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Actu-Environnement

Les zones humides, des espaces naturels indispensables

Fragiles et encore soumises à de fortes pressions, les zones humides continuent de se dégrader en France. Réservoirs de biodiversité, capteurs de carbone ou filtres naturels, ces sites rendent pourtant à l'homme de nombreux services.

Infographie  |  Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

« Les causes multiples de régression, de disparition des zones humides ne peuvent cesser que si tous ensemble, nous sommes en mesure de changer de regard et d'échelle : les «terres d'eau» sont des atouts pour chaque citoyen, pour chaque territoire, pour notre pays et pour l'humanité toute entière », assuraient dans leur rapport Terres d'eau, terres d'avenir Frédérique Tuffnell, députée La République en Marche de la Charente-Maritime, et Jérôme Bignon, sénateur LR de la Somme et président de l'association Ramsar France.

La tendance ne va pas dans le bon sens : 41 % des sites évalués ont vu leur état se dégrader sur la période 2010-2020, selon le service « statistiques » du ministère de la Transition écologique.

Dans leur rapport, les parlementaires mettaient notamment en avant les services indispensables rendus par ces territoires. Ils participent ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique, en stockant une part importante de carbone : les tourbières retiennent environ 30% de la totalité du carbone des sols mondiaux, les mangroves d'Outre-Mer séquestrent elles de 2 à 5 fois plus de carbone, à superficie équivalente, que la forêt tropicale. Enfin les prairies naturelles humides stockent 70 tonnes de carbone par hectare (t/ha) sur les 30 premiers cm du sol contre 43 t/ha pour un champ en grande culture.

Autre atout : elles seraient efficaces pour atténuer les inondations jusqu'à la fréquence quinquennale. À l'inverse, les zones humides constituent également des réserves hydriques naturelles en période de sécheresse. « Les fonctions « perdues » du fait de l'inaction voire de la non prise en compte des zones humides dans l'aménagement du territoire ont pour conséquence des désordres hydrauliques », alertaient les deux parlementaires.

Les zones humides permettent également une auto-épuration des eaux. Ces espaces accueillent enfin une riche biodiversité : ils comptent ainsi de 12 à 15 % du nombre d'espèces animales de la planète, dont - hors océans -, 35 à 40 % des vertébrés, 40 % des poissons, 100 % des amphibiens et 25 % des mollusques.

Réactions89 réactions à cet article

 

Et tout cela n'empêche pas la profession agricole de demander qu'on "assainisse" ces "marécages" en les drainant, pour pouvoir y cultiver du maïs, lequel nécessitera d'être irrigué, d'où la création de "bassines" et autres Sivens ou Caussade afin que l'eau ne soit pas "perdue" si elle arrive jusqu'à à la mer... Et s'il n'y a plus assez d'eau douce dans les zones saumâtres estuariennes pour la reproduction et le grossissement des juvéniles pour lesquels cette eau est indispensable, ils créeront des élevages industriels de poissons. Pour les industriels du vivant, il y a une solution technique chiffrable à tout problème.

petite bête | 02 février 2021 à 09h23
 
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Ben en Sarthe, la majorité des villages ont leur zone humide préservée, pour une simple raison, c'est peu cultivable, à l'instar de mon fournisseur de cidre bio par défaut (pommiers sauvages) qui avait tenté de labourer le terrain proche de la rivière, il lui a fallu 3 tracteurs pour le sortir.
Puis ça intéresse un peu les touristes qui passent.
Dans les villes c'est différent, les bourgeois (habitants des villes) pour eux ce sont des emplacements pour les hlm et centres commerciaux à bétonner d'urgence.
exemple Le Mans shopping park 35 ha en zone semi humide.
Après un gros orage, ils font la tête et accusent le maire.

pemmore | 02 février 2021 à 10h39
 
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"Notre fédération sort du tribunal pour empêcher la destruction d'une zone humide de 5000 m² par un lotisseur : On a raison sur le fonds, mais recours rejeté en référé suspensif juste pour raison procédurale ! Aucune volonté politique, que du baratin ! à croire que les juges et les politiques ne sont pas des citoyens concernés"

jcjestin | 02 février 2021 à 11h20
 
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"exemple Le Mans shopping park 35 ha en zone semi humide.
Après un gros orage, ils font la tête et accusent le maire" : excellent exemple, pemmore, de ce que le court-termisme et l'appât de gain produit chez des édiles et des porteurs de projets économiques qui raisonnent encore et toujours avec des logiciels issus des années 60 où tout semblait possible (dans ces années là, on était même sensé "jouir sans entraves"). Des exemples comme celui-là, il y en a partout, avec des municipalités de droite, de gauche ou encore "sans étiquette".
De la méconnaissance de l'existence des ZH (qui doivent pourtant désormais être clairement identifiées dans les documents d'urbanisme, sous réserve que le travail d'inventaire ait été bien fait puis pris en compte par les élus dans les documents définitifs...) et de la médiocrité des choix de certains décideurs naissent bien des problèmes, pouvant même conduire à des morts. Et les services de l'Etat n'ont pas toujours toute latitude, face à des pressions politiques et financières, de faire correctement appliquer les codes de l'environnement et de l'urbanisme. L'autre exemple cité par jcjestin le montre sans ambiguïté.
Cela doit vraiment changer en profondeur et durablement.

Pégase | 02 février 2021 à 13h52
 
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Que l'on construise encore des zones commerciales est incompréhensible

naphtes | 02 février 2021 à 18h53
 
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L'élu a sa responsabilité car c'est lui qui classe les zones, dans ses documents d'urbanisme. Maintenant, rien, ni personne, n'oblige le propriétaire d'un terrain rendu constructible de le vendre. Le 1er responsable est donc, à mon sens, le vendeur. du terrain... qui sera le premier à râler ensuite des effets indésirables de l'imperméabilisation de ses anciens terrains (conflits de voisinage, remontées de nappe, coulées d'eau et de boues, etc...). Ici, à Colmar, on construit sur d'anciens champs de maraîche, avec la nappe à 7m en dessous. Bilan : on vide la nappe le temps de remblayer d'un bon mètre supplémentaire avant de construire, pas de garages en sous sol, et des remontées de nappe dès qu'il pleut bien comme actuellement... et de moins de moins de maraîchers....

nimb | 02 février 2021 à 22h20
 
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Ben on a le cas dans le village voisin, un supermarché, voulait s'installer à tout prix à un endroit estimé par eux comme idéal, or ces terrains à haut niveau hydrique en Sarthe sont recherchés soit pour de grosses récoltes de foin et plusieurs regains, ça jouxte une petite rivière ou bien un terrain de loisirs et un étang, belle valorisation et respect du site.
Refus obstiné du paysan, ne surtout pas croire qu'on a respecté sa décision, le terrain a été préempté par la mairie après moult passages au tribunal.
Il y a une justice, pris dans le mauvais axe, le plus gros hyper du coin est à 8 km l'autre à 10, et dans le centre du village un supermarché pas décidé à lâcher prise, le magasin est vide.
Devant les projets inutiles et stupides, l'écologie, la propriété privée ne pèsent pas bien lourd.
Il y a une dizaine d'années environ, le nouveau stade de Lyon, comme si jouer à la baballe était un truc d'importance vitale, ça s'est fait à la hache, un des proprios pas décidé à céder un bien sans doute d'héritage, et des terres bien plates à haut niveau hydrique, comme si le changement climatique n'allait pas rebattre les cartes et que le nord de la ligne Lyon st Nazaire ne serait pas amené à nourrir le sud de la France.

pemmore | 03 février 2021 à 11h08
 
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D'où la nécessité de la suppression de la taxe d'habitation, cette plaie qui contraint les élus à faire rentrer de l'argent pour développer des zones constructibles, lesquelles feront rentrer de la taxe qui etc...
Mais lorsqu'un membre de comité de bassin avait demandé il y a quelques années que pour protéger les zones humides elles soient subventionnées en tant que telles par l'agence de l'eau, la profession agricole (représentée par les chambres d'agriculture) avait violemment protesté. Il n'y a pas que les maires, il y a d'abord l'agriculture intensive. Et les zones humides recensées doivent dépasser un certains seuil en surface pour être prises en compte, ce qui élimine la plupart du temps les zones mixtes de petites parcelles reliées entre elles par des zones semi-humides, comme par exemple en Limousin ou en Bretagne.

petite bête | 03 février 2021 à 11h17
 
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Oui, c'est vrai, il reste le droit de préemption, utilisé dans les cas de besoin "impérieux"..... tout dépend de la compréhension de ce mot!

nimb | 03 février 2021 à 11h28
 
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Chers tous, cher Pégase en particulier,

Qu'il m'est agréable de vous dire que je suis d'accord avec vous!

Moyennant toutefois deux remarques (voyez le post de Pégase, ci-dessus):
- L'une, liminale: On ne raisonne pas à l'aide de logiciels, que l'on soit "soixante-huitard"(e) chenu(e) ou "barbichon"(ette) post-pubère branché(e) (lol). Un logiciel n'est qu'un programme d'application.

- L'autre, intemporelle: Les lois et règlements sont ajustés progressivement, ce n'est pas d'hier et ce n'est pas fini. L'ajustement des lois devient une réaction que j'ose qualifier d'alchimique, tant elle s'avère complexe, alors surtout que deux "catalyseurs" entrent en conjonction pour accélérer la réaction: Le Climat et le Covid.
Dans ce contexte, il parait hasardeux (dangereux) de ne pas contrôler et encadrer la réaction pour ne surtout pas la laisser s'emballer, tout en la faisant progresser.

Approfondissons. (ceci concerne également la question de la protection, la conservation et l'amplification des surfaces humides permanentes ou temporaires):
Bon nombre de nos concitoyens Français et Européens ont développé, durant des décennies, un appétit de consommation exacerbé (consumérisme, cause et/ou conséquence d'un productivisme échevelé). La sensation de faim ou de soif n'est pas qu'alimentaire. On peut aussi avoir faim et soif de savoir, de mieux vivre, de bonheur, de loisirs, de promotion, d'ascension sociale, de compétition, d'ostentatoire, de sécurité, de pouvoir d'achat, etc.
(...)

Euplectes | 03 février 2021 à 16h59
 
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(...)

Bien sûr, la satiété alimentaire et le logement digne demeurent la portion essentielle et congrue. Mais la faim et la soif (l'aspiration ardente) d'une vie et d'un niveau de vie meilleurs sont, de même, des besoins essentiels, et ces appétits-ci ne connaissent pas de satiété: C'est ici qu'entrent en compétition les besoins pour vivre (vitaux), les besoins d'accéder au mieux vivre (voir plus haut) et le besoin de consommer.

Débattre puis s'entendre (consensus) à ce sujet me paraît d'intérêt fondamental. C'est déjà fait? Facile à dire: "Car selon les temps, la manière"!

Pour clore ici cette ébauche, si l'on veut bien considérer que toute absence de satiété, alimentaire ou non, s'entend comme une pauvreté, cette déclaration d'Oscar Wilde peut encourager les réflexions: "Recommander aux pauvres d'être économes est à la fois grotesque et insultant. Cela revient à conseiller à un homme qui meurt de faim de manger moins".

