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Actu-Environnement

Les Chambres d'agriculture s'opposent à certaines mesures du Grenelle

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon et rendu public le 28 juillet, Luc Guyau, président des Chambres d'agriculture, déclare ne pas partager les propositions législatives du gouvernement relatives au Grenelle de l'Environnement.

Les Chambres d'agriculture ne peuvent pas partager les propositions législatives visant à instaurer des servitudes de bandes enherbées le long des cours d'eau, à rendre opposable la trame verte et bleue, à imposer l'agriculture biologique dans les aires de captage d'eau potable, à conférer aux agences de l'eau un droit d'expropriation ou encore à permettre à ces dernières de résilier les baux ruraux dans les zones humides, affirme Luc Guyau.

Les Chambres d'agriculture s'opposent également aux modifications concernant les redevances versées par les agriculteurs aux Agences de l'eau et prévues dans le projet de loi de Finances 2009. La forte augmentation du coût de l'énergie conduit déjà à une hausse significative du coût des intrants, explique-t-il.

Les Chambres d'agriculture demandent en outre le maintien des objectifs d'incorporation de biocarburants et des mécanismes de soutien afférents.

Celles –ci cherchent à concilier la production agricole avec les enjeux environnementaux et sociaux et à promouvoir une gestion équilibrée des territoires, qui passe notamment par la préservation des espaces agricoles, souligne le Président des Chambres d'agriculture.

Les propositions des Chambres d'agriculture

Luc Guyau a également joint à sa lettre, en annexe, les propositions des Chambres d'agriculture à partir de la traduction législative.

Concernant le projet de loi Grenelle 1, le Groupe Chambres d'agriculture propose notamment d'afficher plus fortement la volonté de limiter la consommation des surfaces agricoles et naturelles, de prévoir des incitations financières pour l'amélioration de l'efficacité énergétique également des bâtiments à usage économique, ou encore de favoriser les politiques contractuelles et ne pas rendre opposable la future trame verte et bleue.

Concernant le projet de loi Grenelle 2, Luc Guyau propose notamment une reconnaissance de la contribution des Chambres d'agriculture au développement durable des territoires ruraux et des exploitations agricoles, à la préservation des ressources naturelles et à la lutte contre le changement climatique en l'inscrivant dans le code rural.

Le projet de loi relatif au Grenelle sera examiné par le Parlement à partir du 7 octobre.

Réactions11 réactions à cet article

 
Houla moi j'veux ben être écolo

mais j'veux pas qu'ca m'coute !

Je vois que les chambres d'agriculture ne veulent pas se réveiller ! dommage car il y a un sacré challenge à relever.
Quand je vois que certains agriculteurs (je sais, pas tous ... et faut pas généraliser) se permettent de spéculer sur le prix des denrées alimentaires comme le maïs et que d'un autre coté ils sont subventionner sur l'eau et leur production, ca me donne pas une très belle image ...

StephG | 31 juillet 2008 à 15h28
 
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intérêts particuliers vs intérêt général

Les chambres d'agriculture doivent absolument sortir du vieux schéma "défendons au maximum l'intérêt de nos agriculteurs (non bio)" au profit d'un nouveau schéma "soyons promoteur d'une véritable forme d'agriculture durable qui satisfait l'intérêt général". Les mesures du Grenelle énoncées dans cet article me paraissent bien répondre à l'intérêt général et les chambres d'agriculture doivent donc les soutenir ou les améliorer si nécessaire.

Redge | 31 juillet 2008 à 19h37
 
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josé bové vite

pendant combien de temps la fnsea va t'elle continuer a se foutre de la figure des français, comment peut on tenir de tels propos a l'heure actuel ils se sentent tellement forts qu'ils ne prennent méme pas la précaution de réserver ce genre de discours aux couloirs de l'assemblée.Il vaut mieux en rire il ne doute vraiment de rien,j'attends avec impatience la réponse de notre super ministre de l'agriculture industrielle dont la réponse ne devrait pas etre bien différente de celle apportée aux problémes de la péche(subvention,et hausse des quotas)

lionel gaulier | 01 août 2008 à 09h11
 
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Pitié pour la nature

Non, ils n'ont aucune pitié pour les plantes, les fleurs sauvages, les papillons, les petits lapins, les escargots,et même leurs mouflets, s'en soucient-ils ? L'avenir de nos gosses les laissent froids, leurs profits immédiats sont trop importants pour ces gens là, sans doute qu'il leur manque une case, celle de la refléxion....Entre parenthèse, ça fait des années que les bandes de verdure existent en Suisse,pays plus grand que la France,comme tout le monde sait...

