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L'agroforesterie appliquée à la viticulture, ça marche !

Didier Barral, vigneron bio à Lentheric (Hérault) a opté pour un système de polyculture-élevage. Il a délimité ses vignes de haies pour lutter contre l'érosion des sols, protéger la biodiversité et la zone de captage d'eau.

Reportage vidéo  |  Agroécologie  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
L'agroforesterie appliquée à la viticulture, ça marche !

Réduction des besoins en produits phytosanitaires, séquestration du carbone, protection de la biodiversité, purification et stockage de l'eau, lutte contre l'érosion des sols… Les avantages des pratiques agroforestières - consistant à associer des arbres et des cultures sur une même parcelle - sont nombreux. Ils s'inscrivent dans la transition agro-écologique défendue par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll depuis fin 2012 et peuvent bénéficier des soutiens agro-environnementaux de la Politique agricole commune (PAC).

En France, l'agroforesterie se développe : 3.000 à 4.000 hectares supplémentaires sont implantés chaque année. Un recensement de 2008 comptabilisait près de 170.000 ha d'agroforesterie "traditionnelle" mis en place par 45.000 agriculteurs, selon l'association française d'agroforesterie. Didier Barral, vigneron bio à Lentheric (Hérault) figure parmi ces exploitants. Son Domaine Léon Barral a été lauréat des trophées de l'agriculture durable 2012 remis par le ministère de l'Agriculture.

Ce vigneron a reconstitué autour de ses vignes un système de polyculture-élevage bio pour favoriser la vie (faune auxiliaire) et la perméabilité des sols et protéger l'aire de captage d'eau potable située sur son exploitation. L'herbe fait bon ménage avec les cèpes de vignes qui alimentent un troupeau bovin qui lui-même alimente la terre… Récemment, l'exploitant a décidé d'aller plus loin en investissant dans l'acquisition de 5.500 plants d'arbres sur ces parcelles. Entre deux et trois hectares de vignes doivent être arrachés pour laisser place au développement des haies, soit 80.000 euros en moins de chiffre d'affaires. Le projet a bénéficié d'un financement conjoint de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse et du fonds européen agricole pour le développement rural (Feader).

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