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 03 février 2021 à 17h30
 
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Que de jargon, ma Doué! (commentaire de surface, liminal, donc). Comme disait Guitry, ce qui donne souvent l'illusion de la profondeur, c'est bien le vide. Mais puisqu'on est dans les citations, prenons-en une chez Nietzsche : "Quand un homme regarde trop souvent le vide, le vide le regarde aussi".

petite bête | 03 février 2021 à 17h47
 
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Chère petite bête,

Bien, bien, j'essaierai d'être plus intelligible et compréhensible, à l'avenir. Merci pour ce conseil.

Par ailleurs, je vois que ne m'ayant volontairement pas compris, vous considérez maintenant mes propos comme du vide absolu. Votre agressivité à mon égard va "crescendo" alors que votre contre-argumentation frise, de par son absence, le zéro absolu.
Cette agressivité me met en situation de réponse personnelle obligée (excusez moi):
Ne développeriez-vous pas, à mon encontre, ce que les savants appellent une "identification projective", qui dénoterait une forte volonté d'en découdre avec vous-même, par la projection sur ma propre personne de ce que vous seriez vraiment ? Il en résulterait pour vous un soulagement libérateur, salutaire mais passager, faisant de votre personne un Archange et de moi ... un suppôt de Satan.
(C'est votre emprunt à Nietzsche - l'homme qui regarde le vide et le vide qui regarde l'homme - qui m'a mis la puce à l'oreille.

Si cette hypothèse est correcte, alors n'hésitez pas: Continuez, j'aime rendre service!

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 06 février 2021 à 01h36
 
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C'est çui-kidi-kiyé ? Laissons la psychanalyse aux professionnels, c'est déjà assez compliqué comme cela, même avec une licence de psycho. Plus simplement vos propos me font seulement réagir sur leur forme, faute d'y trouver suffisamment de fond. Cela me fait penser à la fois aux cours de Lacan que je suivais à Vincennes, mais qui auraient été assimilés par le maire de Champignac (voir les albums de Spirou). Je n'ai rien contre la complexité du moment qu'elle est décomplexifiée, clarifiée dans le discours, et non objet de pouvoir. Parce que l'hermétisme est une façon de masquer ce fameux vide. Et hermétique, cela veut dire aussi "bouché" (merci encore à Guitry).
"Ce qui se conçoit s'énonce clairement et les mots pour le dire nous viennent aisément". Cher Boileau...
Bon j'arrête là, on ne va pas jouer à "Ma citation est plus grosse que la tienne", c'est enfantin. Si on revenait au sujet, au lieu distribuer des bons ou mauvais points comme si on était "au-dessus" des êtres, des choses et des contingences?

petite bête | 08 février 2021 à 11h24
 
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Au fait, pour ce qui est du vide, je l'ai pas mal côtoyé, pas seulement à la fac de Vincennes, mais comme moniteur d'alpinisme. Le vide est une notion très relative, et j'ai plus souvent eu peur à Fontainebleau à cinq mètres du sol qu'à la Cima Grande di Lavaredo ou à l'Eiger. Comme quoi il faut mieux tomber dans le vide que de se faire vraiment mal en tombant d'une petite hauteur directement sur un gros caillou. C'est pareil avec les discours.

petite bête | 08 février 2021 à 16h28
 
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Et en plus j'ai oublié un mot dans la citation :
"Ce qui se conçoit BIEN s'énonce clairement etc..."
Acte manqué, certainement.

petite bête | 08 février 2021 à 16h59
 
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Chère petite bête,

Acte manqué ? Mais non voyons, simple distraction, cette omission du mot "bien" au premier vers de votre citation de Boileau! Bien que ... toujours par distraction, vous avez remplacé le mot "arrivent" par les mots "nous viennent" au deuxième vers...! Alors, faux acte manqué? Mais glissons, j'en reste à la distraction, pour vous être agréable.
(Pour info, voici la version initiale de cette célèbre citation:
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement,
et les mots pour le dire ARRIVENT aisément").

Bien que... Votre identification de la prose d'Euplectes aux discours du maire de Champignac, qui m'ont fait beaucoup rire, est bien une projection sur ma personne et veut me gratifier d'une "pulsion" infantilisante et dégradante.

Bien que... Votre notion du vide, tant physique que philosophique, me paraît très approximative: Entre le roc et l'alpiniste pesant (vous) qui le surplombe, il n'y a pas du vide, mais de l'air. Et le vide (moi), parce que dépourvu de matière pesante, ne répond pas aux lois de la pesanteur; il devrait donc ne pas avoir peur de tomber, car il ne peut tomber.

Cela fait beaucoup d'erreurs en aussi peu de mots, pour de la distraction, chère petite bête. Ce serait à croire que vous vous donnez des verges pour vous faire fouetter, mais je n'y crois pas. Si c'était le cas, sachez que je veux bien être votre victime propitiatoire, mais ne contez pas sur moi pour vous renvoyer l'ascenseur.

Bon, quand fait-on la paix?

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 09 février 2021 à 03h00
 
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Nous sommes une fédération de protection de l'environnement et nous passons beaucoup de temps et d'argent en contentieux contre ces écocidaires. Il nous parait opportun de dénoncer au passage la collusion élus-politiques-lotisseurs avec la fonction publique territoriale censée contrôler et faire appliquer la loi. Il existe bel et bien une fraude massive à la Zone Humide, c'est à dire des zones volontairement non recensées telles car objets de conflits d'intérêts et d'usages. Cette collusion mafieuse s'étend donc à l'administration et même, parfois, jusqu'au prétoire ! Que reste-t-il pour défendre les Zones Humides, à part les bénévoles ???!!!

jcjestin | 09 février 2021 à 12h10
 
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Cher jcjestin,

Je comprends votre dépit. Mais vos conseillers juridiques vous ont-ils averti, avant que la procédure ne soit clôturée, du risque d'être débouté pour "vice" de procédure?

Je vous réponds sur la première et dernière phrase de votre réaction ci-dessus, exclusivement (n'étant ni élu, ni homme politique, ni lotisseur, ni fonctionnaire, ni "fraudeur à la zone humide", ni complice, ni de connivence). Et je partage avec vous la volonté d'agir en faveur de la conservation - et de la promotion même - des zones humides.

Bien sûr, il est utile de se fédérer entre associations-soeurs qui poursuivent le même objectif, mais une "Fédération pour la protection de l'environnement" ne peut, à mon sens, remplir pleinement sa mission, à mon sens trop généraliste.

Mon conseil est donc:
1) Créer et mettre en place, partout où besoin serait, des associations appelées "Association pour la conservation et la promotion des zones humides et la prévention des inondations". Ces deux objets statutaires sont intimement liés, l'un ne pouvant aller sans l'autre, comme vous le savez.
Le code de l'environnement associe ces deux thèmes dans son article L.211.1-I,1°):
"Cette gestion prend en compte les adaptations nécessaires au changement climatique et vise à assurer: 1° La prévention des inondations et la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et des zones humides".
(...)

Euplectes | 10 février 2021 à 17h17
 
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(...)

2) Faire, par vous mêmes, associations dédiées à ces deux thèmes, votre propre recensement des ZH, partout où besoin sera, s'appuyant sur les critères d'éligibilité définis par ce même code à ce même article: "... On entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire, (OU) dont la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles"(plantes ayant des besoins élevés en eau).
Suivant ces critères légaux, établissez la liste des ZH locales, et, chaque association en ce qui la concerne, faites faire le recensement de la faune et de la flore pour chaque ZH relevée, ceci par des experts en zoologie et botanique indépendants, passionnés, et bénévoles (ou pas trop chers en tout cas),voyez du côté de leurs associations spécialistes, de leurs retraités, des sociétés savantes (Linnéenne ou d'autres), des musées.

3) Ceci fait, chaque association choisirait une à deux ZH à traiter pour commencer, selon ses moyens et le degré d'urgence pour agir.

4) Vos ZH une fois sélectionnées, à l'intérieur de votre périmètre statutaire (important), ne soyez pas velléitaires mais au contraire décidés à vous rapprocher des propriétaires (particuliers ou communes, ONF local), et de la population locale (important).
Le but est d'acquérir des droits sur les parcelles choisies (achats, dons, longues locations).
(...)

Euplectes | 10 février 2021 à 17h54
 
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(...)

Et là, il va falloir convaincre et séduire, forts du bien-fondé de votre UNIQUE préoccupation: Les zones humides et les inondations: Tout est dans l'art et la manière.
Mais sachez qu'existent de non concitoyens qui ne demandent qu'à faire quelque chose pour la nature ,autrement que par des déclarations péremptoires ou par des vociférations, mais par des actes.

Il va falloir vous rapprocher d'eux (propriétaires, communes, départements), et leur dire qui vous êtes et ce que vous escomptez, mais surtout les assurer de ce que vous n'êtes pas.

En somme, je me permets de vous suggérer de prendre les choses par le "bas", et de cette manière.

Ainsi, le temps et l'argent dépensés en contentieux sous les méandres compliqués d'un système que vous désapprouvez seraient-ils plus "productifs", si vous tentiez cette expérience?. Protéger la nature et les ZH est une bonne piste qui tient la route dans l'opinion. Prévenir les inondations parle très favorablement aux détenteurs de terrains inondables.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 10 février 2021 à 18h42
 
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L'expérience, et les combats des "zécolos", dont beaucoup de scientifiques, nous ont appris une chose qui depuis a été validée par tous les programmes dédiés à ce problème (PPRI, PAPI, SLGRI) : on ne peut "prévenir" les inondations, comme le rêvait Royer et ses programmes de grands barrages (du béton, de l'argent public, miam-miam!), on ne peut qu'en "prévenir" les populations, et s'en prévenir, cette fois réellement, par des plans de gestions de crises et d'évacuations. Les cartographies des zones d'aléas sont faites dans tous les bassins hydrographiques par les comités de bassin des agences de l'eau (en Loire-bretagne, la Commission "Inondation-plan Loire"). Et depuis cette prise de conscience, les choses avancent. Imaginer que l'on peut "arrêter" les inondations est un leurre, les gérer est un moyen.

petite bête | 11 février 2021 à 11h33
 
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Une dernière chose : une "zone humide" n'est pas une zone inondable, et il y a énormément de zones humides ou de prairies semi-humides en montagne. Par exemple le plateau de Millevaches en Auvergne-Limousin. Le critère répond plus à la structure du sol qu'à la présence d'un cours d'eau. D'où la nécessité de protéger ces "éponges" qui régulent la répartition de l'eau..

petite bête | 11 février 2021 à 11h39
 
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Chère petite bête,

L'ancien député-maire de Tours (Jean Royer) rêvait peut-être de prévenir les inondations, mais de nos jours, c'est le code de l'environnement (la loi, donc) qui prescrit d'assurer la prévention des inondations (art. L.211-1.I) source: C. env. DALLOZ, 2020, p.320.
Les programmes de gestion de crises et d'évacuation et les cartes élaborées par les Agences de l'eau n'assurent pas la prévention des inondations, mais prévoient d'en gérer simplement les conséquences (crises et évacuation).

