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Actu-Environnement

Circulation alternée : le dispositif ne satisfait personne

Personne n'est vraiment satisfait de l'application de la circulation alternée. Ceux qui jugent la mesure nécessaire réclament surtout des mesures pérennes. Quant aux opposants affichés, ils dénoncent une stigmatisation du trafic routier.

Transport  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Ce lundi 17 mars, pour la première fois depuis une quinzaine d'années, les habitants de Paris et des départements limitrophes font l'expérience de la circulation alternée. Une mesure qui n'aura duré qu'une journée, le ministre de l'Ecologie ayant annoncé ce jour que le dispositif ne sera pas reconduit mardi.

Depuis samedi et l'annonce de Matignon, les réactions ne manquent pas. Passage en revue des principaux arguments avancés.

Un épiphénomène et un symbole

Premier constat, personne n'est particulièrement enthousiaste. Même les partisans d'une lutte plus vigoureuse contre la pollution n'expriment pas une grande satisfaction.

Ainsi, Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Ecologie à l'origine de la loi du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (Laure) qui prévoit la circulation alternée, estime dans une tribune que "la mise en œuvre de la circulation alternée (…) n'est en réalité qu'un épiphénomène et un symbole : celui du refus d'agir et de la priorité donnée à de prétendus intérêts économiques sur la santé humaine et les coûts pour les finances publiques".

Cette longue tribune permet à l'ancienne ministre de mettre en avant certains résultats qui, selon elle, auraient pu être obtenus "si la loi sur l'air avait été appliquée". Parmi ceux-ci figurent des plans de protection de l'atmosphère (PPA) dont l'objectif "aurait été de ramener à l'intérieur de la zone concernée la pollution à un niveau inférieur aux valeurs limites", des plans de déplacements urbains (PDU) qui "auraient expressément visé la réduction de la circulation automobile, l'organisation du stationnement, le transport des marchandises, le covoiturage et les plans de déplacement d'entreprises", et, plus globalement, "la France serait dotée des outils techniques permettant effectivement de réduire la pollution atmosphérique" et d'assurer une meilleur santé pour tous.

Dernier détail avancée par Corinne Lepage : la loi Laure "prévoyait l'installation du réseau de distribution d'électricité publique pour alimenter en courant électrique des emplacements de stationnement de véhicules permettant la charge des accumulateurs", à l'heure où la mobilité électrique soutenue par le gouvernement peine à décoller.

"Mais la loi sur l'air a été sabotée, par les gouvernements successifs", critique l'ex-ministre qui dénonce "le rôle des lobbys automobiles et pétroliers".

Mesure ponctuelle avant des mesures pérennes et efficaces

Le plaidoyer pour des mesures pérennes et ciblant le diesel est le leitmotiv des acteurs favorables à une action vigoureuse en matière de lutte contre la pollution. La circulation alternée n'est alors, au mieux, qu'une mesure ponctuelle et nécessaire lors des pics de pollutions.

Ainsi, Agir pour l'environnement affiche sa satisfaction de voir que le gouvernement "a enfin accepté de mettre en place une circulation alternée". Néanmoins, l'association juge qu'il ne s'agit que "[d'une] mesure ponctuelle visant à endiguer une situation extrême". Elle appelle surtout l'Etat à "repenser la politique des transports afin de réduire significativement la pollution de fond" et de mettre un terme à ses tergiversations concernant le soutien fiscal dont bénéficie le diesel, l'abandon de l'écotaxe et le report d'investissements en matière de transports collectifs.

Approche particulièrement prudente du côté de la Fondation Nicolas Hulot (FNH) qui parvient, ce lundi, à publier un communiqué sur la pollution atmosphérique sans évoquer la mise en œuvre de la circulation alternée… Estimant que "l'année 2013 a été marquée par un véritable jeu de dupes autour (…) du diesel", la fondation appelle les pouvoirs publics à "mettre bas les masques et de s'engager sur trois mesures phares: la sanctuarisation du financement des alternatives au «tout voiture», la mise en place d'une prime à la conversion proportionnée aux revenus et l'application du principe pollueur payeur dans la mobilité". FNH propose, entre autres, de relancer les projets bloqués par le report de l'écotaxe poids-lourds, de créer une nouvelle prime à la casse qui serait une "prime à la conversion, d'en moyenne 1.000 euros, proportionnée aux revenus" et destiné à l'achat, neuf ou d'occasion, de véhicules moins polluants, ou encore d'appliquer le principe pollueur-payeur à la mobilité.

