

Archivé depuis le 24/07/2025
Afin de rendre le diagnostic de performance énergétique (DPE) des logements plus fiable et plus complet, sa méthodologie et son mode de calcul ont été revus depuis le 1er juillet 2021. Réalisé par un diagnostiqueur immobilier certifié, le calcul des étiquettes du DPE ne dépend plus uniquement de la consommation d'énergie du logement mais tient compte aussi des émissions de gaz à effet de serre.
Or depuis la réforme de cet outil devenu juridiquement opposable, la fiabilité des nouveaux DPE s’est vue plusieurs fois critiquée notamment par les associations de consommateurs qui ont constaté de nombreuses erreurs qui faussent le classement.
Alors que la qualité du DPE réalisé influe sur la valeur des biens, c’est aussi à partir de lui que sont établies les règles interdisant la location des logements passoires thermiques les plus énergivores. Le 19 mars 2025, la ministre du Logement, Valérie Létard, a annoncé un plan d'action en dix mesures pour fiabiliser le DPE et mieux prévenir les comportements délictuels des diagnostiqueurs. Une proposition de loi à l'initiative du Sénat, en cours d'examen au Parlement, vise en outre à mieux adapter le DPE et les audits énergétiques réglementaires au bâti ancien.
Par ailleurs, deux nouveaux arrêtés, publiés le 18 juin 2025, visent à mieux encadrer la profession des diagnostiqueurs immobiliers qui réalisent des DPE. Il s'agit aussi d'accroître les contrôles sur les organismes de certification et de formation. En outre, le 9 juillet 2025, le Premier ministre a annoncé vouloir réviser le coefficient de conversion de l'électricité du DPE dès janvier 2026. Le projet d'arrêté est en consultation jusqu'au 5 août.
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