Se mettre en mesure de prévenir les inondations (en plus de leurs conséquences) serait un leurre selon vous, et si je vous suivais sur ce terrain, ce leurre deviendrait-il un "leurre obligatoire"? (lol)...
Oui, la loi prescrit bien d'assurer la prévention des inondations et les programmes susmentionnés ne prévoyant que la gestion de leurs conséquences, ils sont, de ce fait même, exigus, faiblards, inadaptés, et en tout cas insuffisants pour que les prescriptions du code de l'environnement soient suffisamment appliquées. Et j'ose dire que les problèmes que nous rencontrons pour maintenir les zones humides ne sont pas dus qu'aux bétonneurs, et de loin croyez moi (dois-je développer?).

Pour les ZH en montagne, je suis d'accord avec vous, mais il y aurait lieu de ne pas continuer à supprimer les petits barrages dans le lit des cours d'eau, afin de ne pas porter atteinte aux nombreuses "éponges" que ces barrages entretiennent à leur amont.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 11 février 2021 à 23h44
 
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En zone de moyenne montagne, comme ailleurs, il y aurait surtout lieu d'arrêter de convertir des prairies humides anciennes, souvent paratourbeuses donc faisant merveilleusement office d'éponges naturelles, en zones de cultures comme c'est encore et toujours le cas sur le Plateau de Millevaches (qui, comme chacun sait, signifie mille sources)... Exemple parmi d'autres des "prescriptions du code de l'environnement [...] insuffisamment appliquées".
L'une des grandes "victoires" du syndicat majoritaire, vent debout contre l'identification et la cartographie des points d'eau, cours d'eau et autres zones humides, est d'avoir largement et très volontairement contribué à torpiller une mesure d'intérêt général. Ce méfait n'a été possible que grâce à la complaisance de nombre de préfets, à la limite de la forfaiture. Cela malgré les données objectives fournies par les services de l'Etat eux-mêmes, des fédés de pêche et des associations départementales de protection de l'environnement, suivies des vives protestations de ces dernières face à une interprétation très partisane des textes par des préfets sous influence.

Pégase | 12 février 2021 à 09h52
 
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Apparemment vous ne faites pas partie des commissions qui, au sein des agences, élaborent les PPRI et ce qui les valide, à savoir les études et modélisations des crues et des inondations. Ces commissions sont composées comme les comités de bassins, à savoir trois collèges : Elus et représentants des collectivité territoriales (2/5), Usagers (2/5) essentiellement liés au monde agricole et industriel, plus quelques associatifs, et enfin des représentants des ministères (1/5). Tout le monde pourtant s'accorde sur le fait qu'il est effectivement illusoire de prétendre "empêcher" les inondations. Comment en effet pouvoir retenir des volumes qui, pour la Loire en 1865, ont atteint le volume du lac de Genève? Où les mettre? Et au lieu de construire des digues de plus en plus hautes, il a été acté qu'il valait mieux trouver des zones d'expansion de ces mêmes crues, à savoir des vals inondables. Une montée lente des eaux est moins dommageable que la rupture d'une digue ou d'un barrage. On ne peut effectivement gérer que les risques et les conséquences, et éviter l'illusion de se croire en sécurité.
Quant aux petits barrages, souvent endigués, ce sont des retenues d'eau, pas des zones humides. Leur utilité est nulle au niveau des inondations, ne serait-ce que parce qu'un barrage plein ne saurait retenir quoi que ce soit.

petite bête | 12 février 2021 à 10h01
 
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Une intervention par ailleurs très pertinente s'est glissée entre le texte de Euplectes et ma réponse, qui n'était donc pas destinée à Pégase. Pour ce dernier, je tiens à préciser que partout où les classement de cours d'eau soumis au "non-traitement" chimique avaient été déclassés par la profession agricole, puis validés par les préfets, les recours déposés ont abouti au reclassement en Zone non traitée (ZNT). Il faut bien comprendre que les préfets ne s'intéressent pas à la "justice" et à l'intérêt général, mais à l'Ordre et la tranquillité, au "consensus" mais dicté par celui qui tient le couteau pour couper la poire en deux. J'en ai peu rencontré qui aient réellement le sens de l'Etat, et bien plus de leur carrière. Un exemple caractéristique est Sivens, où le projet n'était ni légal, ni légitime, et où le préfet a cru pouvoir passer outre. On sait la suite.

petite bête | 12 février 2021 à 10h45
 
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Parfaitement d'accord avec vous, petite bête, et c'est toujours avec grand plaisir que je prends connaissance de vos interventions pertinentes fondés sur du vécu (dont j'ai également une petite expérience, hélas...). Rassurez-vous, j'avais bien saisi que votre précédent message ne m'était pas destiné.
Par "Ordre", vous voulez signifier l'ordre établi par des puissants, qui se distingue ainsi fréquemment de la loi, ainsi que de plus en plus de décisions de justice en matière environnementale en attestent à tous niveaux. Quant à la tranquillité, c'est également une notion importante que vous abordez là : sa recherche à tout prix par les préfets et nombre d'élus nait avant tout de la crainte, si ce n'est de la peur, qu'inspirent ces groupes de pression très structurés et organisés aux décideurs publics. J'évoquerais ainsi plutôt pour ma part le terme de soumission. Soumission (ou encore reddition en rase campagne) afin de ne pas être soi-même physiquement inquiété ni voir sa progression carrière compromise. Ces renoncements plus ou moins prononcés à l'application pleine et entière du code de l'environnement déjà existant par les autorités expliquent assez largement que l'environnement soit à ce point affecté mais aussi que la parole publique soit décrédibilisée, ce qui est grave en démocratie.

Pégase | 12 février 2021 à 11h29
 
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Merci Pégase, je vois que nous sommes sur la même longueur d'onde. Dans le déroulé de ce post un intervenant a évoqué la création d'une association. Une de plus? Pour ce qui est de l'eau, si on ne peut plus trop compter sur FNE depuis que son réseau Eau est devenu sub-claquant après l'éviction de son fondateur Bernard Rousseau et la fin de la Lettre-Eau, il reste Eaux-et-Rivières pour la Bretagne, mais surtout la seule association uniquement dédiée aux problèmes de l'eau : l'Association Nationale pour la Protection des Eaux et des Rivières (ANPER), fondée en 1958, et reconnue d'Utilité publique. Elle s'occupe depuis toujours de contentieux juridique et a à son actif bien des jurisprudences et des actions de terrain.

petite bête | 12 février 2021 à 11h56
 
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Chère petite bête, cher Pégase,

Je vois que cela ronronne ferme entre vous, je m'en réjouis.

Oui, j'évoque et appelle de mes voeux l'émergence d'associations statutairement focalisées sur la prévention des inondations, et sur la préservation, la conservation et la création de zones humides (ZH).
L'Association Nationale pour la Protection des Eaux et Rivières, que je tiens pour fort respectable, ne me paraît pas adaptable parce quelle est Nationale, parce qu'elle se dote d'objets statutaires divers et variés, et aussi parce qu'elle se voue, jusque dans son titre, à la protection d'une seule famille de poissons: les salmonidés, et parmi ceux-ci, de trois seules espèces (la Truite, l'Ombre, le Saumon). N.B.: Ce n'est pas une critique.

Et oui, je (nous) commençons à essuyer les "c'est déjà tout fait" et les "circulez, il n'y a rien à voir", stipulations bien connues de ronds-de-cuir et de gens en place, de tous âges et de toutes conditions, bien assis, compassés, goguenards, pétris de suffisance et parfois de dédain: Non, ce n'est pas déjà tout fait, cela ne fait que commencer, et nous en reparlerons bien!

Continuons, donc: "Au commencement était la Loi". Sans vouloir sombrer dans le juridisme, nous voudrions ce soir compléter et préciser notre lecture de la loi.
Nous l'avons vu, l'article L.211-1(I) du code de l'environnement, dans son paragraphe 1°, fait de la prévention des inondations et de la préservation des ZH, des obligations légales.

(...)

Euplectes | 12 février 2021 à 22h46
 
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(...)

Poursuivons: Le paragraphe 5°bis du même article L.211-1(I) c. env. fait OBLIGATION LEGALE d'assurer: " 5°bis - la promotion d'une politique active de stockage de l'eau pour un usage partagé de l'eau permettant de garantir l'irrigation, élément essentiel de la sécurité de la production agricole et du maintien de l'étiage des rivières, et de subvenir aux besoins des populations locales".

Le paragraphe 7°du même article L.211-1(I) c. env. fait OBLIGATION LEGALE d'assurer: "7°- La restauration de la continuité écologique au sein des bassins hydrographiques".

Nos commentaires: Au tout début de l'article L.211-1(I), le législateur, dans sa sagesse (ceux du haut, ne riez pas), a pourtant pris soin de prescrire, pour l'exécution et la mise en application de ces trois paragraphes (1°, 5°bis et 7) notamment, la nécessité "d'une gestion EQUILIBREE et DURABLE de la ressource en eau". Mais baste, foin du législateur! Nos gestionnaires nous ont donné l'impression, au lieu de chercher à concilier de façon équilibrée et durable les prescriptions de ces trois paragraphes, d'avoir privilégié fortement la restauration de la continuité écologique au détriment - et aux dépens - de la prévention des inondations, des zones humides, de l'irrigation, et des étiages.

Force est de constater les résultats de cette gestion et nous sommes en mesure de dire qu'ils ne sont pas "fameux" (c'est peu dire). Nous ne sommes ni concurrents, ni piliers de palais de justice.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 12 février 2021 à 23h50
 
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Cher Euplectes,
il est cocasse de vous lire railler les convergences de vues entre petite bête et moi-même tant nous avons assisté par le passé à vos tendres roucoulades avec Albatros...
Rien ne vous empêche de créer autant d'associations que vous le voudrez (la loi 1901 est là pour ça) pour la promotion des retenues de stockage d'eau en vue d'irrigation agricole, puisqu'il est manifeste que votre intention est bien celle-là et plus généralement, si je me réfère à vos nombreux posts défendant l'agrochimie de synthèse, de promouvoir coûte que coûte le modèle agricole intensif.
Il ne vous aura certainement pas échappé à la lecture des textes du code de l'environnement que vous nous rappelez utilement, l'expression "usage partagé de l'eau", notion tout à la fois essentielle et si mal définie. S'engouffrant dans ce flou juridique, certains irrigants continuent à pomper sans atermoiements - consacrant ainsi l'adage "charité bien ordonnée commence par soi-même" - leurs quotas de dizaines voire centaines de milliers de m3, contribuant activement à faire tant descendre la nappe d'eau que la rivière qu'elle alimente coupe parfois lors de désormais fréquentes et longues périodes de sécheresse. Et grâce à des préfets opportunément peu connaisseurs de la situation hydrique (qu'importe que les DREAL leurs dressent tous les constats de terrain nécessaires et pertinents), ces quotas hérités d'un autre temps sont très rarement remis en cause (la FNSEA y veille) et perdurent donc.