Mesure inapplicable, précipitée et inefficace

 
Premiers constats A la mi-journée, Philippe Martin, le ministre de l'Ecologie, a souligné "le bilan positif de la mise en place de la circulation alternée" et le "civisme dont font preuve les franciliens". Le ministère met en avant quatre éléments.

La congestion automobile matinale (8h-10h) a chuté de 62% par rapport au lundi précédent pris comme référence. Le pic de bouchon s'est établi à 114 km, contre 259 km lundi dernier. Sur les principales voies d'accès à Paris le trafic a chuté de 25 à 30%.

Les 179 points de contrôle de la préfecture de police "n'ont engendré aucune difficulté de circulation" et "90% des véhicules en circulation dans la capitale portaient une plaque impaire".

A 12 heures, 3.859 procès-verbaux pour non-respect de la circulation alternée ont été dressés et 27 contrevenants non-coopératifs ont vu leur véhicule immobilisé.

Les observations à la mi-journée font apparaître une amélioration de la qualité de l'air sur l'Ile-de-France "principalement liée aux vents légèrement plus forts, aux moindres inversions de température et à la baisse du trafic".
 
Du côté des francs opposants à la mesure se trouvent les associations d'automobilistes. Alors que le gouvernement hésitait encore à la mettre en œuvre, 40 millions d'automobilistes avait "[rappelé] son hostilité" à la circulation alternée.

L'association jugeait alors que "[la] mesure serait inapplicable au niveau économique et favoriserait l'usurpation de plaques d'immatriculation". Autre problème, la différence entre nouvelles et anciennes plaques minéralogiques qui demanderait "une organisation titanesque et irréalisable". De plus, mettant en avant, "notre mode de vie (…) basé sur une société de consommation", l'association dénonce une mesure qui "[diminuerait] le «pouvoir rouler» des automobilistes et donc les [empêcherait] de consommer et d'aller au travail".

Par ailleurs, 40 millions d'automobilistes indique que "dans certaines régions françaises, le chauffage au bois participe à hauteur de 45 à 73% des émissions de particules lors des pics de pollutions". Quant à l'Ile-de-France, "ce sont les vents nordiques, fortement chargés en particules fines émises par le chauffage, qui amènent une concentration importante".

De son côté l'Automobile Club estime que la circulation alternée est "une mesure précipitée, inefficace et dont la cible est facile". L'association dénonce "une mesure d'annonce qui va surtout générer la pagaille".

L'association "admet que la part routière représente près de 18% des émissions de particules dans l'air", citant les chiffres nationaux du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa), mais "se demande : qu'en est-il des 82% restant ?". Estimant que "dans tous les pays où cette mesure a été prise, elle n'a eu aucun effet", l'Automobile Club juge que "tant qu'on ne règlera pas les problèmes de fond comme le stationnement, sachant que 20% des voitures roulent pour trouver une place où se garer, on ne règlera rien !".

Moins tranchée, la Fédération nationale du transport routier (FNTR) évoque l'"impact relatif" de la circulation alternée et déplore en particulier le fait que l'ensemble des poids-lourds de plus de 3,5 tonnes soit interdit, sauf dérogation. Elle critique une "mesure brutale", les entreprises n'ayant eu que 24 heures pour se préparer, "l'absence d'anticipation", alors que le pic de pollution dure depuis une semaine, "un défaut de pragmatisme", la liste des dérogations étant trop restreinte, et une "mesure stigmatisante pour le transport routier".

"Force est de constater aujourd'hui que les entreprises qui ont investi dans du matériel performant d'un point de vue environnemental sont autant pénalisées que les autres", critique la FNTR, rappelant que les véhicules les plus récents sont moins émissifs.

