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Incinérateur d'Ivry : double recours contre le permis de construire et l'autorisation d'exploiter

Déchets  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

L'association Zero Waste France et le Collectif 3R annoncent, lundi 25 mars, avoir déposé deux recours devant le Tribunal administratif de Melun contre la première phase du projet de reconstruction de l'incinérateur de déchets d'Ivry-Paris 13 par l'Agence métropolitaine des déchets ménagers (Syctom). Ces deux recours sont dirigés contre le permis de construire et l'autorisation d'exploiter l'installation délivrés par le préfet du Val-de-Marne.

"Le projet de reconstruction de l'usine d'Ivry a été pensé et dimensionné par le Syctom au tout début des années 2000. Pourtant, la réglementation a considérablement évolué ces dernières années", expliquent les deux ONG qui mettent en avant les objectifs fixés par la loi de transition énergétique de 2015 et le paquet "économie circulaire" de l'Union européenne de 2018. "Plus de la moitié des déchets actuellement brûlés dans les usines d'incinération sont en réalité recyclables ou compostables et jusqu'à 75 % pourraient l'être dans les prochaines années", explique Flore Berlingen, directrice de Zero Waste France.

En outre, les deux associations, qui ont publié un plan alternatif de baisse des ordures ménagères dénommé "Plan B'OM", estiment ce projet contraire aux aspirations citoyennes. "L'enquête publique sur la première phase du projet a recueilli des milliers d'avis et commentaires négatifs", font-elles valoir. En septembre dernier, la commission d'enquête a toutefois rendu un avis favorable sur le projet de reconstruction. Le Syctom a indiqué dans la foulée qu'il suivrait les recommandations émises par la commission et qu'il invitait les collectivités adhérentes à prendre en compte les douze actions listées dans le plan B'OM pour contribuer à réduire les déchets.

La première phase du projet, dont la mise en service est prévue pour 2023, vise à remplacer l'usine d'incinération actuelle, d'une capacité de 730.000 tonnes, par une "unité de valorisation énergétique" d'une capacité de 350.000 tonnes. Cette dernière sera complétée par une unité de valorisation organique, sur laquelle l'Autorité environnementale avait déploré le manque d'information, et qui ne devrait être achevée qu'en 2027.

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