Pégase | 15 février 2021 à 10h15
 
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On est de sacrés ratcheurs, on est de nouveau en train de dévier du sujet initial. A la base, et à ma connaissance, les zones dites humides sont mises en danger notamment à cause de leur artificialisation, et ce sans les avoir vidées de la réserve d'eau qui est en dessous, notamment (en tout cas, en Alsace, c'est le cas majoritaire). Ce n'est pas la peine non plus de tirer une énième fois sur la FNSEA, elle n'accapare pas tous les vices du monde non plus.

nimb | 15 février 2021 à 10h58
 
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Certes, nimb, ce syndicat agricole n'accapare pas tous les vices, pas tous, en effet...
Mais pour avoir siégé au sein de commissions préfectorales et très locales traitant d'affaires environnementales ou agri-environnementales, je puis vous affirmer que j'ai quelques raisons objectives de le citer fréquemment. La rançon de la "gloire", sans doute. Il me semble légitime de rendre à César ce qui lui appartient.
J'ai d'ailleurs souvent été frappé de constater comment certains porte-voix de ce syndicat peuvent, une fois sorti de l'arène oratoire publique et entre quatre yeux, tenir à titre personnel des propos bien plus nuancés.

Pégase | 15 février 2021 à 13h11
 
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Le site Wikipedia fait un bon résumé sur la création de la FNSEA. Et qui pourrait prétendre qu'en démocratie un syndicat puisse se prévaloir de tenir en moyenne 95 à 98 % du pouvoir, en l'occurrence les chambres d'agriculture? Ce sont typiquement des scores de pays totalitaires. Et tout agriculteur a l'obligation, pour quelque démarche que ce soit, de s'adresser à sa chambre d'agriculture, en particulier pour toucher les aides agricoles, qui représentent (en moyenne nationale, avec de fortes disparités régionales et sur les types de production) un peu plus de la moitié du revenu de l'agriculteur. Et qui les répartit? Devinez... Il y a eu de nombreux rapports de la Cour des comptes sur l'opacité de ces répartitions. Mais un rapport, on sait bien que sa finalité est d'aller au fond d'un tiroir. Hormis ceux qui en profitent, ce système n'est pas fait pour les agriculteurs, mais pour générer les profits de l'agrobusiness : agroalimentaire, machinisme agricole, intrants et produits chimiques. Et tant que les victimes ne se tourneront pas vers leurs vrais exploiteurs cela continuera.

petite bête | 16 février 2021 à 10h04
 
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Attention, petite bête, vous risquez là de commettre un délit caractérisé d'agribashing (terme inventé par le fameux syndicat pour espérer faire taire toute voix contestataire et auquel la macronie, en toute veulerie, a donné une portée juridique) : la brigade Demeter de la Gendarmerie pourrait bien de venir toquer à votre porte et vous demander des comptes !!! Rions-en quelque peu tant qu'on le peut encore...
Au-delà du verrouillage que vous expliquez, j'ai malgré tout du mal à comprendre comment la majorité des agriculteurs, retraités agricoles et autres collèges électeurs se tournent encore vers ce syndicat pour les "défendre". Syndrome de Stockholm ?

Pégase | 16 février 2021 à 10h32
 
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Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un tel syndrome. En fait il y a la vieille solidarité et l'entraide entre agriculteurs qui rend difficile de sortir du moule : peur de trop se singulariser, d'être ostracisé (voir la mise à l'écart de la Confédération paysanne), peur de voir les subventions indispensables être bloquées, peur de voir les quelques possibilités de soutien réel apportées par les chambres être absentes et mettre l'entreprise en difficulté. Peur encore que tout l'investissement effectué souvent sur conseil de ces mêmes chambres en matériel pour surproduire afin de rembourser ses emprunts, devienne inutile. Mieux vaut accuser Bruxelles ou les "Zécolos". J'ai un neveu en bio, il exècre sa chambre d'agriculture, mais il a toujours besoin d'elle.

petite bête | 16 février 2021 à 14h59
 
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Cher nimb,

Oui, vous avez raison, retournons aux zones humides. Je n'ai pas encore atteint ce niveau de sagesse, suffisant pour ne pas répondre aux attaques personnelles, et comme vous, je pense qu'y faire pièce ne sert à rien. Ces bagarres sont assommantes pour les lecteurs, j'en ai pleine conscience.

La préservation des zones humides (ZH) est d'intérêt général et la prévention des inondations est un enjeu majeur de sécurité publique (voir la loi). Les intérêts personnels, particuliers, corporatifs, partisans, politiques, idéologiques, doivent céder la corde à l'intérêt général.
L'artificialisation des sols, dont vous parlez, s'en prend aux ZH, mais aussi aux zones agricoles et péri-urbaines (cultures, élevages, urbanisme), car il est de celles-ci qui sont des ZH.
Le partage (équitable) de l'eau pose problème, ce d'autant plus que la ressource en eau devient plus rare.

S'il est difficile à l'homme de maîtriser le climat, il peut se constituer des réserves d'eau douce; or, pendant les deux dernières décennies, l'homme s'est acharné à faire tout le contraire, en arasant ou dérasant nombre de grands et petits barrages en rivière, ou de plans d'eau mis en place depuis des siècles parfois. Les retenues à l'amont de ces barrages, outre leurs multiples autres usages, entretenaient des ZH et contribuaient au meilleur niveau des nappes souterraines.
C'était le temps de "l'hydro-écologie" triomphante avec son corollaire obligé, la "restauration de la continuité écologique".

(...)

Euplectes | 16 février 2021 à 16h37
 
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(...)

Il s'agissait par dessus tout de permettre aux poissons migrateurs ou considérés comme migrateurs, mais aussi aux poissons non migrateurs, par extrapolation prévalente et obligée, de monter jusqu'aux têtes de bassin pour s'y reproduire: d'accord pour les Saumons, mais pour le petit Chabot (qui vit sous les pierres du fond et est dépourvu de vessie natatoire), il est permis d'évoquer un goût du voyage qu'il n'a pas, ou un tourisme sexuel dont il n'a que faire, trouvant tout ce qu'il faut sur place (lol).

Quoi qu'il en soit, une ZH prend son eau de la hauteur de la nappe souterraine, des pluies, des inondations qui la submergent, du niveau d'eau en rivière, des retenues d'eau à l'amont des barrages, selon les cas. Effacer un barrage (naturel ou fait de main d'homme) provoque une baisse du niveau de la nappe souterraine proportionnelle à la hauteur de chute du barrage et, par voie de conséquence, un effacement de la retenue, effacement proportionnel à l'inclinaison locale (la pente).

Ainsi, l'avenir des ZH (moins sombre, la loi est passée par là) demeure tributaire de plusieurs facteurs, dont celui du développement (obligatoire) de la prévention des inondations (la prévention des conséquences des inondations dépend de la gravité desdites inondations, relative aux activités humaines).
Quels sont les moyens pour prévenir les inondations? Nous avons notre idée là-dessus et nous en reparlerons.

D'ici là, pour l'information de celle et ceux qui seraient intéressés:

(...)

Euplectes | 16 février 2021 à 17h15
 
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Enfin on commence à y voir plus clair sur les positions réelles lorsqu'elles ne sont plus masquées derrière un discours pontifiant. La solution prônée : barrer, stocker, en fait capitaliser et à terme spéculer. La récente position de l'ONU sur les "rivières cassées", la catastrophe a venir en Espagne et en cours aux USA (mais ils font aussi péter des barrages), les études scientifiques, les retours d'expérience, tout cela n'est rien que de l'opinion pour ces gens-là. Et leur méconnaissance de ce qu'est réellement une zone humide est consternante. Croire qu'une retenue constitue autour d'elle une zone humide, c'est comme de dire que les ronds-points engazonnés constituent des réserves de faune sauvage parce qu'on y trouve de lapins. Oh, pardon : des léporidés...

petite bête | 16 février 2021 à 17h18
 
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(...)

On peut accéder, via internet, à plusieurs sites qui mesurent et relèvent, en temps réel, la hauteur et le débit des eaux de crue, sur les cours d'eau en France. Ce sont: "Hydro-acceuil". "Vigicrues" et sa rubrique "Banque Hydro". "https://hubeau.eaufrance.fr".
Il serait intéressant de comparer:

- Le nombre d'arasements, de dérasements de seuils et barrages ainsi que le nombre de plans d'eau effacés, au cours des vingt dernières années,

- Les débits maximum des crues successives, quelque soit leur force, sur cette même période,

- L'évolution du nombre des ZH existantes, dans cette même période,

- Le degré de gravité des conséquences des inondations, chaque année, au cours de cette même période.

Les ZH ont soif, l'agriculture a soif, l'homme a soif ? Faisons en sorte de faire des réserves et de veiller à ce que les ZH soient équitablement traitées pour le partage équitable, si l'eau à partager est abondante; il ne tient qu'à l'homme d'organiser l'abondance, et l'abondance doit être prévue et réalisée: Car nos ZH n'auraient pas la priorité, en cas de pénurie.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 16 février 2021 à 17h45
 
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Il y a effectivement un plan pour limiter la création de plans d'eau, voire en effacer, car ils se sont multipliés ces trente dernières années. Quant aux bassines et autres réserves d'eau d'irrigation intensive, les projets abondent et les réalisations aussi.
Le "partage équitable", c'est que par exemple dans l'Indre, douze irrigants consomment sur l'année autant que toute la population du département. Il s'agit de consommation réelle et non seulement de prélèvement (ce n'est pas la même chose). Quant aux plans d'eau il y a quelques années lors du "Carrefour des gestions locales de l'Eau (tous les ans à Rennes sauf évidemment cette année), le stand du département affichait ceci : l'évaporation dans les 17.000 plans d'eau du département équivaut chaque année à la consommation d'eau des habitants". Plus on en stockera et moins il y en aura pour ceux qui seront en aval. C'est bien ce que l'on voit partout où cela s'est fait. Mais la bande au professeur Nimbus aura toujours une solution technique à nous vendre. L'eau, non le service mais bien le volume, est en voie d'être cotée en bourse.

petite bête | 16 février 2021 à 17h59
 
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C'est vrai qu'à Avoine en été le niveau d'eau n'est pas bien haut sur la rivière Indre et à l'époque vers 1970 considérée comme suffisante pour refroidir la centrale atomique plutôt que la Loire voisine aux débits très variables.
Pas étonnant si de grosses exploitations agricoles dérivent l'eau pour leur propre usage, on est à la limite de danger pour la centrale car en dessous d'1 m faut la couper alors ça bidouille pour continuer à 90 cm de haut.
J'ai vu ça dans d'autres régions des débiles arroser les vignes, ça pour un gaspillage idiot , c'est pas du maïs, les racines descendent à 5m, on voit ça dans les troglodytes.
Je comprend pas trop l'histoire des étangs lacs etc, en pratique la pluie est suffisante pour remplir sans apports extérieurs et s'il y a évaporation, le degré d'humidité élevé peut déclencher les averses en été.
Un prété pour un rendu en quelque sorte.

pemmore | 16 février 2021 à 20h42
 
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Cher Pemmore,

Concernant les plans d'eau de toutes superficies (lacs, étangs, canaux, retenues etc.), vos observations sur le terrain corroborent les nôtres.
L'évaporation sur les plans d'eau serait devenue "catastrophique pour la ressource en eau": c'est ici la nouvelle version des doctrinaires de la "restauration de la continuité écologique", qui cherchent, inlassablement, de nouveaux arguments pour justifier l'effacement de ces plans d'eau. Or, nous sommes en mesure de démontrer que ce dernier argument est faux. Pourquoi ?