Réactions20 réactions à cet article

 

Mesure beaucoup trop tardive, précipitée.
Pour le fameux diesel il faut égaliser le prix du kilomètre parcouru avec celui de l'essence en faisant converger les tarifs. Le moteur diesel a un rendement intrinsèque meilleur que celui de l'essence il produit donc moins de CO2. Les particules fines sur les véhicules récents sont désormais filtrées. Donc le problème a résoudre est de favoriser la conversion des véhicules diesels anciens par des nouveaux (aussi bien auto que camions).
Tant que la troisième source de revenu de l'état reposera sur les taxes sur le carburants on n'avancera pas beaucoup sur les problème de la réduction de l'usage des autos et camions.
D'autre part toutes les politiques anti-voitures qui cherchent à dissuader les conducteurs en rallongeant les trajets avec les sens uniques, en restreignant artificiellement la largeur des voies, supprimant les places de stationnement d'abord gratuites puis en rendant le prix du stationnement exorbitant et les durées limitées, toutes ces mesures ont un impact sur la consommation de carburant =la pollution ET dégradent la sécurité en augmentant le temps passé en voiture. Malheureusement cet ensemble de mesures est dévenu la règle. Au niveau de l'Etat il ne peut pas y avoir d'opposition a des dispositions qui augmentent la consommation de carburant et donc ses revenus. Parce que sinon, il est clair que ça ne serai pas ainsi.

ami9327 | 17 mars 2014 à 18h45
 
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Bonne analyse de Corinne Lepage... tous les gouvernements successifs se sont employés à ne pas appliquer la loi sur l'air, notamment avec des plans de protection de l'atmosphère totalement vides de mesures ambitieuses et efficaces.

La circulation alternée ne peut être une solution mais elle a au moins l'intérêt de montrer qu'il est possible de réduire significativement la circulation sans paralyser l'économie de la capitale !
Il est particulièrement dommage que cette mesure n'ait pas été prise dès le début de l'épisode de pollution, le retour d'expérience aurait été beaucoup plus intéressant. Un manque d'audace regrettable.

tamino | 18 mars 2014 à 10h07
 
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C'est tellement évident que Corinne Lepage a raison qu'on se demande vraiment pourquoi rien, ou si peu, n'a été fait.
La question étant posée, il est facile de répondre. Ça ennuie tout le monde. Il faut se contraindre à vivre d'une manière différente, de réinventer tous les jours d'autres comportements. Et ça, c'est difficile.
Pour les politiques, il aurait fallu qu'ils prennent le risque de ne pas se faire réélire. C'est encore plus difficile. Car il faut choisir entre le bien commun et le confort personnel.

Jean-Claude Herrenschmidt | 18 mars 2014 à 10h42
 
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Effectivement le diesel n'est pas un problème. C'est même une belle solution ... a condition de rouler ! Le filtre a particule n'équipe pas tous les véhicule et n'est réellement efficace que lorsque le moteur est chaud.

Le problème du diesel c'est que beaucoup de Français l'ont acheté avec pour seul raisonnement que le carburant était moins cher à la pompe. D'où effectivement la nécessité de faire converger les prix diesel/essence. C'est des économies à tous point de vue.

Ensuite, concernant la capitale je pense que des solutions concrètes existent.
- Développement des parking relais GRATUIT pour prendre les TC (bien souvent il faut payer pour laisser sa voiture et payer pour prendre le TC...)
- Uniformiser les taxis parisiens, un peu comme Londre, et proposer une motorisation électriques. Les km parcourus sont suffisant. Ou une motorisation a air ? Il me semble que Mexico avait commandé à tata motors des taxis à air.
- L'interdiction du transit de poids lourds voir obligation de report modal. La Suisse le fait bien, Paris et/ou la France peut le faire. Plus d'histoire d'éco taxe et tous les camions en transit, hop sur les rails ou sur l'eau. Les infrastructures sont en places.

Et je pense qu'on doit pouvoir développer encore d'autre solution.

Quant aux parkings, au Japon on ne peut posséder une voiture que si on a la place de la garer. ... C'est très efficace à Tokyo.

Terra | 18 mars 2014 à 10h50
 
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@ami9327 :
"Les particules fines sur les véhicules récents sont désormais filtrées." Attention, il ne s'agit que de mesures en laboratoires. En sortie de pot, effectivement, le taux de particule est beaucoup plus faible. Il ne s'agit pas d'une filtration mais d'une réaction chimique à haute température au niveau du pot catalytique. Les polluants sortent sous une forme différente, mais sortent quand même.
Une fois dans l'atmosphère, leur refroidissement reforme les mêmes particules que les anciens diesels. Le problème n'est que déplacé, le FAP ne règle rien. A moins de trouver une solution technologique approprié, c'est donc tous les diesels qu'il faut bannir pour les véhicules particuliers, y compris ceux avec FAP.