Sylphe6 | 13 août 2008 à 20h19
 
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scandaleux

Ne peut on pas faire visiter des services de cancérologie et autres à ces agriculteurs froids ?
Ici , en bretagne nord , ce sont les porcheries concentrationnaires qui nous pourissent l'air ,l'eau et la dignité , et on ne sait pas quoi faire pour changer les mentalités arriérées et profiteuses .
Courage à tous ceux qui veulent un minimum de respect de la nature et de l'homme !

bretonécoeuré | 16 août 2008 à 13h33
 
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"Défenseur" de la nature

On le sait bien, les exploitants agricoles en culture intensive sont bien les premiers défenseurs de la nature.

Il y a 25 ans , ma grand mère criait après son fils qui traitait les bas coté des routes à grand renfort d'herbicides et ne laissait donc pas pousser les pissenlits pour les lapins de sa mère.
Il y a un an, un "défenseur de la nature" a planté du maïs OGM en plein centre du parc du Gatinais (seine et marne, essonne), aucune autorité à bougé le petit doigt.

Monsieur le président de la FNSEA, il semble donc que vous revendiquer la participation à la défense de la nature (en échange d'incitations financières) alors comment appelez vous les acteurs et consommateurs de produits bio?

Nature....ellement pas des vôtres monsieur le Président de la FNSEA.

Michel

Michel | 21 août 2008 à 18h45
 
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pendule à l'heure

1985 le lycée agricole privé de St georges de Reintembault avec l'AGRO-rennes expérimentait la formation Gestion du patrimoine Naturel. Suite : l'étude sur site en finistére avec le suivi de la DDA29, des conseillers Chambre29, de la CUMA29, L'ONF, le CEDRE, Le conservatoire du Littoral, la SPNB, Eaux et Rivières de Bretagne etc... du référentiel métier Ouvrier de l'Environnement Rural donnant lieu à la création de la premiére ETER (Entreprise de Travaux de L'Environnement Rural)pouvant intervenir par convention sur les territoires privatifs et intercommunaux de facon globale et durable. Obstacle : en voulant créer un véritable débouché aux jeunes en formations agricoles EAE et GPN, aux RMI en insertion chantier environnement en répondant à un besoin réel utile à la société, les promoteurs du projets se sont retrouvés devant l'obstacle du même obscurantisme de défense corporatiste des asso de défenses de l'environnement, de l'insertion, du BTP, de la DDE, du JEV, des verts, mlangés avec des élus locaux exploitant de TUC-CES-RMI à bas prix, n'admettant pas que les agriculteurs premiers gestionnaires responsables ayant la préocupation de l'équilibre environnement-production puissent avoir la liberté d'opposer le principe de subsidiarité reconnu comme premier par l'Europe et les Droits de l'Homme. Petite preuve : cherchez avec un BTS agricole Gestion Patrimoine Naturel un emploi sur le site officiel de l'ANPE, il n'y a pas de rubrique environnement hors celui de la cité en passant par le BTP; ceci en dit beaucoup sur l'approche des attentes du rat des villes sur celles du rat des champs. En fait à Grenelle est ce un Eden/sphére ou un espace partagé dont vous avez parlé. GJdeV RMI

jarnouen | 25 août 2008 à 15h15
 
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quand va-t-on se réveiller en France

Je viens de lire tous ces messages et je me demande quand va-t-on se réveiller en France ? Car si nous tous les consommateurs nous nous rassemblions je pense que nous pourrions remettre en place la FNSEA Cela fait des années que tous ces messieurs se fichent de notre santé et de l'avenir de la Terre, je pourrais-t-on pas pour une fois se mettre d'accord et faire une manifestion sur la France entière contre ces agriculteurs qui ne respecte rien.
L'engrais et les pesticides ne sont pas assez chez il faudrait tripler le prix peut-être que cela ferait réfléchir certains, mettre une amende sévère chaque fois qu'un agriculteur passe sur un cours d'eau même petit avec son lisier ou ces pesticides, à l'heure d'Internet et du contrôle possible sur les terres des agriculteurs qu'est-ce que l'on attend que tout soit irréméridiablement polué ?