- Parce que nos doctrinaires, groupés en formation de nébuleuses locales de gestionnaires, sont si sûrs d'eux qu'ils n'ont même pas pris la peine de faire comparer les quantités d'évaporation sur un plan d'eau, avec les quantités d'évaporation sur une zone humide et sur une forêt humide (mêmes surfaces, mêmes sols, même saison, etc.)

- Parce que nous l'avons fait, et nous ne sommes pas les seuls. Au vu de tous ces résultats, nous appuyant aussi sur une littérature riche (autre que Française la plupart du temps), nous pouvons avancer qu'un plan d'eau libre, promis à l'effacement, n'évapore guère plus - ou guère moins - que la zone humide qui lui succéderait s'il était effacé.

Il apparaît donc que l'évaporation née d'un plan d'eau libre serait sensiblement équivalente (plus ou moins 10%) à l'évapotranspiration née de la végétation d'une zone humide de même surface (évapotranspiration = évaporation de l'eau rejetée par les plantes).

(sources): (...)

Euplectes | 17 février 2021 à 16h37
 
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(...)

4 sources: (accès facile sur internet)

- Al Domany § al: "Une zone humide perd-elle autant, moins ou plus d'eau par évaporation que par évapotranspiration ? Etude expérimentale en Limousin, Annales de géographie, 731, 83 - 112;

- Hydrauxois: "Une zone humide évapore davantage";

- Olivier Petitjean: "La forêt, l'eau et le changement climatique";

- ONF: "La forêt et l'eau, un équilibre savant".

Bien à vous, merci pour vos observations sur le terrain,

Euplectes

Euplectes | 17 février 2021 à 16h49
 
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Je me suis renseigné un peu sur ces histoires de bassines, que certains d'entre nous sont persuadés qu'une autre partie d'entre nous en font le lobbying. Je crois qu'on s'égare un peu à ce sujet. Une bassine est remplie artificiellement en puisant dans la nappe. Je ne connaissais pas ce genre de technique et de mon côté, si je dois plaider pour une bassine, c'est à condition qu'elle ne soit alimentée que par de l'eau de ruissellement ou de pluie, donc par voie "naturelle" et sans "aide". On incite bien les particuliers à récupérer l'eau de pluie, pourquoi ne pas en faire de même dans les "champs", au moins pour contenir/ralentir certaines coulées. Et plutôt que de rebalancer çà ensuite dans le milieu récepteur, pourquoi ne pas l'utiliser pour irriguer? Mais ceci ne répond pas pour autant à la question que je me pose : dans quelle réaction de ce post, je lis en filigrane que zone humide = légitimité des bassines ou autre retenue d'eau artificielle?

nimb | 17 février 2021 à 21h07
 
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c'est sur que si ça effondre le niveau de la nappe phréatique, ça va provoquer des dégàts dans les résurgences en aval et des niveaux trop faibles des rivières comme on le voit maintenant.
Donc à interdire strictement.
Par contre si c'est le ruisseau qui l'alimente, il y a sans doute une répartition à prévoir, que le surplus à définir.
Pas bien inquiétant avec les énormes pluies de ces mois derniers, un étang qui ne déborde pas, c'est qu'il est mal construit (glaise) ou comme le mien, sinistré par les ragondins du voisin.

pemmore | 19 février 2021 à 11h29
 
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Pour répondre à Euplectes, et à quelques autres.
On avait eu le "comité permanent amiante", le lobbying des marchands de cigarettes, Claude Allègre et le (non) changement climatique, et bien d'autres sur les pesticides, les néonicotinoïdes, le glyphosate etc.
On a maintenant pour les zones humides l'inévitable OCE (promoteurs des microcentrales), les "amis des moulins", et tous les gens qui confondent zone humide et réservoir d'eau, et font dire à des études scientifiques ce qu'elles ne disent pas, se servent de "faux-nez" pseudo scientifiques, ou alors du "bon sens", marque dont ils réclament l'exclusivité et qui est déposée au Registre de leur commerce. Leur stratégie : vous renvoyer sans cesse à des liens internet, vous entraîner dans des discussions de plus en plus accessoires, bref vous faire consommer du temps et de l'énergie. La fabrique de l'ignorance sévit.

petite bête | 20 février 2021 à 11h00
 
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Tout à fait, petite bête. Mais il n'y a pas que la fabrique de l'ignorance qui sévit : il y a aussi celles du déni (plus ou moins volontaire), du rideau de fumée (volontaire et calculée) et de la projection visant un retournement de situation (volontaire, calculée et cynique). Le modus operandi favori de cette dernière ne consiste-t-il pas à accuser de ses propres travers quiconque est susceptible de les mettre en évidence, manœuvre perfide ayant pour buts de pétrifier l'adversaire, le faire douter jusqu'à l'égarer complètement et, si possible, le discréditer aux yeux de la communauté ?! Son manuel, sans cesse actualisé, se trouve toujours à portée de main dans la trousse à outil de tout lobbyiste d'industries aux impacts inavouables (pollutions diverses et avariées, surmortalité humaine, destruction de nature, atteintes au fonctionnement démocratique des institutions publiques, etc.) qui se "respecte".

Pégase | 22 février 2021 à 10h47
 
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La zône humide visiblement la mantra des écologistes actuels, et il y en a des pages, du moment que ça se passe pas à leur porte avec des nuées de moustiques (tigres de préférence).
Puis vient la résurgence et on comprend mieux .
: un aparté de" zones humides" le site,
"des services culturels (loisirs, paysages, art.".
Hé hé, ça sent le business, l'industrie de tourisme vert.
Hé ben on n'en n'a pas besoin, les zones vertes si on les a c'est pas à l'origine pour partager, et on peut pas dire qu'on passe notre temps à les détruire, ça c'est l'apanage des mairies et des promoteurs, et au contraire des forêts on paye des impôts fonciers pour les posséder.
Pas très loin de chez-moi il y a la brenne, 3000 étangs, en Sarthe bien plus de 1000, les Pays de la Loire avec le marais breton, le marais vendéen, le lac de grand-lieu, (rares sont ceux qui comme moi ont eu l'occasion d'en faire le tour) on est bien fournis.
Comme les marais derrière Croix de Vie, rien n'est fait pour aider à la visite, on vous laisse les plages, la pinède, on garde notre marais.

pemmore | 22 février 2021 à 11h00
 
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50 réactions à l'article, une prime pour notre Rédactrice en chef, Bravo
La démocratie : c'est compliqué,
A Athènes et à Rome, elle était l'apanage d'une minorité, tous les autres, en gros, étaient des esclaves,
Ah! Oui, le bon sens. Le bon sens est la chose le mieux partagé au monde si bien que chacun en a très peu (Les bons mots de Monsieur ESCARPIT dans le journal LE MONDE, il y a longtemps)

naphtes | 22 février 2021 à 11h56
 
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@ pemmore : l'immense majorité des étangs de Brenne, zone humide classée Ramsar entre autres labels, est depuis quelques décennies fortement dégradée par l'intensification des pratiques piscicoles (+ plomb de la chasse + ragondins + écrevisses de Louisiane + ...). Leur intérêt pour la biodiversité s'est nettement dégradé. A titre d'exemple, le Butor étoilé, petit héron inféodé aux grandes roselières de Phragmites australis, est en en train d'y disparaître alors qu'il y était commun il y a encore une cinquantaine d'années. De même, il n'y a quasiment plus de couverture des plans d'eau par des nénuphars et des renouées amphibies, privant d'autres espèces comme la Guifette moustac ou le Grèbe à cou noir de sites de reproduction. Et ne parlons pas des amphibiens, des insectes aquatiques ou de la végétation ayant besoin d'une bonne qualité de l'eau !
Dans des situations comme celle de la Brenne où la biodiversité sauvage est si dégradée, il ne faut pas s'étonner que des espèces opportunistes et envahissantes exotiques comme le moustique tigre s'implantent allègrement.

Pégase | 22 février 2021 à 13h41
 
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Cher Pégase,

Allons, allons, vous mélangez un peu tout, pardonnez moi ! D'une part, vous critiquez les pratiques piscicoles et la chasse alors que ce sont les pisciculteurs, les chasseurs, les pêcheurs, qui régulent les populations de ragondins et d'écrevisses de Louisiane.
D'autre part, vous déplorez la diminution des populations de Butors, Guifettes, Grèbes etc, dont vous tenez pour responsables la "mauvaise qualité de l'eau" (hum...) et la diminution des plantes aquatiques de bordure: Je veux bien, mais alors régulons la pisciculture (je suis d'accord), aménageons mais SANS DESTRUCTION !

Quoi qu'il en soit, ne pensez-vous pas que l'effacement d'un plan d'eau, de ses bordures aquatiques et de la zone humide périphérique mettrait à néant cet écosystème aquatique ? Voulez-vous transposer aux plans d'eau libre le concept mortifère de la restauration écologique "à la Française" dans les rivières, dont on a encore du mal à se remettre, avec la disparition constatée d'écosystèmes locaux, la diminution constatée du nombre d'espèces de poissons recensées avant et après l'effacement d'un seuil ou d'un barrage, la disparition constatée de ZH à l'amont parfois lointain de la retenue supprimée, les conséquences potentielles (à l'étude) sur la gravité des inondations sur les habitats, humains y compris, en cas de crues?

Je me pose - et vous propose - cette interrogation, cher Pégase: Vous êtes bien toujours, comme moi, un vrai défenseur des zones humides ?

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 22 février 2021 à 16h18
 
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Cher naphtes,

Ah ! Une petite pause philo, merci à vous.

Nous savons qu'un régime démocratique digne de ce nom autorise tout un chacun à penser et à s'exprimer librement, sous sa seule et entière responsabilité.
L'expression étant libre, quoi de plus normal de voir apparaître des pensées multiples, variées et contradictoires.
Ces pensées exprimées sont réputées frappées chacune au coin du bon sens pour ceux qui les expriment, et quoi de plus normal là encore. On peut donc parler de la multiplicité des bons sens.

Pour concilier ces multiples bons sens et en distiller la "substantifique moelle", il faut des médiateurs. Au risque certain de me retrouver taxé par quelques uns d'inintelligi(dé)bilité (vive Lacan, qui se jouait à la perfection des incomparables délices de la langue Française) ou "d'anencéphalie", j'encourage humblement tous ceux que le bon sens intéresse à s'inspirer du "Discours de la méthode" de Descartes qui, depuis 1824, n'a pas perdu un cheveu. En dépit des quelques neurones dont m'a très parcimonieusement gratifié la nature, j'ose dire que René Descartes est mon maître à penser en ce qui concerne "le bon sens", et j'avoue avoir recours à lui chaque fois que nécessaire.

(Accès simple sur internet en faisant: "René DESCARTES, Discours de la méthode", 1824, tome 1, 6 parties, ed. Cousin).

Oh, j'allais oublier: Publicité gratuite ! (lol).

