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Actu-Environnement

Le projet de loi sur les OGM est vivement contesté

Le Conseil des ministres a adopté aujourd'hui un projet de loi relatif aux OGM. Contesté par les associations écologistes, un sondage montre pourtant que 74% des sondés attendent de leur député qu'il interdise leurs cultures.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Le ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche a présenté en Conseil des ministres, un projet relatif aux organismes génétiquement modifiés (OGM). L'objectif ? : encadrer l'utilisation des OGM en milieu ouvert ou confiné, à des fins de recherche ou de mise sur le marché.

Menacée d'amendes et régulièrement rappelée à l'ordre par la commission européenne, la France était dans l'obligation de transposer les directives européennes 98/81/CE du 26 octobre 1998 et 2001/18/CE du 12 mars 2001 relatives respectivement à l'utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés et à la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans l'environnement.

Comblant ce vide juridique, ce projet de loi inscrit l'autorisation des cultures commerciales et instaure l'obligation de les déclarer.

Pour le ministère délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, ce projet complète ainsi le dispositif législatif issu de la loi du 13 juillet 1992 et estime qu'il améliore également le contrôle des pratiques d'utilisation des OGM en fondant ses décisions sur un processus d'évaluation rigoureux et transparent, visant à apporter à l'ensemble de nos concitoyens les garanties qu'ils sont en droit d'attendre.

Cependant le gouvernement fait face à beaucoup d'opposition de la part d'associations écologistes et des citoyens. Selon un sondage BVA* commandité par l'association Agir pour l'environnement, publié mardi, 72% des personnes interrogées sont favorables à un référendum sur la réglementation des OGM en France.
En effet, près des trois-quarts des Français (74%) attendent de leur député qu'il interdise les cultures d'OGM en appliquant strictement le principe de précaution , 22% souhaitent qu'il soutienne le développement des OGM et 4% ne savent pas. De plus, près de huit Français sur dix (78%) souhaitent une interdiction temporaire des OGM en France le temps d'évaluer précisément leur impact sur la santé et l'environnement. Enfin, 85% des Français souhaitent que les labels qualités (Label Rouge, appellation d'origine contrôlée, bio, etc.), soient strictement sans OGM, 13% pensent le contraire et 2% ne savent pas.

Agir pour l'environnement et plusieurs autres organisations, dont Greenpeace, Attac et la Confédération paysanne appellent les parlementaires, dans un communiqué commun, à faire preuve de responsabilité en adoptant un moratoire sur toutes les cultures d'OGM en plein champ et soulignent le rejet massif des Français des cultures génétiquement modifiées.

Précisant que ce projet de loi prévoit de renforcer le dispositif d'information du public en respect du principe de transparence, le gouvernement indique que toute autorisation d'expérimentation d'OGM sera précédée d'une information et d'une consultation du public. Le registre national répertoriant les communes dans lesquelles les essais sont réalisés et les informations relatives aux dossiers de demandes d'autorisation d'expérimentation ou de mise sur le marché d'OGM seront rendues publiques à l'exception de données dont la divulgation pourrait nuire à la position concurrentielle de l'entreprise. Mais cette notion trop vague a soulevé de grosses polémiques par le passé. En outre, la loi instaure un régime de déclaration obligatoire des cultures de plantes génétiquement modifiées. Les déclarations seront faites avant la période des semis auprès des services déconcentrés du Ministère de l'agriculture. Un registre national des parcelles de culture génétiquement modifiées sera mis en place et géré par le ministère chargé de l'agriculture. À l'exception des informations confidentielles couvertes par la loi, le contenu du registre sera rendu public suivant des modalités définies par la voie réglementaire.

Le projet de loi prévoit une réforme de l'expertise, visant à fusionner les comités scientifiques existants en élargissant leur champ de compétence, qui sera de nature à renforcer l'évaluation des risques directs ou indirects, immédiats ou différés, pour la santé publique et l'environnement. Les autorisations d'essais en plein champ seront accordées dans le respect du principe de parcimonie : elles seront précédées en tout état de cause d'une phase de recherche en laboratoire puis d'expérimentation en serre, et il sera tenu compte au cas par cas des résultats de ces premiers essais pour fixer les surfaces des cultures autorisées.
D'autre part, toute demande d'autorisation de mise sur le marché d'un OGM devra comporter un plan de surveillance. Le titulaire d'une autorisation devra procéder à une surveillance des produits mis sur le marché conformément aux prescriptions fixées par l'autorisation, et les rapports seront adressés à l'autorité administrative qui, au vu des résultats de la surveillance, pourra modifier les prescriptions initiales. Cette surveillance complète la surveillance biologique du territoire d'ores et déjà assurée par les agents chargés de la protection des végétaux.

La loi restreint à 10 ans les autorisations de mise sur le marché, rend obligatoire l'étiquetage des OGM, ou produits composés en tout ou partie d'OGM, à partir du seuil d'étiquetage de 0,9 %, et instaure un régime déclaratif obligatoire pour les produits OGM autorisés à la mise sur le marché.
Elle fixe les bases de l'encadrement réglementaire de la coexistence des différentes cultures et donne compétence au Ministre chargé de l'agriculture pour définir par voie d'arrêté les conditions assurant la coexistence des différents modes d'agriculture (distance d'isolement entre parcelles et/ou création d'une zone tampon, décalages de floraison, etc.). Elles viseront à garantir le taux de présence fortuite techniquement inévitable au niveau le plus faible possible dans les récoltes de plantes non OGM. En outre, il ne sera plus délivré d'autorisation pour les OGM ou produits composés en tout ou partie d'OGM comportant des gènes de résistance aux antibiotiques utilisés pour les traitements médicaux ou vétérinaires, susceptibles d'avoir des effets préjudiciables pour la santé humaine et pour l'environnement.

L'évaluation et le suivi des projets autorisés sont confiés à un Conseil des biotechnologies, fusion de trois instances consultatives préexistantes, la commission du génie génétique (CGG), la commission du génie biomoléculaire (CGB) et le comité de biovigilance. S'agissant des utilisations des OGM à des fins de recherche et de développement, en sa qualité d'expert scientifique, le conseil est appelé à exercer des compétences d'évaluation des risques et à proposer les mesures de confinement nécessaires à la prévention de ces risques. Il est également chargé de l'évaluation des risques liés à la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement et chargé, à ce titre, de proposer des mesures destinées à prévenir ou limiter les risques de la dissémination. Cette instance consultative composée de deux collèges, l'un scientifique et l'autre économique et social sera, par ailleurs, chargée d'orienter les choix du gouvernement en matière de biotechnologies et notamment de procéder à des analyses de portée générale sur les conséquences économiques et sociales que présente l'usage des OGM.

Enfin, la loi instaure l'obligation de souscrire une garantie financière pour tout exploitant cultivant une variété OGM. Cette garantie financière est destinée à couvrir le préjudice économique éventuellement lié à dépréciation de la valeur économique d'une production non OGM du fait de la présence fortuite d'OGM au-delà du seuil réglementaire de 0,9 %. Un régime de responsabilité sans faute de l'exploitant utilisateur d'OGM est prévu afin de pallier la difficulté d'identifier un responsable en cas de présence fortuite d'OGM dans une culture conventionnelle. Cette garantie peut être apportée par la souscription d'un contrat d'assurance en responsabilité civile ou, à défaut, par le versement d'une taxe destinée à alimenter un fonds de garantie. La loi habilite l'ONIGC (Office national interprofessionnel des grandes cultures) comme gestionnaire du fonds. Créé pour une période transitoire de
5 ans en attendant l'émergence d'une offre assurantielle, ce fonds est abondé par les producteurs OGM, par contributions indirectes recouvrées en tant que telles par les services compétents de l'Etat. Les règles de fonctionnement du fonds seront précisées par voie réglementaire.

Pour le Parti socialiste, le projet de loi ne règle pas les vraies questions et s'est étonné mardi de l'absence de débat et de concertation avec les consommateurs, chercheurs, agriculteurs et associations, lors de l'élaboration du projet de loi. Le PS souligne notamment que la méthode choisie par le gouvernement donne une nouvelle fois l'impression d'une forme d'omerta sur un sujet très sensible.

CAP 21 déplore que le Conseil des biotechnologies exclue la société civile et qu'il puisse comporter les seuls scientifiques pro-OGM, sans garde-fou et notamment sans aucune règle relative aux possibles conflits d'intérêt. La société civile se trouvera pour sa part cantonnée à une section non scientifique et n'aura donc pas connaissance des dossiers, estime-t'il soulignant que le gouvernement fait le choix d'une transcription tronquée de la directive, qui permet la dissémination et interdit à terme la coexistence, n'organise pas sérieusement l'indemnisation des agriculteurs qui seront victimes d'une pollution génétique et refuse l'application du principe pollueur-payeur . Pour Cap 21, la participation, voire la simple information du public reste un leurre démocratique. Le parti déplore que le projet de loi ne prévoit aucune étude de santé obligatoire sur des mammifères et ne détermine pas les études sur l'environnement en particulier local pourtant exigées par la directive. En réaction au projet de loi, le parti politique par la voix de sa présidente, Corinne Lepage a décidé d'interpeller les parlementaires pour que le texte soit modifié dans l'intérêt de la protection des consommateurs et de l'environnement.

Dans un communiqué, Agir pour l'Environnement, Greenpeace, Attac, la Confédération paysanne, le MDRGF, la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, Nature et Progrès et Biocoop regrettent que le projet de loi ne prévoit que des indemnisations partielles des productions contaminées si la pollution est supérieure à 0,9%, créant de fait une contamination de fond incontrôlable et insidieuse. Ils protestent de la possibilité offerte aux firmes semencières de ne pas diffuser les informations relatives aux risques pour la santé qui pourraient nuire à leurs intérêts et déplorent que les indemnisations excluent la plupart des contaminations (semences, transport, stockage, transformation, rémanence des semences dans le sol). Pire, les dommages irréversibles à l'environnement ne sont pas pris en compte, minorant de fait le risque financier supporté par les agriculteurs faisant le choix des OGM, ajoutent t'ils soulignant que cette disposition récuse implicitement le principe de précaution.

