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Le mouvement HLM réaffirme sa mobilisation pour une transition énergétique

La transition énergétique sera au cœur de la semaine nationale des HLM, du 24 juin au 2 juillet. L'occasion de valoriser les actions des bailleurs sociaux en matière de rénovation et de nouveaux bâtiments exemplaires.

Bâtiment  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
Le mouvement HLM réaffirme sa mobilisation pour une transition énergétique

Pour la cinquième édition de la semaine nationale des HLM, organisée du 24 juin au 2 juillet 2017, les bailleurs sociaux ont choisi le thème de la transition énergétique et environnementale. Cette semaine est menée, chaque année, à l'initiative de l'Union sociale pour l'habitat (USH) qui représente l'ensemble des 730 organismes HLM.

Durant neuf jours, les bailleurs sociaux organiseront sur leurs territoires de nombreux évènements (débats, rencontres, forums, expositions, etc.) pour rendre "visible leur engagement en faveur de la transition énergétique et encourager les actions quotidiennes pour donner à chacun l'envie d'agir", ont annoncé les bailleurs au cours d'un point presse, le 7 juin. L'occasion de valoriser des réalisations exemplaires et "reproductibles sur le territoire, au-delà du secteur HLM".

La transition énergétique est "une priorité pour les organismes HLM" pour "préparer le parc social aux évolutions climatiques", a souligné Marianne Louis, secrétaire générale de l'USH. Avec leurs 4,5 millions de logements et leurs 11 millions d'habitants, les organismes HLM "jouent un rôle clé". Ils sont "des acteurs engagés sur la consommation énergétique de leur parc, dès 1974 lors des premières réglementations thermiques", a-t-elle rappelé.

Ce thème s'inscrit dans la continuité des engagements du mouvement HLM notamment à travers la signature, en septembre 2015 avec l'Etat, de l'Acte HLM 2016-2020 (Agir pour le climat et la transition énergétique). D'ici à 2018, l'objectif est de généraliser des bâtiments très sobres en besoins énergétiques, voire à énergie positive (Bepos), via notamment le recours aux énergies renouvelables, "lorsque les conditions locales sont réunies". Les acteurs du logement social ont réaffirmé leur ambition :"atteindre une empreinte énergétique et environnementale nulle par l'évolution du bâti et l'implication des habitants, que ce soit au niveau de leur consommation d'énergie ou de leurs habitudes impactant l'environnement".

100.000 logements rénovés par an

Marianne Louis a rappelé que le parc HLM consomme 30% d'énergie et 50% d'eau en moins que le parc privé,"contrairement aux idées reçues". "Chaque année, plus de 100.000 logements HLM sont rénovés énergétiquement", a-t-elle précisé.

 
Deux milliards d'euros d'investissements, très largement en faveur de la rénovation énergétique et de la production de haute qualité  
Marianne Louis
 
Mais des efforts restent à faire. Aujourd'hui, le parc social compte encore 7% de logements d'étiquette énergétique F (entre 331 et 450 kilowattheures (kWh) de consommation par an) et G (plus de 450 kWh par an) ainsi que 14% de logements classés E (entre 231 et 330 kWh par an). Soit "moins de 25% des logements". Le parc le plus énergivore sont "les maisons individuelles", selon l'USH. Depuis le 1er janvier 2016, la vente des logements sociaux individuels classés F et G est interdite, conformément à la loi de transition énergétique. Cela impose leur rénovation avant leur vente, de telle sorte qu'ils acquièrent au minimum la classe énergétique E.

Sur les 6 millions de ménages français aujourd'hui victimes de la précarité énergétique, 39% des locataires du parc social sont également les plus touchés, selon l'Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE). Ces ménages ont la difficulté ou l'impossibilité à payer leurs factures d'énergie et à satisfaire leurs besoins essentiels de confort thermique.

"Les organismes HLM ont développé 2 milliards d'euros d'investissements, très largement en faveur de la rénovation énergétique et de la production de haute qualité", a ajouté Marianne Louis. L'enjeu est également d'impliquer les résidents "tout en montrant les bénéfices qu'ils peuvent en tirer pour la réduction de leur facture énergétique". Depuis le 31 mars 2017, les immeubles collectifs énergivores, dont la consommation en chauffage est supérieure à 150 kWh par m2 par an, ont l'obligation de s'équiper d'appareils de mesures permettant de déterminer la consommation de chauffage de chaque logement, pour des économies d'énergie générées de 15% à 20%. Fin 2015, l'USH avait dénoncé l'efficacité et le coût de cette obligation estimé à 670 millions d'euros pour le parc social "au détriment des investissements des organismes HLM sur l'entretien et la rénovation, notamment énergétique".

Plus de 6.000 nouveaux logements répondant au label E+ C-

Acte HLM prévoit également la généralisation de bâtiments "exemplaires sur le plan environnemental, afin de limiter au maximum les émissions de gaz à effet de serre". Marianne Louis a rappelé, depuis le Grenelle de l'Environnement en 2007, "la généralisation du label BBC (Bâtiment basse consommation) dans la production d'HLM neufs".

L'USH s'est aussi engagée à participer à l'expérimentation du label "énergie positive et réduction carbone" (E+C-) qui préfigure la prochaine réglementation énergétique et environnementale des bâtiments neufs à l'horizon 2020. Lancé fin 2016, ce label, coproduit par l'Etat et la filière du bâtiment, précise les seuils des bâtiments neufs Bepos (produisant plus d'énergie qu'ils n'en consomment) et bas carbone.

A l'occasion des premières opérations labellisées le 15 mars dernier, l'USH a signé avec l'Etat et la Caisse des dépôts une nouvelle convention d'accompagnement financier de 20 millions d'euros. Ce financement devrait permettre de construire plus de 6.000 logements sociaux, en collectif ou en individuel groupé, répondant aux différents niveaux d'ambition du label E+C-. Ils viendront alimenter l'observatoire de l'expérimentation en vue de capitaliser les enseignements en termes de solutions techniques, de maîtrise des coûts et de courbe d'apprentissage. Trois premières opérations de logements collectifs réalisées par des organismes HLM (Immobilière 3F, Habitat 76 et Angers Loire Habitat) ont reçu le label. "Au-delà des opérations exemplaires qui ont été labellisées, le défi que nous devons relever est celui de la maîtrise des coûts et des techniques, pour permettre la massification et la généralisation à terme de ces nouvelles générations de bâtiments", a déclaré Jean-Louis Dumont, président de l'USH.

Les organismes HLM ont également contribué à "neuf des douze écoquartiers" livrés labellisés en 2016 par l'Etat.

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