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 22 février 2021 à 17h09
 
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Mieux vaut ne se réclamer que de soi-même plutôt que chercher des arguments d'autorité, si tant est qu'ils le soient. L'un des poisons que distillent les lobbyistes est de nous faire mélanger la partie avec le tout : on leur parle d'aménagement de seuils, ils hurlent alors qu'on veut détruire les moulins. On leur parle de suppression de mares, ils disent qu'on voudrait assécher la Brenne, ou les Dombes, que sais-je? Et pour appuyer leurs dires, ils utilisent des "idiots utiles", à savoir des scientifiques en-dehors de leur domaine de compétence. Par exemple (...) un éminent géographe, qui s'est enferré dans une étude en partie "bidonnée", et fortement contestée par la plupart des scientifiques faite sur deux étangs seulement et qui établirait par extrapolation à une prétendue équivalence d'évaporation entre étangs et zones humides. Cette "thèse" (sic) se déclarait dès son introduction comme voulant contester la position de l'administration appliquant les préconisations des scientifiques, les vrais.
Depuis 1960, on est passé sur les bassins du territoire géré par l'EPTB Vienne de 3300 étangs anciens à 24.500 étangs actuellement. Mais il y en aura encore pour dire que cela n'a pas d'influence sur les débits des cours d'eau, dont pourtant 40% étaient en assec à l'été 2020.

petite bête | 22 février 2021 à 18h13
 
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Bonsoir,
Ce petit héron s'appelle donc un butor, il y en avait un assidu il y a 2 ans dans mon étang, mais celui qui m'a vendu le terrain était chasseur, chasser le ragondin sans fusil c'est pas gagné, justement j'étais inquiet, je veux mettre des carpes amour pour bouffer les algues, un héron est trop petit heureusement.
Il y avait même une cigogne noire qui passait.
Reste tout de même le couple de colverts et les martins pêcheurs.
Je vais aller piquer des nénuphars dans la forêt voir si les ragondins les détruisent, ce sont des herbivores enragés.
Mais bon quand on parle de zone humide je suis au bout d'une zone humide d'une dizaine d'hectares marécageuse peu accessible avec 5 étangs comme il en a partout ici dès qu'il y a un ruisseau.
Si chaque village était obligé de saisir 10% de leur territoire en zone humide, ça en ferait surement partie.

pemmore | 22 février 2021 à 18h41
 
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Il y a les faits, puis il y a les interprétations et les exégèses. Et à lire certains j’ai la sensation de relire des devoirs d’élèves de terminale qui, ayant découvert la philo, discouraient avec leur science toute neuve et pas très bien maîtrisée. Se battre à coup de citations, cela a ses limites, comme d’autres le font avec des « psaume X, verset Y, et conclusion Z » (comme zéro).
Mais si on en revient aux faits, ils sont têtus, comme disait le très oubliable inventeur des camps de vacance sibériens. En une cinquantaine d’années les trois quarts des zones humides ont disparu pendant que les créations d’étangs augmentaient à proportion. Et quels étangs ! Beaucoup sont des margouillats de forme géométrique, avec parfois une petite île au milieu, reliée à la rive par un pont bossu. Ce type d’étang ‘’de pêche’’ pour cabanon Sam Suffit ne nous épargne pas toujours le nain de jardin ou le cygne en plastique contemplant une eau de la même couleur que la boue des rives. Et leur existence est défendue par des gens qui vous affirmeront sans rire que dans le ruisseau voisin, il y a désormais plus de biodiversité, parce que plus de brèmes, de gardons ou de poissons chats là où il n’y avait ''que'' quelques truites, chabots ou loches. Et que puisqu'ils ont créé une réserve d'eau, c'est "comme'' une zone humide! Et vive le réchauffement climatique provoqué !
On peut pardonner à l’ignorance, un peu à la suffisance, mais pas à la mauvaise foi.

petite bête | 23 février 2021 à 09h19
 
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Petite bête, ce sera pour ma part ma dernière intervention sur ce sujet car on y tourne en rond comme une carpe dans son étang du Sundgau! Peut être que votre expérience locale des zones humides vous conduit à affirmer que les zones dites humides sont forcément remplacées par des horribles retenues artificiellement crées (et exploitées par et pour le forcément vilain agriculteur, chasseur, pisciculteur ou pêcheur), qu'il y a les vraies zones humides et les fausses, les vraies et les fausses retenues d'eau, et que vous êtes le mieux placé par rapport à bon nombre d'entre nous pour savoir distinguer le bon du mauvais. Je vous répondrai juste qu'ici, en Alsace, bon nombre de zones humides (des vraies, mais après tout, suis-je vraiment compétent pour le savoir, ainsi que les bureaux d'études qui ont travaillé dessus?), bon nombre de zones humides ont disparu pour de l'habitat ou de l'aménagement économique, et ce sans compensation aucune. Vous comprendrez donc qu'à choisir entre un étang "artificiel" avec quelques carpes et quelques campagnols et couleuvres, voire deux trois renouées autour d'un côté, le tout pas forcément d'origine "locale" (pour les puristes) et rien du tout de l'autre, je prends sans aucun regret le premier choix. Comme je le disais dans ma 1ere intervention, qui permet de les occuper, ces zones humides ? Les élus, via leurs PLUs, pas les agriculteurs. Voilà ma pensée philosophique du jour (mais je vous avoue que j'ai toujours été nul dans cette discipline

nimb | 23 février 2021 à 10h04
 
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Plaidoyer "pro domo", mais dans quel but? Défendre à tout prix les "bassines", les agriculteurs victimes des "Zécolos"? Je les croirais plutôt victimes de leur propre système d'agro-business. Mais bon, il y a la religion de chacun, et ses intérêts propres. Ou pas très propres, c'est selon. Et puis il y a les faits, c'est ce à quoi je me tiens. Et je vois bien que pour beaucoup si ils ne peuvent contester le message, ils s'attaquent au messager. Ou planent à des hauteurs célestes en distribuant bons ou mauvais points.

petite bête | 23 février 2021 à 10h51
 
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Chère petite bête,

Je suis vaincu, je comprends et admets votre aversion profonde et sincère à l'encontre de ceux qui ne sont pas de votre avis. Je reconnais que vous êtes le plus grand, le plus beau, le plus fort, le plus savant, le plus intelligent (révérence parler).

Je vous propose, une nouvelle fois, la "paix des braves". Et je vous pose deux questions:
- Toutes choses égales par ailleurs et en moyenne, estimez-vous que les plans d'eau libre évaporeraient moins que les zones humides, les prairies humides, les forêts humides ?
- Pourrions-nous encore vous considérer comme un défenseur des zones humides ?

Merci pour vos réponses, bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 23 février 2021 à 12h13
 
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C'est à la science de répondre, non à l'opinion. Et que dit-elle pour nous éclairer, par exemple dans les documents d'accompagnement des Agences de l'eau pour l'état des lieux dues bassins? Que les plans d'eau évaporent beaucoup plus que tous les systèmes humides ou semi-humides. Exemple : les retenues des grands barrages de Dordogne ont en été une évaporation supérieure au débit restitué par le dernier d'entre eux (le Sablier à Argentat). Que, je le redis, les 17000 (!) plans d'eau d'Ille-et-Vilaine "consomment" par évaporation autant que la consommation d'eau des habitants du département. Ce n''est pas de l'opinion, ce sont des faits, et tant pis s'ils ne plaisent pas.

petite bête | 23 février 2021 à 12h29
 
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EUPLECTES Très franchement ce que vous pensez de moi m'indiffère, et les injures sous forme de compliment ne me touchent pas. On peut avoir toutes les opinions pourvu quelles soient corroborées par des faits, et eux seuls m'intéressent. Les prises de position que vous soutenez le sont avec des études biaisées, qui parfois ont la naïveté d'annoncer la couleur : s'attaquer au concept de continuité écologique, parce que leurs intérêts privés en sont affectés. D'où cette étude bidonnée qui extrapole à des milliers de plans d'eau des mesures effectuées sur deux étangs avec une méthodologie très contestable et justement dénoncée. C'est l'habituelle fabrique du mensonge. Comment ose-t-on comparer l'évapotranspiration des plantes, arbustives ou non, avec celle des plans d'eau? Dans le premier cas cette eau a produit de la biomasse, dans le second elle a disparu. Et que dans le grand cycle de l'eau elle retombe au Kamchatka ou dans la mer n'intéresse que peu l'endroit d'où elle a disparu. Mais vous pouvez continuer à considérer la science comme une opinion parmi d'autres, et fabriquer autant de fausses pistes qu'il vous plaira, pour diluer ou égarer le débat vers des voies de garage. Encore une fois si la vérité scientifique est toujours relative, le mensonge est absolu.

petite bête | 24 février 2021 à 14h53
 
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God, what a damnation! I'm shot for the example! Mais je voudrais vous dire... (non, je m'autocensure).

Chère Petite bête, il me serait néanmoins très utile que vous vouliez bien répondre aux deux questions posées ci-dessus (ma réaction du 23 février à 12h13). En effet, nous recherchons des personnes désireuses d'aider, par des actes réels et concrets, à la préservation des zones humides. Et nous sommes prêts à discuter de nos études et travaux.
Allez, un bon mouvement!

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 24 février 2021 à 16h51
 
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Un petit ajout, pris dans le contexte de "L'affaire du siècle" :
Parmi les constats qui ne peuvent être remis en question : la disparition progressive des zones humides qui, comme nous l’expliquions dans notre intervention volontaire, ont reculé de plus de 75 % en France métropolitaine depuis 1950. Le Conseil d’Analyse Économique résume ainsi notre argument : « En France, l’artificialisation des sols est un facteur majeur de déclin de la biodiversité. S’ajoutent à cela la fragmentation des milieux naturels et l’assèchement des zones humides. ».
Alors laisser croire qu'un plan d'eau peut remplacer une zone humide, c'est comme de dire que c'est la queue qui remue le chien. Wag The dog!
Mais face au réel la fabrique du mensonge a des ressources infinies...

petite bête | 24 février 2021 à 16h53
 
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Pour Euplectes : c'est NON. Je travaille depuis plus de trente ans dans ce domaine avec des gens sérieux qui ne cherchent pas à me faire perdre du temps. J'ai eu le même type d'approche de la part des "amis des moulins", mais j'ai vite vu qu'ils cherchaient à m'occuper afin que je produise des données, pour ensuite fabriquer leurs détournements. A travers votre argumentaire à base de France-Culture-contre-remboursement, j'ai après pas mal de provocations pu voir où vous vous situez réellement dans ce que j'appelle la "fabrique du mensonge". Toutes les données dont nous avons besoin se trouvent sur le site "eaufrance". Le reste, c'est de l'opinion et de l'intérêt personnel ou idéologique, dont vous avez produit quelques liens et morceaux choisis. Restons-en là, je ne suivrai pas votre leurre, sachant ce qu'il masque.

petite bête | 24 février 2021 à 17h28
 
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Chère petite bête,

Oui, nous osons "comparer l'évapotranspiration des plantes avec (l'évaporation) des plans d'eau". Vous savez comme moi qu'une plante qui absorbe, via ses racines, 100g d'eau, en utilise 5% (5g) pour sa croissance, et en rejette 95% (95g) dans l'air qui l'entoure (source: ONF). Serait-ce là une donnée contre laquelle vous prononceriez l'anathème, empêchant ainsi son utilisation par quiconque, au motif qu'elle ne vous conviendrait pas?

