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Les énergies renouvelables prouvent leur compétitivité et leur adaptabilité au réseau

Les énergies renouvelables continuent leur forte progression à travers le monde. De plus en plus compétitives, elles prouvent aussi qu'elles peuvent s'affranchir des moyens de production de base, grâce à des réseaux plus flexibles.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Les énergies renouvelables prouvent leur compétitivité et leur adaptabilité au réseau

La capacité mondiale installée en énergies renouvelables a atteint un nouveau record en 2016, avec 161 GW supplémentaires, souligne le réseau REN 21 dans son nouveau rapport annuel sur les ENR. Au total, les énergies renouvelables représentent désormais 2.017 GW. Le photovoltaïque domine toujours, représentant 47% des capacités nouvelles, suivi de l'éolien (34%) et de l'hydroélectricité (15,5%). "Toutefois, la transition énergétique ne se déroule pas assez vite pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris", alerte REN 21.

D'autant que l'année 2016 est marquée par une baisse des investissements de 23%. Ce phénomène a deux principales explications : un ralentissement au Japon, en Chine et dans les économies émergentes ainsi qu'une réduction significative des coûts des technologies.

Des ENR moins chères que le pétrole, le gaz ou le nucléaire

Poursuivant la tendance entamée l'année dernière, "les énergies renouvelables deviennent l'option la plus économique" dans un nombre croissant de pays."Des transactions récentes au Danemark, en Egypte, Inde, Mexique, Pérou et aux Emirats Arabes Unis ont vu le coût de l'électricité chuter à 0,05 dollar/KWh. Ce chiffre est bien en-dessous du coût de l'énergie fossile ou nucléaire produite dans ces pays", détaille REN 21. Le kilowattheure photovoltaïque est même passé en dessous de 0,03$ en Argentine, au Chili, en Inde, Jordanie, Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

En Allemagne, deux projets éoliens offshore ont été lauréats d'un appel d'offres alors qu'ils ne bénéficiaient d'aucune subvention publique, "se basant uniquement sur le prix de la vente en gros, démontrant de facto que les renouvelables sont l'option la plus économique".

Pourtant, les subventions aux energies fossiles et au nucléaire excèdent encore largement celles des ENR : "A la fin de l'année 2016, plus de 50 pays s'étaient engagés à éliminer les subventions aux énergies fossiles ; certaines réformes ont eu lieu mais pas en nombre suffisant".

La flexibilité permet de se passer d'une production de base

Le nouveau rapport veut également balayer une idée reçue : "La nécessité de disposer d'un ‘baseload' est un mythe. Intégrer au réseau une large quantité d'énergie renouvelable est faisable sans avoir recours à une production de base fossile ou nucléaire, le tout en garantissant suffisamment de flexibilité". Cela passe par les interconnexions au réseau, les nouvelles technologies d'information et de communication, le stockage, les véhicules électriques, les pompes à chaleur… "Ce type de flexibilité permet d'équilibrer non seulement les sources dites variables mais aussi d'optimiser le système et de réduire les coûts de production globaux. Il n'est donc en rien surprenant que le nombre de pays gèrant sans annicroche des pics atteignant un niveau de 100% renouvelables sont en progression". En 2016, ça a été le cas du Danemark et de l'Allemagne qui ont "parfaitement géré" des pics allant jusqu'à 140% pour le premier et 86,3% pour la deuxième. Sans aller jusqu'à ces niveaux, l'Uruguay et le Cap vert ont intégré des parts d'énergies renouvelables de 20 à 40%.

Accélérer dans le froid, la chaleur et les transports

Mais l'électricité monopolise le développement des energies renouvelables, au détriment des autres vecteurs énergétiques. "Les secteurs du transport, de la chaleur et du refroidissement sont encore à la traîne par rapport au secteur de l'électricité. (…) La décarbonisation du transport, basée sur les énergies renouvelables, n'est encore ni sérieusement envisagée ni une priorité", regrette REN 21.

Réactions1 réaction à cet article

 

La stratégie pro-éolienne du Danemark n'est pas applicable à la France dont le territoire est très différent, tout comme ses potentialités..

L'effort devrait porter sur l'hydrolien maritime et fluvial, tout en continuant d'exploiter l'énergie des barrages . Et sur le géothermique, en plus du négawatt (isolation incluse) et du solaire.

Au passage : il semblerait que Hulot n'est pas pour l'éolien. Un bon point, monsieur le ministre d'état. Ephémère ?

Sagecol | 08 juin 2017 à 08h28
 
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