Pascal | 18 mars 2014 à 10h52
 
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Les filtres à particules ne s'occupent que des pm10 et laissent de coté les PM2.5 qui représentent un volume considérable, et pénètrent beaucoup plus facilement dans l'organisme vu leur faible taille, d'autre part ils produisent des NOX (dont le No2 )mauvais pour la santé, ils sont aussi peut efficace en ville car le moteur tourne à bas régime ce qui empêche d'atteindre la température de 600° nécessaire pour bruler les particule stockées dans le filtre.
"D'autre part toutes les politiques anti-voitures qui cherchent à dissuader les conducteurs en rallongeant les trajets avec les sens uniques, en restreignant artificiellement la largeur des voies, supprimant les places de stationnement d'abord gratuites puis en rendant le prix du stationnement exorbitant et les durées limitées, toutes ces mesures ont un impact sur la consommation de carburant =la pollution ET dégradent la sécurité en augmentant le temps passé en voiture."
Malheureusement comme vous le dites 9327 si malgré ces "encouragements" à changer de type de déplacements, les automobilistes sont assez C... pour continuer à prendre leurs bagnoles et à persister à s'empoisonner alors effectivement il n'y a pas grand chose à faire.
Pour finir je citerai les associations d'automobilistes,dont la mauvaise foi n'a d'égal que la bétise:
De plus, mettant en avant, "notre mode de vie (…) basé sur une société de consommation", l'association dénonce une mesure qui "[diminuerait] le «pouvoir rouler» des automobilistes et donc les...

lio | 18 mars 2014 à 10h59
 
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@Pascal et ami937
Les véhicules à essence produisent eux aussi des particules dites secondaires du fait de réactions chimiques entre les gaz émis.
Le fait de ne faire circuler que des véhicules qui ne produisent pas de particules primaires (à l'échappement), essence ou nouveaux diesel Euro 6, risque donc de ne pas avoir les effet escomptés.
Il faut également noter que la norme euro 6 aura un coût important pour les véhicules diesel et devrait faire disparaitre les "petits" diesel. En espérant que les méthodes de test permettront de s'assurer cette fois du respect des plafonds d'émissions en cycles urbains répétés et sur la durée de vie du véhicule...

alladin | 18 mars 2014 à 14h35
 
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@Pascal je ne partage pas du tout votre analyse: " leur refroidissement reforme les mêmes particules que les anciens " c'est faux.
Le filtre a particule filtre d'abord et arrivé a une température suffisante incinère les particules.
Je comprend bien que vous soyez contre le Diesel mais de là a écrire des choses pareilles...
De toute façon une chose est sûre il y aura toujours des véhicules a essence ET des diesel. Parce que lorsqu'on fabrique l'un on obtient aussi l'autre carburant. On peut imaginer à la rigueur qu'il n'y ait plus d'auto en diesel parce qu'il sera reporté sur les poids lourds.

ami9327 | 18 mars 2014 à 14h42
 
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Tous les moteurs à combustion interne devront disparaître. Cela ne pourra pas être fait du jour au lendemain par une simple décision politique autoritaire. C'est un enjeu planétaire.
Sans doute il y aura des exceptions. Il faudra veiller à ce que celles-ci le restent effectivement.
C'est clair que les pétroliers ne s'en accommoderont que s'ils peuvent continuer à gagner beaucoup de sous en vendant leur pétrole. Il faut donc remplacer la quantité par le prix : vendre de plus faibles quantités mais beaucoup plus cher.

Jean-Claude Herrenschmidt | 18 mars 2014 à 14h55
 
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QUELQU'UN AURA-T-IL ENFIN LE COURAGE DE PARLER DE LA DANGEREUSE POLLUTION DUE AU KEROSENE(NON TAXE !) DES AVIONS ?!!! UN SILENCE INADMISSIBLE ET COUPABLE.

Dany | 18 mars 2014 à 16h30
 
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Et la fumée des barbecues de fortune qui envahit les quartiers et les jardins à longueur de samedi et de dimanche sans s'occuper si les voisins n'ont pas une fragilité pulmonaire ou autre maladie invalidante. Ceux-ci n'ont pas d'autre ressource que de s'enfuir ou de se terrer dans leur maison , toutes fenêtres closes, par grand beau temps ?? Incivilité d'ignorance caractérisée.