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 24 février 2021 à 19h16
 
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Lisez-vous seulement ce que j'écris, ou bien faites-vous le naïf en biaisant les réponses que je fais pour leur faire dire ce qu'elles ne disent pas? Comme je ne crois pas à votre imbécillité, je pencherais plutôt du côté de la mauvaise foi, pour ne pas dire pire. Je ne répondrai plus, et au fond votre façon de procéder importe peu. Seuls les faits et les données non biaisées m'intéressent. Si je m'en suis écarté, c'est parce que confronté sans cesse à la fabrique du mensonge je ne supporte pas que l'on dise des choses fausses en sachant qu'elles le sont, et cela parce qu'on a un intérêt masqué à le faire, sans parler du ton et du ... style? Les passereaux sont des oiseaux charmants, mais auraient bien tort de se prendre pour des aigles.

petite bête | 25 février 2021 à 10h41
 
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Pour finir : dans la comparaison entre les deux évaporations, l'une se rapporte à une production de biomasse, l'autre ne correspond à rien, c'est une perte sans production. Et donc en matière d'évaporation, la seule chose qui soit "sèche" pour ce qui est des plans d'eau, c'est la perte.

petite bête | 25 février 2021 à 17h44
 
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Je m'étais dit que je ne réagirais plus sur ce post mais j'avoue avoir été désagréablement surpris par la réaction du 24 Février à 17h28. Dans le genre "j'me la petisme mieux que tout le monde vu que je bosse dans ce domaine depuis 30 ans, donc tout avis contraire n'est que lobby en puissance"..... pfff, on est théoriquement ici pour discuter et échanger des avis, des arguments ou des expériences,pas pour se snober. J'ai pris le temps de relire un peu tous les messages, et je constate que le débat sur les bassines a été lancé dès le premier post sur ce sujet. A croire que la problématique ne se résume qu'à çà. Et le reste des réactions (dont les miennes) est d'ailleurs bien tombé dans le panneau de cette voie unique. Donc maintenant, et ce sera ma dernière vraie intervention sur ce sujet, M.Petite bête, on a bien compris que du haut de votre vécu de 30 ans, vous savez manier les données sur les zones humides. Je pose donc la question : les zones humides continuent de disparaitre selon cet article. Quelles sont les solutions "pragmatiques" que VOUS préconisez pour y mettre fin, voire pour qu'elles regagnent du terrain? Parce que 70 réactions sur des constats, c'est bon uniquement pour les neuneus non lobbyistes comme moi. Mais après avoir dressé un constat, on propose... alors?

nimb | 25 février 2021 à 21h20
 
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Je vous remercie pour cette intervention qui recentre le débat. Mais il apparaît que l'on ne peut parler de zones humides sans évoquer ce qui prétend les remplacer et dont la multiplication est un ''remède'' qui aggrave le mal. Pour ce qui est des actions, je voudrais rappeler qu'il y a plus de vingt ans, en séance de commission de comité de bassin, j'avais proposé que les zones humides soient subventionnées en tant que telles. Les représentants des chambres d'agriculture s'y étaient violemment opposés. Les choses ont tout de même évolué depuis, et diverses actions ont pu être menées, même si elles ont leurs limites car "recréer" une zone humide est complexe. Mais en réhabiliter certaines et protéger d'autres est possible et cela se fait, après inventaire. La limite de l'exercice est d'une part que beaucoup de ZH sont en réalité constituées de très petites parcelles mal reliées entre elles et restent donc en-deca du seuil des inventaires, souvent effectués dans le cadre des SAGE et donc sujet à débats (voir celui sur les ZNT). L'autre limite est celle des acteurs et des rapports de force entre, pour schématiser, les APN et l'agro-industrie au sein des instances dans les comités de bassin et les SAGE. Mais si vous allez sur des sites comme celui de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne vous devriez trouver pas mal de réalisations qui vont dans le sens de cette protection. Et pardonnez mon exaspération devant les agissements des désinformateurs.

petite bête | 26 février 2021 à 11h17
 
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On ne saurait trop conseiller la lecture de deux ouvrages sur les agissements de la "Fabrique du mensonge" :
- La Parole est un sport de combat Bertrand Perrier (LATTES)
- Convaincre sans manipuler Philippe Breton (La Découverte)
Et pas mal d'émissions sur Arte, dont la dernière : "La fabrique de l'Ignorance".
Les buts (tabac, amiante, pesticides etc...) peuvent ou non changer, les méthodes restent.

petite bête | 26 février 2021 à 11h41
 
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On est partis pour classer la moîtié de la France en zône humide, en pratique ça sera au nord d'une ligne Clisson Mulhouse, puisque en dessous , mis à part quelques rares départements de montagne, il pleut rarement.Donc Bretagne Normandie au rapport!
les autres ont drainé tout ça depuis bien longtemps avec la bénédiction des safer, ou vendu le plus plat donc sans doute humide aux usines, aux centre commerciaux, aux champs de course.
Je viens de lire un rapport sur le bassin de la Mayenne bourré d'âneries digne d'un devoir de 3 ème.
La nana n'a jamais sans doute mis un pied à la campagne et va sans doute expédier une escouade redoutable de militants répertorier les "zônes humides."
Peut être avant de s'agiter obtenir d'un juge le droit de pénétrer sur une propriété privée ça serait tout de même un minimum avant de considérer que vous n'avez pas le droit de posséder un tel bien.
Et la fin de sa diatribe vaut son pesant de cacahuettes : le mieux est de détruire tous les étangs, les lacs, les mares et sans doute même le petit truc de son jardinet avec un nénufar et 3 poissons rouges.

pemmore | 26 février 2021 à 12h25
 
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Pennmore, ne soyez pas "Pennless". Car ai-je fait la promotion de la destruction des étangs, ou seulement celle de gérer leur prolifération incontrôlée et dommageable? Et à vous lire, les zones humides n'auraient donc pas disparu? Ce n'est pas, hélas, ce que les faits nous apprennent.
En fait, attribuer à un contradicteur l'exagération inverse de la sienne, c'est surtout montrer la sienne.

petite bête | 26 février 2021 à 12h43
 
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Cher Pemmore,

Votre appel à l'application stricte du droit de propriété me paraît, oh combien, pertinente! Malheureusement, certaines "Nomenklatura" locales ou régionales (EPTB = Etablissement Public de Bassin par exemple) ne s'embarrassent pas du respect du droit de propriété, en usant de leur faculté de proposer au propriétaire: "Votre plan d'eau est contraire à la loi. Celle-ci vous oblige à le modifier pour le rendre conforme, et vous accorde un délai pour ce faire. Si vous acceptez cette mise en conformité, l' Etat paiera les travaux. Si vous n'acceptez pas, une fois le délai dépassé, les travaux seront à votre charge et vous serez en infraction. A ces mots (et lettres), le propriétaire donne son accord, le plus souvent à contre coeur, et on le comprend.

Là-dessus, un ou deux cabinets d'ingénierie écologique investissent le site, font des études et des estimations du coût de l'opération projetée. Plusieurs solutions sont avancées, et chiffrées:
- Coût de l'effacement pur et simple: X Euros;
- Coût de l'aménagement moins "ambitieux" (ce terme, très fréquemment utilisé, marque bien l'orientation pré-établie): depuis 3 X Euros jusqu'à 10 X Euros, selon les cas.

Résultat: Le projet le plus "ambitieux (l'effacement) est celui qui coûte le moins cher!

(...)

Euplectes | 26 février 2021 à 15h31
 
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(...)

Nous avons aussi pour but de mieux faire respecter le droit de propriété. Le propriétaire d'une zone humide peut user de son bien à sa guise, et l'obliger à en user autrement qu'à sa guise relève de la tentative (même légale) d'obtenir de lui un consentement vicié, donné sous la contrainte (violence économique).

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 26 février 2021 à 15h41
 
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Salut petite bête,
ça ne vous était pas directement vous que je visais, mais choqué de cet article venant de sans doute de très haut.
Et puis j'ai réfléchi à la réalité telle que je la connais.
Ruisseaux, étangs et zônes humides sont des choses paralelles, le sol est formé de couches de terre ou pierres et de nappes phréatiques.
grosso-modo un ruisseau sort du sol sous pression, il s'agit d'une nappe phréatique basse, dont le destin est de rejoindre la mer, si on en prend une part, rien de dramatique du moment que c'est en dérivation.
Une zone humide correspondrait d'après moi, à une (ou des nappes phréatiques hautes généralement -2m qui ne coulent pas mais suintent, car il n'y a pas de pression, sur une largeur importante et crée un univers hyper fragile avec des plantes des herbes spécifiques dont on comprend la nécessité de protéger.

pemmore | 26 février 2021 à 16h02
 
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Où l’on voit la « fabrique du doute » en action, en mélangeant les cas de figure. A ce niveau, la méconnaissance et la bonne foi ont bon dos.
1) Nul ne peut obliger un propriétaire de plan d’eau à l’effacer dès lors que celui-ci a été reconnu par l’administration. Tout au plus peut-on inciter un propriétaire à le faire eu égard à la nouvelle donne amenée par le changement climatique. Les taux d’aides différenciés des Agences de l’eau concernent les aménagements ou suppressions d’obstacles à la continuité, et seulement indirectement les plans d’eau.
2) Lorsque le plan d’eau se prolonge par un ruisseau, on entre dans la notion de ‘’bien commun’’. Par définition, accaparer sans droit reconnu un bien commun pour son seul usage, c’est en priver les autres. Mais je suppose que ce civisme de base, qui a perduré durant des siècles, fait désormais hurler ceux qui veulent bien les facilités données par la société, mais sans les contraintes. Le droit de propriété est inaliénable à l’exception du droit tout court. La majorité des plans d’eau créés depuis les années 1960 n’ont pas d’existence légale, les autres ont le droit pour eux et c'est très bien ainsi.
3) On sent bien derrière tout cela la défense de petits intérêts privés face à l’intérêt commun.

petite bête | 26 février 2021 à 16h26
 
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Pennmore
Je suis assez d'accord avec vos définitions, auxquelles il faut ajouter les tourbières qui stockent sans qu'il y ait de nappe phréatiques, et les prairies semi-humides.
Mais les propriétaires semblent avoir complètement ou volontairement oublié que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Pour faire une comparaison on pourrait examiner ce qui se passe en Sologne, où la faune n'a presque plus la possibilité de circuler tant les "propriétaires" enclosent leurs domaines, les transformant en "maisons closes" de la chasse. Il ne reste de libre-circulation que pour les oiseaux et les nuages, en attendant que la bande au professeur Nimbus ne les frappe d'alignement.

petite bête | 26 février 2021 à 16h45
 
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Je reçois d'un correspondant ce message sur la fameuse et fumeuse étude T & B : " Le plus étonnant, c'est que les résultats des travaux sur l'évaporation des plans d'eau vont en contradiction avec leur raisonnement.
Pour l'étang Cistude dans la Brenne ils trouvent des valeurs d'évaporation égales ou supérieures à 0,5 l/s/ha sur 4 mois d'étiage. L'étude a été réalisée l'été 2014 ( le plus pluvieux et le moins ensoleillé depuis 15 ans). Malgré cela l'évaporation annuelle brute a été estimée à 970 mm. Dommage que l'étude n'ai pas été réalisée en 2019 ou 2020. Autre remarque, pourquoi ne pas avoir comparé l'évaporation du plan d'eau à la moyenne du territoire environnant (500 mm/an). A surface égale un plan d'eau évapore deux fois plus que la moyenne du territoire. Pour l'Indre les 12500 hectares de surface en retenues d'eau sont responsables d'une évaporation brute de 125 millions de m3/an en année moyenne. La pluviométrie moyenne du département tourne autour de 700 mm. Le déficit net créé par les étangs est de 37 500 000 m3. Ces chiffres impactent majoritairement la période d'étiage. Pour 2019 et 2020 c'était encore plus remarquable surtout que la végétation était en stress hydrique total, Conclusion : un étang est d'autant plus dommageable au bilan hydrique d'un bassin versant que les conditions climatiques sont défavorables. Qu'une forêt évapore plus qu'un plan d'eau quand il y a un surplus de précipitations on s'en moque: les rivières coulent dans ce cas!"

petite bête | 26 février 2021 à 18h12
 
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Chère petite bête,

J'ai bien compris que pour vous, la contradiction n'est plus de mise lorsque c'est Euplectes qui contredit: Soit.

