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Mine d'or : un nouveau permis de recherche délivré en Guyane

Aménagement  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Par un arrêté, paru au Journal officiel du 3 août, le ministre de l'Economie a accordé un permis exclusif de recherche d'or et de substances connexes (cuivre, argent, molybdène, platine, platinoïdes et diamant) sur les communes de Régina et Ouanary en Guyane.

Ce permis, dit "Permis Ratamina 2", est accordé à la société Sands Ressources pour une durée de cinq ans et porte sur une superficie de 49,8 kilomètres carrés. La société s'est engagée à investir un minimum de 150.000 euros sur cette durée en vue de réaliser les travaux de prospection. Dans son dossier de demande, qui date de janvier 2016, elle expliquait vouloir déployer, dans un premier temps, des méthodes d'exploration légère sur l'ensemble de la surface du permis avant de mener des travaux plus lourds (sondages à la tarière, tranchées, sondages destructifs et carottés) sur les cibles retenues. La société précisait que ce projet "ambitieux et multi-cibles" n'aboutirait probablement pas à une exploitation sous les cinq ans et que le permis de recherche ferait vraisemblablement l'objet d'une prolongation courant 2022-2023.

"Avant de pouvoir réaliser concrètement des travaux de recherche, la société Sands Ressources devra, en fonction de leur nature, de leur importance et de leur impact potentiel, déposer une déclaration ou une demande d'autorisation auprès du préfet de la Guyane", rappelle le portail gouvernemental Minéral Info. "La demande d'autorisation d'ouverture de travaux sera accompagnée d'une étude d'impact et donnera lieu à enquête publique. La décision préfectorale prendra la forme d'un arrêté fixant les prescriptions de protection des enjeux environnementaux", ajoute-t-il.

"Le gouvernement continue d'organiser la grande braderie de la forêt amazonienne", réagit de son côté le collectif Or de Question après la publication de l'arrêté. Le ministre de l'Economie a déjà délivré deux autres permis de recherche d'or en Guyane cette année : à la société Newmont LaSource en janvier et à la société Amazone Gold en avril. Il a également prolongé en mai la durée du permis d'exploitation, dit "Permis Saint-Pierre", de la Compagnie minière de Boulanger et, le 23 juillet, du permis de recherche, dit "Permis de Couriège", de la société Auplata. Une vingtaine de permis ont été accordés ou renouvelés en Guyane depuis 2015. En mai dernier, le Premier ministre et le ministre de l'Ecologie ont en revanche annoncé l'abandon du projet de la Montagne d'or à l'issue du premier Conseil de défense écologique.

Réactions4 réactions à cet article

 

Quelle merveilleuse période que le coeur de l'été pour tenter de passer en loucedé toutes sortes de textes législatifs et règlementaires ou autorisations bénéficiant à quelques intérêts catégoriels !
La technique administrative est ancienne mais n'a visiblement pas pris une ride.

Pégase | 20 août 2019 à 23h07
 
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C'est une honte, le gouvernement français se comporte ni plus ni moins comme Bolsonaro au Brésil, et tout cela au détriment des amérindiens de Guyane et de la population Guyanaise en général.

BJ50320 | 21 août 2019 à 10h04
 
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Macron et son gouvernement bradent la Guyane ce n'est pas étonnant ,sa politique fait fi de l'écologie et sert ses copains financiers

Jackper | 21 août 2019 à 19h41
 
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Il n' y a pas de mines propres, la "mine responsable" n 'existe pas ; ce concept tout droit sorti de Bercy mène à un écocide sur les terres de Guyane et à un grave problème de santé publique pour les habitants.
Pourquoi le gouvernement ne met pas de cohérence dans ses actes?(effondrement de la biodiversité, changement climatique et en même temps délivrance de permis exclusif recherche).
La révision du code minier devra prendre en compte la charte de l'environnement adossée à la constitution (merci au Président Chirac) et couper court à la poursuite d'activité des sociétés minières : pas de droit de suite après un PER, c'est indispensable!!!

Agrail | 09 septembre 2019 à 23h17
 
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