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Transports : les grandes orientations du Gouvernement

Remise à plat du Snit, révision du mécanisme de répercussion de l'écotaxe poids-lourds et nouvel appel à projet en transports urbains sont au programme du Gouvernement. Précisions.

Transport  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Le ministre chargé des transports, Frédéric Cuvillier, a présenté mercredi en Conseil des ministres une communication relative aux orientations de la politique des transports du Gouvernement. "Elle s'articule autour de trois axes : faciliter le développement du territoire en luttant contre la fracture territoriale, participer activement au développement économique et favoriser la transition écologique", résume le ministre.

Le schéma national des infrastructures de transport remis à plat

Il s'agit tout d'abord de "passer d'une politique uniquement basée sur les infrastructures à une politique intégrant les services, axée sur les besoins de déplacement des usagers et envisageant la meilleure façon d'y répondre". Dans cette perspective, le Gouvernement annonce pour mi-octobre la mise en place d'une mission composée de parlementaires et de personnalités qualifiées, qui fera, sous six mois, des propositions pour élaborer "un document-cadre de la mobilité durable". Les priorités ? L'amélioration des transports du quotidien, la poursuite de la modernisation du réseau ferroviaire pour rénover au moins 1.000 km par an et un effort budgétaire accru sur les trains "Intercités".

Une manière de remettre en cause le schéma national des infrastructures de transport (Snit), issu du Grenelle de l'environnement, dont le ministre tacle les "impasses financières". Face aux 245 milliards d'euros de dépenses prévues sur 20 à 30 ans, l'actuel gouvernement souhaite revenir, quant à lui, à un "calendrier réaliste". En juillet dernier, Frédéric Cuvillier avait déjà annoncé vouloir hiérarchiser les projets tandis que, quelques mois avant, le Conseil économique et social pointait le manque d'efficacité carbone du schéma. Fin août, c'est la question du financement du canal Seine-Nord, inscrit au Snit, qui était également soulevée.

Bien que ne relevant pas du Snit, le financement du métro du Grand Paris suscite également des inquiétudes, la dotation en capital de la Société du Grand Paris n'ayant pas été inscrite dans la loi de programmation budgétaire 2013-2015. Cécil Duflot, ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, a toutefois indiqué le 2 octobre que "les engagements de l'Etat seront tenus, précisés et financés".

La répercussion de l'éco-taxe poids lourds sera simplifiée

Si, au plan social, "la France défendra résolument le transport routier", Frédéric Cuvillier entend également faire participer les transports à la transition écologique.

En ce qui concerne le fret ferroviaire, "il faut notamment investir dans des trains plus performants, et encourager les initiatives locales favorisant le transport des marchandises par le rail, développer les autoroutes ferroviaires ainsi que les autoroutes de la mer et le transport combiné, et mieux desservir les grands ports maritimes par la voie ferrée et la voie fluviale", détaille classiquement le ministre chargé des transports.

Le ministre confirme, par ailleurs, l'application de l'éco-redevance poids-lourds à compter de juillet 2013. Toutefois, compte tenu de la complexité du dispositif, le mode de répercussion de la taxe par les transporteurs sur leur client "sera simplifié, pour être à la fois efficace et complet".

Nouvel appel à projets en matière de transports urbains

En matière de transports urbains enfin, Frédéric Cuvillier a annoncé le lancement d'un troisième appel à projets. "Il ne sera pas uniquement destiné à construire des tramways, mais donnera la possibilité d'imaginer des projets de mobilité urbaine durable innovants et adaptés, comme des bus à haut niveau de service ou encore des voitures électriques en libre service", a précisé le ministre.

Nicole Bricq, alors ministre de l'Ecologie, avait déjà annoncé le 5 juin dernier le lancement du troisième appel à projets "Transports collectifs en site propre". Quelques 600 millions d'euros avaient été débloqués dans le cadre de l'appel à projets précédent.

