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Actu-Environnement

La restauration rapide veut lutter contre l'abandon des emballages sur la voie publique

L'AMF et le Snarr ont signé une charte afin de lutter contre l'abandon sur la voie publique d'emballages issus de la restauration rapide. Ce programme d'action lancé par McDonald's est déjà expérimenté dans les villes de Dijon et d'Albert.

Déchets  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
L'Association des maires de France (AMF) et le Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide (Snarr) ont signé le 21 octobre une charte afin de proposer aux maires et aux entreprises de restauration rapide un programme d'actions visant à réduire les emballages abandonnés sur la voie publique.

Jacques Pélissard, président de l'AMF, a souligné que 98% de la population habitait dans des communes ayant le dispositif Eco-emballages mais qu'un pan entier restait, le secteur des déchets abandonnés sur la voie publique. Avec l'expansion de la restauration rapide et de la vente à emporter, les modes de consommation des gens et des jeunes en particulier sont de plus en plus nomades, a déclaré Jean-Paul Brayer, président du Snarr, ce qui explique l'abandon massif de boîtes à sandwich en carton, de couverts en plastique ou gobelets sur la voie publique ou dans la nature. Cet abandon occasionne également de nombreuses ''nuisances'' et des contraintes de nettoyage pour les collectivités.

La charte de ''Lutte contre l'abandon des emballages de la restauration rapide sur la voie publique'' est le fruit d'une concertation conduite en 2007 par McDonald's France, fortement concerné, et le Ministère en charge de l'Ecologie avec des collectivités locales, Eco-Emballages, l'Ademe mais aussi des associations environnementales, des producteurs d'emballage et des distributeurs.

La concertation a permis de dégager un programme d'action autour de quatre axes, repris dans la charte : des emballages moins nombreux et moins volumineux, des poubelles mieux adaptées aux nouveaux modes de consommation, une collecte des déchets plus visible du public et une communication à destination des clients et enfants.

Ce programme d'action est testé depuis juillet 2008 par McDonald's dans deux villes pilotes : Albert (Somme) et Dijon (Côte d'Or). 90% des emballages et accessoires du restaurateur sont en papier-cartons et fibres d'origine recyclée. 10% sont en plastique. Les bioplastiques produits à partir de ressources renouvelables comme les polymères d'origine végétale, ne sont pas à l'ordre du jour car ils sont difficiles à valoriser et résistent mal à la chaleur, explique Delphine Smagghe, Directrice Environnement et Développement durable chez McDonald's France.

Des poubelles ont été placées à la sortie des parkings des restaurants McDonald's dans les villes d'Albert de Dijon. Des tournées de ramassage des déchets abandonnés sont quotidiennement assurées par les équipes aux alentours des restaurants tandis que ceux retrouvés sur les voies publiques et dans la nature sont collectés par les services de propreté des communes.

Enfin, un dispositif local de communication (affiches, tracts, communication sur les emballages de vente à emporter) a été développé pour rappeler aux clients ce qui devrait être une évidence : jeter les déchets dans les poubelles! Une campagne télévisuelle de sensibilisation est prévue en 2009, date à laquelle McDonald's envisage de déployer ce programme à l'ensemble de ses restaurants de France.

Dans le cadre de la charte, l'AMF et le Snarr s'engagent à prendre des dispositions à l'échelle nationale pour réduire les emballages abandonnés sur la voie publique. Cette charte nationale sera déclinée en chartes locales, selon M. Pélissard, qui a indiqué que Paris, Marseille et Nantes étaient déjà prêtes à la signer. Le président de l'AMF a également insisté sur la nécessité de mettre en place le tri sélectif dans les entreprises de restauration rapide.

Réactions13 réactions à cet article

 
boites à vide grassement...sous-estimées

Non rassasiés de se débarrasser de cette néfastefood infraculturelle,ils permettaient aussi de "cultiver" d'une certaine facon le mythe Mac do en encourageant "les jeunes principalement ..."-ca fait sourire gentment-à propager leur impotente publicité sur le bord du trottoir.Pas seulement aux abords des parkings.
Au drive c'est synonyme de déplacement,se retrouvent les boites coffre à trésor de sauces grasses dans les fossés ,les sentiers de bords de mer ci et la.Encore intact dans leur sac crafté(la classe!)rappelle le gros sigle.
Cette multinationale a fait des bébés mais a oubliée de changer les couches tout ce temps! meme dans leurs cuisines:pas de tri.Tache difficile à l'horizon.Les recharges de coulis aux fruits sont en plastique épais:recyclage? et non dans la filière fourre tout...
Ya une feuille verte qui pousse sur leur logo gogo dans leur pub sur le coin de ma page!Avant c'était un récipient plastique?

kikaji | 24 octobre 2008 à 14h30
 
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Solution alternative

Comme pour beaucoup d'autre problèmes environnementaux, il suffit de réduire le besoin et le problème se résoudra de lui même de façon beaucoup plus simple et sûr :
- Ne plus aller dans les fast food est la meilleur façon de limiter se type de déchets,
- Plus d'emballage, plus de question d'incinération ou autre,
- Plus de nucléaire plus de problème de déchets dont la durée de vie est de plusieurs milliers d'années,
- etc. ! Il ne faut pas soigner le symptôme, mais la maladie même.

Imasens | 30 octobre 2008 à 08h36
 
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déchets et faune

Les emballages abandonnés dans la nature ont également un impact sur la biodiversité. Les associations de protection de la nature anglaises ont ainsi mis une grosse pression sur les fast-food pour qu'ils supprimment les boîtes de crèmes glacées car les hérissons, attirés par le produit laitier, restent prisonniers du couvercle plastique par où passe la paille et en meurent. Idem pour pas mal d'insectes, de mollusques et autres petits maillons indispensables de la bonne santé de l'environnement et donc de celle de l'homme.
L'accord passé en France traite-t-il de ce point ?