chomets | 25 août 2008 à 20h15
 
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Re:quand va-t-on se réveiller en France

Dire "ces agriculteurs" c'est trop facilement généraliser et mettre dans le mëme sac le céréalier US, l'éleveur de kangourou australien etc... et le producteur bio qui vend sa douzaine d'oeufs sur le marché de Candé ou l'africain fier des trois pousses de manioc ramenées à sa famille. Les membres de la FNSEA comme ceux des autres syndicats agricoles sont soumis aux mêmes régles de protection de l'environnement et contrôle des services spécialisés concernés, connaissez vous le code rural ? Vous parlez des consomateurs bien, les agriculteurs sont autant "consomateurs" que l'ensemble de la population. Question : La gestion et la protection du patrimoine naturel a un coût seriez vous d'accord comme cela est admis pour l'automobile par exemple, que ce coût soit répercuté dans celui de la production afin de permettre la rénumération des personnes travaillant à l'entretien de la nature ? S'il y a une manifestation à proposer c'est de faire en sorte qu'il n'y ai plus un seul RMI qui travaille gratuitement à la sauvegarde de l'environnement pour le bien être de tous et l'enrichissement des vendeurs de randonnées, de plages, de loisirs verts, de salons sur l'eau ou le vent, de fondations internationales de sauvetage de la planéte etc... Je vous conseille entre autres deux pistes de réflexion le site net "Bretagne.environnement" et le Réseau "Pax-Christi-environnement", cela vous évitera peut-être de mordre la main qui vous nourrit.

Jarnouen | 27 août 2008 à 11h57
 
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Re:quand va-t-on se réveiller en France

Je pense que si effectivement tous les consommateurs dans la possibilités de le faire (et il y en a tout de même beaucoup) se mettaient à acheter sur les marchés aux petits producteurs bio leurs fruits, légumes et viande... Ce serait le meilleur moyen de répondre à la FNSEA.
3.20 euros/kg de tomates coeur de boeuf sur le marché et AB / plus de 4 euros les mêmes non AB en supermarché....

1,80 euros/12 oeufs (bon pas bio mais d'un petit rpoducteur et fermiers) contre 2,40 euros les 12 oeufs fermiers en supermarché...

Que tout le monde s'y mette ...
A bon entendeur !

Nat | 27 août 2008 à 12h46
 
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Re:Re:quand va-t-on se réveiller en France

Bon entendeur nous parlons environnement. Les paysages que nous connaissons sont des paysages intelligents dessinés par la fonction primaire de nourrir les populations selon le sol où l'on est ex : les rizières en terrasses d'asie. Ici, en france il faut tenir compte de l'expansion urbaine, des voies de communications, des choix climatologiques et de ceux des marchés pour sans cesse revoir les possibilités de productions. La question pour le Grenelle (que j'ignore n'étant pas de la FNSEA) est celle sans doute d'essayer de trouver le meilleur équilibre permettant à notre pays de garder une autosuffisance synonyme d'indépendance et de possibilité d'exportation. La gestion de l'environnement est indissociable du territoire où elle se situe, il est toujours possible de faire la culture de la ceinture dorée dans la Beauce mais est-ce raissonnable ? Revenant au sujet de la gestion du patrimoine naturel regardez la travail de l'ONF et essayez de le reporter sur l'espace rural cultivé. Vous ne pouvez dire bio si l'ensemble du territoire a l'échelon territoire-pays rural n'est pas lui-même dans une gestion globale et durable de l'environnement. Les chambres d'agricuture éditent des fiches de gestion de l'environnement région par région, territoire par territoire qui sont en France les plus variés d'Europe, consultez les et proposez des moyens de mise en oeuvre. On parle d'un label qualité pour les eaux de baignades qui sont aussi changeantes que les nuages. Posez la question d'un label qualité territoire-pays qui permetterait de valoriser le bio comme les autres formes de production; à quoi rime le label poulet de X, vin de X, fromage de X si tout-autour les pavillons de banlieu dégorgent leurs lessives dans les ruisseaux et que des sacs ou bouteilles en plastique viennent s'ajouter aux décharges sauvages fruits vénéneux de la société des consommateurs insouciants ?

Jarnouen | 27 août 2008 à 15h12
 
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