Mais pourtant, je partage votre analyse sur les modalités d'application du droit de propriété (votre réaction du 26 février à 16h26), en ce qui regarde la notion de "bien commun". Oui, l'eau courante est "res communis" (elle appartient à tout le monde).

Vous nous dites aussi que "la majorité des plans d'eau créés depuis les années 1960 n'ont pas d'existence légale (...)" et nous vous croyons sur parole. Sans chercher à vous mentir, nous redoutons que "l'absence d'existence légale" soit mise en avant pour justifier la disparition de tous ces plans d'eau, ce qu'évidemment nous ne souhaitons pas.

Puisque vous planchez depuis 30 ans sur ce tableau, auriez-vous l'amabilité d'éclairer notre lanterne, pour la plus parfaite information de celles et ceux qui nous lisent et que la question intéresse ?

Merci d'avance pour votre réponse, bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 27 février 2021 à 15h01
 
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Pour ce qui est de la préservation des zones humides, les SDAGE nous renseignent et s'imposent aux collectivités à travers les documents d'urbanisme, SCoT et PLU. Par exemple celui de Loire-Bretagne dans les dispositions du chapitre 8. Les projets impactant une ZH sont soumis à la doctrine ERC : "Eviter, Réduire, Compenser". Le principal obstacle à cette application est que les promoteurs pensent d'abord à "compenser", sautant les cases "éviter" et "réduire". Toutefois la compensation doit se faire à une échelle de 200% de la surface détruite.
Il y a, en outre des outils fiscaux et des acquisitions de ZH par l'agence, ce qui fait hurler les représentants des chambres d'agriculture. Tous FNSEA bien sûr, en "centralisme démocratique" agricole.
Mais tout cela est soumis aux rapports de force au sein du Comité de bassin. Et l'agro-industrie dans toutes ses composantes agricole, industrielle, syndicale et politique, y domine. Le SDAGE réussit seulement à encadrer et freiner la destruction. Dans le domaine privé, c'est l'intérêt privé, et souvent privé de sens commun.

petite bête | 28 février 2021 à 09h43
 
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Juste une question à 2€,
comment font'ils la différence entre évaporation, et fuite par le sous-sol étant donné que c'est gràce à la pression, donc hauteur d'étiage que ça descend.

pemmore | 01 mars 2021 à 13h28
 
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Chère Petite bête,

Merci pour votre critique de l'étude Touchart , Bartout, Aldomany, qui porte sur l'évaporation de l'eau de l'étang de la Cistude. Nous en avons pris bonne note et recevons avec plaisir vos observations, lesquelles corroborent les études relayées par l'ONEMA. Ces observations nous conduisent à douter du bien fondé de nos quasi-certitudes, nous allons donc réétudier tout cela puis nous vous tiendrons informé.

Nous avons aussi acquis la quasi-certitude que vous voulez, comme nous, préserver les zones humides et prévenir les inondations, et que nos divergences portent uniquement sur les méthodes pour y parvenir. Aussi, je me permets de confier à votre appréciation (et à l'appréciation de tous) quelques références récentes, liées à notre objectif commun, qui vont bien au delà de notre controverse en cours sur l'évaporation des plans d'eau:

1 - "Les réservoirs d'eau alpins, milieux artificiels aidant à conserver la biodiversité" (Fait et al - 2020 - Small mountain reservoirs in the Alps: New habitats for alpine freshwater biodiversty ?) Aquatic conserv: Mar freshw Ecosyst., 1 - 14.

2 - "Les canaux comme corridors biologiques contribuant au maintien de la biodiversité" (Guivier et al - 2018 - Canals as ecological corridors and hybridization zones for two cyprinid species), Hydrobiologia, 830, 1, 1 - 16.

3 - " Les casiers Girardon du Rhône, des aménagements hydrauliques favorables au vivant" (...)

Euplectes | 01 mars 2021 à 15h24
 
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(...)

(Thonel et al - 2018 - Socio-enironmental implications of process-based restoration strategies in large rivers: Should we remove novel ecosystems along the Rhône (France) ?, Regional Environmental change, https://doi.org/10.1007/s1011.

4 - "Etudier et protéger la biodiversité des étangs piscicoles" (Wezel A et al - 2014 - Biodiversity patterns of nutrient-rich fish ponds and implications for conservation) Limnology, 15, 3, 213 - 223.

5 - "Les poissons ne vivent pas que dans les lits mineurs des rivières et les annexes latérales sont importantes" (Manfrin M et al - 2020 - The effect of lateral connectedness on the taxonomic and functional structure of fish communities in a lowland river floodplain) Science of the total environment 719, 137 - 169.

6 - "La valeur écologique des petits plans d'eau doit être reconnue et préservée" (Bolpagni R et al - 2019 - Ecological and conservation value of small standing-water ecosystems: A systematic review of current knowledge anf future challenges) Water, 11, 402, doi: 10.3390/w 11030402.

7 - "Plans d'eau et canaux contribuent fortement à la diversité végétale" (Bubikova K, Hrivnak R - 2018 - Comparative macrophyte diversity in waterbodies in the Central European Lanscape) Wetlands, doi.org/ 10.1007/s13157-017-0987.

8 - "Mares, étangs et plans d'eau doivent être intégrés dans la gestion des bassins hydrographiques" (...)

Euplectes | 01 mars 2021 à 16h01
 
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(...)

(Hill MJ et al - 2018 - New policy directions for global conservation) Conservations Letters, doi.org/101111/conl.12447.

9 - "La biodiversité des poissons d'eau douce vient de la fragmentation des milieux" (Tedesco PA et al - 2017 - Explaining global scale diversifications patterns in actinopterygian fishes) Journal of biogeography, 44, 4, 773 - 783.

10 - "Les masses d'eau d'origine anthropique servent aussi de refuges à la biodiversité" (Chester ET, Robson BJ - 2013 -Anthropogenic refuges for fresh water biodiversity: Their ecological characteristics and management) Biological conservation, 166, 64-75.

11 - "La biodiversité négligée des mares, étangs, mares et rivières" (Davies BR et al - 2008 - A comparison of the catchment sizes of rivers, ponds, ditches and lakes: Implications for projecting aquatic biodiversity in an agricultural landscape) Hydrobiologi, 597, 1, 7 - 17.

12 - "Le bilan biogéochimique des barrages doit être fait avec sérieux" ( Maarava T et al - 2020 - River dam impacts on biogeochemical cycling) Nature reviews, Earth § Environment, 1, 103 - 116.

13 - "Une zone humide naturelle évapore davantage qu'un étang, contrairement aux idées reçues" (Al Domany M et al - 2020 - Etude expérimentale en Limousin) Annales de géographie, 731, 83 - 112. ( Thèse en relecture mais qui mérite d'être citée pour être lue).

14 - "Les petits barrages ont des effets très variables sur la température estivale de l'eau" (...)

Euplectes | 01 mars 2021 à 16h31
 
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Pour moi le sujet de l'évaporation n'est pas si simple que l'on croit, tout passage de niveau montant solide, liquide gazeux (plasma je sais pas) demande une énorme énergie, or l'eau est transparente et n'absorbe quasiment pas l'énergie du soleil, donc il se passe quelque chose au fond de l'étang, ce sont les planctons végétaux, les plantes aquatiques diverses larves et poissons, crustacés.
D'ou une épaisse couche noire au fond appelée marne qui est quasiment du carbone.
Très peu est perdu de l'énergie solaire,
On est dans un puits de carbone en pleine activité normal que ça se traduise par une évaporation, mais en pratique dans nos régions ça dépasse rarement la hauteur de la pluie.

pemmore | 01 mars 2021 à 16h46
 
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(...)

(Chandesris et al - 2019 - Small dams alter thermals regimes of dawnsream water) Hydrol. Earth Syst. Sci., 23,4509 - 4525.

15 - "Les effets complexes d'un étang sur la qualité de l'eau et les invertébrés en tête de bassin" (Four et al - 2019 - Using stable isotope approach to quantify pond dam impact and assimilation of resources by invertebrates in temporary streams) Hydrobiologia, 834, 1, 163 - 181.

16 - "Les services rendus par les canaux de Provence" (Aspe et al - 2014 - Irrigation canals as stools for climate change adaptation and fish biodiversity management in Southern France) Regional environment change, doi: 10.1007/s10113-014-0695-8.

17 - "Les étangs piscicoles à barrage éliminent les pesticides" (je dirais "des pesticides")(Gaillard J et al - 2016 - Potential of barrage fish pond for the mitigation of pesticides pollution in streams) Environmental Science and Pollution Research, 23, 1,23 - 25.

En espérant, chers tous, que cette courte "énumération/ exposition" d'études pourra vous être utile. je vous en souhaite bonne lecture et suis à votre disposition pour en discuter, en débattre et approfondir. J'espère aussi qu'elle pourra vous aider à forger votre propre opinion.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 01 mars 2021 à 17h12
 
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Cher pemmore,

Il ne fait pour moi pas de doute que les plans d'eau entretiennent une faune et une flore riche, diverse, particulière et abondante, que ce soit sur leurs fonds, leurs bords ou leurs abords plus ou moins lointains, et quelque soit leur profondeur, leur surface et la valeur de leur débit passant s'il existe.

Sur votre première question (du 01 mars à 13h28): L'eau libre à la surface du plan d'eau se transforme en vapeur d'eau (évaporation), de la même façon que se transforme en vapeur l'eau rejetée (transpirée) par la couverture végétale, présente sur les bords ou les abords plus ou moins lointains du plan d'eau. C'est un phénomène physique qui abaisse la température à la surface libre du plan d'eau, de ses bords et de ses abords proches ou plus lointains, et qui abaisse la température de l'air qui les domine et les environne (bien intéressant en cas de fortes chaleurs, donc en cas de forte évaporation).

Les échanges entre les plans d'eau et les sous-sols sont fluctuants au cours des saisons: En périodes de crues ou de pluies, les plans d'eau et leurs zones humides tendront à alimenter les nappes souterraines, mais ce mouvement s'inversera en périodes de sécheresse (source: eaufrance).

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | Aujourd'hui à 16h52
 
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Et c'est pour cela que votre fille est muette...
Molière

petite bête | Aujourd'hui à 17h22
 
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