Jean | 30 octobre 2008 à 09h28
 
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blabla bla

Il n'y a qu'une vraie mesure efficace à mettre en place, au lieu de tout ce blabla, et après la réduction des emballages et la création d'emballages biodégradables: c'est la consigne.
ce n'est pas vrai de gaspiller comme ça l'argent public avec des mesures chères (communication etc)!: pas besoin de com avec la consigne. ca marche tout seul...

zinou | 30 octobre 2008 à 09h46
 
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à quand le retour payé

Bonjour,
Il y a un système qui permet de réduire significativement les déchets, c'est la consigne.
Sachant que les gens vont régulièrement dans les fast-food, pourquoi ne pas leur imposer une consigne sur les emballages (par exemple 2 euros en plus déductibles lors du retour) et valoriser les emballages réutilisables. Créer des verres réutilisables et que les vendeuses/eurs les demandent systématiquement. C'est ainsi que les sacs plastiques ont cédé la place aux sacs réutilisables, non?
Les verres, les emballages des frites et des hamburgers pourraient être ainsi concernés.

lapislazulli | 30 octobre 2008 à 11h15
 
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blabla bis

Effectivement c'est ce qu'on appelle de la communication environnementale..

Laure | 30 octobre 2008 à 18h15
 
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Poudre aux yeux

Encore du blabla marketing de la part de McDo. Quand vendront-il enfin de la vrai nourriture au lieu de vendre des emballage avec un peu de malbouffe grasse dedans?
La meilleure solution pour nettoyer les trottoirs est de fermer les McDo et leurs concurrents clonés.

jono | 30 octobre 2008 à 19h04
 
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Re:à quand le retour payé

Ils iraient quand même à la poubelle ces emballages. Combien de dépense énergétique cela represent-il de les fabriquer - carton, papier, encre, colle - les imprimer, les transporter, les socker et finalement les détruire? Faut arrêter le délire, non?

jono | 30 octobre 2008 à 19h08
 
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Re:Solution alternative

Oui, mais là tu es en plein délire ; c'est comme de dire qu'en supprimant les voleurs et les excès de vitesse on suprimerait les gendarmes !
Si on pousse ta logique jusqu'au bout, cela donne : si tu n'achète rien et ne consomme rien, tu résouds tous les problèmes de déchets!
Mais je suis d'accord sur deux points : vendre les produits en vrac (mais comment les transporte-t-on du magazsin à domicile ?), et la consigne qui permet de réutiliser ou de détruire l'emballage, qui n'est alors pas retrouvé sur la voie publique (ou dans les fossés). Et cette consigne, on a qu'à la facturer ... dans le produit. Je ne vois pas ce qu'il y a de compliqué à celà, Ah oui, c'est vrai, cela va nous donner du travail, alors que merde, oui, il n'y a qu'à balancer ça par la fenêtre de la voiture ....

Anonyme | 30 octobre 2008 à 22h48
 
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Re:Re:à quand le retour payé

Oui bien sûr tôt ou tard tout fini à la poubelle ou dans les WC, mais le cycle en est plus ou moins long.
Ceci dit comme le cerveau fonctionne, entre autre, par association d'idées si dans tous les lieux où les gens se rendent on arrête de leur dire ce que vous achetez (y compris l'emballage) vous pouvez le jeter après, alors les gens commenceront à penser: comment valoriser ce que j'ai dans les mains? Ou "on en fait quoi après?"
Pour la restauration rapide, il serait facile de mettre en place des sacs, verres et pailles réutilisables pour ces mêmes chaînes ou pour un usage plus personel. Comme pour les pots de moutardes et de cornichons (entre autres) qui comme ils sont jolis on les utilise pour les verres à la maison.
Allez créons une autre dynamique, ce sera plus efficace qu'une révolution!

lapislazulli | 31 octobre 2008 à 12h06
 
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Re:Poudre aux yeux

Tout à fait d'accord

nicopoum | 03 novembre 2008 à 21h44
 
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Re:Re:Solution alternative

Sans rentrer dans les détails précis de solutions, et sans revenir non plus "à la bougie", intérrogeons nous sur plusieurs points :
- le volume de déchets a t-il augmenté plus vite que l'accroissement de la population (donc de l'activité humaine) ? Je ne suis pas spécialiste des Déchets.
- si la réponse est oui, il est alors tout à fait clair que les modes de consommation/distribution sont à revoir (= réduire ou supprimer le besoin)et que la pensée et l'ingénierie doit être décalée en amont, à la source de : qu'est ce qu'on consomme et comment le consomme t-on ? Auparavant ces questions ne se posaient pas les modes de vie n'entrainaient pas de déchets. Et je pense qu'à l'époque, en France au moins, on mangeait autant à notre faim qu'aujourd'hui, mais sans les fast food !!

Imasens | 04 novembre 2008 à 06h27
 
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réponse à emballages sur voie publique - propositi

Voilà ma proposition : ce sont les parents et les enseignants qui devraient faire savoir à leurs enfants et élèves qu'il est strictement interdit de jeter "quoi que ce soit" sur la voie publique, tout en leur expliquant le pourquoi de la chose, car il ne sert à rien de faire nettoyer par les services publics (d'autant plus que quelqun devra payer la facture évidemment), sinon les jeunes notamment trouveront "normal" de jeter leur détritus dans notre belle nature, et les collectivités devront faire le nettoyage à jamais.
Merci.

merens noir | 12 décembre 2008 à 18h44
 
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