Les associations** partenaires de la campagne « OGM : Empêcher une loi génétiquement modifiée ! » avaient déploré, le 23 janvier dernier, ne pas avoir été reçu par François Goulard, Ministre de la recherche et avaient vigoureusement protesté contre la participation du ministre à un petit-déjeuner organisé par France Biotech, l'un des principaux lobbies favorables au développement des OGM en France.


*Sondage réalisé par téléphone du 27 au 28 janvier auprès d'un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

**Agir pour l'Environnement - Greenpeace - Attac - Confédération paysanne - Fnab – Mdrgf

Réactions48 réactions à cet article

 
réponse à Yves et aux nouveaux lecteurs

Apparemment, Yves manque d'informations fiables:

Aussi, pour que le nouveau lecteur ne parte pas sur une telle désinformation, je transmets quelques liens:


D'abord allez lire l'article du journal "Le Monde" du 08/02/06 intitulé "Nouveaux soupçons sur les OGM"
Je cite" (...) cette équipe avait déjà montré que l'absorption de soja transgénique par des souris induisait des modifications dans les noyaux de leurs cellules du foie"

par ailleurs, nous ne devons pas regarder les mêmes chaines de télévision: TF1 ne diffuse effectivement pas beaucoup d'informations sur ce sujet, mais Arte a fait deux reportages très documentés et qui ne laissent aucun doute, ni sur le problème de conséquences pour l'environnement et la santé humaine (cf en Argentine), ni sur la publicité abusive des firmes (amélioration de la productivité non prouvée, voire c'est l'inverse cf le coton et la ruine des paysans indiens), ni sur les réels bénéficiaires de cette immense entreprise:

évidemment les firmes vendant les OGM , comme Monsanto pour ne pas la nommer.

il faut vraiment être naîf pour ne pas le voir, à partir du moment où l'on s'est un tant soit peu renseigné.

Maintenant, si certains aimeraient que l'alimentation française ressemble à l'alimentation qui prévaut aux USA, ils peuvent toujours se réfugier aux Mac Donald,
les Etats-Unis devraient d'ailleurs être bien plus humbles alors qu'ils ne savent déjà pas comment lutter contre les problèmes de santé causés par leur alimentation: obésité et ses conséquences.
mais là où il y a argent à gagner, la santé passe après. Ne le savez-vous donc pas?
à moins que vous ne travailliez pour l'une de ces entreprises?

Josée krempp.

savoie
 
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Enfin un cadre juridique

Il était nécessaire que cette loi se mette en place. Juste quelques commentaires concernant les autres messages:
Aujourd'hui, il n'y a pratiquement pas de cultures OGM en France (entre 500 et 1000 ha en 2005) sur les 90 millions d'hectare cultivés dans le monde. Donc il n'y a pas de choix. Ce projet de loi permettant une coexistence entre les différentes agricultures (conventionnelle, bio et OGM) va enfin donner un vrai choix aux agriculteurs et aux consommateurs.
Les OGM autorisés ne présentent pas plus de risques pour la santé et l'environnement (ils sont cultivés depuis 10 ans dans une vingtaine de pays, consommés par des millions de personnes, et des millions d'animaux sans problème particulier). Le seuil de 0,9% n'est pas un seuil de risque, mais un seuil d'étiquetage pour informer le consommateur.
Il faudrait décider sérieusement si on veut garder une agriculture digne de ce nom dans ce pays. Par exemple plus de la moitié de notre production de poulets est partie au Brésil dans les 10 dernières années. Si on continue à refuser à nos producteurs des moyens de bien produire, notre agriculture partira en Inde ou en Chine, comme la métallurgie etc.

Yves F. Lyon
 
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Re:Enfin un cadre juridique

"Avec quelqu'un du même avis, la discussion est vite consensuelle et facile" Malheureusement, la plupart des bio, des anti-OGM etc restent entre eux à entretenir leur vérité qui, comme toute vérité, s'appauvrit et se pervertit quand elle n'est pas alimentée par une vraie discussion et une vraie confrontation.

"que cela permette d'utiliser moins de pesticides ou d'avoir de meilleurs rendements: cela est contesté." Vous croyez que 8,5 millions de paysans cultivent des OGM sur 90 millions d'hectares dans le monde en n'y trouvant aucun intérêt? et pour certains d'entre eux depuis 10 ans? Quand une technique n'apporte rien, elle disparaît même avec le meilleur marketing.

"le système des brevets, très utilisé pour les semences OGM, rend les agriculteurs totalement dépendants des grands groupes industriels." Prouvez le!!!! Donnez un exemple concret! Je suis preneur.

"les paysans qui ont recours aux semences "brevetées" ne peuvent plus utiliser le produit de leurs récoltes pour réensemencer"
C'est déjà vrai depuis très longtemps pour beaucoup de semences dites hybrides (maïs, tournesol, tomate, légumes divers etc) que les agriculteurs rachètent TOUS LES ANS car cela leur permet de maintenir des rendements élevés. Et les agriculteurs le font car ils y trouvent un intérêt. Même les agriculteurs bio utilisent des semences hybrides. Les agriculteurs ne sont pas obligés d'acheter des hybrides ou des OGM, il ne le f(er)ont que s'ils y trouvent un intérêt.

"Une telle stratégie met en péril l'autonomie de millions de paysans dans le monde et constitue un danger qui menace leur existence même." Ce sont des mots. Vous préférez rester dans la situation actuelle où des paysans crèvent réellement de faim dans les PVD, alors qu'une technique nouvelle pourrait les aider.

Yves F. Lyon
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Réponse à Hervé Vauld
1) "L’évaluation des risques de consommation d’OGM chez l’Homme reste théorique dans la mesure ou il n’existe aucun recul du fait du caractère récent de cette consommation." C'est l'évidence même. Un nouvel aliment n'a jamais été consommé. Sauf que dans les 10 années précédentes de commercialisation, des millions d'humains et d'animaux ont consommé des OGM sans problème aucun. Si nous avions toujours eu ce raisonnement, nous ne mangerions pas de pomme de terre (jamais consommée en Europe avant le 17ème siècle), pas de fraise, pas de kiwi (importé très récemment), aucun fruit exotique... tous ces aliments n'ont jamais été étudiés en terme de sécurité alimentaire et sont d'ailleurs à l'origine de beaucoup d'allergies... alors que les OGM font l'objet de nombreuses études avant leur mise sur le marché.
2) La plupart des OGM ne contiennent PAS de gène de résistance aux antibiotiques (en particulier le soja et le maïs actuellement cultivés). De toute façon la présence de ces gènes est un faux problèmes car, quand vous croquez une pomme, les microbes que vous absorbez sont pour la plupart résistants à des antibiotiques.
PS: attention, il est faux de dire que les OGM contiennent des antibiotiques. Certains (premiers prototypes) contiennent éventuellement un gène de résistance à un antibiotique.

Yves F. (Lyon)
 
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Re:Enfin un cadre juridique

En réponse à Julie

1)" les instituts de recherches, laboratoires, etc. tout comme les politiques ne peuvent pas compter aujourd'hui sans les multinationales". Malheureusement exact en particulier en France, où la recherche (INRA) a délibérément choisi de ne pas investir dans le développement et l'évaluation des OGM. La France est donc "dernier de la classe" dans ce domaine, alors que d'autres pays, y compris des PVD, ont investi massivement (Inde, Iran, Chine, Brésil etc.)
2) "La révolution verte des années précédentes a eu ses avantages et surtout ses inconvénients"
Il faudrait quand même se rappeler que cela a permis à l'Inde d'atteindre l'autosuffisance alimentaire (certes la répartition dans le pays est loin d'être parfaite), et même de devenir un pays exportateur. Il est vrai qu'en Afrique, la révolution verte a été un échec. Mais dans aucune de ces régions, on ne peut prétendre que la monoculture a pris le dessus.
3) "la spécialisation des agriculteurs ne fait plus le poids face aux problèmes sanitaires, climatiques ou autre" Que voulez-vous dire? La production agricole mondiale n'a pas cessé d'augmenter???? certes avec des besoins alimentaires qui augmentent aussi avec la population.
4) "Je ne crois pas au bienfait des OGM dans le contexte mondial actuel" C'est votre droit mais je vous suggère d'aller voir au Brésil, en Chine, en Afrique du Sud, aux USA, en Espagne...
5) "les OGM n'empêchaient pas l'emploi de pesticides et d'herbicides". Il peut potentiellement exister une infinité de types d'OGM. Si on parle d'une culture OGM modifée pour se défendre elle-même contre les insectes, le besoin en insecticide diminue forcément ou disparait (sinon l'OGM n'a aucun intérêt). S'il s'agit d'une culture OGM enrichie en vitamines, l'utilisation d'insecticide pourra rester la même. Tout dépend de quoi on parle.
6) "l'agroécologie". Vous faites sans doute allusion à l'agriculture bio que peuvent s'offrir les privilégiés des pays industriels. En France, elle represente moins de 3% de la production totale... et elle est réservée une frange aisée de la population, nostalgique d'un eden qui n'a jamais existé.
7) "pourquoi ne pas s'inspirer de méthodes de cultures qui ont déjà fait leurs preuves et qui respectent l'environnement ?". J'ai vu de l'agriculture biologique (obligatoire faute de ressources) en Afrique et j'ai vu aussi des gens mourir de faim. Alors je trouve honteux de dire que ce type d'agriculture, honorable mais réservé aux riches, a fait ses preuves. L'agriculture bio étendue au monde permettrait de nourir 3-4 milliards d'habitants sur les 6 actuellement...qu'en sera-t-il quand nous serons 9 milliards vers 2040-2060?