Dany | 18 mars 2014 à 16h43
 
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Un réacteur, c''est aussi un moteur à combustion interne. Mais je crains qu'il faille accepter qu'ils restent encore, et pour longtemps, une exception incontournable.

Jean-Claude Herrenschmidt | 18 mars 2014 à 16h51
 
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Cette mesure est loin d’être une solution à court et long terme. Le Diesel tant promus depuis des décennies qui devient la proie de tous les écolo n’est pas l’ennemi. Tous d’abord il faut rechercher le pourquoi : la voiture et pourquoi : dans les grandes villes.
Je prends des cas concrets : beaucoup de personnes travaillent dans la capitale pour des salaires qui, ne leurs permettent pas de bénéficier d’aide au logement mais aussi ne leur permettent pas de se loger à proximité de leur travail, ils s’expatrient donc en province où les transports sont souvent absents ou inaccessibles (et ayant utilisé les transport publique pendant de nombreuses années, je comprends ceux qui ne veulent plus les utiliser). Devant faire beaucoup de route pour travailler, ils optent pour un véhicule diesel, beaucoup plus rentable qu’un véhicule au sans plomb sur de long trajet.
Un exemple parmi d’autres qui explique « une » partie du problème de circulation. Et pour interdire les véhicules, il faudrait proposer un autre moyen de transport fiable, or, les transports publique sont déjà saturé même sans interdiction des véhicules.. bref, mesure inutile et liberticide.

medjay | 18 mars 2014 à 18h02
 
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Certes, la pollution due aux voitures... Mais :
* le transport, ça n'est jamais que moitié de l'utilisation des hydrocarbures, il y a aussi le chauffage, et des réglementations iniques comme la RT2012 encourageant justement ces hydrocarbures aux dépens de l'électricité... Qui a poussé à cet état de fait, sinon des écolos à la Lepage ?!
* la pollution constatée dans le nord-est ne venait pas des agglomérations françaises, mais des usines et centrales à charbon et lignite allemandes : quand rompra t-on cette omerta ? Les Allemands polluent beaucoup plus l'atmosphère que les Français, CO2 et particules. Leur vertitude n'est que de façade !

dmg | 18 mars 2014 à 21h21
 
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A tous les donneurs de leçons, en 1998,nous avons acheté notre première voiture break familiale neuve. Nous avons demandé une version GPL sans aucune contrepartie financière.
Qui dit mieux?

Le Tof | 19 mars 2014 à 09h10
 
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Seuls les N°impairs avaient le droit de rouler ce jour là ...
résultats :pas de bouchons ,Périph fluide,Moins de pollution ...
Conclusion (d'un énarque sans doute ) c'est bien la preuve que ce sont les N°pair qui mettent le bazar ...
;-)

laubergiste | 29 avril 2014 à 19h30
 
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Cette mesure d'un véhicule sur deux roulant, en théorie, existe depuis plus de 30 ans à Caracas, mise en place non contre la pollution mais pour réduire les embouteillages...! Le résultat fut de relancer le marché automobile vers l'achat d'un véhicule d'occasion supplémentaire, choisi en fonction de son numéro pair ou impair; résultat: rien!
J' avais choisi à l'époque, la moto mais comme à Paris, ça pollue et c'est bruyant; la solution est simple : grands parkings en périphérie et transports collectifs propres compris dans le ticket de parking d'un euro symbolique: Il faut savoir ce que l'on veut , la santé ou l'argent!

jeanmaco | 30 avril 2014 à 10h29
 
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@jeanmaco
Mais on veut les deux !
Pourquoi serait-ce incompatible ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 30 avril 2014 à 10h48
 
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ce n'est pas "incompatible" , mais simplement sans effet, bien au contraire, le parc automobile urbain augmentera avec les problemes qui en découleront, sans compter sur la vétusté ecologique du second véhicule de "dépannage", qui un jour sur deux pollura 5 fois plus que l'autre!

jeanmaco | 30 avril 2014 à 14h54
 
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@jeanmaco.
Je me suis mal fait comprendre.

Je veux les deux : la santé ET l'argent.

Pourquoi l'un OU l'autre ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 30 avril 2014 à 15h21
 
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