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Continuité écologique : deux des trois barrages emblématiques du Rhin seront aménagés

Les travaux d'installation de passes à poissons sur les barrages hydroélectriques de Rhinau et de Marckolsheim, sur le Rhin, sont finalement lancés. Ils s'achèveront en 2025 et 2026.

Biodiversité  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
Continuité écologique : deux des trois barrages emblématiques du Rhin seront aménagés
Actu-Environnement Le Mensuel N°418 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°418
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Ils débuteront avec du retard, mais Bérangère Abba a finalement annoncé le lancement des travaux de création de deux passes à poissons sur le Rhin, sur les barrages hydroélectriques de Rhinau et de Marckolsheim, à l'occasion d'un déplacement dans le Bas-Rhin.

Initialement, la restauration de la libre circulation des poissons migrateurs afin qu'ils puissent atteindre le Vieux-Rhin et Bâle devait être effective à l'horizon 2020. Pour cela, des aménagements sur les barrages de Rhinau, Marckolsheim et Vogelgrun devaient notamment être engagés. Mais côté français, d'autres pistes ont été envisagées, et notamment la renaturation de plusieurs festons du Rhin supérieur comme alternative aux travaux àaccomplir dans le cours principal. Une option jugée insuffisante par la Suissesse Martine Rohn-Brossard, alors présidente de Commission internationale pour la protection du Rhin : « Il ne semble toutefois pas que ce projet constitue une alternative aux travaux à réaliser dans le Rhin pour que les engagements pris en 2013 puissent être respectés », écrivait-elle dans un rapport de réunion.

Un engagement pour lancer des travaux a finalement été réaffirmé en février 2020 lors la Convention internationale pour la protection du Rhin.

80 millions d'euros de crédits

L'État français a alors débloqué 80 millions d'euros de crédits France Relance pour installer des passes à poissons sur les barrages de Rhinau et de Marckolsheim. EDF démarrera les travaux cet automne. Ces derniers devraient s'achever respectivement en 2025 et 2026. Pour l'instant, aucun calendrier n'a été donné pour les aménagements du troisième barrage, celui de Vogelgrun.

Cette question de la restauration écologique du Rhin est en effet sensible. En juillet 2019, la Commission européenne avait rappelé à la France ses obligations pour assurer la continuité écologique : elle déplorait notamment que Paris ne fournisse pas « de motifs suffisants pour repousser la date de mise en conformité ».

Un programme Rhin vivant a donc été engagé en 2019 par l'État, la Région Grand Est, l'agence de l'eau Rhin-Meuse et l'Office française de la biodiversité pour relancer la dynamique de renaturation du fleuve et préserver notamment les forêts alluviales.

Plus largement, la restauration de la continuité écologique du Rhin côté français implique la mise en conformité de 1 642 ouvrages : 17 % du linéaire total a en effet été classé en liste 2 en 2013. Face au nombre d'ouvrages, une liste prioritaire a été établie et compte désormais 514 ouvrages pour la période 2019-2027.

Réactions1 réaction à cet article

 

Que l’État français "ne fournisse pas « de motifs suffisants pour repousser la date de mise en conformité » est un grand classique de la gestion désinvolte des questions environnementales : il y a toujours d'autres priorités que de dépenser (d'autres diraient investir) des fonds pour d'aussi futiles considérations que celles ayant trait à la conservation de la nature. Pensez donc : jusqu'à présent, la nature, ça s'exploite, ça s'aménage, ça se tire, ça se détruit pour laisser place à de la valeur ajoutée et du PIB ou, à la limite, ça se parque dans des réserves bien délimitées ou ça se zone sur le papier pour remplir les obligations administratives européennes du réseau Natura 2000 ! L'Homo economicus ne saurait y voir une forme d'assurance vie de son espèce, encore moins une entité à respecter pour ce qu'elle est, par seul devoir moral (quelle idée !).
Il en va exactement de même pour le climat. Mais là, grâce à l'action énergique d'ONG et parfaitement recevable au plan juridique par la justice administrative, la France a l'obligation de réparer le préjudice écologique, ainsi que vient de juger le Conseil d'Etat.
La voie d'action prioritaire est donc toute tracée : passer par la case justice. Même si celle-ci, en l'absence de sanctions portants sur les personnes physiques responsables des désordres écologiques et non uniquement sur les personnes morales (donc l’État et/ou les collectivités), ne peut produire ses pleins effets dissuasifs.

Pégase | 15 octobre 2021 à 09h46
 
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