Yves F. Lyon
 
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Re:Enfin un cadre juridique

A christian grasland

"Regarder nos dirigeants détruire tout l'environnement pour une simple moustique...Tout ce qui est beau a l'Ile de la réunion va disparaitre."
Sans connaître bien la question, j'ai entendu parler d'environ 70-80 décès et plus de 100 000 malades dus à ce virus et au moustique vecteur. Votre propos est absolument scandaleux. Etes vous prêt à assumer des morts et des malades en plus?
Moi je considère que, dans l'urgence, il faut soigner et un bon moyen est de détruire les moustiques vite et bien.

Yves F. Lyon
 
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Re:Votre article fait mal au coeur

Moi,ce qui me fait mal au coeur,c'est que l'on ouvre un boulevard aux cultures Ogm, en dégageant les semenciers et les exploitants de leurs responsabilités.
Qui plus est,nous allons à l'encontre de la règle N°1 du libre commerce, à savoir le fournisseur doit satisfaire son client.
Or on s'achemine vers une agriculture qui au lieu de satisfaire ses clients,les consommateurs qui rejettent les Ogm,elle se plie aux orientations de ses fournisseurs,les semenciers,et s'apprète à imposer "de force" des produits dont les gens ne veulent pas.
Réferendum, c'est urgent

Crabillou | 09 février 2006 à 10h18
 
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Re:Votre article fait mal au coeur

A l'attention de OGM27

Bonjour,

Personellement, ce qui me fait mal au coeur, ce sont les personnes qui critiquent à tous va sans étayer leurs dires.

Mais vous devez avoir raison, puisque vous devez être incollable sur la question comme sur tous les sujets d'ailleurs...

Bien à vous.

David Ascher

David Ascher | 09 février 2006 à 11h24
 
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Re:Votre article fait mal au coeur

En plus d'ouvrir une autoroute vers le "paradis" économique des OGMs, cette loi va défavorisé l'agriculture bio par la pollution génétique des cultures voisines (on sait que le pollen peut voyager sur une 20taine de kilomètre, alors que la loi prévoit une distance de sécurité d'environ 5 km).

De toute façon, la plupart des lois et réformes nous sont imposées (comme le CPE en autre).
J'ai bien peur que malgré toutes les revendications faites, il n'y ait aucun changement.
Face à l'enjeu économique, bien trop important aux yeux de l'état, la santé des français et celle de notre planète passent après...

ne perdons pas espoir et allons fauché le maïs avec JOSé!

camarades, je vous souhaite bonne journée.

faucheur volontaire | 09 février 2006 à 11h28
 
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AGISSONS

Bonjour,
Ne pouvons-nous pas en tant que citoyen libre de choisir notre mode de nourriture sans OGM et sans pesticides, déposer une plainte commune pour non respect de l'individu,au même titre que la loi antiraciale. Pour les OGM, il s'agit d'intérêts privés. Nous n'avons pas à en faire les frais et à subir, des pollutions qui rapportent des millions aux entreprises produisants des OGM.
A ce titre AGISSONS, regroupons-nous et déposons plainte.
Une passionnée de la NATURE.

ETERLE | 09 février 2006 à 11h32
 
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Re:Votre article fait mal au coeur

A celui qui a mal au cœur,

Bonjour OGM,

Je comprend pas bien ta réaction. Es tu certain d'avoir lu l'article jusqu'au bout ? Car on ne eut pas vraiment dire qu'il soutiennent ce projet de loi puisque qu'après sa présentation (pour une bonne compréhension j'imagine), il est démonté à la fin du texte. Or personellement, je trouve que c'est toujours mieux de connaitre un projet de loi pour mieux le critiquer et s'engager effciacement contre les OGM. Sinon c'est de la critique dans le vent...

Si tu juges sur les 3 ou 4 premiers paragraphes, tu ne peux avoir qu'une vision tronquée.

En plus les liens qui sont en bas de l'article contribuent à renforcer la critique (article de Lepage).

Un petit comprimé de Nausicalm pour faire passer ton mal au cœur ????

Daaaaaaaaaaaaaavid

Daaaavid | 09 février 2006 à 12h07
 
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la dictature monsantiste

Bon si cela continue on va être obligé d'aller tous faucher ,nous sommes donc 80°/° a ne pas vouloir de ces pesticides concentrés et mutants dans nos jardins et ce texte est scandaleux,pas de communication au public des etudes sur la santé,contraire au droit européen et Aarhus,etc,ce gouvernement est dictatorial et hors la loi,refusons en masse de faire assassiner le vivant par ces firmes porteuses de mort .
Le ministre va't'il mettre 80°/° des frtançais en prison pour desobeissance civile!
L'Autriche vient d'interdire toute culture OGM et colza en particulier,la Suisse dit non,l'Italie aussi,alors la

douce | 09 février 2006 à 13h23
 
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Re:AGISSONS

Voila une bonne idée,
douce

douce | 09 février 2006 à 13h31
 
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Re:AGISSONS

Bonjour,

Je suis tout à fait d'accord avec toi. Je suis angoissée pour l'avenir et je me demande bien souvent comment faire passer mes idées, mes craintes, mes révoltes chez les gens qui me semblent "amorphes", sans réaction... des moutons qui gobent tout ce qu'ils peuvent voir à la télé...
Mais comment faire? comment réunir un maximum de personne ?? Le tout en sachant que nous ne serons sans doute jamais entendus....
Je suis partante mais je ne sais pas comment faire...
Une désesperée de l'avenir... !

iZa

iZa | 09 février 2006 à 15h59
 
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Re:Votre article fait mal au coeur

Scandaleux !!
ça me dégoute. On mets les Français devant le fait accompli, exactement comme ça a été le cas en Espagne où je viens de passer un an.
le 21e siecle se caractérise entre autres par la fin de la biodiversité... (par contre la biodiversité des maladies se porte très bien, merci)
les multinationales qui se foutent de la planete, ont compris que pour faire du chiffre d'affaire pas la peine de convaincre la population (leurs arguments sont trop ridicules), il est beaucoup plus simple de se constituer en lobbye et faire pression sur les politiques pour mettre la population devant le fait accompli. Les multinationales sont en train de gagner leur pari, elles gagnent en se moquant pas mal de ce que veulent les consommateurs.
On croit rêver.
Alors il faut vraiment que les 75% de Français se mobilisent. A l'aide !

Paquito | 09 février 2006 à 20h13
 
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Re:AGISSONS

Après le tabagisme passif, l’OGM passif ! C’est forme de pollution sera sûrement attaquable…
Jérôme

Jérôme | 09 février 2006 à 20h37
 
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Les semences de ferme bientôt taxées

Une approche des OGM : Un projet de loi est en cour d’examen : Les semences de ferme bientôt taxées. Jeudi dernier au sénat l’assemblé à adopter en première lecture un texte qui permet de taxer les semences de ferme. Si vous voulez ressemé vos patates d’une année sur l’autre il faudra dorénavant vous acquitter d’une taxe. Est ce que vous êtes d‘accord ?


Le 7 février 2006 est passé au journal officiel le décret précisant les modalités d’autorisation des recherche sur les embryons humains et les cellules souches qui pourront en être issues.
Une question sur ce sujet.
Pourquoi chaque gouvernement veut faire des expérimentations sur les cellules souches ?

Collectif citoyens « Bretagne sans OGM »

Toutes autres questions sur les OGM ?

collectif citoyens bretagne sa | 09 février 2006 à 20h47
 
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Re:Votre article fait mal au coeur

Je crois que le plus gros des problèmes aujourd'hui est que ces projets de lois et lois passent sans être vraiment diffusé de façon général dans les médias... je ne pense pas qu'un grand pourcentage de français lisent les infos d'actu-environnement ou autre médias spécialisés. Et le 20 heures de France2 ou TF1 ne parle pas beaucoup de ces évènement, ou en tout cas de manière trop simpliste!!
Le CPE, lui est largement diffusé car il touche les français dans leur vie, par leur travail et leur avenir individuel.... les concepts de "principe de précaution", "Développement Durable", "problèmes sanitaires environnentaux" "biodiversité" ne disent pas grand chose pour une très grande majorité des français... (seulement 10% des français savent définir le concept de Développement Durable)... En même temps, des concepts d'équilibres politico-économiques alliés à un protection de l'environnement et de notre planète actuelle et future est telle appréhendable par une majorité??Je suis un grand défenseur de l'environnement, mais parfois je suis révolté de voir des écolo refusé toutes propositions, être radicaux dans leurs idées, sans parfois essayer de comprendre tous les enjeux qui existent derrière.. oui, très souvent les enjeux sont purement économiques (auxquels cas je suis contre..), mais pas toujours! La problématique OGM est t'elle purement économique?? Je m'oppose aux orientations qui sont prises aujourd'hui pour le développement des OGM, mais je ne m'oppose pas formellement aux OGM... D'accord pour appliquer le principe de précaution quand à l'utilisation d'OGM dans l'alimentation... Mais les OGM ne seraient-il pas une bonne chose par exemple pour la production de biocarburants (évitant l'utilisation massive de pesticides), le tout évidemment dans des conditions de confinement total??
Pour moi, il ne faut pas dire NON aux OGM... pour moi, il faut débattre, s'informer.. Je vais vous dire franchement, ca me faire rire de voir sur le bord de l'autoroute en rentrant chez moi, dans un champ une banderolle de la confédération paysanne "Monsanto, destructeur de l'environnement"... Les agriculteurs sont aujourd'hui une des grandes sources de pollution (consommation surabondante d'eau, utilisation de pesticides polluants sols, rivières et nappes phréatiques), destruction des espaces naturels pour l'obtention d'immenses champs... je serais avec les paysans pour combattre la culture d'OGM en plein champ quand ils se lanceront de bonne volonté dans des programmes d'agriculture propre et durable!

