoutent que les documents présentés par le Gouvernement « n'apportent pas les éléments d'objectivation nécessaires à l'évaluation de la soutenabilité des performances annoncées, notamment sur le volet de la maîtrise des coûts et des impacts sur les filières constructives et industrielles ». Elles demandent au Gouvernement que « des ajustements importants (soient) apportés pour garantir une trajectoire soutenable vers la neutralité carbone à l'horizon 2050 ». Faute de quoi, elles craignent avec le projet actuel de la RE 2020 « un risque d'aggravation de la chute de la construction neuve dès 2021 ».

La prochaine réglementation prévoit notamment la disparition progressive des logements neufs chauffés au gaz (entre 2021 et 2024). « La RE 2020 doit être une opportunité de « verdir » le gaz, et non l'évincer », a réitéré de son côté la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), dans un communiqué publié le 21 décembre. La FNCCR ajoute qu'elle se mobilise afin que la RE 2020 « puisse bien laisser au gaz, notamment renouvelable sa place méritée dans les futurs projets de construction ». La fédération soutient la méthanisation et le développement de l'hydrogène vert.

Le Gouvernement entend aussi privilégier, d'ici 2030, les maisons à ossature bois afin qu'elles deviennent « la norme », ainsi que le recours aux matériaux biosourcés pour les logements collectifs.

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