Réactions5 réactions à cet article

 

L'impasse sur le transport se fait de plus en plus visible, le manque de courage politique en la matière est déplorable. Ce quinquennat, comme le précédent, ne va faire que repousser les problèmes dans le temps !

Je lis : au plan social, "la France défendra résolument le transport routier". Chapeau bas, non seulement d'un point de vu social il est urgent de ne plus défendre le transport routier mais d'organiser la reconversion des emplois de ce domaine, et d'un point de vu environnemental il est urgentissime d’opérer les changements de modalité et de stopper le soutien (financier et politique) de la route !
Pour moi c'est la même chose que de vouloir sauver les emplois de l'industrie automobile : un aberration de plus dans un monde qui doit évoluer rapidement !

Et la voiture électrique, encore elle ! Une chimère de plus dans le discours greenwashant de nos politico-industrieux. Il faudra bien regarder la réalité en face, l'électricité est une énergie noble mais très polluante, il est nécessaire d'en réduire son utilisation pour les usages spécifiques qui ne peuvent se passer de ce vecteur énergétique.
On connait depuis belle lurette la solution pour les bagnoles : réduire leur poids, rouler au fossile et diminuer le nombre de km réalisés chaque année par un facteur 3 !

Enfin, pour rappel à tout ceux qui se posent des questions sur l'avenir du transport, le transport par câble est celui qui à le cout le moins élevé (financier et environnemental, 5x moins que le tram !)

freud | 09 octobre 2012 à 09h33
 
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"la France défendra résolument le transport routier"
C'est quand même triste de lire ça au XXIe siècle.

Desman | 10 octobre 2012 à 12h24
 
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Un plan pour la mobilité durable... Mais on ne parle même pas de Plan "Marche" alors que le PNNS y fait référence, on ne parle pas de vélo, ni même de "bonus" à l'achat d'un vélo électrique... Le vrai problème ne serait il pas d'oublier de travailler sur la mobilité en le couplant à une vrai réflexion d'aménagement du territoire : rapprocher les services et les emplois des ménages, favoriser des changements de comportements (quand près de 50% des trajets inférieurs à 3km sont encore fait en voiture solo en ville, il y a un problème) et développer les circuits courts !!!
On est encore vraiment loin d'un facteur 4 du GES dans les transports. Et croire que la voiture électrique résoudra les problèmes de vulnérabilité énergétique des ménages, de sécurité routière, de perte économique du aux embouteillages est une hérésie monumentale !

traurel50 | 18 octobre 2012 à 10h57
 
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Un plan pour la mobilité durable... Mais on ne parle même pas de Plan "Marche" alors que le PNNS y fait référence, on ne parle pas de vélo, ni même de "bonus" à l'achat d'un vélo électrique... Le vrai problème ne serait il pas d'oublier de travailler sur la mobilité en le couplant à une vrai réflexion d'aménagement du territoire : rapprocher les services et les emplois des ménages, favoriser des changements de comportements (quand près de 50% des trajets inférieurs à 3km sont encore fait en voiture solo en ville, il y a un problème) et développer les circuits courts !!!
On est encore vraiment loin d'un facteur 4 du GES dans les transports. Et croire que la voiture électrique résoudra les problèmes de vulnérabilité énergétique des ménages, de sécurité routière, de perte économique du aux embouteillages est une hérésie monumentale !

traurel50 | 18 octobre 2012 à 11h15
 
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Une autre hérésie, le tout électrique. Il existe une technologie de voiture à air comprimé, le brevet est français, c'est MDI qui a développé cette technologie. Des sites de production locaux pour un circuit court de vente, un produit vraiment propre et économique. La production s'est faite depuis 5 ans en Inde par TATA et interdiction d'exportation vers l'Europe ! Aujourd'hui les contraintes se desserrent aussi d'autres "bâtons" freinent encore cette technologie. L'électrique sera le même lobby que les énergies fossiles.

Md59 | 18 octobre 2012 à 16h14
 
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