greendays | 10 février 2006 à 11h15
 
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Re:AGISSONS

Cette "pollution passive" ne sera attaquable seuelement si elle est supérieure à 0.9% comme prévu dans le projet de loi!!! et encore, elle donnera seulement lieu à des compensations financières pour les agriculteurs lésés...
pour ce qui est des aliments comprenant +de 0.9% d'ogm, ils seront étiquettés, et la c'est alors à nous de ne pas consommer ces produits!! c'est la ou nous pouvons agir dès le départ!! des produits qui ne se vendent pas n'auront plus d'intéret d'etre produits! apres, a nous également de savoir si nous sommes pret a payer plus cher pour une alimentation saine!(il est compréhensible que produire un mais non-ogm et sans pesticide revient plus cher!!)
Pour ce qui est de la limite eds 0.9%, la évidemment, c'est forcément contestable!! comment savoir si un aliment contenant 0.8% d'OGM n'est pas nocif pour nous?
Pour ce qui est des réactions des demoiselles, notre force est également de ne pas baisser les bras, de garder espoir et optimisme coute que coute! c'est la plus grande force de l'Homme!! ne la gachons pas!! pour être entendu, alertez vos députés!! c'est leur role d'etre a l'écoute des concitoyens de leur circonscription! Plus nous serons nombreux a leur faire part de nos inquiétudes, plus ils se rendrons compte que les français ne sont pas d'accord avec ces orientations!

greendays | 10 février 2006 à 11h22
 
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Re:AGISSONS

Je pense que la dernière idée est très bonne : faisons des courriers à nos députés et parlons en à nos voisins ou relations qu'ils en fassent de même. Je partage les inquiétudes de tous ceux qui se sont exprimés. D'autant plus que j'ai vu un reportage sur le désastre que les cultures OGM ont fait en Inde : après quelques années de culture (youpii les premières récoltes étaient exceptionnelles) les souches résistantes d'insectes se sont dévéloppées, qui détruisent tout et résistent aux pesticides : les paysans dépensent chaque année une plus grosse part du fruit de leur récolte en pesticides, sinon il ne récoltent rien. Les seuls gaganants : les multinacionales de pétrochimie.

ewa91 | 10 février 2006 à 20h54
 
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Re:AGISSONS

Et ouais...
J'ai vraiment du mal à comprendre comment ils peuvent faire pour continuer tout ça... Ou bien je comprends très bien que tout ça n'est que et uniquement pour l'argent et ça me dépasse...
Ecrire au député, je vais le faire je pense, c'est vrai que c'est une bonne idée... Mais quand je vois que quand 90% d'un peuple est contre une guerre et que leur gouvernement s'en fout (ou voit ses propres interets) je me dis qu'une lettre à un député n'y fera pas grand chose...
Mais non non non, ne nous laissons pas abattre et oui oui oui gardons espoir et ne baissons pas les bras !!
Je vais écrire au député de ce pas!

iZa | 10 février 2006 à 21h02
 
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LES OGM

Je suis un jeune Ivoirien de 28 ans. Et je suis parfaitement d'accord avec tous mes confrères qui sont contre la prolifération des OGM qui a des conséquences sur la santé. On note entre autre le cas de la grippe aviaire, la maladie de la vache folle qui sont tous des cas liés à l'accroissement de la production. Donc a mon avis je pense que les députés français devraient voter contre l'instauration d'une telle loi qui au lieu de resoudre un problème pourrait en créer de plus dangereux.

Thierry | 11 février 2006 à 12h42
 
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Re:Enfin un cadre juridique

1) la coexistence entre OGM et non-OGM me fait penser à la coexistence entre fumeurs et non-fumeurs. Si ces derniers sont rarement une gêne pour les fumeurs, le contraire par contre....
Penser que la loi est un moyen efficace d'empêcher la dissémination d'un caractère biologique dans la nature relève de la mauvaise foi ou d'une foi aveugle... mais il est vrai que le nuage de Tchernobyl avait respecté le territoire français et s'était poliment arrêté à la frontière...les gènes des OGM probablement auront le même comportement....

2)Je suis persuadé qu'il est possible de créer des OGM ne présentant pas de risque pour le santé. Mais pour cela il faut une volonté forte ce qui implique des essais lourds et prolongés, dont les résultats soient publiés et soumis à la critique des pairs. Or ce n'est pas ce qu'on a pu observer.
Dans ces conditions dire qu'il n'y a pas d'impact sanitaire des OGM relève de la foi du charbonnier puisqu'aucune étude sérieuse n'a été faite....Le recul de 10 ans auquel vous faites allusion ne concerne qu'une minorité d'OGM dont cetains ne sont plus employés. De toutes façons en matière de cancer, d'immunité ou de dérèglements hormonaux, 10 ans est un laps de temps très faible puisque quarante est plus probable...
Les expériences malheureuses de l'amiante et de la dioxine (sans dangers pour l'Académie des Sciences !) donnent à réfléchir.

3) Pour moi, une agriculture digne de ce nom est une agriculture qui produit des aliments sains en exploitant la terre de façon durable.
Comme le montrent certaines expériences dans le monde, les OGM , comme toute l'industrialisation de l'agriculture, ne contribueront à terme qu'à la ruine des agriculteurs.

marc vauld | 11 février 2006 à 20h57
 
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réaction loi OGM

Une poignée d'(H)ommes d'une fausse "élite" veut récupérer et dominer le monde; il fonce "tête baissée" dévastant tout et tuant au maximum, pensant être épargée .De grosses firmes mulltinationales répondent à leurs ordres et les gouvernements suivent.
Si tant de gens en France sont contre les OGM d'après les sondages, pourquoi les partis politiques et les syndicats n'appellent -ils pas à des grèves nationales pour mettre une nourriture garantie sans OGM dans les cantines scolaires et d'entreprises?...Aurait-il peur de "l'élite"?
Pour ma part, je diffuse l'information chaque fois que j'en ai l'occasion.
Que tous les groupes et associations (CAP 21 et tous les autres) contre les OGM tiennent bon!
Odile Etienne

Centre OdAl | 12 février 2006 à 13h17
 
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Re:réaction loi OGM

Merci nous avons reçu collectif citoyens "bretagne sans OGM"

http://christian grasland.free | 12 février 2006 à 21h10
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Pour 2006 le cadre juridique ne sera aquis que lorsque les décrets seront sortis. Donc tous les OGM ainsi que la traçabilité ne sera mis en fonction que pour 2007. En attendant tout le monde en France va manger de l'OGM sans le savoir. Votre cadre juridique n'encadrera pas les OGM 2006 avec toutes les contaminations qu'il en résulte.

Pour le collectif citoyens"bretagne sans OGM"

http://christian grasland.free | 12 février 2006 à 21h21
 
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oui:AGISSONS

collectif OGM35: Manifestation toute la semaine: Remplisser vos lettres adresser à vos député(e)s

Nous serons présent sur la plupart des marchés

participant au collectif citoyens "Bretagne sans OGM"

mobilisation général en Bretagne pour le 18 février. Manifestation dansquatres grande ville bretonne

salut merci d'aidé.

http://christian grasland.free | 12 février 2006 à 21h31
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Je cite "Les OGM autorisés ne présentent pas plus de risques pour la santé et l'environnement (ils sont cultivés depuis 10 ans dans une vingtaine de pays, consommés par des millions de personnes, et des millions d'animaux sans problème particulier). "

Ce propos est scandaleux. Prétendre que 10 ans suffisent à juger de l'impact des OGM sur l'environnement et la santé publique montre le manque de sérieux de la communauté scientifique... On avait sans doute prétendu le même genre d'inepties lorsqu'on a mis de l'amiante dans tous les batiments car on ne constatait pas de risques pour la santé. Quelques décennies plus tard, on se débarasse d'un bateau pour aller le faire désamianter ailleurs.

La plus grande prudence s'impose avec les OGM, même s'ils permettront peut-être participer à répondre à nos problèmes quotidiens. N'arrêtons pas la recherche, mais qu'elle soit TRES encadrée.

Thierry (Lyon) | 13 février 2006 à 13h39
 
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Re:AGISSONS

bonjour,

Effectivement la dernière idée est la bonne solution, il faut écrire aux députés de son département. Pour ma part je suis en train de le faire (députés du val d'oise et de l'oise).
D'autre part il ne faut pas consommer (voir les ingrédients)de produits contenant de la lécithine de soja, du mais, colza car pour la plupart se sont des OGM. Attention également aux dérivés animaux comme le lait, beurre, yaourts, oeufs, et viande, pour la plupart ils contiennent des ogm, sauf les volailles en général et les éléveurs qui précisent que leurs produits sont non OGM. J'en connais. Il est mieux de consommer des produits bio, on en trouve pas mal dans les supermarchés et les prix sont raisonnables. D'ailleurs plus il y aura de consommateurs bio plus les prix baisseront. C'est un choix, ou l'on reste à peu près sain ou l'on détruit tout, notre environnement et notre santé.
Mais il ne faut pas baisser les bras car se sont les consommateurs les plus nombreux qui pourront faire fléchir la situation et éviter une catastrophe écologique et sanitaire.

ecobio | 13 février 2006 à 15h36
 
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OGM, Brevets...DIsons STOP!!

