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Lutte contre le mercure : la convention internationale de Minamata entrera en vigueur le 16 août

Risques  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

La ratification par l'Union européenne et sept de ses Etats membres (Bulgarie, Danemark, Hongrie, Malte, les Pays-Bas, la Roumanie et la Suède) a déclenché le 18 mai l'entrée en vigueur de la convention internationale de Minamata visant à réduire l'exposition au mercure.

Adoptée en octobre 2013 à Kumamoto (Japon), cette convention vise à protéger la santé humaine et l'environnement contre les rejets anthropiques de mercure et de ses composés. Elle est signée aujourd'hui par 128 pays. Cette 50ème ratification de la convention déclenche son entrée en vigueur "dans les 90 prochains jours", s'est félicité le Programme des nations unies pour l'environnement (Pnue). Elle sera donc effective le 16 août 2017 et deviendra juridiquement contraignante pour les pays parties à la convention.

La convention prévoit notamment d'interdire les nouvelles mines de mercure, d'éliminer progressivement les mines existantes, de réduire les émissions et l'utilisation du mercure, y compris dans les amalgames dentaires. "C'est la première convention internationale de la décennie liée à l'environnement et à la santé. Elle engage les gouvernements à prendre des mesures spécifiques pour assurer le contrôle de la pollution au mercure d'origine humaine", a souligné le Pnue.

Près de 8.900 tonnes de mercure sont émises chaque année dans le monde. Elles peuvent être émises naturellement par l'érosion des roches contenant du mercure, les feux de forêts et les éruptions volcaniques. "Mais les émissions les plus significatives viennent de procédés d'origines humaines comme la combustion du charbon et les activités d'extraction minière artisanale et à petite échelle de l'or", a rappelé le Pnue. L'extraction minière à elle seule menace jusqu'à 15 millions d'ouvriers dans 70 pays différents, y compris les enfants qui y travaillent.

La France a publié, fin juillet 2016, la loi autorisant sa ratification. Elle "déposera ses instruments de ratification dans les prochaines semaines", a indiqué le ministère des Affaires étrangères, en saluant son entrée en vigueur.

Selon la Commission européenne, l'amalgame dentaire est la deuxième utilisation du mercure dans l'Union européenne. A partir de juillet 2018, un nouveau règlement européen interdira le recours à l'amalgame dentaire dans le traitement des dents de lait, des enfants de moins de 15 ans et des femmes enceintes ou allaitantes. "Le nouveau traité mondial sur le mercure contribuera à protéger des millions de personnes, dans le monde entier, contre l'exposition à ce métal lourd toxique. (…).Il s'agit là d'un grand succès de la diplomatie verte de l'UE, qui souligne l'engagement de l'Europe en faveur d'actions déterminées et concertées à l'échelle internationale", s'est réjoui Karmenu Vella, commissaire européen chargé de l'environnement, des affaires maritimes et de la pêche.

La première conférence des Etats parties à la convention se tiendra à Genève, en Suisse, du 24 au 29 septembre prochain.

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