Des OGM aux brevets nécessaires à la production de certaines espèces et semences il n'y a qu'un pas.C'est déjà le cas de certaines espèces végétales d'Amazonie ou d'Inde du nord qui appartiennent depuis des millénaires à la pharmacopée des traditions locales et dont les brevets pour leur culture ont été déposés par de grosses multinationales qui rêvent de faire main basse sur la culture d'une espèce du monde vivant. Un fantasme, non réel.
Quand réagirons nous contre ces lobbies agro-industriels qui respectant soit disant les lois du marché , n'hésite pas à s'accapparer un droit exclusif de clonage sur certaines espèces végétales. L'Ethique en bourse fait cruellement défaut et la Justice des Etats ou des Nations est bien trop limitée pour stopper net la production d'OGM sur d'autres terres que les leurs. Les marchands sont les nouveaux maitres du monde et tout ce qui peut améliorer leur rendement est bon pour eux.
Une pétition nationale pour dire "NON aux OGM"me parait être une bonne idée.

alban | 13 février 2006 à 22h16
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Réponse pour Thierry (Lyon)

Je précise mon propos. Les OGM sont étudiés en labo depuis 30 ans, expérimentés à l'extérieur depuis 20 ans et commercialisés depuis 10 ans. Bien entendu qu'il ne faut pas s'appuyer sur la commercialisation pour déterminer la sécurité, mais cette phase n'a fait que confirmer ce qu'on avait pressenti dans les phases d'expérimentation, d'évaluation du risque et de procédure réglementaire pour obtenir les autorisations de mises sur le marché. Un exemple concernant l'évaluation du risque sur la santé: j'ai vérifié récemment que plus de 350 études de nutrition animale (rat, souris, vache laitière, mouton, cochon, etc)ont été publiées dans des journaux scientifiques et ont conclu qu'il n'y avait pas de différence significative entre OGM et non-OGM, du moins ceux qui sont actuellement cultivés. Renseignez vous avant de crier au loup. Aucun aliment n'a été testé autant que les OGM. Par contre beaucoup d'aliments, dits naturels, ont été consommés inconsidérément avec des impacts sur la santé. Demandez aux consommateurs de kiwis ou de farine de blé qui souffrent d'allergies et de maladies coeliaques particulièrement invalidantes...

Yves F. Lyon | 15 février 2006 à 23h55
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Je me permets de signaler l'existence d'un site rédigé par des pharmaciens et plutôt favorable aux OGM, mais indique quand même très honnêtement les risques qu'ils peuvent présenter et les auteurs écrivent notamment : "L’évaluation des risques de consommation d’OGM chez l’Homme reste théorique dans la mesure ou il n’existe aucun recul du fait du caractère récent de cette consommation."
A noter aussi que ne sont pas abordés les risques liés à l'utilisation d'antibiotiques comme marqueurs de la réussite de l'introduction du gène, pratique qui n'aurait jamais dû sortir du laboratoire, mais qui est une réalité commerciale.

Hervé Vauld | 16 février 2006 à 13h15
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Pour répondre à Yves F. Lyon.

Le problème est un manque total de transparence du milieu scientifique en matière d'OGM. Bien sûr qu'il y a des experts qui sont pour les OGM ! Les études dont vous parlez ne sont pas publiques, du moins pas que je sache...

Pour être plus précis : ce que je redoute est la main mise des multinationales de l'agroalimentaire, et que soient détournées les avancées techniques à des fins commerciales uniquement. On nous a promis que les OGM permettraient de donner du riz et du blé à la planète entière. Je ne constate pas aujourd'hui que ce soit vraiment une réussite. Par contre, on crée des espèces qui ne peuvent plus se reproduire naturellement, on sacrifie la biodiversité en ne cultivant que certaines espèces "plus résistantes". C'est là où je situe le danger ! Il suffit simplement de regarder la position de l'OMC sur le moratoire européen sur les OGM pour voir que les intérêts commerciaux sont au centre du problème.

Alors, tout simplement, il faudrait un vrai débat national sur ce sujet plutôt qu'un débat à l'assemblée où on peut penser que les pressions des lobbyes tronquent les décisions. Qu'on arrête les décisions prises sur un coin de table, à la vas-vite. Qu'on nous explique, à nous le peuple, les tenants et aboutissants et qu'on nous demande notre avis ensuite. Il faut un vrai débat, comme on l'a vu pour le référendum sur la constitution européenne !

Thierry (Lyon) | 16 février 2006 à 13h45
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Réponse à Thierry (Lyon)

1) "Le problème est un manque total de transparence du milieu scientifique"
Il existe maintenant des milliers d'études publiées dans des journaux scientifiques, des journaux de vulgarisation, des sites internet, même les avis des scientifiques européens et français qui qont publiés avant les autorisations de mise sur le marché sont accessibles sur internet. Par exemple, j'ai vérifié récemment qu'il y a plus de 350 études d'alimentation animale (cochon, vache, mouton, poisson, etc...) publiées dans des revues scientifiques accessibles à tous. Qu'est ce qu'il faut encore?
2) "et que soient détournées les avancées techniques à des fins commerciales uniquement." Bizarre comme réflexion. Plutôt que d'essayer d'arrêter la recherche privée, il serait plus utile de pousser la recherche publique (INRA) à travailler sur les OGM, ce qu'elle a presque abandonné en France. Une autre raison de la fuite des cerveaux vers les laboratoires étrangers...
3)"On nous a promis que les OGM permettraient de donner du riz et du blé à la planète entière. "
Je ne sais pas qui a promis cela mais, même si c'est vrai, les OGM ne sont là que depuis peu d' années (10 ans) sur des surfaces relativement faibles. On sait bien que la faim dans le monde est autant une question politique qu'agronomique. De toute façon, avec toute l'énergie dépensées pour stopper les OGM, on comprend bien que les résultats arrivent moins vite!
4)"on crée des espèces qui ne peuvent plus se reproduire naturellement, on sacrifie la biodiversité". Absolument faux ou alors il faudra me donner des exemples précis.
5) "il faudrait un vrai débat national" Il y a au moins déjà eu deux débats nationaux organisés ces 5 dernières années! Plus récemment (printemps 2005), une commission parlementaire a fait une enquête complète auprès de tous les experts, politiques, semenciers, Greenpeace, associations de protection de la nature etc. Les auditions étaient accessibles en direct sur internet et le rapport est disponible.
Depuis 7-8 ans, toutes les occasions ont été là pour permettre à tous d'intervenir dans la discussion. En ce qui me concerne, j'ai eu l'occasion d'assister à beaucoup de réunions , discussions etc. Qu'est-ce qu'il vous faut de plus?

Si ce n'est le plaisir de dire non...

Yves F.(Lyon) | 18 février 2006 à 02h15
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Bonjour,

Je ne saurais dire qui a raison qui a tort dans le débat sur les OGM. Personnellement, je reste méfiante par rapport aux vrais enjeux, à la domination économique (je pense que quoi qu'on en dise, les instituts de recherches, laboratoires, etc. tout comme les politiques ne peuvent pas compter aujourd'hui sans les multinationales).

La révolution verte des années précédentes a eu ses avantages et surtout ses inconvénients : la monoculture appauvrit la terre, la spécialisation des agriculteurs ne fait plus le poids face aux problèmes sanitaires, climatiques ou autre.

Je ne crois pas au bienfait des OGM dans le contexte mondial actuel. De plus, j'ai lu a plusieurs reprise que les OGM n'empêchaient pas l'emploi de pesticides et d'herbicides, est-ce vrai ?

Par contre, je crois en l'agroécologie, en effet, pourquoi ne pas s'inspirer de méthodes de cultures qui ont déjà fait leurs preuves et qui respectent l'environnement ? Il est tant que l'on s'en inquiète.

Merci pour vos réponses.

Julie | 28 février 2006 à 13h26
 
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Re:Enfin un cadre juridique

la monoculture appauvrit la terre, la spécialisation des agriculteurs ne fait plus le poids face aux problèmes sanitaires, climatiques ou autre.
Les agriculteurs suivent ce qu'on leurs dit. Regarder nos dirigeants détruire tout l'environnement pour une simple moustique. Prenez le journal LE MONDE du 28 02 06 et reporter vous à l'article 76 million d'EURO. Un titre est a mettre à l'ordre du jour: Problème autour des démoustications. Tout ce qui est beau a l'Ile de la réunion va disparaitre. On peut parler de H5N1. Vacciner ne veut pas dire soigner, vacciner veut dire rendre résistant, donc en mangeant le poulet tu mangera la Grippe. Avec tout cela on peut écrire à CAP 21 ils n'écoutent pas. Nos dirigeants eux meme ne font pas le poid devant les épizooties alors comment veut tu qu'un agriculteur ne prend pas exemple sur eux. Salut ANTI OGM

http://christian grasland.free | 28 février 2006 à 19h36
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Moi je considère que, dans l'urgence, il faut soigner et un bon moyen est de détruire les moustiques vite et bien.

Dans votre phrase vous considéré que ceci est de l’urgence. Le bon moyen est de détruire les moustiques. Est-ce que vous vous êtes sur que c’est la bonne solution ? Vous ne vous posez pas la question vous détruisez c’est le mot que vous employez. Vous ne détruisez rien d’autre en détruisant les moustiques ? Est-ce que la planète se porterait mieux s’il n’y avait plus de moustiques ? Employer la protéine BT dans l’eau pour détruire t’elle est votre mot n’engendrera pas un autre problème d’ordre écologique derrière. Si la protéine BT tue la pyrale du maïs, on nous prouve qu’elle tue aujourd’hui les nymphes larves de moustiques cela veut dire aussi quel tue tout les autres insectes et que le produit tue de même tout les prédateurs de la moustique. Pensée vous que les oiseaux mangeurs de moustiques vont suivre sans leurs quotas d’insecte à manger. Plus de libellule veut dire que vous ne travailler pas dans le sens de soigner non il n’est pas la votre solution, au détriment de soigné vous détruisez. J’assume tout a fait des morts et des malades en plus, la déltaméthrine employer pour éradiquer la moustique adulte, écologiquement va faire un telle mal à l’environnement pour les dix an à venir que ses quelques morts ne représente rien à ce que ce produit va produire comme conséquence dans quelques années surtout qu’il est impossible d’éradiquer le moustique d’une contrée, il faut vivre avec. L’impossibilité d’un résultat désapprouve donc une solution plus que néfaste envers l’environnement. Si vous vous approuver de manger une pomme à la déltaméthrine pas moi je ne suis pas un mal à éradiquer. Les morts d’un virus vous gène donc il faut éliminer le vecteur donc sur la route il y a X mort donc détruisez toutes les voitures, revenez me voir quand se sera chose faite. La canicule tue, le réchauffement climatique agit donc détruisez tous ce qui agit sur le climat, commencer aujourd’hui il y a du travail. Il est préférable de sans prendre à quelque chose qui n’est pas un besoin propre à l’homme. Le moustique transporte les virus, mais c’est l’homme qui emporte et fait vivre le moustique. Est-ce que vous pleuré tous les malades du VIH à cause de la moustique et ceux du choléra ? Votre comportement vis a vis de la moustique n’est qu’un dicta économiste politique, il vaut mieux faire quelque chose vite comme vous le dites il y a plus de méfait politique que si l'on voix loin qui est plus en mesure de leur porter préjudice. La solution est tout autre agencé la nature pour quel répare le préjudice. On est intransigeant avec la nature et avec soit même est ce qu’on les? Il font de meme avec la grippe aviaire vacciné revient à désherbé le virus prenez garde aux résistants. Donc la solution de Mr revient à dire tué tous les oiseaux vue que les chats le porte aussi tué tous les chats et continué la liste. Pour l'OGM s'est la solution pour se débarasser de l'environnement et de tout ses défauts alors que ces l'environnements qui à construit l'humain et qui le fait vivre. Le déconstruire ne rapportera que du mauvais pour l'humain. CAP21 n'écoute pas

http://christian grasland.free | 01 mars 2006 à 19h57
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Réponse à Josée

Cela fait plus de 10 ans que je lis les publications scientifiques sur les OGM et les opinions des comités d'experts de France, d'Europe etc. mais je suis prêt à apprendre encore.
Concernant le Monde, vous m'excuserez mais je ne considère pas qu'un journaliste comme Hervé Kimpfe, notoirement connu pour ses positions anti-OGM, soit une source d'information sure, bien au contraire. Je préfère de loin les avis des scientifiques, même s'ils sont quelquefois confus et non manichéens. Pareil pour Arte (que je regarde aussi) qui diffuse, dans le domaine agricole en tout cas, des reportages qui sont souvent des tissus de désinformation. Pour moi, ces journalistes n'ont simplement aucune éthique car s'ils en avaient, ils intervieweraient de manière équilibrée les 'pour', les 'contre', les 'ne se prononce pas' etc. Mais on sait que ce genre de pratique ne permet pas de vendre du papier, de l'audimat... La peur, la théorie du complot, l'emprise des multinationales, les millions de mort etc sont de meilleurs ingrédients pour les journalistes qui veulent vendre.

Ce que vous racontez sur le soja est complètement ridicule. L'etude que vous mentionnez (déjà ancienne) a été "démontée" par le monde scientifique car le protocole était boiteux. Et le soja transgénique n'est pas un bon exemple, car c'est justement le produit le plus testé au monde, le plus consommé depuis 10 ans, produit sur des millions d'hectares, et consommé dans le monde entier (USA, Canada, Amérique du Sud, Japon, Chine, Europe, Australie, Russie etc.) par des millions d'animaux (tourteaux), et d'humains (lecithine, tofu etc). Jamais aucun rapport de veille sanitaire n'a permis de montrer le moindre problème. Si j'ai tort, je vous mets au défi de trouver une publication scientifique disant le contraire.
Par curiosité, j'ai recherché des études d'alimentation animale avec des OGM, ayant donné lieu à de vraies publications scientifiques (pas des papiers de journalistes): j'ai trouvé plus de 350 études avec des bovins, des vaches laitières, des moutons, des porcs, des poissons, des rats, des souris etc. Aucune de ces études n'a de conclusion défavorable.
Pour terminer, je vous suggère de pousser votre investigation au delà des feuilles de choux et d'arrêter de colporter des informations non vérifiées.

Yves F. Lyon | 03 mars 2006 à 23h44
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Par curiosité, j'ai recherché des études d'alimentation animale avec des OGM, ayant donné lieu à de vraies publications scientifiques (pas des papiers de journalistes): j'ai trouvé plus de 350 études avec des bovins, des vaches laitières, des moutons, des porcs, des poissons, des rats, des souris etc. Aucune de ces études n'a de conclusion défavorable.
Pour terminer, je vous suggère de pousser votre investigation au delà des feuilles de choux et d'arrêter de colporter des informations non vérifiées.

Ma question est toutes simple ou sont les insectes dans tous ceci, Est ce que l'on pourrait me trouvé des publications de scientifique à propos des effets sur les insectes des OGM. Si cela tue il faut savoir quoi?

Merçi

http://christian grasland.free | 04 mars 2006 à 20h23
 
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Re:Enfin un cadre juridique

J'ai énormément d'articles de source différentes, mais je ne peux pas passer mon temps à les reproduire ici.
Il y a d'ailleurs un livre très détaillé "OGM:brevet pour l'inconnu " que vous devez connaitre je suppose. Ce n'est pas une journaliste, c'est une biologiste.
Or, justement ds ce cas, c'est le journal qui soutenait son travail au départ qui n'a pas voulu la publier car cela n'allait pas dans le sens ouvert aux OGM qu'ils souhaitaient.
et je pense que vous trouverez toujours une réponse ; ceci dit, vous ne dites pas vous non plus ds quelles publications scientifiques vous avez cherché et comment?


si vous ou d'autres personnes veulent manger des OGM, faites le, mais laissez les gens qui veulent produire et manger des produits exempts d'OGM le faire. C'est bien notre droit de choisir cela, à chacun de déterminer sa façon de penser et qui il croit.


Or, actuellement ce n'est pas le cas, puisque déjà on en trouve ds l'alimentation animale sans que cela aie à être étiqueté sur les produits finaux (viande, lait oeufs...) pour ce qui est de la consommation.
Quant à la production, je suis bien placée pour savoir ce qu'il en est, car mon père est agriculteur bio, et dans notre petit village , d'autres agricullteurs avaient essayé des cultures avec OGM il y aqqes années, et à l'analyse, on retrouvait des traces d'OGM dans les siens.
Minimes, mais suffisantes pour les normes, très strictes, et c'est normal, et suffisantes pour que son soja soit refusé .
Il a du refaire à sa charge d'autres analyses, et en fait, il était en dessous.
mais comment voulez vous que nous ayions encore la possibilité de manger sans OGM si ces cultures se développent? c'est évident qu'il va y avoir contamination.
là c'est bien concret.
Après, vous viendrez m'expliquer que les journalistes ne savent pas de quoi ils parlent... Ils donnent leurs sources,
avec le nom des études scientifiques; vous ne les croyez pas, cela vous regarde, mais pouvez vous me prouver que leurs sources sont fausses? on ne peut pas écrire le résultat d'études scientifiques n'importe comment.
De m^me pour les reportages d'Arte, ils ne disent pas effectivement d'argument pour, mais pouvez-vous dire que ce qu'ils montrent est faux? les paysans qui se suicident après avoir fait de mauvaises récoltes avec du coton transgénique, c'est faux?
Par ailleurs, il y a qd même un paquet de journalistes qui se trompent alors, car je me rapelle aussi de l'article ds Courrier International sur les conséquences des épandages massifs
de Round Up sur des champs OGM sur les populations qui vivent autour.


De toute façon, j'aimerais bien savoir quel intérêt vous voyiez à manger des produits avec OGM? Les aliments ne vous semblent-ils pas bons? vous n'avez pas assez de choix dans votre alimentation? Vous voulez une tomate qui ne pourrit jamais? Laissez choisir les gens ce qu'ils veulent manger, et je pense qu'on ferait mieux de s'occuper des vrais problèmes, la pollution, le réchauffement climatique, la pauvreté, etc, plutôt que de crééer des choses dont on a pas besoin.
Par ailleurs, par rapport au fait d'avoir peur d'être en "rade" au niveau économique, cela pourrait s'envisager si les consommateurs étaient demandeurs d'OGM, mais c'est le contraire! à 75 % ! alors moi j'ai plutot peur du contraire: si l'agriculture française ne peut plus garantir des produits sans OGM, ou que cela devienne trop compiqué, on sera obligés de se tourner vers nos pays voisins qui ont décidé de lois qui protégaient leur agriculture!
Génial pour notre économie!!
c'est vrai que par contre pour les chercheurs qui bossent sur le domaine, c'est pas super pour eux si on en veut pas. Mais la recherche ça peut déboucher sur d'autres choses que sur les premières applications auxquelles on pense.
Einstein a eu raison de faire des découvertes scientifiques, mais -à mon avis- Hiroshima se serait bien passé de la bombe si je peux prendre cet exemple pour illsutrer ma pensée; il y a découverte scientifique, et d'un autre coté, décision politique d'une utilisation dans tel ou tel cadre.

enfin, pour que vous vous soyiez renseignés aussi bien apparemment, dites moi ce qui vous amène à vous intéresser aux OGM? Vous avez fait une recherche dessus? Vous êtes dans l'agronomie? je ne pense pas que vous soyiez dans une assoc écologiste à première vue?
même si vous pensez autrement, et que mon ton est parfois virulent, parce que je trouve le sujet très important et grave,
je vous reconnais le droit d'avoir votre avis, ça m'oblige d'ailleurs à mieux m'expliquer et à entendre quelqu'un qui est pour, et vous êtes le premier que je rencontre!

au revoir, Josée.

Savoie | 04 mars 2006 à 22h06
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Moi, je voudrais revenir sur le moustique a la Reunion : encore une fois les dirigeants sont arrivés avec leur gros sabots en disant ne vous inquiétez pas nous allons régler ça avec nos moyens modernes sans demander leur avis à la population locale et aux dirigeants locaux alors qu'il existait des moyens "traditionnels", (je ne sais pas si c'est vraiment le bon terme mais ça s'en rapproche). Le parallèle peut être fait avec les OGM et l'agroécologie qui peut se réduire à l'agriculture biologique mais ce n'est pas que ça.
Si l'agriculture biologique est reservée aux riches alors les OGM ça sera pour les multimillionnaires qui pourront acheter leurs semences tous les ans, acheter les produits spéciaux qui vont avec... j'ai lu un compte rendu de petits producteurs indiens et il n'étaient pas vraiment satisfaits du résultat des OGM. Ce dont ils avaient le plus peur c'est de la nouvelle semence qui donne des plants stériles, je ne sais plus son nom.

Julie | 08 mars 2006 à 20h13
 
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Re:Enfin un cadre juridique

J'ai vu de l'agriculture biologique (obligatoire faute de ressources) en Afrique et j'ai vu aussi des gens mourir de faim.
Je ne pense pas que la cause soit l'agriculture biologique et la solution les OGM.
La c'est plutot économique. Des petits producteurs s'en sortent très bien avec l'agriculture écologique, (comme pour les OGM, il existe des milliers de compte-rendu, études sur cette forme d'agricultures mais elles sont encourageantes), le petit plus c'est que c'est du commerce équitable, qui ne devrait pas exister sous ce nom mais sous le nom de commerce mondial.
Attention, je parle du vrai commerce équitable, pas de labels pour les auchans, carrefours et compagnie.

Agriculture biologique (obligatoire faute de ressources) : vous venez de vous contredire, monsieur.

Julie | 08 mars 2006 à 20h25
 
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Re:Enfin un cadre juridique

Réponse à Josée

"laissez les gens qui veulent produire et manger des produits exempts d'OGM le faire. C'est bien notre droit de choisir cela, à chacun de déterminer sa façon de penser et qui il croit."
Je supporte entièrement cette position et le nouveau cadre juridique qui se met en place avec la définition de règles de coexistence entre agricultures bio, traditionnelle ou avec OGM permettra effectivement de choisir.

"Or, actuellement ce n'est pas le cas, puisque déjà on en trouve ds l'alimentation animale sans que cela aie à être étiqueté sur les produits finaux (viande, lait oeufs...)"
Vrai pour ce qui est du non étiquetage des produits animaux. Mais le vrai problème est que notre pays a un cruel besoin de protéines végétales. Il importe donc du soja brésilien en grandes quantités. Comme ce soja est transgénique en grande partie aujourd'hui, il est de plus en plus difficile de trouver du soja non-transgénique. Mais ce n'est vraiment pas un problème car on ne retrouve pas de "traces" d'OGM (ADN ou protéine) dans la viande, le lait ou les oeufs.

"et à l'analyse, on retrouvait des traces d'OGM dans les siens.
Minimes, mais suffisantes pour les normes, très strictes"
En choisissant un seuil d'acceptation de 0% d'OGM, l'agriculture biologique va dans le mur. Rappelons simplement que les OGM se développent depuis 10 ans aux USA, et que dans cette même période l'agriculture bio a aussi progressé d'environ 10% par an !!!! Ce qui montre 1) que les deux agricultures peuvent bien coexister, 2) que les anglo-saxons sont plus pragmatiques que nous car ils ont choisi des seuils GERABLES (différents de 0%, de l'ordre de 1 à 3-4% selon les pays) qui leur permettent d'étiqueter leur produits comme bio, avec une tolérance éventuelle d'OGM inférieure à un seuil. Ce principe n'est d'ailleurs pas nouveau, puisque dans l'Union Européenne, les bio acceptent jusque 5% de non-bio dans leur produits.

"c'est évident qu'il va y avoir contamination."
Je voudrais signaler que l'agriculture bio, en laissant des infestations de maladies ou de mauvaises herbes, contamine parfois les champs voisins non bio!!!

"vous ne les croyez pas, cela vous regarde, mais pouvez vous me prouver que leurs sources sont fausses?" Non, je ne crois pas les journalistes, par contre je vais à la source lire les études qu'ils citent. Le problème c'est que ces études ne sont qqfois même pas publiée dans des revues sérieuses...alors quel crédit leur donner?

"les paysans qui se suicident après avoir fait de mauvaises récoltes avec du coton transgénique, c'est faux?"
Ces drames, rapportés dans de nombreux PVD, existent à cause d'emprunts réalisés par de petits agriculteurs à des taux usuraires pour acheter leurs semences et engrais. En cas de mauvaises récoltes répétées les empêchant de rembourser, ils se retrouvent acculés à la faillite... d'où ces drames qui malheureusement existaient avant les OGM et vont continuer à exister. C'est une question de structures agraires et de politique locale, pas d'OGM.

"quel intérêt vous voyiez à manger des produits avec OGM? Les aliments ne vous semblent-ils pas bons? vous n'avez pas assez de choix dans votre alimentation?"
Aujourd'hui, je ne vois pas spécialement d'intérêt de manger des OGM car je suis un "riche occidental" qui a tout ce qu'il lui faut, mais je trouve utile d'avoir des OGM permettant d'utiliser moins de pesticides. Je trouve également très nécessaire de rechercher des OGM qui permettront de dépolluer les sols, d'améliorer les équilibres nutritionnels, d'administrer des vaccins etc.
Plus concrètement, j'ai visité des petits paysans d'Afrique du Sud qui améliorent sensiblement leurs revenus grâce à de meilleurs rendements de leurs 2 ou 3 hectares de coton transgénique résistant aux insectes. Ces meilleurs revenus leur permettant par exemple de faire venir l'eau courante jusque dans leur village de brousse, alors qu'il leur fallait avant marcher plusieurs km pour rammener de l'eau dans des seaux!!!! Est-ce un intérêt suffisant pour vous?

"chercheurs qui bossent sur le domaine, c'est pas super pour eux si on en veut pas." Rassurez-vous, il n'y a quasiment plus de recherche française travaillant sur les OGM. Par contre l'Inde, les Amériques, la Chine, et certains pays d'Afrique ont bien compris où est leur intérêt...

"ce qui vous amène à vous intéresser aux OGM? Vous avez fait une recherche dessus? Vous êtes dans l'agronomie? je ne pense pas que vous soyiez dans une assoc écologiste à première vue?" Je suis agronome et écologiste dans le sens que je pense que toutes les techniques ont des intérêts et des inconvénients et qu'il faut les associer judicieusement pour produire mieux. Prôner uniquement le bio est une aberration, sauf pour ceux qui ont les moyens de se l'offrir et le client est roi, n'est ce pas? Prôner une agriculture raisonnée associant OGM (quelquefois, pas toujours), engrais adaptés, réduction des pesticides, choix de façons culturales adaptées est surement la solution...le problème c'est que ce n'est pas médiatique.

Yves F. Lyon | 19 mars 2006 à 22h01
 
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réponse à Yves

en tout cas, merci Yves pour cette réponse
dont j'apprécie la modération, et les explications.
Même si je ne rejoins pas votre point de vue, j'apprécie d'avoir un échange avec quelqu'un d'un avis contraire au mien et dans le respect.
Avec quelqu'un du même avis, la discussion est vite consensuelle et facile;

Personellement, si vraiment les OGM pouvaient "dépolluer" ou permettre moins de pollution, sans provoquer d'autre type de pollution je serais probablement pour,
mais je reste très sceptique sur ces points comme pour le fait que cela permette d'utiliser moins de pesticides ou d'avoir de meilleurs rendements: cela est contesté.pour la première affirmation.(cf courrier international du 07/03 par exemple pour les chiffres d'utilisation d'herbicides en Argentine qui ont doublé). bon, c'est encore des sources de journaliste, mais bon, la question se pose en tout cas, et les réponses ne semblent pas faire l'unanimité.
Par aileurs, j'ai vu l'avis du CCFD (ce n'est qu'un organisme dans le domaine de l'aide au développement,y en a d'autres j'ai pas fait le tour), sur la question des OGM, et ils sont très clairs sur la question:

je cite : "le système des brevets, très utilisé pour les semences OGM, rend les agriculteurs totalement dépendants des grands groupes industriels. les paysans qui ont recours aux semences "brevetées" ne peuvent plus utiliser le produit de leurs récoltes pour réensemencer leur champs. Ceux qui passent outre sont susceptibles d'être poursuivis en justice par les entreprises détentrices des brevets. Une telle stratégie met en péril l'autonomie de millions de paysans dans le monde et constitue un danger qui menace leur existence même. plus loin: les paysans doivent pouvoir compter sur la mobilistaion des sociéts civiles du nord et du sud , notamment les associations et syndicats de paysans pour défendre leurs droits."

et quand je me positionne contre les OGM, c'est aussi pour eux, et non pas seulement pour moi.

Aussi, je veux bien croire que vous êtes de bonne foi pour votre exemple de l'Afrique du Sud; mais j'accorde quand même du crédit aux organismes qui sont spécialisés dans l'accompagnement des populations en détresse, et qui en plus, ont vraiment une politique porteuse de projet et non d'assistanat.
Ils recherchent justement à combattre les causes structurelles des problèmes des pays pauvres, plutôt que faire des actions à priori pour aider, mais qui peuvent avoir un impact secondaire négatif. (type par exemple les distributions alimentaires gratuites qui parfois ruinent les producteurs locaux en déstabilisant le marché) . (Tout dépend du pays, il ya aussi des cas où cela peut être au contraire bénéfique, mais il faut voir tout le contexte).

voilà , à la prochaine fois peut-être pour un autre échange.

Josée;

savoie | 19 mars 2006 à 23h41
 
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réponse à Yves

en tout cas, merci Yves pour cette réponse
dont j'apprécie la modération, et les explications.
Même si je ne rejoins pas votre point de vue, j'apprécie d'avoir un échange avec quelqu'un d'un avis contraire au mien et dans le respect.
Avec quelqu'un du même avis, la discussion est vite consensuelle et facile;

Personellement, si vraiment les OGM pouvaient "dépolluer" ou permettre moins de pollution, sans provoquer d'autre type de pollution je serais probablement pour,
mais je reste très sceptique sur ces points comme pour le fait que cela permette d'utiliser moins de pesticides ou d'avoir de meilleurs rendements: cela est contesté.pour la première affirmation.(cf courrier international du 07/03 par exemple pour les chiffres d'utilisation d'herbicides en Argentine qui ont doublé). bon, c'est encore des sources de journaliste, mais bon, la question se pose en tout cas, et les réponses ne semblent pas faire l'unanimité.
Par aileurs, j'ai vu l'avis du CCFD (ce n'est qu'un organisme dans le domaine de l'aide au développement,y en a d'autres j'ai pas fait le tour), sur la question des OGM, et ils sont très clairs sur la question:

je cite : "le système des brevets, très utilisé pour les semences OGM, rend les agriculteurs totalement dépendants des grands groupes industriels. les paysans qui ont recours aux semences "brevetées" ne peuvent plus utiliser le produit de leurs récoltes pour réensemencer leur champs. Ceux qui passent outre sont susceptibles d'être poursuivis en justice par les entreprises détentrices des brevets. Une telle stratégie met en péril l'autonomie de millions de paysans dans le monde et constitue un danger qui menace leur existence même. plus loin: les paysans doivent pouvoir compter sur la mobilistaion des sociéts civiles du nord et du sud , notamment les associations et syndicats de paysans pour défendre leurs droits."

et quand je me positionne contre les OGM, c'est aussi pour eux, et non pas seulement pour moi.

Aussi, je veux bien croire que vous êtes de bonne foi pour votre exemple de l'Afrique du Sud; mais j'accorde quand même du crédit aux organismes qui sont spécialisés dans l'accompagnement des populations en détresse, et qui en plus, ont vraiment une politique porteuse de projet et non d'assistanat.
Ils recherchent justement à combattre les causes structurelles des problèmes des pays pauvres, plutôt que faire des actions à priori pour aider, mais qui peuvent avoir un impact secondaire négatif. (type par exemple les distributions alimentaires gratuites qui parfois ruinent les producteurs locaux en déstabilisant le marché) . (Tout dépend du pays, il ya aussi des cas où cela peut être au contraire bénéfique, mais il faut voir tout le contexte).

voilà , à la prochaine fois peut-être pour un autre échange.

Josée;

savoie | 19 mars 2006 à 23h44
 
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Re:réponse à Yves

"Personellement, si vraiment les OGM pouvaient "dépolluer" ou permettre moins de pollution, sans provoquer d'autre type de pollution je serais probablement pour,
mais je reste très sceptique sur ces points "

Je suis biologiste et écologiste (je préfère me présenter avant afin d'avoir un minimum de crédit... )

J'aimerais comprendre pourquoi les gens assimilent OGM et alimentation... ? Les Organismes Génétiquement Modifiés ne sont pas uniquement destinés à être "dégustés"...
Certains OGM ont une vocation écologique : des chercheurs de l'INRA d'Orléans mettent au point des peupliers transgéniques qui ont moins de lignine. Ils sont financés par l'industrie du papier. Il faut savoir que faire du papier pollue car pour qu'il soit blanc et "solide", il faut éliminer cette lignine avec des produits chimiques (très polluants). Moins de lignine = moins de produits chimiques de traitements = moins de pollution...

Pour aller dans le sens d'Yves, je pense réellement que le "grand public" n'est pas assez informé ou alors pas de façon objective...
Les associations telles que Greepeace ou les altermondialistes ne font pas avancer le débat car ils semblent imperméables à tout débat... Ils font vraiment avancer les choses dans certains cas car il faut se battre, mais ici il ne s'agit pas de bloquer des pétroliers ou de sauver les bébés phoques, il faut que les gens se fassent leur propre opinion avec des informations objectives et scientifiques (arrêtons la démago pour une fois...). Les "non-scientifiques" ne sont pas stupides pour autant et ils n'ont pas besoin que l'on leur "prémache" les infos. !! Surtout si c'est fait par des journalistes peu scrupuleux qui préfèrent faire du chiffre (et raconter ce que les gens ce qu'ils attendent ) au lieu de réellement informer...

Sur ce...

Maï | 31 mai 2006 à 18h24
 
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Re:Re:Enfin un cadre juridique

Je vais passer pour un anti-OGM à tout crin. Et pourtant soyez-en certains, je reste persuadé qu'on peut faire de grandes choses en génie génétique...


Juste une petite réflexion sur un exemple, celui du maïs BT.

Avantage "énorme" il produit son propre insecticide... Ah, ben c'est bien, on peut alors éviter d'en épandre... Oui, sauf que la molécule produite, censée lutter contre la pyrale du maïs est produite par tout le plant, et ce tout au long de sa vie. Au total, bien plus de pesticide est rejeté dans l'environnement que pour un maïs "traité". Ceci a un large impact sur l'écosystème...

- Les abeilles qui sont quand même là pour polliniser, en subissent les conséquences... Imaginez, plus d'abeilles... Plus d'agriculture, plus d'humanité. M'enfin c'est sans doute un détail... Je ne parle pas des effets sur d'autres insectes, animaux, l'empoisonnement du sol, et les conséquences tout au long des diverses chaînes alimentaires associées.

- La pyrale semble s'accoutumer à la substance BT. Simplement parce que au lieu d'être exposée ponctuellement par traitement humain, elle est exposée en permanence. Ceci donne des individus résistants par simple sélection naturelle. Le but originel de cet OGM semble donc en passe de se révéler inefficace à terme.

- Enfin, l'homme lui aussi en subit les effets. Au moment de la pollinisation entre autres, où les riverains peuvent absorber la substance par voie aérienne l'intermédiaire des pollens. Bien évidemment aussi en consommant les graisses des animaux ayant été nourris par cette variété.

Je ne suis pas scientifique, mais je suis très curieux, j'essaie de me documenter, et il me semble que ce maïs a reçu une approbation de la Communauté Européenne dans des circonstances pour le moins troublantes. Disons que les résultats étaient incomplets, le principe de précaution inexistant, mais comme il était destiné à l'alimentation animale...

J'essaie de ma baser sur des principes simples. La nature fait merveilleusement bien les choses. Nous pouvons faire beaucoup si nous allons dans son sens. Je ne suis absolument pas contre la recherche scientifique, bien au contraire. Mais je souhaiterais que les études d'impact effectuées ne soient pas aussi simplistes.

Les mécanismes imbriqués d'un écosystème demanderaient de prendre en compte des dizaines de milliers de paramètres. Au lieu de celà, les études d'impact montrent bien un aspect hyper simpliste tout à fait caractéristique de notre vision à court terme...

Autre élément de réflexion : certaines méthodes d'agriculture (semis directs, culture sous couvert, etc) permettent d'arriver à des résultats presque aussi bons que les résultats actuels, en polluant moins, en favorisant l'absorbtion de CO2 par la terre au lieu de rejet, en consommant moins de gasoil, moins d'engrais, en permettant de presque supprimer l'usage de pesticides, et en demandant moins de travail...

Alors pourquoi continuer à vouloir chercher des solutions hasardeuses alors que nous n'avons pas encore réussi à "optimiser" en faisant avec ce que la nature nous donne ? Pourquoi toujours vouloir dominer, transformer, détruire, alors qu'il suffit parfois d'observer, comprendre pour mieux intégrer ?

Le chemin que nous suivons est celui de la destruction de la biodiversité. Mais un jour il sera trop tard pour reculer, trop tard pour comprendre. Peut-être nous faudra-t-il alors créer des OGM de remplacement ? Saurions-nous recréer des écosystèmes complets ? Arrêtons de rêver... C'est pas pour demain !

On peut certainement développer et utiliser certains OGM, je reste persuadé de l'utilité de la recherche scientifique en ce sens.


Le problème est uniquement un problème de marché. Une demande de rentabilité immédiate aux investissements effectués. Si on prenait le temps de faire de vraies études d'impact sur l'environnement (pas seulement sur la consommation par exemple), ou même si les résultats de certaines études effectuées n'étaient pas faussés ou tronqués, si on acceptait le fait qu'il faille abandonner certains projets qui s'avèrent nocifs pour l'environnement, on finirait par aboutir à des résultats viables.

Evidemment c'est un travail beaucoup plus long et moins rentable à court terme.

Kikool | 01 décembre 2007 à 20h43
 
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Droit du choix

Tout ce que vous dites peut être de bonne ou de mauvaise foi. Tout comme ce que disent les autres sur ce forum. Ce qui m'importe moi, citoyen consommateur, c'est mon droit de choisir en toute liberté et connaissance de ce qu'il y a marqué sur les étiquettes des produits qu'on me propose d'acheter en magasin. Exemple : je veux faire une bonne cure et m'empiffrer d'OGM. Malheureusement je n'en trouve dans aucun hypermarché.Mieux, lorsque je me renseigne aux différents vendeurs, on me répond que je peux trouver des rayons "bio", des rayons "équitables", des rayons "verts", tout cela bien étiqueté partout là ou il faut mais que le seul fait de chuchoter le sigle "OGM" fait fuir la clientèle. Que dois-je faire pour une bonne ventrée de transgéniques ?
Deuxième exemple : Je ne veux absolument pas ingurgiter de viande, de lait, d'oeufs issus d'animaux nourris aux OGM. Même si c'est complètement incohérent pour vous, c'est tout de même mon droit non ? Comment faire, puisque sur aucun de ces produits il n'y a d'étiquettes me l'indiquant alors que dans nos ports de commerce chacun sait que 70 à 80% des importations de céréales pour nourrir les animaux sont OGM. Inquiétant pour nos libertés je trouve . javascript:add_smilley('');

Saint Thomas | 11 mars 2008 à 16h24
 
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